Balzac
Balzac et l'Orient à Saché
18/12/2010 21:08 Classé dans : Litterature
Dans sa
préface aux Orientales,
Victor Hugo note en 1829 : « l’Orient est
devenu une préoccupation générale ». De fait,
les événements politiques et les transformations
économiques entraînent un nouveau regard sur l’Orient
dans la première moitié du XIXe siècle.
Balzac connaît peu de choses de l’Orient. Il ne fait ni voyages, ni recherches, ni lectures personnelles. Il s’agit avant tout d’un Orient rêvé, commun à de nombreux artistes et écrivains romantiques, tout droit sorti des Mille et Une Nuits et qui recoupe largement l’Asie.
Si on ne trouve pas d’allusions directes à l’Orient dans l’œuvre de Balzac, on peut néanmoins répertorier des fragments qui constituent un orientalisme balzacien dialoguant volontiers avec les peintures de Delacroix. Plusieurs constantes définissent cet Orient mythique : le calme de ses « peuplades » (par opposition au tumulte parisien), le fantasme du harem, la toute-puissance des hommes, la volupté des femmes orientales ou encore le danger des passions.
Décembre 2010 et janvier 2011 au Musée Balzac ici
Balzac connaît peu de choses de l’Orient. Il ne fait ni voyages, ni recherches, ni lectures personnelles. Il s’agit avant tout d’un Orient rêvé, commun à de nombreux artistes et écrivains romantiques, tout droit sorti des Mille et Une Nuits et qui recoupe largement l’Asie.
Si on ne trouve pas d’allusions directes à l’Orient dans l’œuvre de Balzac, on peut néanmoins répertorier des fragments qui constituent un orientalisme balzacien dialoguant volontiers avec les peintures de Delacroix. Plusieurs constantes définissent cet Orient mythique : le calme de ses « peuplades » (par opposition au tumulte parisien), le fantasme du harem, la toute-puissance des hommes, la volupté des femmes orientales ou encore le danger des passions.
Décembre 2010 et janvier 2011 au Musée Balzac ici
Comments
Balzac, manuscrit des «Illusions perdues»
13/12/2010 20:53 Classé dans : Litterature

Au cœur de la Comédie humaine, Illusions perdues est, selon la formule de son auteur, « l’œuvre capitale dans l’œuvre ». Le fac-similé ici présenté, celui des deux Poètes, a porté à lui seul le titre Illusions perdues.
Illusions perdues est le titre général de l’un des principaux romans d’Honoré de Balzac, dans lequel se retrouvent un grand nombre de caractères de la Comédie humaine. Composé de 1835 à 1843, il appartient aux « Scènes de la vie de province » et comprend trois récits qui se suivent : Deux poètes (1837), Un grand homme de province à Paris(1839) et Eve et David (1843).
Le fac-similé qui est ici présenté est celui des Deux poètes – dont l’action se déroule à Angoulême, sous la Restauration. Le manuscrit, qui comprend quatre-vingt-dix-sept feuillets et porte les traces du travail opéré à l’imprimerie, est exemplaire des habitudes de travail et des méthodes de composition de l’écrivain. « Le manuscrit d’Illusions perdues est certainement l’un des plus beaux et l’un des plus spectaculaires de tous les manuscrits balzaciens qui sont parvenus jusqu’à nous », peut-on lire sous la plume de Stéphane Vachon. « Balzac le conserva dans sa bibliothèque personnelle, signe de l’importance qu’il attachait au roman des Illusions perdues. […] Il se dégage du manuscrit une formidable impression de vitesse, malgré ou à cause des corrections qu’il comporte. Balzac raye presque toujours le mot, ou les premières lettres du mot qu’il vient d’écrire lorsqu’il apporte une précision, quitte à devoir réécrire le mot après l’ajout qu’il ne place pas en interligne […]. » D’une reproduction et d’une présentation admirables, ce fac-similé passionnant à plus d’un titre se déguste comme le meilleur des romans.
