Éphéméride 7 mars 1936 naissance de Georges Perec

Georges Perec est un écrivain français né le 7 mars 1936 à Paris et mort le 3 mars 1982 à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne).

Il naît à Paris, le 7 mars 1936, de parents juifs polonais émigrés une dizaine d’années auparavant. Il passe sa petite enfance au 24 rue Vilin, dans le quartier de Belleville, où sa mère tient un salon de coiffure jusqu’en 1942. Engagé volontaire contre l’Allemagne dans la guerre franco-allemande de 1939, Icek Peretz, son père, est tué en juin 1940.

En 1941, la mère du petit Georges, pour lui sauver la vie, l’envoie en zone libre à Villard-de-Lans via un train de la Croix-Rouge. Il y est baptisé et son nom, francisé, devient Perec. Le petit Georges passe là le reste de la guerre. Sa mère est déportée en 1943 à Auschwitz.

Adopté par son oncle et sa tante, il fait ses études à Paris, au lycée Claude Bernard et au lycée Henri IV. Étudiant en lettres et en sociologie, il fréquente la faculté de lettres de Paris et celle de Tunis. Perec est très tôt animé par le désir d’écrire.
Sans famille, sans collectivité où s’insérer, Perec fait de la littérature « son » monde, le lieu où il trouve et recrée un foyer. Il dit de ses parents
: « J’écris parce qu’ils ont laissé en moi leur marque indélébile et que la trace en est l’écriture, l’écriture est le souvenir de leur mort et l’affirmation de ma vie. » Profondément marqué par la disparition de ses proches, Perec entame une psychothérapie avec Françoise Dolto en 1949.

Dès 1955, il rédige des notes pour les
Nouvelles de la NRF et pour les Lettres nouvelles.

De 1961 à 1978, il occupe un poste de documentaliste en neurophysiologie au CNRS, puis commence à écrire. Georges Pérec est passionné par les questions de technique littéraire. Le succès arrive très vite à son premier ouvrage,
Les Choses. Il obtient le prix Renaudot en 1965.

En juin 1967 il est coopté pour entrer à l’Oulipo. Cette cooptation marque un point important dans son œuvre littéraire puisque désormais ses textes suivront en général des contraintes de type oulipienne. Perec est, avec Raymond Queneau et Italo Calvino, l’un des membres de l’Ouvroir dont les ouvrages ont eu le plus de succès.

Adepte de la contrainte, mais également homme rationnel, il écrit en 1969,
La Disparition, un livre sans la voyelle « e », puis en 1972, Les Revenentes, où la seule voyelle est le « e ». De 1971 à 1975 il fait une psychanalyse avec Jean-Bertrand Pontalis.

Il publie
W ou le Souvenir d’enfance, mais son œuvre la plus vaste, qui résume toutes ses exploitations littéraires est La Vie mode d’emploi, pour laquelle il reçoit le prix Médicis en 1978. C’est le fruit de huit années de travail. Cet ouvrage est dédié à Raymond Queneau.

En 1976, l’hebdomadaire
Le Point lui confie une chronique de mots croisés. Mais cette vie, consacrée tout entière à l’écriture, s’achève brutalement, le 3 mars 1982 à l’hôpital Charles-Foix à Ivry où il succombe à un cancer. Ses cendres reposent désormais au columbarium du cimetière du Père-Lachaise à Paris
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