Éphéméride 2 octobre 1905 décès de Jose-Maria de Hérédia



Né à Santiago de Cuba, de père cubain et de mère française, José Maria de Hérédia vint au monde dans la plantation de café familiale, nommée “La Fortune”. Le poète est, par son père, le descendant de ces conquistadores espagnols dont il conte les ambitions dans Les Conquérants.
Il vint en France, au collège Saint Vincent de Senlis pour y poursuivre ses études en 1851, à l'âge de neuf ans, et il y resta jusqu’à son baccalauréat, en 1859. Il y fut un élève brillant et très apprécié. La découverte, juste avant son retour, de l’œuvre de Leconte de Lisle, fit sur lui une impression profonde.
Dès 1861, il s'installa définitivement en France. Ami de Sully-Prudhomme, d'Anatole France, de Catulle Mendès et, surtout, de son maître Leconte de Lisle, il commença à composer des poèmes très influencés par la toute récente école parnassienne qui prônait le réalisme exact et la perfection absolue de la forme. Il publia ses premières œuvres dans diverses revues, puis Leconte de Lisle lui permit de collaborer au
Parnasse contemporain (1866).
Hérédia ne publia qu'un seul recueil, Les Trophées (1893), livre composé de 118 sonnets remarquables pour leur versification virtuose et pour la richesse de leur vocabulaire. Il fut élu à l'Académie française en 1894, occupant le fauteuil de Leconte de Lisle, mais ne produisit plus d'œuvre importante.
Lors du voyage des souverains russes à Paris, en 1896, José-Maria de Hérédia composa le Salut à l'Empereur, poème lu par Paul Mounet, de la Comédie-Française, à la cérémonie de la pose de la première pierre du pont Alexandre-III. Il était membre de la Commission du dictionnaire. Il devint en 1901 conservateur de la bibliothèque de l'Arsenal.

Il eut trois filles : Hélène (1871-1953) qui épousa Maurice Maindron, Marie (1875-1963) - mariée à Henri de Régnier, maîtresse de Pierre Louÿs et poète sous le pseudonyme de Gérard d'Houville -, et Louise (1878-1930), mariée à Pierre Louÿs.

Il mourut le 2 octobre 1905 au château de Bourdonné, près de Houdan. Il fut inhumé le 7 octobre au cimetière de Bonsecours (Seine-Maritime).

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