Champ lexical
L'odorat
11/02/2011 22:40
L'odorat nous permet, à l'aide du nez, de connaître les odeurs.
1. Nous pouvons flairer, humer, aspirer par le nez, renifler pour mieux apprécier :
- Les émanations, les exhalaisons de la poubelle ;
- les senteurs, les parfums, l'arôme des fleurs ;
- le fumet de la viande, du gibier ;
- le bouquet du vin ;
- la puanteur, l'infection, la fétidité des corps pourris.
2. Une odeur peut être : forte ou faible ; agréable ou désagréable ; exquise ou nauséabonde ; suave ou pestilentielle ; douce ou rance, fétide.
3. Un corps odorant peut répandre, exhaler, dégager son odeur.
- Quand son odeur est bonne, suave, exquise, aromatique, il peut embaumer, parfumer, aromatiser les alentours.
- Quand son odeur est mauvaise, nauséabonde, puante, infecte, fétide, il peut empoisonner, infecter, empester, empuantir les environs.
4. Une odeur très forte nous prend à la gorge, nous suffoque. On dit que cette odeur est suffocante.
5. Pour bien déterminer une odeur, on la compare à une senteur connue de tout le monde.
On dit par exemple :
Une odeur de foin coupé ; Une odeur d'œufs pourris Une odeur de brûlé, de roussi, etc.
6. Une odeur, une senteur, un parfum peuvent s'échapper d'une chose, passer, se répandre, flotter dans l'air, imprégner le linge.
7. Voici quelques citations d'auteurs exprimant des odeurs :
Chaque souffle de vent apportait une bouffée de lilas. On eût dit que le soir respirait. (Dorgelès).
L'air roule des parfums. (Flaubert).
Les roseaux étaient pleins d'exhalaisons saumâtres. (A. Daudet).
La plaine couverte de fleurs verse au loin son parfum enivrant. (V. Hugo).
L'odeur de la terre et des arbres flottait à travers la nuit chaude. (P. Margueritte).
Les baisers parfumés des brises de la mer. (Th. Gautier).
Les herbages envoyaient les odeurs de l'été. (A. Daudet).
Une vapeur tiède qui sentait bon les chairs rôties et les herbes odorantes (A. Daudet)
Il est des parfums frais comme des chairs d'enfants,
Doux comme les hautbois, verts comme les prairies
- Et d'autres, corrompus, riches et triomphants,
Ayant l'expansion des choses infinies,
Comme l'ambre, le musc, le benjoin et l'encens,
Qui chantent les transports de l'esprit et des sens. (Baudelaire, Correspondances)
Comments
Le brouillard, la brume et l'ombre
15/01/2011 22:32
Par un temps de brouillard, la lumière
est affaiblie,
brouillée, il fait
moins clair.
Le brouillard s'appelle encore la brume.
Vous avez vu la brume apparaître, se développer, s'étendre et couvrir la campagne. On dit : « la campagne s'embrume ».
Le brouillard très fin pénètre partout : il recouvre, enveloppe, emplit, baigne, noie la campagne. On dit qu'il brouillasse quand le brouillard tombe en fines gouttes serrées et froides.
Nous le voyons obscurcir les environs qu'il masque, qu'il voile, puis, comme un masque, un voile, nous le voyons tomber, s'évanouir, se dissiper.
Le brouillard a pour effet de rendre les objets indistincts, imprécis.
L'arbre est flou, sa forme générale seule apparaît estompée. Les collines s'effacent dans le lointain brumeux. (estomper est moins fort qu'effacer).
Le soleil peut trouer, déchirer, dissiper, chasser le brouillard, selon que celui-ci est plus ou moins épais, lourd, intense, opaque.
Si le brouillard est léger, on l'appelle une vapeur, une buée. Il dure plus ou moins longtemps : il est persistant, prolongé, tenace, éphémère ou passager (c'est-à-dire qui passe).
La lumière tamisée par le brouillard est blême, blafarde, diffuse, elle n'est pas vive, violente, éclatante. Les rayons du soleil paraissent tombés de l'astre. Le soleil, vu à travers le brouillard, ressemble à la pleine lune.
Pierre Loti parle de la « lumière fade et blanchâtre, de l'obscurité blanche de la brume d'août dans les mers d'Islande ».
L'ombre aussi est une disparition de lumière produite par un corps opaque qui intercepte la lumière. La pénombre est une presque ombre.
