La communication 2: le message


Texte 1

BALEINE [balEn] n. f..
Grand mammifère marin à corps pisciforme, appartenant à l’ordre des Cétacés.

REM. Dans l’usage commun, baleine désigne tout cétacé de très grande taille, considéré d’abord comme un énorme poisson (XIe-XVIIIe s.), puis comme un mammifère marin. Dans tous les emplois ci-dessous, la baleine proprement dite n’est pas distinguée ou mal distinguée d’autres grands cétacés, cachalots* (dans l’expression: blanc de baleine, notamment), baleinoptères*, hyperoodons.


D’après
Le grand Robert de la Langue Française


Texte 2

Avis de recherche
Vieux menuisier fatigué offre récompense à pêcheur compétent susceptible retrouver pantin de bois avalé par baleine samedi dernier plage Adriatique.


Texte 3
Cher papa,
Ton plan école et sagesse, ça me branchait pas des masses. Quelque part, ça craint un max. Alors, histoire de déconnecter et de me fendre la tronche, je suis allé zoner sur la plage. J’te raconte pas
: bonjour l’angoisse! Je me suis fait avaler par une baleine. Chelou, la bête! Impossible de me tirer vite fait, j’t’assure. Depuis, c’est le délire dans son estomac, j’ai les boules, j’te dis pas. Je te raconte pas l’ambiance, tellement c’est glauque. Il faudrait que tu m’aides à sortir de là: je balise comme une bête. Bon, ben, lut-sa, hein!

Pinocchio



Réfléchissons

1. Quel est l’émetteur de chaque texte
? Cet émetteur est-il présent dans chaque texte? Justifiez votre réponse.

2. À qui le texte est-il destiné
? Le récepteur est-il présent dans chaque texte? Justifiez votre réponse.

3. Quel est le contenu de chaque message
?

4. Dans quelle intention chaque texte a-t-il été écrit
?

5. Chaque texte donne-t-il des précisions sur la situation de communication — lieu où se trouve l’émetteur
? — lieu où se trouve le récepteur? — moment de la communication?

6. Les textes utilisent-ils le même vocabulaire, les même constructions, la même prononciation
? Justifiez votre réponse.


Leçon

1.
La communication n’est possible que si l’émetteur et le récepteur parlent la même langue et s’ils évoquent un univers commun. Ces conditions sont essentielles pour que le message soit compris.

2.
Le moment et le lieu de la communication peuvent être ou non précisés dans le texte. Certains textes, volontairement, ne comportent aucune trace de la situation de communication dans laquelle ils ont été émis: par exemple, les articles de dictionnaires ou d’encyclopédies, les manuels scolaires.

3.
L’intention de l’émetteur
Par son message, l’émetteur peut vouloir informer, distraire, faire agir, convaincre le récepteur.

Le texte descriptif présente l’état d’un objet, d’un lieu, en dehors de toute indication de date ou de durée.

Le texte narratif présente des faits en marquant leur succession dans le temps.
Tous deux peuvent avoir pour but d’informer, de distraire, d’émouvoir.

Le texte informatif sert à donner au récepteur un savoir sur un sujet qu’il ne connaît pas. (dictionnaires, manuels, encyclopédies, magazines).

Le texte injonctif a pour but de faire agir le récepteur (règlements, mode d’emploi, recettes de cuisine).

Le texte argumentatif a pour but de convaincre le récepteur (tracts, affiches, discours politiques, publicité).

4. Selon les situations de communication, l’émetteur peut changer de registre de langue. Le vocabulaire employé, les tournures de phrases et, à l’oral, la prononciation, permettent de caractériser
:

— le registre soutenu, employé avec un souci de perfection (
automobile);
— le registre courant, employé pour les échanges quotidiens (
voiture, auto);
— le registre familier, employé dans certaines situations (
bagnole, guimbarde, tacot), ou populaire, (caisse, tire, chignole, poubelle)


Retenons

Pour analyser la communication, nous devons nous demander également :

— si le message sera compris par le récepteur et adapté à la situation de communication (référence à un univers commun, registre de langue adapté
: prononciation, vocabulaire, tournures de phrase)

— dans quelle intention le message a été produit
: pour informer, pour faire agir, pour convaincre, pour distraire ou émouvoir.


Approfondissons: pour l’écriture

En s’adressant au récepteur, l’émetteur a le choix entre plusieurs attitudes :

— soit ne pas s’impliquer clairement dans son message
:
• le contenu semble se communiquer de lui-même (textes informatifs)
• l’émetteur emploie le pronom indéfini
on

— soit s’impliquer dans le message qu’il transmet
• en utilisant
je, me, mon, s’il transmet son propre avis, ses propres idées
• en utilisant
nous, notre, s’il veut inclure le récepteur, ou s’il parle au nom de plusieurs personnes.


Leçon publiée dans
Grammaire et expression 6e Nathan