Livre du jour Sarah Bernhardt Ma double vie

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Sociétaire turbulente de la Comédie Française, femme critiquée pour ses excentricités, aventurière évoquée jusque dans la BD pour la tournée de sa troupe à travers les États-Unis, sculpteur et peintre, Sarah Bernhardt fut bien sûr une actrice de renom. Mais c’est aussi une magnifique écrivaine, au style limpide, léger, drôle et plein de trouvailles.

• Dans la première partie de ses mémoires écrits en 1907, elle raconte avec verve et émotion sa jeunesse en Bretagne, son éducation au couvent et ses débuts de comédienne alors qu’elle n’a que 19 ans, la guerre de 1870 et la Commune. Jeune femme fragile, souvent malade, colérique, mais aussi déterminée et très volontaire, Sarah parvient peu à peu à s’imposer par sa voix « divine » et son jeu exalté. Elle croise sur sa route Victor Hugo, Théophile Gautier, George Sand et une pléiade de personnages célèbres ; elle raconte mille anecdotes cocasses sur ce monde parisien et ses représentations théâtrales, mais elle reste modeste dans le succès et très discrète sur sa vie privée.


Bernhardt Sarah – Ma double vie : mémoires, 1907


Après la guerre, Sarah Bernhardt reprend sa carrière. Mais toujours turbulente et critiquée, elle démissionne de la Comédie française et entame diverses tournées qui vont faire d’elle une star mondiale : l’Angleterre d’abord, puis les États-Unis et le Canada. Ces tournées seront parfois épuisantes et décourageantes, mais elle les relate avec toutes sortes d’anecdotes drôles, pleines d’autodérision et de modestie. Curieuse de tout expérimenter, elle visite des aciéries bruyantes, des abattoirs à cochons puants, se hasarde sur les glaces flottantes et découvre les chutes du Niagara malgré son vertige légendaire.
Ces Mémoires s’achèvent en 1881, le deuxième volume promis ne paraîtra jamais, et elle arpentera la scène jusqu’à la fin, même avec une jambe en moins. Elle mourra en 1923, sacrée « La Divine » par le monde entier.

Sarah Bernhardt – Ma double vie (partie 2)



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Livre du jour William Shakespeare Troïlus et Cressida

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TROILUS : Qu'on appelle mon valet! Je veux me désarmer. Pourquoi irai-je guerroyer en dehors des murs de Troie, moi qui ici, au dedans, trouve de si cruels combats? Que le Troyen qui est maître de son coeur aille au champ de bataille; le coeur de Troylus, hélas! n'est plus à lui.
PANDARUS : Votre état est donc irrémédiable?
TROYLUS : Les Grecs sont forts et habiles dans leur force, acharnés dans leur habileté et vaillants dans leur acharnement […]« 

Troïlus et Cressida, de William Shakespeare
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Livre du jour Paul Féval Le Fils du diable

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"Nous reprenons notre histoire où nous l'avons laissée ; nous sommes encore au Temple, le soir du lundi gras de l'année 1844. Les cabarets qui avoisinent le marché faisaient tous bonne recette. Bien que le lundi gras soit un jour de relâche entre les bombances du dimanche et l'orgie consacrée du mardi, il fait partie du carnaval et demande à être arrosé, ne fût-ce que modérément. En conséquence, on buvait comme il faut tout autour du Temple ; le cidre et
le petit vin blanc […]. »
Le Fils du diable
tome 1 :


tome 2 :
Paul Féval
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Livre du jour Alexandre Dumas Contes à dire dans une diligence

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«Je n'ai jamais vu d'aspect plus original que celui de cette petite ville, placée entre l'étang de Berre et le canal de Bouc, et bâtie non pas au bord de la mer, mais dans la mer. Martigues est à Venise ce qu'est une charmante paysanne à une grande dame ; mais il n'eût fallu qu'un caprice de roi pour faire de la villageoise une reine. Martigues fut, assure-t-on, bâtie par Marius. Le général romain, en l'honneur de la prophétesse Martha, qui le suivait, comme chacun sait, lui donna le nom […]»

 
Contes à dire dans une diligence, Alexandre Dumas
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Livre du jour Léon Tolstoï Ma religion

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«J’explique ailleurs, dans deux grands ouvrages, pourquoi je ne comprenais pas la doctrine de Jésus et comment j'arrivai à la comprendre. Ces ouvrages sont une critique de la thélogie dogmatique et une nouvelle traduction des quatre Évangiles saivie d'une nouvelle concordance. Dans ces écrits, je tache de débrouiller méthodiquement, pas à pas, tout ce qui cache la vérité aux hommes ; je traduis à nouveau, verset par verset, les quatre évangiles, je les confronte et je les réunis en […]»