Les mêmes adjectifs, et, en général, les mêmes expressions, conviennent pour désigner la brume et l'ombre et indiquer leur durée ou leur intensité.
Mais il y a les ombres qui sont les taches d'obscurité projetées par les corps opaques sur un fond lumineux ; par exemple, l'ombre du platane sur la route blanche.
Le brouillard s'appelle encore la brume.
Vous avez vu la brume apparaître, se développer, s'étendre et couvrir la campagne. On dit : « la campagne s'embrume ».
Le brouillard très fin pénètre partout : il recouvre, enveloppe, emplit, baigne, noie la campagne. On dit qu'il brouillasse quand le brouillard tombe en fines gouttes serrées et froides.
Nous le voyons obscurcir les environs qu'il masque, qu'il voile, puis, comme un masque, un voile, nous le voyons tomber, s'évanouir, se dissiper.
Le brouillard a pour effet de rendre les objets indistincts, imprécis.
L'arbre est flou, sa forme générale seule apparaît estompée. Les collines s'effacent dans le lointain brumeux. (estomper est moins fort qu'effacer).
Le soleil peut trouer, déchirer, dissiper, chasser le brouillard, selon que celui-ci est plus ou moins épais, lourd, intense, opaque.
Si le brouillard est léger, on l'appelle une vapeur, une buée. Il dure plus ou moins longtemps : il est persistant, prolongé, tenace, éphémère ou passager (c'est-à-dire qui passe).
La lumière tamisée par le brouillard est blême, blafarde, diffuse, elle n'est pas vive, violente, éclatante. Les rayons du soleil paraissent tombés de l'astre. Le soleil, vu à travers le brouillard, ressemble à la pleine lune.
Pierre Loti parle de la « lumière fade et blanchâtre, de l'obscurité blanche de la brume d'août dans les mers d'Islande ».
L'ombre aussi est une disparition de lumière produite par un corps opaque qui intercepte la lumière. La pénombre est une presque ombre.
Les mêmes adjectifs, et, en général, les mêmes expressions, conviennent pour désigner la brume et l'ombre et indiquer leur durée ou leur intensité.
Mais il y a les ombres qui sont les taches d'obscurité projetées par les corps opaques sur un fond lumineux ; par exemple, l'ombre du platane sur la route blanche.
La Lune
10/01/2011 22:14
Vous avez vu la lune
paraître à l'horizon, poindre
à l'horizon,
monter
à l'horizon,
naître
à l'horizon,
surgir
à l'horizon,
croître
à l'horizon.
Ensuite, vous l'avez vue luire, briller, resplendir, rayonner, verser sa lumière sur la terre, verser ses rayons sur la terre, verser sa clarté sur la terre, répandre sa lumière sur la campagne, répandre sa clarté sur la campagne, étaler sa lumière sur les champs, étaler sa clarté sur les toits…
Quand un nuage glisse devant la lune, vous la voyez s'estomper, se masquer, pâlir, se ternir, s'effacer, se voiler, se dissimuler, se cacher.
Avez-vous vu la lune descendre à l'horizon, mourir à l'horizon, disparaître à l'horizon, décroître à l'horizon ?
La lune peut adoucir la nuit, éclairer la nuit, baigner la nuit de ses vagues de clarté, inonder la nuit de ses flots de lumière. Elle ne peut, comme le soleil, flamboyer, car elle ne lance pas de flammes ; elle ne peut encore, comme le soleil, nous aveugler, car sa lumière douce ne fait pas mal aux yeux,
Quand la lune est toute ronde, c'est la pleine lune.
Quand elle est échancrée, qu'elle vous apparaît comme une faucille, c'est le croissant de lune (de : croître, augmenter).
Quand la lune décroît, on dit qu'elle décline, qu'elle est sur son déclin. La nouvelle lune est invisible.
La lumière de la lune est argentée, diaphane, blême, veloutée froide.
Chateaubriand écrit : « La lune neige sa lumière. »
Le clair de lune est la clarté que répand la lune ; la terre en est baignée.
Ensuite, vous l'avez vue luire, briller, resplendir, rayonner, verser sa lumière sur la terre, verser ses rayons sur la terre, verser sa clarté sur la terre, répandre sa lumière sur la campagne, répandre sa clarté sur la campagne, étaler sa lumière sur les champs, étaler sa clarté sur les toits…
Quand un nuage glisse devant la lune, vous la voyez s'estomper, se masquer, pâlir, se ternir, s'effacer, se voiler, se dissimuler, se cacher.
