Cahiers Bataille N°1
Parution :
Cahiers
Bataille Numéro
premier
Ouverture
Claude
Minière – Par-delà la poésie
Entretien
Christian Prigent – Retour à Bataille
suivi
de Du
désir de littérature
Contexte
Michel Surya – Felix culpa (Discussion sur le péché)
Frédéric Aribit – Autopsie du Cadavre
Kuniyoshi Kaneko – Esprit
d’enfance :
Georges Bataille critique
Koichiro Hamano – Introduction du Bleu
du ciel
Jean-Louis Cornille – Bataille entre boudoir et
bibliothèque
Muriel Pic – Le péril de l’incommensurable
Jean Pierrot – Georges Bataille et le sensible
Georges Sebbag – Breton, Bataille et la guerre
d’espagne
Chiara di Marco – « Moi,
j’existe » connaissance et existence
Dominic Marion – Figuration et
irreprésentable :
à propos d’une économie du non-savoir
Felice Ciro Papparo – Rien ou la langue des formes
Vincent Teixeira – L’œil à l’œuvre :
Histoire
de l’œil et ses
peintres
Inédit
Georges Bataille – Définition de
l'hétérologie
Éditions
Les Cahiers 280 pages
ISBN :
978-2-9534806-1-0
35 euros
Les Cahiers
Bataille :
http://editionslescahiers.fr/2011/03/10/cahiers-bataille
Le numéro 1 :
http://editionslescahiers.fr/2009/09/05/cahiers-bataille-1
Georges Bataille
LA SYMBOLIQUE DES MOYENS DE TRANSPORT DANS L’ŒUVRE ROMANESQUE DE GEORGES BATAILLE
Wafa
GHORBEL
De prime
abord, les moyens de transport ne constituent que des
éléments accessoires parmi tant d’autres dans l’œuvre
romanesque de Georges Bataille. Ils permettent,
conformément à l’usage habituel, le déplacement des
personnages dans l’espace, leurs promenades, leurs
voyages, tout en favorisant leurs rencontres et leurs
séparations.
Toutefois, une observation attentive permet de
détecter la place importante et considérablement
symbolique qu’occupent ces véhicules batailliens au
sein de leur univers fictionnel. Publics ou privés,
collectifs ou individuels, mécaniques ou naturels,
terrestres, maritimes ou aériens, ils dépassent le
cadre de leurs fonctions originelles utilitaires pour
assumer des rôles beaucoup plus abstraits et
inconstants au gré des situations fictionnelles qui
occasionnent leurs apparitions.
Chevaux, vélos, automobiles (voitures, taxis,
fiacres, coupés, corbillards, camionnettes), trains,
bateaux (barques, yachts) et avions emplissent
l’œuvre d’arrivées et de départs, de retrouvailles et
de ruptures, d’espoir et de déceptions, de plaisir et
de souffrance, d’amour et de mort. Ils permettent
d’entreprendre, parallèlement au déplacement dans
l’espace, un voyage périlleux, néanmoins libérateur,
dans l’univers intérieur des personnages, un
pèlerinage au temple des profondeurs ténébreuses de
leur être, de leur obscur inconscient.
Ce voyage serait l’équivalent d’une quête spirituelle
de soi, d’une série d’épreuves préparatoires à
l’initiation bataillienne, d’une progression
existentielle ayant pour ultime station, pour but
final la réalisation du « surhomme »
nietzschéen.
http://melusine.univ-paris3.fr/astu/Ghorbel.pdf