Livre du jour Balzac La Duchesse de Langeais
18/03/2010 18:31 Classé dans : Litterature
INCIPIT
Chaque jour un livre en téléchargement
« Il existe dans une ville espagnole située sur une île de la Méditerranée, un couvent de Carmélites Déchaussées où la règle de l’Ordre institué par sainte Thérèse s’est conservée dans la rigueur primitive de la réformation due à cette illustre femme. Ce fait est vrai, quelque extraordinaire qu’il puisse paraître. Quoique les maisons religieuses de la Péninsule et celles du Continent aient été presque toutes détruites ou bouleversées par les éclats de la Révolution française […]. »
La Duchesse de Langeais d’Honoré de Balzac
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« Il existe dans une ville espagnole située sur une île de la Méditerranée, un couvent de Carmélites Déchaussées où la règle de l’Ordre institué par sainte Thérèse s’est conservée dans la rigueur primitive de la réformation due à cette illustre femme. Ce fait est vrai, quelque extraordinaire qu’il puisse paraître. Quoique les maisons religieuses de la Péninsule et celles du Continent aient été presque toutes détruites ou bouleversées par les éclats de la Révolution française […]. »
La Duchesse de Langeais d’Honoré de Balzac
Livre du jour Balzac Esquisse d'homme d'affaires
06/10/2009 21:45 Classé dans : Litterature
INCIPIT
Chaque jour, un livre en téléchargement
« Lorette est un mot décent inventé pour exprimer l’état d’une fille ou la fille d’un état difficile à nommer, et que, dans sa pudeur, l’Académie Française a négligé de définir, vu l’âge de ses quarante membres. Quand un nom nouveau répond à un cas social qu’on ne pouvait pas dire sans périphrases, la fortune de ce mot est faite. Aussi la Lorette passa-t-elle dans toutes les classes de la société, même dans celles où ne passera jamais une Lorette. Le mot ne fut fait qu’en 1840 […] ».
Esquisse d’homme d’affaires d’après nature, d’Honoré de Balzac.
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« Lorette est un mot décent inventé pour exprimer l’état d’une fille ou la fille d’un état difficile à nommer, et que, dans sa pudeur, l’Académie Française a négligé de définir, vu l’âge de ses quarante membres. Quand un nom nouveau répond à un cas social qu’on ne pouvait pas dire sans périphrases, la fortune de ce mot est faite. Aussi la Lorette passa-t-elle dans toutes les classes de la société, même dans celles où ne passera jamais une Lorette. Le mot ne fut fait qu’en 1840 […] ».
Esquisse d’homme d’affaires d’après nature, d’Honoré de Balzac.
Livre du jour Balzac La Grenadière
26/08/2009 21:55 Classé dans : Litterature
INCIPIT
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« La Grenadière est une petite habitation située sur la rive droite de la Loire, en aval et à un mille environ du pont de Tours. En cet endroit, la rivière, large comme un lac, est parsemée d’îles vertes et bordée par une roche sur laquelle sont assises
plusieurs maisons de campagne, toutes bâties en pierre blanche, entourées de clos de vigne et de jardins où les plus beaux fruits du monde mûrissent à l’exposition du midi. Patiemment terrassés par plusieurs générations, les creux du rocher réfléchissent les rayons du soleil, et permettent de cultiver en pleine terre, à la faveur d’une température factice, les productions des plus chauds climats. Dans une des moins profondes anfractuosités qui découpent cette colline s’élève la flèche aiguë de Saint-Cyr, petit village duquel dépendent toutes ces maisons éparses. Puis, un peu plus loin, la Choisille se jette dans la Loire par une grasse vallée qui interrompt ce long coteau. La Grenadière, sise à mi-côte du rocher, à une centaine de pas de l’église, est un de ces vieux logis âgés de deux ou trois cents ans qui se rencontrent en Touraine dans chaque jolie situation. Une cassure de roc a favorisé la construction d’une rampe qui arrive en pente douce sur la levée, […] »