Avez-vous vu la lune descendre à l'horizon, mourir à l'horizon, disparaître à l'horizon, décroître à l'horizon ?
La lune peut adoucir la nuit, éclairer la nuit, baigner la nuit de ses vagues de clarté, inonder la nuit de ses flots de lumière. Elle ne peut, comme le soleil, flamboyer, car elle ne lance pas de flammes ; elle ne peut encore, comme le soleil, nous aveugler, car sa lumière douce ne fait pas mal aux yeux,
Quand la lune est toute ronde, c'est la pleine lune.
Quand elle est échancrée, qu'elle vous apparaît comme une faucille, c'est le croissant de lune (de : croître, augmenter).
Quand la lune décroît, on dit qu'elle décline, qu'elle est sur son déclin. La nouvelle lune est invisible.
La lumière de la lune est argentée, diaphane, blême, veloutée froide.
Chateaubriand écrit : « La lune neige sa lumière. »
Le clair de lune est la clarté que répand la lune ; la terre en est baignée.
Le Soleil
08/01/2011 21:55
Vous avez vu le soleil se lever. Vous
l'avez vu paraître
à l'horizon,
monter
à l'horizon.
Ensuite, vous l'avez vu luire, briller, flamboyer, rayonner, lancer des rayons, verser ses rayons…
Mais voici un nuage épais qui passe devant le soleil et vous voyez l'astre du jour pâlir, se masquer, se cacher…
Avez-vous vu se coucher le soleil ? Vous l'avez vu descendre à l'horizon, disparaître à l'horizon.
Quand vient le jour, la nuit disparaît. Vous voyez le Soleil chasser la nuit, dissiper les ténèbres, nous inonder de lumière (par comparaison avec l'eau qui peut nous envelopper de toutes parts), nous baigner de lumière.
Quand le soleil flamboie, il peut nous éblouir, nous aveugler, c'est-à-dire nous rendre aveugles pour un instant.
Placez-vous dans l'ombre d'un arbre : vous verrez la lumière du soleil filtrer à travers les feuilles, cribler le feuillage de points brillants (un crible est un grand tamis).
Quand le soleil est couché, vous voyez la lumière s'affaiblir, s'éteindre, mourir…
Sous le soleil, vous verrez les objets lisses luire, briller, resplendir, flamboyer, éclater de lumière.
Parce qu'ils renvoient, reflètent, réfléchissent la lumière.
Quand il n'y a aucun nuage au ciel, le soleil est rayonnant, éclatant, radieux (même origine que rayon), flamboyant, resplendissant (rapprocher de splendide), éblouissant, aveuglant.
Derrière un nuage, vous l'avez vu couvert, pâle, blafard, terne. Il est blanc, éclatant, quand il va percer la nue (le nuage).
Lors de son coucher, le soleil se montre pourpre et la lumière qu'il nous envoie n'est plus vive, rayonnante, éclatante, radieuse, flamboyante, resplendissante, éblouissante, aveuglante…
Mais elle devient de plus en plus douce, pâle, terne, douteuse, diffuse, mourante…
Avant le lever du soleil, une clarté faible se voit au levant, augmente peu à peu, commence à éclairer la terre, c'est l'aube (d'un mot latin, albus, alba qui signifie blanc ; de la même famille : albâtre, aubépine, albumine ou blanc d'œuf, albinos), puis, c'est l'aurore « aux doigts de rose et au manteau de safran », dit Homère.
En effet, le ciel est jaune vers l'orient avec une bande rose à l'horizon avant le lever du soleil.
Ensuite, vous l'avez vu luire, briller, flamboyer, rayonner, lancer des rayons, verser ses rayons…
Mais voici un nuage épais qui passe devant le soleil et vous voyez l'astre du jour pâlir, se masquer, se cacher…
Avez-vous vu se coucher le soleil ? Vous l'avez vu descendre à l'horizon, disparaître à l'horizon.
Quand vient le jour, la nuit disparaît. Vous voyez le Soleil chasser la nuit, dissiper les ténèbres, nous inonder de lumière (par comparaison avec l'eau qui peut nous envelopper de toutes parts), nous baigner de lumière.
Quand le soleil flamboie, il peut nous éblouir, nous aveugler, c'est-à-dire nous rendre aveugles pour un instant.
