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Le patois de Thiérache dans
Jean Richepin, MIARKA, LA FILLE
À L’OURSE

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Sur les chemins de France, parmi les itinérants, on rencontrait jadis les Thiérachiens. C’étaient des rouliers au long terme. Coiffés de bonnets de laine, vêtus de longues blouses bleues, ils s’en allaient, en belle saison, avec leurs voitures, depuis la Picardie jusque dans la vallée du Rhône. Des lettres patentes du 3 mars 1787 leur avaient confirmé « la faculté de faire paître leurs chevaux et bœufs dans les communes, prés fauchés, bruyères, chaumes, friches, bordures des bois, forêts et grands chemins ». Ils transportaient dans leurs chariots de la boissellerie et de la vannerie.

Au XIX
e siècle, on pouvait confondre les Thiérachiens avec des bohémiens. Francisque Michel, dans son Histoire des races maudites de France et d’Espagne, en 1847, décrivait un campement de Thiérachiens dans la Brie :

« Ils vivent à la manière des bohémiens. Le jour, ils travaillent à gages ; la nuit venue, ils couchent à l’abri de leurs charrettes et lâchent leurs chevaux dans la prairie sous la garde de l’un d’eux. À la moindre alerte, un coup de sifflet se fait entendre, tous les chevaux se rassemblent et les Thiérachiens décampent en un clin d’œil ». Les Thiérachiens, jadis, nous l’avons vu, transportaient de la vannerie. La vannerie était une des industries majeures de la Thiérache, dont le sol se prête à la culture de l’osier. Il a été dit, sans aucune preuve, que la vannerie avait été introduite dans le pays par des Bohémiens qui auraient appris cette technique aux habitants. Ce serait plutôt le contraire. La vannerie apparaît vers 1650, remplaçant le tissage, autrefois prospère, et alors en crise. Les archives de certaines communes mentionnent des « ouvriers en osier », des « ouvriers en paniers », des
« marchands de paniers ».



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Jean Richepin était né à Médéa (Algérie), où une carrière de médecin militaire avait conduit son père ; mais sa famille paternelle était originaire d'Ohis : son père est né
à Ohis le 13 août 1816. Les parents de Jean Richepin ont habité ensuite une maison à La Fère (Aisne), où le médecin militaire s'était retiré et où son fils venait souvent le voir. Celui-ci passait une partie de ses vacances à Ohis, où résidait un de ses oncles (Nicolas).







Meyrianne Héglon dans le rôle de La Vougne au théâtre / V. Michel | Gallica
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« Vous êtes allé jusqu’à vous persuader que tout ce bohémianisme était dans votre sang… Quand vous voyez passer une caravane de têtes bistrées et crépues, qui mènent un ours à la foire, vous baissez le front avec la mélancolie d’un noble déchu ».

Maurice BARRES, Discours de réception de Jean Richepin à l’Académie Française, 1909.






PLAN DU DOSSIER

1. BIOGRAPHIE DE JEAN RICHEPIN p. 1

2. ORIGINES REELLES ET FANTASMEES p. 5

3. JEAN RICHEPIN ET LES BOHÉMIENS p. 10

4. MIARKA, LA FILLE A L’OURSE : RÉSUMÉ COMPLET p. 11

5. LE THÈME BOHÉMIEN p. 14

6. ANALYSE DU DISCOURS DE RECEPTION DE J. RICHEPIN A L’ACADEMIE FRANÇAISE par M. BARRES p. 17
  • 7. BIBLIOGRAPHIE ET SOURCES p. 21




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    Miarka, la fille à l'ourse
     est un film muet français réalisé par Louis Mercanton  en 1920, d'après le roman et la pièce de théâtre de Jean Richepin.

    C'est le dernier film dans lequel joua l'actrice Gabrielle Réjane, elle avait alors 63 ans et mourut quelques semaines plus tard.



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    MIARKA LA FILLE A LOURS 1937
    film français

    Interprètes : Jeanne FUSIER-GIR, José NOGUERO, Marcel DALIO, Marcel VALLEE, Rama TAHE, Suzanne DESPRES

    Réalisateur : Jean CHOUX



    BIBLIOGRAPHIE ET SOURCES

    BARRÈS (Maurice) : Séance de l’Académie française du 18 février 1909. Réponse de M. Barrès… au discours de réception de M. Jean Richepin. — Paris, 1909.
    CORBLET Jules, Glossaire du patois picard, deux volumes, réédition fac simile Ressouvenances 2001, deux volumes.

    CREVEAUX (Eugène) : Enquête sur le pays. Le type thiérachien. — Dans La Science sociale, 24e année, 54e fascicule (Paris, 1909), pp. 1 à 72.
    ESTAUNIÉ (Edouard) : Funérailles de M. Jean Richepin. Discours — Paris, 1927.

    GARRETT (L.E.) : Jean Richepin. — Dans Journal of the Gypsy Love Society, 3e série, vol. XXXVIII (1958). pp. 64 à 66.
    MALE (Émile) et ESTAUNIÉ (Edouard) : Institut de France. Académie française. Discours prononcé… pour la réception de M. Émile Mâle. — Paris, 1929.
    RICHEPIN (Jean) : La Chanson des gueux. — Paris, 1876.
    RICHEPIN (Jean) : La Chanson des gueux. Édition définitive augmentée d’un grand nombre de poèmes… et d’un glossaire argotique. — Paris, 1881.
    RICHEPIN (Jean) : Miarka, la fille à l’ourse. — Paris, 1883.
    RICHEPIN (Jean) : Les Blasphèmes. — Paris, 1884.
    RICHEPIN (Jean) : Romanichels. — Dans
    Figaro illustré, avril 1890, pp. 5 à7. RICHEPIN (Jean) : Truandailles. — Paris, 1891.

    RICHEPIN (Jean) : Le Chemineau. Drame en 5 actes. — Paris, 1897.
    RICHEPIN (Jean) : Les Truands. Drame en 5 actes, en vers. — Paris, 1899.
    RICHEPIN (Jean) : Miarka. Drame lyrique en 4 actes et 5 tableaux. Musique d’Alexandre Georges. — Paris, 1904.

    RICHEPIN (Jean) : Discours de réception à l’Académie française le 18 février 1909. — Paris, 1909.
    RICHEPIN (Jean) : Interludes. — Paris, 1923.
    SUTTON (Howard) : The Life and Works of Jean Richepin. — Genève et Paris, 1961.
    VAUX DE FOLETIER (François de) : Ceux qui sont partis. Jean Cocteau. — Dans
    Études tsiganes, 1963, n° 4, pp. 17-18.
    VAUX DE FOLETIER (François de) : Un Tsigane en habit vert. — Dans
    Nouvelles littéraires 30 janvier 1969.
    VAUX DE FOLETIER (François de) : à propos d’un centenaire. Maurice Barrès et les Tsiganes. — Dans
    Études tsiganes, 1974, n° 1, pp. 19-20.
    VAUX DE FOLETIER (François de) : Les Bohémiens en France au 19
    e siècle. — Paris, 1981, (pp. 216 à 220).
    Archives du Service Historique de l’Armée : — Dossier du médecin-major Jules-Auguste Richepin.
    Archives de l’Aisne : — E. suppl. 958 (Berrieux). — E. suppl. 1006 (Corbery). — E. suppl. 1622 (Hirson). — E. suppl. 1677 (Mondrepuis). — E. suppl. 1685 à 1688 (Ohis). — E. suppl. 1731 (Wimy).






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