Honoré de Balzac, La Grenadière
Chaque jour, un livre en téléchargement
« La Grenadière est une petite habitation située sur la rive droite de la Loire, en aval et à un mille environ du pont de Tours. En cet endroit, la rivière, large comme un lac, est parsemée d’îles vertes et bordée par une roche sur laquelle sont assises
plusieurs maisons de campagne, toutes bâties en pierre blanche, entourées de clos de vigne et de jardins où les plus beaux fruits du monde mûrissent à l’exposition du midi. Patiemment terrassés par plusieurs générations, les creux du rocher réfléchissent les rayons du soleil, et permettent de cultiver en pleine terre, à la faveur d’une température factice, les productions des plus chauds climats. Dans une des moins profondes anfractuosités qui découpent cette colline s’élève la flèche aiguë de Saint-Cyr, petit village duquel dépendent toutes ces maisons éparses. Puis, un peu plus loin, la Choisille se jette dans la Loire par une grasse vallée qui interrompt ce long coteau. La Grenadière, sise à mi-côte du rocher, à une centaine de pas de l’église, est un de ces vieux logis âgés de deux ou trois cents ans qui se rencontrent en Touraine dans chaque jolie situation. Une cassure de roc a favorisé la construction d’une rampe qui arrive en pente douce sur la levée, […] »
Honoré de Balzac, La Grenadière
Balzac et la peinture
25/08/2009 21:44 Classé dans : Litterature
Ce site
propose un parcours en image de l’œuvre de Balzac.
Du Chef-d’œuvre
inconnu aux
descriptions les plus récurrentes de la
Comédie
humaine (description
des visages et des intérieurs), l’œuvre de Balzac
regorge de références aux techniques picturales et
aux plus grands maîtres (Rubens, Rembrandt…). À
partir des œuvres du Musée du Louvre, les auteurs de
ce site nous proposent un passionnant voyage dans
l’univers balzacien.
http://lettres.ac-rouen.fr/louvre/balzac/uneset1.html
http://lettres.ac-rouen.fr/louvre/balzac/uneset1.html
Livre du jour Balzac Pierre Grassou
08/07/2009 16:41 Classé dans : Litterature
INCIPIT
Chaque jour, un livre en téléchargement
« Toutes les fois que vous êtes sérieusement allé voir l’Exposition des ouvrages de sculpture et de peinture, comme elle a lieu depuis la Révolution de 1830, n’avez-vous pas été pris d’un sentiment d’inquiétude, d’ennui, de tristesse, à l’aspect des longues galeries encombrées ? Depuis 1830, le Salon n’existe plus. Une seconde fois, le Louvre a été pris d’assaut par le peuple des artistes qui s’y est maintenu. En offrant autrefois l’élite des œuvres d’art, le Salon emportait les plus […]. »
Pierre Grassou, d’Honoré de Balzac
Chaque jour, un livre en téléchargement
« Toutes les fois que vous êtes sérieusement allé voir l’Exposition des ouvrages de sculpture et de peinture, comme elle a lieu depuis la Révolution de 1830, n’avez-vous pas été pris d’un sentiment d’inquiétude, d’ennui, de tristesse, à l’aspect des longues galeries encombrées ? Depuis 1830, le Salon n’existe plus. Une seconde fois, le Louvre a été pris d’assaut par le peuple des artistes qui s’y est maintenu. En offrant autrefois l’élite des œuvres d’art, le Salon emportait les plus […]. »
Pierre Grassou, d’Honoré de Balzac
Balzac Histoires en rouge et noir
21/03/2009 20:09 Classé dans : Litterature
Toujours
sur le site de l’éditeur Pocket, un autre
cahier :
Balzac, Histoires en rouge et noir, dont La Grande Bretèche
Quatrième de couverture
« La Grande Bretèche et ses hautes herbes, ses fenêtres condamnées, ses ferrements rouillés, ses portes closes, ses appartements déserts, se montra tout à coup fantastiquement devant moi. J’essayai de pénétrer dans cette mystérieuse demeure en y cherchant le nœud de cette solennelle histoire, le drame qui avait tué trois personnes. »
La Grande Bretèche
Édition présentée et commentée par Claude Aziza (université de Paris III), Dominique Brunet (lycée Maurice-Ravel), Annie Collognat (lycée Victor-Hugo).