Placez-vous dans l'ombre d'un arbre : vous verrez la lumière du soleil filtrer à travers les feuilles, cribler le feuillage de points brillants (un crible est un grand tamis).
Quand le soleil est couché, vous voyez la lumière s'affaiblir, s'éteindre, mourir…
Sous le soleil, vous verrez les objets lisses luire, briller, resplendir, flamboyer, éclater de lumière.
Parce qu'ils renvoient, reflètent, réfléchissent la lumière.
Quand il n'y a aucun nuage au ciel, le soleil est rayonnant, éclatant, radieux (même origine que rayon), flamboyant, resplendissant (rapprocher de splendide), éblouissant, aveuglant.
Derrière un nuage, vous l'avez vu couvert, pâle, blafard, terne. Il est blanc, éclatant, quand il va percer la nue (le nuage).
Lors de son coucher, le soleil se montre pourpre et la lumière qu'il nous envoie n'est plus vive, rayonnante, éclatante, radieuse, flamboyante, resplendissante, éblouissante, aveuglante…
Mais elle devient de plus en plus douce, pâle, terne, douteuse, diffuse, mourante…
Avant le lever du soleil, une clarté faible se voit au levant, augmente peu à peu, commence à éclairer la terre, c'est l'aube (d'un mot latin, albus, alba qui signifie blanc ; de la même famille : albâtre, aubépine, albumine ou blanc d'œuf, albinos), puis, c'est l'aurore « aux doigts de rose et au manteau de safran », dit Homère.
En effet, le ciel est jaune vers l'orient avec une bande rose à l'horizon avant le lever du soleil.
Quelques bruits
09/12/2010 14:06
1. Le sifflement est produit par l'air ou la vapeur qui se force par une étroite ouverture. Quand la violence d'échappement est insuffisante pour produire un sifflement, on entend la vapeur fuser, produire un fusement. Le sifflet produit un sifflement. Le vent siffle dans les arbres, dans le trou de la serrure. La lanière du fouet siffle dans l'air.
2. Le craquement est un bruit sec produit par un corps qui se casse. Le bois sec sous les pas se casse et craque. Une suite de craquements précipités s'appelle un crépitement. Le sel crépite quand on le jette dans le feu. Le sucre craque sous la dent ; la neige craque sous les pas les essieux de la voiture craquent sous la lourde charge. La fusillade crépite ; la grêle crépite sur la vitre. Le craquement est un bruit court, bref, soudain, vif, brusque…
3. Le grincement est produit par le frottement de deux corps durs qui ne glissent pas l'un sur l'autre. La clé grince dans la serrure rouillée. La girouette grince au haut du toit. La scie grince sur la pierre. Le grincement est un bruit aigre, aigu, désagréable.
4. Le claquement est un bruit sec produit par un choc brusque. Une règle plate claque en frappant la table. Le fouet claque en frappant l'air. Le volet claque contre le mur. Les spectateurs claquent des mains pour applaudir. Le claquement est un bruit rapide, bref, brusque, court.
5. La détonation, l'explosion sont des bruits violents produits par l'éclatement brusque de la poudre ou de certains gaz inflammables. Quand la pression de la vapeur est trop forte, la chaudière éclate et l'on entend une explosion.
6. Le fracas est un bruit retentissant produit par un objet dur sonore, qui se brise. Nous avons entendu le fracas du chêne qui s'abat, le fracas des assiettes et des bouteilles sur le pavé. Pendant la tempête, on entend le tumulte des eaux, le fracas des vagues qui se brisent sur les rochers. « La mer choque ses blocs de flots contre les rocs ». (Verhaeren).
L'ouïe
08/12/2010 14:58
L'ouïe
Nous entendons les bruits, les sons, avec nos oreilles qui sont les organes, les instruments de l'ouïe.
Si nous voulons bien entendre, bien percevoir, bien distinguer, bien discerner un son, il nous faut écouter, prêter l'oreille.
Les noms des bruits rappellent souvent par leur prononciation les bruits qu'ils désignent. Ce sont alors des onomatopées. Ex. murmure, vacarme, craquement, grincement.
1. Quelques bruits produits par des choses :
Le murmure du ruisseau. Le bruissement des feuilles. Le frôlement des branches. Le sifflement de la bêche dans le brasier. Le carillon de la cloche. Le tintement des clochettes, etc.
2. Quelques bruits produits par les animaux :
Le braiment de l'âne. Le meuglement, le beuglement, le mugissement du bœuf. Le hennissement du cheval. Le grognement du porc. Le jappement, l'aboiement du chien. Le miaulement du chat.
