M. Zink, Livres anciens, lectures vivantes

Contributions
de G. Angeli, A. M. Babbi, Y. Bonnefoy, J.
Cerquiglini-Toulet, A. Compagnon, C. Galderisi, D.
Heller-Roazen, P. Labarthe, M. Mancini, E.
Mochonkina, P. Oster-Stierle, K. Stierle, H. Tétrel,
J.-C. Vegliante, H. Weinrich, M.
Zink.
« Lire
un texte vieilli, c'est ce que fait tout lecteur dès
lors qu'il lit autre chose que le journal du jour ou
un roman de l'année. Dans tous les cas, la distance
ainsi créée suffit à elle seule à en faire, quel
qu'il soit, de la littérature. Cette distance est la
première cause qui fait de la littérature une
expérience du temps et un arrachement à soi-même.
Pour mieux se retrouver. Plus le texte est ancien,
plus le lecteur s'étonne et se réjouit d'être touché
par lui, d'être en harmonie avec lui, de se
reconnaître en lui.
Il
n'existe pas au monde de civilisation dont la
littérature ne s'enracine dans des poèmes, des
légendes, des récits, des mythes supposés issus du
passé le plus reculé. Partout, la littérature se
fonde sur des classiques et un canon qui ne retient
par définition que des textes déjà vieux. Autrement
dit, ce qui la définit, c'est la distance créée par
le vieillissement du texte. Distance subie, car le
texte ancien est difficile, mais aussi goûtée. »
(M. Zink)
Michel
Zink (dir.), Livres
anciens, lectures vivantes
Paris, Odile Jacob, coll. "Travaux du Collège de
France"
ISBN : 978-2-7381-2491-3
352 pages - 22.9 €
