Les Vraies richesses. Giono dans la mêlée
Jean Giono,
9 :
"Les
Vraies richesses.
Giono dans la mêlée"
Sous
la direction de Laurent Fourcault
Caen :
Lettres modernes Minard, 2010.
Table
des matières :
avant-propos,
par Laurent Fourcaut
I. LES
VRAIES RICHESSES
1. Les
Vraies richesses. Réception de
l'oeuvre, par Michel Gramain.
2. Vision politique et vision poétique.
Grammaire du discours argumentatif dans
Les
Vraies richesses, par Sophie
Milcent-Lawson.
3. De la guerre à la terre. Les idées politiques
de Giono au temps des “Vraies
richesses”
(1929–1939), par
Mireille Sacotte.
4. Les
Vraies richesses comme
apax :
de l'ogre capitaliste aux noces avec la terre, par
Laurent Fourcaut.
II. Bibliographie
Les
Vraies richesses, bibliographie
de la critique, par Laurent Fourcaut.
III. Carnet
critique
J. Giono, J'ai
ce que j'ai donné (par A.
Castiglione). – D. Grosse, Jean
Giono. Violence et création (par J.-P.
Pilorget). – J.-P. Pilorget, Le
Compagnonnage souverain de Jean Giono.
Intertextualité et art
romanesque ;
J. Giono, Colline,
édition critique
et édition diplomatique du manuscrit ms A 9811
établies par Michel Gramain ;
J. Giono–H. Pourrat, Correspondance
(1929–1940) (par L.
Fourcaut). – H. Godard, Giono.
Le Roman, un divertissement de
roi ;
A. Stevenson,
Blanche
Meyer et Jean Giono (par J. Le
Gall).
Un roi sans divertissement
La chanson de Brel qui ouvre et ferme le film est très réussie, elle aussi.
Pourquoi faut-il que les hommes s'ennuient ?
Jacques Brel
Pourtant les hôtesses sont douces
Aux auberges bordées de neige
Pourtant patientent les épouses
Que les enfants ont prises au piège
Pourtant les auberges sont douces
Où le vin fait tourner manège
Pourquoi faut-il que les hommes s'ennuient ?
Pourtant les villes sont paisibles
Où tremblent cloches et clochers
Mais le diable dort-il sous la bible ?
Mais les rois savent-ils prier ?
Pourtant les villes sont paisibles
De blanc matin en blanc coucher
Pourquoi faut-il que les hommes s'ennuient ?
Pourtant il nous reste à rêver
Pourtant il nous reste à savoir
Et tous ces loups qu'il faut tuer
Tous ces printemps qu'il reste à boire
Désespérance ou désespoir
Il nous reste à être étonnés
Pourquoi faut-il que les hommes s'ennuient ?
Pourtant il nous reste à tricher
Être le pique et jouer cœur
Être la peur et rejouer
Être le diable et jouer fleur
Pourtant il reste à patienter
Bon an mal an on ne vit qu'une heure
Pourquoi faut-il que les hommes s'ennuient ?