Les bruits peuvent commencer, durer, augmenter, diminuer, cesser.
1. Quelques verbes exprimant pour un bruit l'idée de commencer :
Un bruit peut arriver, se faire entendre, s'élever, passer, frapper nos oreilles, résonner à nos oreilles, etc.
2. Quelques verbes exprimant pour un bruit l'idée de durer :
Un bruit peut se prolonger, persister, régner, tenir, planer.
3. Quelques verbes exprimant pour un bruit :
Un bruit peut s'étendre, croître, s'accroître, se renforcer, etc.
4. Quelques verbes exprimant pour un bruit l'idée de diminuer :
Un bruit peut s'abaisser, décroître, s'affaiblir, faiblir, se modérer, s'adoucir, s'amoindrir, etc.
5. Quelques verbes exprimant pour un bruit l'idée de cesser :
Un bruit peut mourir, s'éteindre, se perdre, s'arrêter, s'interrompre, finir, se taire, etc.
Un bruit peut être qualifié au point de vue de son intensité, grande ou faible, de sa durée, longue ou brève, de l'impression bonne ou mauvaise qu'il nous cause.
1. Quelques adjectifs qualificatifs exprimant l'intensité des bruits :
Un bruit fort peut être nourri, plein, assourdissant, étourdissant, éclatant, résonnant, retentissant, strident. Un bruit peut être sourd, menu, léger, affaibli, doux, confus, étouffé, voilé, etc.
2. Adjectifs exprimant la durée des bruits :
Un bruit peut être prolongé, tenace, continu, etc. Un bruit peut être sec, rapide, vif, soudain, etc. Un bruit peut être intermittent.
Nous entendons les bruits, les sons, avec nos oreilles qui sont les organes, les instruments de l'ouïe.
Si nous voulons bien entendre, bien percevoir, bien distinguer, bien discerner un son, il nous faut écouter, prêter l'oreille.
Les noms des bruits rappellent souvent par leur prononciation les bruits qu'ils désignent. Ce sont alors des onomatopées. Ex. murmure, vacarme, craquement, grincement.
1. Quelques bruits produits par des choses :
Le murmure du ruisseau. Le bruissement des feuilles. Le frôlement des branches. Le sifflement de la bêche dans le brasier. Le carillon de la cloche. Le tintement des clochettes, etc.
2. Quelques bruits produits par les animaux :
Le braiment de l'âne. Le meuglement, le beuglement, le mugissement du bœuf. Le hennissement du cheval. Le grognement du porc. Le jappement, l'aboiement du chien. Le miaulement du chat.
Les bruits peuvent commencer, durer, augmenter, diminuer, cesser.
1. Quelques verbes exprimant pour un bruit l'idée de commencer :
Un bruit peut arriver, se faire entendre, s'élever, passer, frapper nos oreilles, résonner à nos oreilles, etc.
2. Quelques verbes exprimant pour un bruit l'idée de durer :
Un bruit peut se prolonger, persister, régner, tenir, planer.
3. Quelques verbes exprimant pour un bruit :
Un bruit peut s'étendre, croître, s'accroître, se renforcer, etc.
4. Quelques verbes exprimant pour un bruit l'idée de diminuer :
Un bruit peut s'abaisser, décroître, s'affaiblir, faiblir, se modérer, s'adoucir, s'amoindrir, etc.
5. Quelques verbes exprimant pour un bruit l'idée de cesser :
Un bruit peut mourir, s'éteindre, se perdre, s'arrêter, s'interrompre, finir, se taire, etc.
Un bruit peut être qualifié au point de vue de son intensité, grande ou faible, de sa durée, longue ou brève, de l'impression bonne ou mauvaise qu'il nous cause.
1. Quelques adjectifs qualificatifs exprimant l'intensité des bruits :
Un bruit fort peut être nourri, plein, assourdissant, étourdissant, éclatant, résonnant, retentissant, strident. Un bruit peut être sourd, menu, léger, affaibli, doux, confus, étouffé, voilé, etc.
2. Adjectifs exprimant la durée des bruits :
Un bruit peut être prolongé, tenace, continu, etc. Un bruit peut être sec, rapide, vif, soudain, etc. Un bruit peut être intermittent.
Le silence
06/12/2010 13:43
Le silence
Quand le bruit a cessé, on n'entend plus rien, le silence se fait autour de nous.