LIRE avec le texte intégral et la préface présentant l’œuvre et son auteur.
COMPRENDRE avec « les clés de l’œuvre » : 77 pages pour aller à l’essentiel du contenu et de l’analyse de l’œuvre ; 30 pages pour approfondir l’étude de l’œuvre.
Tous ces textes entretiennent un lien plus ou moins direct avec le fantastique ou le macabre. Nous proposons ici quelques pistes de lecture possibles pour cinq d’entre eux. L’un est fort connu, il s’agit de L’Élixir de longue vie qui relève du « genre frénétique ». Le deuxième, plus curieux, Une passion dans le désert, relate l’étrange histoire d’amour entre un fauve et un homme. Les trois derniers, Le Gilet rouge, Le Président Vigneron et Le Tic du mort, très brefs, sont des chefs-d'œuvre d’humour macabre.
http://www.enseignants-et-litterature.fr/lycee/fiche_pedagogique96.html
Balzac, Histoires en rouge et noir, dont La Grande Bretèche
Quatrième de couverture
« La Grande Bretèche et ses hautes herbes, ses fenêtres condamnées, ses ferrements rouillés, ses portes closes, ses appartements déserts, se montra tout à coup fantastiquement devant moi. J’essayai de pénétrer dans cette mystérieuse demeure en y cherchant le nœud de cette solennelle histoire, le drame qui avait tué trois personnes. »
La Grande Bretèche
Édition présentée et commentée par Claude Aziza (université de Paris III), Dominique Brunet (lycée Maurice-Ravel), Annie Collognat (lycée Victor-Hugo).
LIRE avec le texte intégral et la préface présentant l’œuvre et son auteur.
COMPRENDRE avec « les clés de l’œuvre » : 77 pages pour aller à l’essentiel du contenu et de l’analyse de l’œuvre ; 30 pages pour approfondir l’étude de l’œuvre.
Tous ces textes entretiennent un lien plus ou moins direct avec le fantastique ou le macabre. Nous proposons ici quelques pistes de lecture possibles pour cinq d’entre eux. L’un est fort connu, il s’agit de L’Élixir de longue vie qui relève du « genre frénétique ». Le deuxième, plus curieux, Une passion dans le désert, relate l’étrange histoire d’amour entre un fauve et un homme. Les trois derniers, Le Gilet rouge, Le Président Vigneron et Le Tic du mort, très brefs, sont des chefs-d'œuvre d’humour macabre.
http://www.enseignants-et-litterature.fr/lycee/fiche_pedagogique96.html
Livre du jour Balzac César Birotteau
19/01/2009 11:08 Classé dans : Litterature
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« Durant les nuits d’hiver, le bruit ne cesse dans la rue Saint-Honoré que pendant un instant ; les maraîchers y continuent, en allant à la Halle, le mouvement qu’ont fait les voitures qui reviennent du spectacle ou du bal. Au milieu de ce point d’orgue qui, dans la grande symphonie du tapage parisien, se rencontre vers une heure du matin, la femme de monsieur César Birotteau, marchand parfumeur établi près de la place Vendôme, fut réveillée en sursaut par un épouvantable rêve. La parfumeuse s’était vue double, elle s’était apparue à elle-même en haillons, tournant d’une main sèche et ridée le bec de canne de sa propre boutique, où elle se trouvait à la fois et sur le seuil de la porte et sur son fauteuil dans le comptoir ; elle se demandait l’aumône, elle s’entendait parler à la porte et au comptoir. Elle voulut saisir son mari et posa la main sur une place froide. Sa peur devint alors tellement intense qu’elle ne put remuer son cou qui se pétrifia : les parois de son gosier se collèrent, la voix lui manqua ; elle resta clouée sur son séant, les yeux agrandis et fixes, les cheveux douloureusement affectés, les oreilles pleines de sons étranges, le cœur contracté mais palpitant, enfin tout à la fois en sueur et glacée au milieu d’une alcôve dont les deux battants étaient ouverts. »