Léon Tolstoï Ma religion 

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Livre du jour Hésiode Les Travaux et les Jours,

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«Venez de la Piérie, Muses qui dispensez la louange ; venez, célébrez dans vos chants Jupiter, qui vous donna le jour. Par lui, par la volonté de Jupiter, sont tous les mortels, grands et petits, célèbres et ignorés. A son gré donne la force ou la retire, ternit la gloire ou tire de l'obscurité, redresse les voies tortueuses du méchant, met en poudre le superbe, Jupiter, qui tonne au haut des cieux, qui habite les régions supérieures. Or toi, écoute, ouvre tes yeux et tes oreilles, rends tes sentences […]»


Les Travaux et les Jours, d'Hésiode
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Livre du jour Edmond About le Roi des Montagnes

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«Le 3 juillet de cette année, vers six heures du matin, j'arrosais mes pétunias sans songer à mal, quand je vis entrer un grand jeune homme blond, imberbe, coiffé d'une casquette allemande et paré de lunettes d'or. Un ample paletot de lasting flottait mélancoliquement autour de sa personne, comme une voile le long d'un mât lorsque le vent vient à tomber. Il ne portait pas de gants ; ses souliers de cuir écru reposaient sur de puissantes semelles, si larges que le pied était entouré d'un petit trottoir.»

Le Roi des montagnes, d'Edmond About
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Livre du jour Friedrich Nietzsche Le Gai Savoir

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«J’ai beau regarder les hommes, soit avec un regard bienveillant, soit avec le mauvais œil, je les trouve toujours occupés, tous et chacun en particulier, à une même tâche : à faire ce qui est utile à la conservation de l'espèce. Et ce n'est certes pas à cause d'un sentiment d'amour pour cette espèce, mais simplement puisque, en eux, rien n'est plus ancien, plus fort, plus inexorable, plus invincible que cet instinct, - puisque cet instinct est précisément l'essence de notre espèce […] »

Le Gai Savoir, de Friedrich Nietzsche
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Livre du jour Gérard de Nerval Mes Prisons

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SAINTE-PÉLAGIE EN 1831

Ces souvenirs ne réussiront jamais à faire de moi un Silvio Pellico, pas même un Magallon… Peut-être encore ai-je moins pourri dans les cachots que bien des gardes nationaux littéraires de mes amis ; cependant, j’ai eu le privilége d’émotions plus variées ; j’ai secoué plus de chaînes, j’ai vu filtrer le jour à travers plus de grilles ; j’ai été un prisonnier plus sérieux, plus considérable ; en un mot, si à cause de mes prisons je ne me suis point posé sur un piédestal héroïque, je puis dire que ce fut pure modestie de ma part.

Gérard de Nerval, Mes Prisons

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Livre du jour Voltaire Lettres philosophiques

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Bien que publiées il y a près de 300 ans, les Lettres philosophiques gardent une actualité étonnante. En vingt-cinq lettres, rédigées en partie alors qu’il était en exil à Londres, Voltaire traite de questions religieuses (quakers, anglicans, presbytériens, sociniens), politiques (parlement, gouvernement, commerce), scientifiques (Newton, Locke, la question de l’ « insertion de la petite vérole », l’attraction, la chronologie, l’infini), littéraires (la comédie, la tragédie, l’Académie), philosophiques (Pascal), avec une liberté d’esprit réjouissante.

Rédigées quelques décennies avant l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert, les
Lettres philosophiques annoncent les Lumières et reflètent le même désir de comprendre et d’approfondir tous les sujets d’actualité, même les plus complexes – avec, en plus, l’esprit critique et les formules cinglantes de l’auteur. Ainsi à la fin de la lettre sur Pascal : « C’est assez d’avoir cru apercevoir quelques erreurs d’inattention dans ce grand génie ; c’est une consolation pour un esprit aussi borné que le mien d’être bien persuadé que les plus grands hommes se trompent comme le vulgaire ». Et sur les quakers : « Ils firent de bonne foi toutes les grimaces de leur maître, ils tremblaient de toutes leurs forces au moment de l’inspiration. De là ils eurent le nom de quakers, qui signifie trembleurs. Le petit peuple s’amusait à les contrefaire. On tremblait, on parlait du nez, on avait des convulsions, et on croyait avoir le Saint-Esprit. Il leur fallait quelques miracles, ils en firent. »


Voltaire – Lettres philosophiques
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