• Le silence peut venir, survenir, passer, tomber, entrer… Il peut régner dans la pièce, planer sur le quartier, se répandre sur la ville, s'étendre sur la forêt, emplir la vallée, couvrir la campagne…
• Ii peut baigner la campagne, la noyer, l'envelopper, l'inonder ; il peut flotter sur les champs…
• Le silence peut s'interrompre, se troubler… Il peut s'évanouir, cesser, s'éteindre, s'enfuir…
•Le silence peut être profond, épais, lourd, grand, complet, absolu, ou léger, superficiel.
• Il peut être long, prolongé, interminable, sans fin, ou court, éphémère, fugitif, subit, soudain.
• Quand on est fatigué par le bruit, on trouve le silence reposant, paisible, doux ; on le trouve plein de repos, plein de paix, plein de douceur.
• Il arrive que le silence fasse peur, il est alors inquiétant, angoissant, terrifiant ; on se sent plein d'inquiétude, plein d'angoisse, plein de terreur au milieu du silence.
• Un enfant peut garder le silence, se taire ; il n'ouvre pas la bouche, il ne desserre pas les dents, il ne dit mot, il ne souffle mot. Rester court, rester bouche bée, c'est ne savoir que dire. S’il se met à parler, il rompt le silence.
• Celui qui garde pour lui ce qu'on lui raconte est discret, secret.
Le silence est le plus souvent rendu perceptible par un effet de contraste entre le bruit et sa cessation ou sa modification.
exemples :
Pierre Loti écrit, dans Jérusalem : « Passé minuit, quand tout, enfin, se tait, le silence appartient aux rossignols qui emplissent l'oasis d'une exquise et grêle musique de cristal. »
Zola : « Le silence bourdonnait à ses oreilles. » (Germinal)
Loti : « C'était un silence d'été tout rempli de la musique des mouches. »
Flaubert : « Malgré le vacarme de sa tête, il perçoit un silence énorme qui le sépare du monde » (la Tentation de saint Antoine)
Quand le bruit a cessé, on n'entend plus rien, le silence se fait autour de nous.
• Le silence peut venir, survenir, passer, tomber, entrer… Il peut régner dans la pièce, planer sur le quartier, se répandre sur la ville, s'étendre sur la forêt, emplir la vallée, couvrir la campagne…
• Ii peut baigner la campagne, la noyer, l'envelopper, l'inonder ; il peut flotter sur les champs…
• Le silence peut s'interrompre, se troubler… Il peut s'évanouir, cesser, s'éteindre, s'enfuir…
•Le silence peut être profond, épais, lourd, grand, complet, absolu, ou léger, superficiel.
• Il peut être long, prolongé, interminable, sans fin, ou court, éphémère, fugitif, subit, soudain.
• Quand on est fatigué par le bruit, on trouve le silence reposant, paisible, doux ; on le trouve plein de repos, plein de paix, plein de douceur.
• Il arrive que le silence fasse peur, il est alors inquiétant, angoissant, terrifiant ; on se sent plein d'inquiétude, plein d'angoisse, plein de terreur au milieu du silence.
• Un enfant peut garder le silence, se taire ; il n'ouvre pas la bouche, il ne desserre pas les dents, il ne dit mot, il ne souffle mot. Rester court, rester bouche bée, c'est ne savoir que dire. S’il se met à parler, il rompt le silence.
• Celui qui garde pour lui ce qu'on lui raconte est discret, secret.
Le silence est le plus souvent rendu perceptible par un effet de contraste entre le bruit et sa cessation ou sa modification.
exemples :
Pierre Loti écrit, dans Jérusalem : « Passé minuit, quand tout, enfin, se tait, le silence appartient aux rossignols qui emplissent l'oasis d'une exquise et grêle musique de cristal. »
Zola : « Le silence bourdonnait à ses oreilles. » (Germinal)
Loti : « C'était un silence d'été tout rempli de la musique des mouches. »
Flaubert : « Malgré le vacarme de sa tête, il perçoit un silence énorme qui le sépare du monde » (la Tentation de saint Antoine)
Les lumières
03/12/2010 19:20
La lumière. La vue du corps. La vue de
l'esprit. La conscience
La lumière nous permet de voir clair, de distinguer les objets, de discerner les choses.
La lumière solaire nous vient du soleil ; la lumière lunaire nous est envoyée par la lune ; la lumière stellaire tombe des étoiles.
