Éphéméride 16 février 1848 naissance d'Octave Mirbeau

Octave Mirbeau, né le 16 février 1848 à Trévières (Calvados) et mort le 16 février 1917 à Paris, est un écrivain et un journaliste français.

Petit-fils de notaires normands, fils d’un médecin, Octave Mirbeau a fait ses études chez les Jésuites avant d’être renvoyé. Après son baccalauréat, il entame sans la moindre conviction des études de droit, qu’il n’achève pas. Mobilisé, il subit la guerre de 1870 dans l’armée de la Loire, et l’expérience traumatisante de la débâcle lui inspirera plusieurs contes. En 1872, il « monte » à Paris et fait ses débuts journalistiques dans le quotidien de l’Appel au Peuple, nouveau nom du parti bonapartiste, L’Ordre de Paris. Ses chroniques ont paru successivement dans L’Ordre de Paris, organe officiel de l’Appel au Peuple, bonapartiste, jusqu’en 1877; puis dans L’Ariégeois, au service du baron de Saint-Paul, député de l’Ariège, en 1877-1878; puis dans Le Gaulois.


Il met sa plume au service de ses valeurs éthiques et esthétiques et engage les grands combats éthiques, politiques, artistiques et littéraires, qui donneront de lui l’image durable d’un justicier et d’un imprécateur. C’est à la fin de 1884 que commence sa longue amitié avec Monet et Rodin. Il reconnaîtra le génie de Camille Claudel.


C’est un homme engagé, qui paiera de sa poche la lourde amende à laquelle Zola est condamné pour la publication de
J’Accuse dans L’Aurore.

Octave Mirbeau a connu une célébrité européenne et de grands succès populaires, tout en étant également apprécié et reconnu par les avant-gardes littéraires et artistiques, ce qui n’est pas commun.

Journaliste influent et fort bien rémunéré, critique d’art défenseur des avant-gardes, pamphlétaire redouté, il a été aussi un romancier novateur et un dramaturge, à la fois classique et moderne, qui a triomphé sur toutes les grandes scènes du monde.

On lui doit notamment les ouvrages Le Calvaire, L’abbé Jules ou encore le Journal d’une femme de chambre.


Après sa mort, il a traversé pendant un demi-siècle une période de purgatoire
: il était visiblement trop dérangeant tant sur le plan littéraire et esthétique que sur le plan politique et social. Littérairement incorrect, il était inclassable, il faisait fi des étiquettes, des théories et des écoles, et il étendait à tous les genres littéraires sa contestation radicale des institutions culturelles; également politiquement incorrect, farouchement individualiste et libertaire.
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