Texte intégral ici
Je viens de mettre en ligne une étude de ce roman
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« Durant les nuits d’hiver, le bruit ne cesse dans la rue Saint-Honoré que pendant un instant ; les maraîchers y continuent, en allant à la Halle, le mouvement qu’ont fait les voitures qui reviennent du spectacle ou du bal. Au milieu de ce point d’orgue qui, dans la grande symphonie du tapage parisien, se rencontre vers une heure du matin, la femme de monsieur César Birotteau, marchand parfumeur établi près de la place Vendôme, fut réveillée en sursaut par un épouvantable rêve. La parfumeuse s’était vue double, elle s’était apparue à elle-même en haillons, tournant d’une main sèche et ridée le bec de canne de sa propre boutique, où elle se trouvait à la fois et sur le seuil de la porte et sur son fauteuil dans le comptoir ; elle se demandait l’aumône, elle s’entendait parler à la porte et au comptoir. Elle voulut saisir son mari et posa la main sur une place froide. Sa peur devint alors tellement intense qu’elle ne put remuer son cou qui se pétrifia : les parois de son gosier se collèrent, la voix lui manqua ; elle resta clouée sur son séant, les yeux agrandis et fixes, les cheveux douloureusement affectés, les oreilles pleines de sons étranges, le cœur contracté mais palpitant, enfin tout à la fois en sueur et glacée au milieu d’une alcôve dont les deux battants étaient ouverts. »
Texte intégral ici
Je viens de mettre en ligne une étude de ce roman
Le vocabulaire de Balzac
18/01/2009 10:57 Classé dans : Litterature
La
quasi intégralité de l’œuvre de Balzac en texte
intégral, avec des fonctions très performantes de
recherche de mots et de statistiques (occurrences
différentielles selon les romans…).
Appartient au site de l’UMR 6039 « Bases, corpus et langages » (CNRS — Université de Nice).
Présente également des illustrations rattachées à l’œuvre.
http ://134.59.31.3/~brunet/BALZAC/BALZAC. htm
Appartient au site de l’UMR 6039 « Bases, corpus et langages » (CNRS — Université de Nice).
Présente également des illustrations rattachées à l’œuvre.
http ://134.59.31.3/~brunet/BALZAC/BALZAC. htm
Livre du jour Balzac Messe de l'Athée
27/12/2008 09:28 Classé dans : Litterature
INCIPIT
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«Un médecin à qui la science doit une belle théorie physiologique, et qui, jeune encore, s’est placé parmi les célébrités de l’École de Paris, centre de lumières auquel les médecins de l’Europe rendent tous hommage, le docteur Bianchon a longtemps pratiqué la chirurgie avant de se livrer à la médecine. Ses premières études furent dirigées par un des plus grands chirurgiens français, par l’illustre Desplein, qui passa comme un météore dans la science. De […]»
La Messe de l’athée, d’Honoré de Balzac.
http://jydupuis.apinc.org/balzac/Balzac-42.pdf
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«Un médecin à qui la science doit une belle théorie physiologique, et qui, jeune encore, s’est placé parmi les célébrités de l’École de Paris, centre de lumières auquel les médecins de l’Europe rendent tous hommage, le docteur Bianchon a longtemps pratiqué la chirurgie avant de se livrer à la médecine. Ses premières études furent dirigées par un des plus grands chirurgiens français, par l’illustre Desplein, qui passa comme un météore dans la science. De […]»
La Messe de l’athée, d’Honoré de Balzac.
