Passion Lettres
Poe

Avec Poe juqu'au bout de la prose

Résumé
À l’occasion du bicentenaire de la naissance d’E.A. Poe, né en 1809, H. Justin s’attache à resituer l’œuvre de celui qui est considéré comme le frère spirituel de C. Baudelaire et le maître de P. Valéry et S. Mallarmé. Il explore l’espace imaginaire de Poe, convaincu de son exception littéraire.


Quatrième de couverture
Avec Poe jusqu’au bout de la prose: Rénovateur du conte, inventeur du récit policier, annonciateur de la psychanalyse, essentiellement poète, Edgar Allan Poe fut le frère spirituel de Baudelaire, le maître proclamé de Valéry et de Mallarmé. En 1894, ce dernier conclut même au « cas littéraire absolu ». Cette étrange formule, des années de familiarité avec l’œuvre de l’Américain, ont convaincu Henri Justin être la bonne. Notant que Poe n’est plus guère perçu que comme un maître du fantastique ou un écrivain pour la jeunesse, l’auteur entreprend de redonner à ses textes leur éclat originel et de restituer la logique de leur unité. Ainsi fait-il profiter l’œuvre de Poe de tout ce que Poe lui-même a apporté à la conscience littéraire occidentale: une esthétique au service du seul texte, aidant en cela à penser le fait littéraire. Sans jargon, passionné, captivant, le livre s’ouvre sur une présentation de la vie et de l’œuvre de Poe puis s’engage dans une exploration de son espace imaginaire, s’avançant par étapes, avec haltes et détours. Henri Justin a beaucoup labouré Poe, et lorsqu’il conduit le lecteur dans son œuvre, c’est en guide qui connaît les bons coins et qui sait faire goûter, sur les meilleurs exemples, l’écriture au travail.

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Edgar Poe le Corbeau

INCIPIT
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« Une fois, sur le minuit lugubre, pendant que je méditais, faible et fatigué, sur maint précieux et curieux volume d’une doctrine oubliée, pendant que je donnais de la tête, presque assoupi, soudain il se fit un tapotement, comme de quelqu’un frappant doucement, frappant à la porte de ma chambre. 'C’est quelque visiteur, murmurai-je, qui frappe à la porte de ma chambre; ce n’est que cela, et rien […]. »

Le Corbeau, d’Edgar A. Poe, traduit par Baudelaire et Mallarmé.
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