Éphéméride 1er avril 1868 naissance d'Edmond Rostand

Edmond Eugène Alexis Rostand né le 1er avril 1868 à Marseille et décédé le 2 décembre 1918 à Paris est un auteur dramatique français.

Fils d’Eugène Rostand et d’Angélique Gayet (descendante d’un capitaine de vaisseau et d’une sœur de l’abbé Barthélémy), Edmond voit le jour à Marseille le 1er avril 1868, rue Montaux N° 14. Cette rue porte, depuis 1919, le nom du poète.

Après des études secondaires faites d’abord à Marseille et ensuite à Paris au collège Stanislas, le jeune Rostand entreprend des études de droit, et écrit une pièce: Le gant rouge (l888) ainsi qu’un certain nombre de poésies qui ne connurent aucun succès. Bien qu’inscrit au barreau de Paris, il n’exerce jamais, mais se consacre entièrement aux travaux littéraires et fait paraître en 1890, un volume de poésies: Les Musardises.
Il se marie le 8 avril 1890 avec la poétesse, Rosemonde Étiennette Gérard, dont le premier livre, Les Pipeaux (1889) venait d’être couronné par l’Académie française, et dont Leconte de Lisle était le parrain, et Alexandre Dumas le tuteur.

Rosemonde et Edmond Rostand auront deux fils, Maurice, né en 1891, et Jean, né en 1894 : Maurice, poète doué comme sa mère et Jean, le cadet né en 1894, futur biologiste et académicien.

Edmond quitte Rosemonde en 1915 pour son dernier amour, l’actrice Mary Marquet.

Les deux Pierrots, pièce écrite par Edmond Rostand en 1891, eurent aussi peu de succès que ses pièces précédentes, en revanche la comédie en vers: Les Romanesques, représentée le 21 mai 1894 à la Comédie française, fut très applaudie. Edmond fait resurgir avec éclat le romantisme au théâtre.

Il écrit ensuite deux pièces en vers pour Sarah Bernhardt
: La princesse lointaine, représentée au Théâtre de la Renaissance le 5 avril 1895, et La Samaritaine, représentée le 14 avril 1897.

Le 28 décembre de cette même année 1897, le théâtre de la Porte Saint Martin crée une pièce d’Edmond Rostand,
Cyrano de Bergerac, qui est un triomphe d’une ampleur rarement égalée dans les annales du théâtre; la pièce venait à point pour rendre le moral à une France traumatisée par la perte de l’Alsace-Lorraine, à la suite de la guerre franco-prussienne de 1870, et, hantée depuis par l’humiliation et l’esprit de revanche.

La pièce suivante, L’Aiglon, créée par Sarah Bernhardt le 15 mars 1900, connaît un triomphe analogue: cette double réussite auprès d’un public est pour beaucoup dans l’élection du poète à l’académie française (1901).

Atteint d’une pneumonie qui met ses jours en danger et compromet gravement sa santé, Edmond Rostand se retire à Cambo, dans le pays basque et ne peut être reçu sous la Coupole que le 4 juin 1904.

Ce n’est que le 7 février 1910 que les Parisiens peuvent entendre la nouvelle pièce de Rostand, Chantecler, qui est un fiasco complet. La pièce est créée au Théâtre de la Porte Saint-Martin, avec Lucien Guitry dans le rôle-titre, Constant Coquelin, pour qui le texte avait été écrit, étant décédé peu de temps auparavant. La particularité de cette pièce est que tous les personnages sont des animaux. Le grand rôle féminin, celui de la Faisane, est tenu par Simone (Simone Le Bargy).

La disparition de ses parents, la maladie de poitrine qui le ronge lentement, la guerre qui décime la jeunesse française, les critiques, assombrissent ses dernières années. Il publie cependant Le Cantique de l’Aile et le Vol de la Marseillaise.

Quelques jours après l’armistice de 1918, Edmond Rostand s’éteint à Paris de la grippe espagnole. Il est inhumé à Marseille, sa ville natale. Il avait cinquante ans.

La dernière nuit de Don Juan (1921) fut publiée à titre posthume.

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