http://jydupuis.apinc.org/balzac/Balzac-42.pdf
Livre du jour Balzac Une fille d'Ève
09/12/2008 10:31 Classé dans : Litterature
Chaque jour, un livre en téléchargement
HONORÉ DE BALZAC, Une fille d’Ève
1838. La Comédie humaine — Études de mœurs. Premier livre, Scènes de la vie privée — Tome II. Deuxième volume de l’édition Furne 1842
Dans sa confortable maison parisienne, la jeune Marie-Angélique de Vandenesse, mariée au comte Félix de Vandenesse, s’ennuie déjà. Elle rencontre Nathan, un jeune écrivain. Celui-ci pour être digne de sa brillante conquête, se lance dans des projets politico-littéraires. Mais ses affaires tournent mal, et pour le sauver, l’imprudente Marie-Angélique souscrit des lettres de change…
http://www.ebooksgratuits.com/pdf/balzac_une_fille_d_eve.pdf
Origines de la presse parisienne
16/11/2008 13:55 Classé dans : Litterature
En lien
avec mon message précédent, un article de la
revue Loxias :
Aux origines de la presse littéraire française :
Résumé
La mauvaise réputation de la presse et des journalistes ne date pas du XIXe siècle. Si un Balzac et un Maupassant ont peint ce milieu de l’intérieur, les siècles précédents eurent leur lot de caricatures et de portraits au vitriol. Qu’on se souvienne de Voltaire et de son portrait charge de Fréron. Un Renaudot ou un Donneau de Visé ne furent pas épargnés, le second ayant eu la malencontreuse idée de se quereller avec Molière, de ne pas aimer Racine et d’irriter La Bruyère. Journaux et journalistes français de l’Ancien Régime pâtissent dans l’imaginaire collectif de cette image de serviteurs zélés du pouvoir et de la convention sociale : le théâtre du temps ne fit pas faute de le souligner, avec plus ou moins de discrétion selon les scènes. Dans ses « Conseils à un journaliste », Voltaire leur faisait la leçon et leur indiquait, sans trop d’illusion, comment il fallait faire « pour qu’un tel journal plaise à notre siècle et à la postérité » ? : belle illusion sur la pérennité d’une écriture dont, précisément, la volatilité faisait le prix relatif. Seule la presse du Refuge, hollandaise, ou des marches — Avignon, Liège, Clèves -, avait cet air de liberté que nos contemporains aiment trouver dans le passé, avec le parfum d’opposition qui l’embellit encore. Les travaux enfin entrepris depuis quelques décennies permettent de nuancer fortement ce jugement.
Origines de la presse parisienne
Aux origines de la presse littéraire française :
Résumé
La mauvaise réputation de la presse et des journalistes ne date pas du XIXe siècle. Si un Balzac et un Maupassant ont peint ce milieu de l’intérieur, les siècles précédents eurent leur lot de caricatures et de portraits au vitriol. Qu’on se souvienne de Voltaire et de son portrait charge de Fréron. Un Renaudot ou un Donneau de Visé ne furent pas épargnés, le second ayant eu la malencontreuse idée de se quereller avec Molière, de ne pas aimer Racine et d’irriter La Bruyère. Journaux et journalistes français de l’Ancien Régime pâtissent dans l’imaginaire collectif de cette image de serviteurs zélés du pouvoir et de la convention sociale : le théâtre du temps ne fit pas faute de le souligner, avec plus ou moins de discrétion selon les scènes. Dans ses « Conseils à un journaliste », Voltaire leur faisait la leçon et leur indiquait, sans trop d’illusion, comment il fallait faire « pour qu’un tel journal plaise à notre siècle et à la postérité » ? : belle illusion sur la pérennité d’une écriture dont, précisément, la volatilité faisait le prix relatif. Seule la presse du Refuge, hollandaise, ou des marches — Avignon, Liège, Clèves -, avait cet air de liberté que nos contemporains aiment trouver dans le passé, avec le parfum d’opposition qui l’embellit encore. Les travaux enfin entrepris depuis quelques décennies permettent de nuancer fortement ce jugement.
