Éphéméride 2 février 1957 décès de Valéry Larbaud

Valery Larbaud, né à Vichy en 1881, est issu d’une famille fortunée. Son père, Nicolas Larbaud, pharmacien à Vichy, a bâti sa fortune sur l’exploitation des eaux minérales de Saint-Yorre (Allier).
Enfant unique, il est élevé par sa mère et sa tante. Solitaire et rêveur dès son plus jeune âge il décrira l’enfance avec un art subtil dans Enfantines (publié en 1918).
À 10 ans, il est inscrit comme pensionnaire au collège Saint-Barbe de Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine), épisode marquant de son existence qu’il décrira dans son roman Fermina Marquez (1911).
En 1896, il entreprend son premier voyage en Espagne, suivi de nombreux autres qui lui feront découvrir et aimer l’Angleterre, l’Italie, le Portugal, l’Allemagne, la Suède, la Grèce, la Suisse, l’Albanie… Dès l’âge de quinze ans, il affirme qu’il veut être « homme de lettres ».
Ses premières publications sont des traductions, des articles sur la littérature anglaise, espagnole. Il fait connaître de nombreux écrivains au public français.

En 1908, il publie ses premiers textes. A.O. Barnabooth, Jaune, Bleu, Blanc (publié en 1927) et Aux couleurs de Rome (1938).

En 1923, dans
Amants, heureux amants, trois nouvelles sur le thème de l’amour, il utilise le procédé littéraire du monologue intérieur qu’il a découvert et apprécié dans l’œuvre de l’écrivain irlandais James Joyce. Enthousiasmé par la lecture d’Ulysse, il accepte de diriger la traduction en français du texte de Joyce.

De même, il va entreprendre la traduction d’œuvres de Ramon Gomez de la Serna, Samuel Butler, Gabriel Miro, Walt Whitman… Il veut faire connaître au public français des écrivains alors peu connus comme Joseph Conrad, William Faulkner, Jorge Luis Borges… Mais aussi des auteurs français oubliés comme Maurice Scève, Jean de Lingendes… ou encore peu lus comme Paul Valéry, Blaise Cendrars, Léon-Paul Fargue…

En 1935, terrassé par un accident cérébral, il ne peut plus écrire. Isolé par la maladie, il n’est pourtant pas oublié du monde des lettres. Il reçoit de nombreux titres honorifiques et littéraires, en particulier le Prix National des Lettres en 1952. Il décède en 1957 à Vichy.
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