Péguy

Éphéméride 7 janvier 1873 naissance de Charles Péguy


Fils d’un menuisier et d’une rempailleuse de chaises, Charles Péguy entre à l’École Normale Supérieure. Militant socialiste, il prend fait et cause pour Dreyfus et ouvre une librairie socialiste dans le Quartier Latin à Paris.
Après le « coup de Tanger » (1905), il prend des positions politiques de plus en plus nationalistes et tente de concilier socialisme, nationalisme et christianisme mystique. Devenu un poète et écrivain renommé, il ne craint pas, à la veille de la Grande Guerre, de fustiger le pacifisme de son ancien ami Jean Jaurès.
Charles Péguy meurt au combat d’une balle en plein front le 5 septembre 1914 à Villeroy, pendant la Première bataille de la Marne.

Son œuvre, multiple, comprend des pièces de théâtre en vers libres, comme Le Porche du Mystère de la deuxième vertu (1912), et des recueils poétiques en vers réguliers, comme La Tapisserie de Notre-Dame (1913), d’inspiration mystique, et évoquant notamment Jeanne d’Arc. C’est aussi un intellectuel engagé: après avoir été militant socialiste, anticlérical puis dreyfusard au cours de ses études, il se rapproche du catholicisme à partir de 1908 et du conservatisme, et reste connu pour des essais où il exprime ses préoccupations sociales et son rejet de la modernité (L’Argent, 1913).

Éphéméride 5 septembre 1914 décès de Charles Péguy


Charles Péguy est né le 7 janvier 1873 à Orléans.
Il est l'unique enfant d'une famille d'artisans modestes. Sa mère et sa grand-mère maternelle sont rempailleuses de chaises ; son père, ouvrier menuisier, a laissé sa santé sur les barricades de 1870. Il meurt alors que Charles n'a que dix mois.
Boursier, Péguy poursuit un parcours sans faute jusqu'au concours d'entrée à l'École normale supérieure en 1894. À l'ENS, Péguy subit l'influence de Jaurès, devient socialiste et dreyfusard.
Sa première grande œuvre : une vie de Jeanne d'Arc, qu'il rédige de fin 1895 à fin 1896.
Encouragé par Lucien Herr, il s'associe à d'autres camarades, parmi lesquels Léon Blum, le futur dirigeant de la S.F.I.O., pour fonder une maison d'édition socialiste, la
Société Nouvelle de Librairie et d'Édition.
Mystique, ayant rejoint le catholicisme, il fonde une revue,
Les Cahiers de la Quinzaine, à la survie toujours précaire.
Il meurt au combat la veille de la bataille de la Marne, tué d'une balle au front, le samedi 5 septembre 1914 à Villeroy, alors qu'il exhortait sa compagnie à ne pas céder un pouce de terre française à l'ennemi. Sa femme était enceinte. Son fils posthume naît en février 1915.