Écrire un texte explicatif


Observation

Machines volantes

Il existe deux grandes catégories de machines volantes, ou aéronefs: les plus légers que l’air, ou aérostats, et les plus lourds que l’air, ou aérodynes. Cette seconde catégorie inclut les avions et les hélicoptères. Tous les ballons sont des aérostats.
Au sein des aérostats, il y a deux grandes familles
: les ballons et les dirigeables. Ces derniers, comme leur nom l’indique, peuvent être dirigés à l’aide de gouvernes et de moteurs. Les ballons ne sont pas dirigeables, ils ne possèdent en effet ni gouvernes, ni moteurs.
Il existe deux grands types de ballons
: les ballons à air chaud, ou montgolfières, et les ballons à gaz, connus autrefois sous le nom de charlières, ou de robertines. L’un et l’autre peuvent être captifs ou libres, selon qu’ils soient ou non retenus par un câble. Un ballon libre se déplace dans l’atmosphère, au gré des vents. Un ballon captif, par contre, demeure au-dessus du même endroit. Seule son altitude peut-être modifiée. L’un et l’autre types sont très souvent de forme sphérique. Cela dit, bien d’autres formes sont possibles, du cigare plus ou moins allongé au dinosaure en passant par les camions et les canettes de bière.
Les fonctionnements d’une montgolfière et d’un ballon à gaz diffèrent, mais tous deux sont des applications du principe d’Archimède, un savant grec du IIIe siècle avant J.-C. Ce principe, adapté pour les besoins de la cause, s’énonce comme suit
: « Tout aérostat plongé dans l’air subit une poussée verticale ascensionnelle égale au poids du volume d’air qu’il déplace ».

Au temps des ballons, cédérom, Alsyd Multimédia (>Zirt Grenoble-Meylan, 43, chemin du vieux chêne, 38 240 Meylan, tél 04 76 41 85 05 Fax 04 76 41 83 96)



Questions

1. De quel support d’information est extrait ce texte
?
2. Déterminez le ton de l’explication
: donnez des exemples.
3. L’information donnée vous paraît-elle juste, claire, fiable
?
4. Comment le texte est-il organisé
: déterminez sa progression.
5. Relevez des exemples de vocabulaire spécialisé
? Est-il compréhensible? Donnez un exemple de reformulation.

Leçon

Pour écrire un texte explicatif, il est important de suivre certaines étapes.

1. Analyser la situation de communication

Pour se situer en tant qu’émetteur, il importe tout d’abord de préciser son intention d’informer quelqu’un afin de lui faire comprendre un fait, un phénomène.
Il faut ensuite cibler le destinataire en déterminant ses besoins d’information, ses connaissances préalables, sa psychologie.
Enfin, il est intéressant de déterminer l’image que l’on veut donner de soi, de son destinataire et des rapports que l’on veut établir avec lui. Ainsi, on choisit généralement un traitement objectif de l’information, mais on peut adopter des tons différents
: neutre, amusant, didactique, savant, en évitant, la plupart des cas, le ton autoritaire ou pédant !

2. Déterminer le contenu et l’organisation du texte

Pour expliquer un fait, on rassemble une documentation, ou on complète les connaissances dont on dispose. On sélectionne les aspects du fait, du phénomène en fonction des questions, des difficultés, des problèmes que ce sujet suscite chez le destinataire.
On choisit des procédés explicatifs
: la définition du phénomène, la comparaison, le recours aux exemples, la reformulation, et on prévoit d’illustrer certains aspects du texte par des croquis, des schémas, des illustrations, des photos.
Le plan du texte est construit en se référant à des textes ou des supports que l’on a pu connaître
: film documentaire, article de presse scientifique, article d’encyclopédie.

3. Rédiger le texte

Dans l’introduction, on expose le fait, le phénomène soit sous forme de question préalable, soit sous forme d’affirmation, en montrant pourquoi le phénomène suscite les questions du destinataire et nécessite une explication. Si l’explication prévue est longue et complexe, on présente ses principales articulations.
L’explication proprement dite traite ensuite des différents aspects du sujet selon le plan et les procédés explicatifs choisis
: définition, comparaison, recours aux exemples, présentation des causes et des effets…
La conclusion de l’explication reformule l’essentiel de la démarche. Elle peut aussi signaler les éléments qui n’ont pas été traités ou ceux qui demandent un approfondissement ultérieur.

4. Réviser le texte

La révision du texte est nécessaire sur plusieurs points
:
— vérifier que l’information donnée est pertinente, véridique, vérifiable et non contradictoire
;
— adapter le vocabulaire et le registre de langue aux exigences de la situation de communication, utiliser des reformulations et des substituts pour reprendre l’information déjà donnée dans le texte
;
— marquer la cohérence du texte par des mots organisateurs, des paragraphes, des tirets, une numérotation, des sous-titres.
— corriger le texte en vérifiant l’orthographe, la structure des phrases, la ponctuation.

Étude publiée dans le manuel Textes et méthodes 3e Nathan édition 1999.

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