La lumière nous vient encore des flammes (lampes, foyers), d'une résistance ou d’un gaz traversé par le courant électrique (lampe électrique).
L lumière peut naître, s'aviver (de vif), baisser (de bas), pâlir (de pâle), s'affaiblir (de faible), s'éteindre, se souffler, mourir.
***
Allumons la lampe dans la pièce obscure ; nous verrons la lumière jaillir, baigner la pièce, inonder la pièce, se répandre dans la pièce, l'emplir, couler par toute la pièce.
Remarquons que les verbes jaillir, baigner, inonder, etc. s'emploient habituellement en parlant de l'eau. Remarquez encore que l'on dit un flot de lumière, une vague de lumière, une source de lumière, une goutte de lumière, une pluie de lumière…
La lumière peut être douce, fraîche, limpide, pure, comme l'eau. On dit un ruissellement de lumières pour exprimer la succession d’impressions lumineuses et claires limpides comme l'eau.
Quand un enfant comprend vite et bien, il est intelligent. C'est l'intelligence qui permet de comprendre clairement les leçons. On dit les lumières de l'intelligence, les clartés intellectuelles ; le XVIIIe siècle est appelé ainsi « le Siècle des Lumières ».
L'intelligence peut être claire, lucide (de lumière). D'un homme intelligent, on dit qu'il a l'esprit clair, lucide, clairvoyant.
Pour éclairer son esprit, il faut s'instruire. L'ignorant ne sait rien, ne comprend rien, il vit dans les ténèbres de l'ignorance, il ne voit clair à aucune question. Molière fait dire à un personnage des Femmes savantes :
« Je consens qu'une femme ait des clartés de tout. »
L'instituteur s'essaie à dissiper les ténèbres de votre ignorance. On dit d'un savant qu'il est un homme éclairé.
L'intelligence, tout comme la lumière, peut être vive, brillante ou pâle, diffuse.
La conscience est une sensation intérieure qui nous fait distinguer le bien du mal : on parle des lumières de la conscience, des clartés, des lueurs de la conscience. On dit : la conscience nous éclaire.
La lumière nous permet de voir clair, de distinguer les objets, de discerner les choses.
La lumière solaire nous vient du soleil ; la lumière lunaire nous est envoyée par la lune ; la lumière stellaire tombe des étoiles.
La lumière nous vient encore des flammes (lampes, foyers), d'une résistance ou d’un gaz traversé par le courant électrique (lampe électrique).
L lumière peut naître, s'aviver (de vif), baisser (de bas), pâlir (de pâle), s'affaiblir (de faible), s'éteindre, se souffler, mourir.
***
Allumons la lampe dans la pièce obscure ; nous verrons la lumière jaillir, baigner la pièce, inonder la pièce, se répandre dans la pièce, l'emplir, couler par toute la pièce.
Remarquons que les verbes jaillir, baigner, inonder, etc. s'emploient habituellement en parlant de l'eau. Remarquez encore que l'on dit un flot de lumière, une vague de lumière, une source de lumière, une goutte de lumière, une pluie de lumière…
La lumière peut être douce, fraîche, limpide, pure, comme l'eau. On dit un ruissellement de lumières pour exprimer la succession d’impressions lumineuses et claires limpides comme l'eau.
Quand un enfant comprend vite et bien, il est intelligent. C'est l'intelligence qui permet de comprendre clairement les leçons. On dit les lumières de l'intelligence, les clartés intellectuelles ; le XVIIIe siècle est appelé ainsi « le Siècle des Lumières ».
L'intelligence peut être claire, lucide (de lumière). D'un homme intelligent, on dit qu'il a l'esprit clair, lucide, clairvoyant.
Pour éclairer son esprit, il faut s'instruire. L'ignorant ne sait rien, ne comprend rien, il vit dans les ténèbres de l'ignorance, il ne voit clair à aucune question. Molière fait dire à un personnage des Femmes savantes :
« Je consens qu'une femme ait des clartés de tout. »
L'instituteur s'essaie à dissiper les ténèbres de votre ignorance. On dit d'un savant qu'il est un homme éclairé.
L'intelligence, tout comme la lumière, peut être vive, brillante ou pâle, diffuse.
La conscience est une sensation intérieure qui nous fait distinguer le bien du mal : on parle des lumières de la conscience, des clartés, des lueurs de la conscience. On dit : la conscience nous éclaire.