Origines de la presse parisienne
Livre du jour Balzac Les Journalistes
16/11/2008 13:51 Classé dans : Litterature
Chaque jour, un livre en téléchargement
Balzac, Monographie de la presse parisienne, titré parfois Les Journalistes
Mode image :
http://www.balzac-etudes.paris4.sorbonne.fr/balzac/oeuvresIllustrees/pdfs/presse.pdf
Mode texte :
http://www.leboucher.com/pdf/balzac/b_bal_j.pdf
Livre du jour Balzac Bal de Sceaux
06/09/2008 23:06 Classé dans : Litterature
Chaque jour, un livre en téléchargement
Balzac, Le bal de Sceaux
1829. La Comédie humaine – Études de mœurs. Premier livre, Scènes de la vie privée – Tome I. Premier volume de l’édition Furne 1842
Si le comte de Fontaine, ancien Vendéen, a accepté la monarchie constitutionnelle de Louis XVIII, sa fille Émilie refuse tous les partis qu’on lui propose, ne voulant épouser qu’un Pair de France. Un jour, elle décide de se rendre au bal de Sceaux pour « faire peuple ». Cet endroit est fréquenté par toutes les couches de la société de Paris et des environs. Elle y remarque un jeune homme élégant qui ne peut être que de bonne naissance…
http://www.ebooksgratuits.com/pdf/balzac_bal_de_sceaux.pdf
Livre du jour Balzac L'Élixir de longue vie
16/08/2008 23:41 Classé dans : Litterature
INCIPIT
Chaque jour, un livre en téléchargement
«Dans un somptueux palais de Ferrare, par une soirée d’hiver, don Juan Belvidéro régalait un prince de la maison d’Este. À cette époque, une fête était un merveilleux spectacle que de royales richesses ou la puissance d’un seigneur pouvaient seules ordonner. Assises autour d’une table éclairée par des bougies parfumées, sept joyeuses femmes échangeaient de doux propos, parmi d’admirables chefs-d'œuvre dont les marbres […] »
L’Élixir de longue vie, d’Honoré de Balzac.
http://abu.cnam.fr/cgi-bin/go?elixir2
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«Dans un somptueux palais de Ferrare, par une soirée d’hiver, don Juan Belvidéro régalait un prince de la maison d’Este. À cette époque, une fête était un merveilleux spectacle que de royales richesses ou la puissance d’un seigneur pouvaient seules ordonner. Assises autour d’une table éclairée par des bougies parfumées, sept joyeuses femmes échangeaient de doux propos, parmi d’admirables chefs-d'œuvre dont les marbres […] »
L’Élixir de longue vie, d’Honoré de Balzac.
http://abu.cnam.fr/cgi-bin/go?elixir2
Tout sur Balzac
02/08/2008 23:08 Classé dans : Litterature
Tout ce
que vous avez toujours voulu savoir sur
Balzac !
Accès libre aux différents romans de La Comédie humaine (édition Furne, 1842-1855).
Ce dossier comprend quelque 88 textes et 2500 personnages accessibles par titres de romans ou par moteur de recherche.
Le site propose également des gravures représentant les personnages de la Comédie humaine, des notices sur les romans, des dossiers sur Balzac ou sur son œuvre. Ce dossier accessible gratuitement en ligne a été réalisé par le Groupe International de Recherches Balzaciennes, la Mairie de Paris et l’Université de Chicago (États-Unis).
http://www.v1.paris.fr/musees/balzac/furne/aaliste.htm
Accès libre aux différents romans de La Comédie humaine (édition Furne, 1842-1855).
Ce dossier comprend quelque 88 textes et 2500 personnages accessibles par titres de romans ou par moteur de recherche.
Le site propose également des gravures représentant les personnages de la Comédie humaine, des notices sur les romans, des dossiers sur Balzac ou sur son œuvre. Ce dossier accessible gratuitement en ligne a été réalisé par le Groupe International de Recherches Balzaciennes, la Mairie de Paris et l’Université de Chicago (États-Unis).
http://www.v1.paris.fr/musees/balzac/furne/aaliste.htm
Livre du jour Balzac Paris
29/07/2008 23:01 Classé dans : Litterature
INCIPIT
Chaque jour, un livre en téléchargement
Une fois n’est pas coutume : au lieu d’un texte intégral, voici un recueil de « morceaux choisis » : Paris vu par Balzac
PARIS EN 1831
Le paradis des femmes,
Le purgatoire des hommes,
L’enfer des chevaux.
Pays des contrastes, centre de boues, de crotte et de merveilles, du mérite et des médiocrités, de l’opulence et de la misère, du charlatanisme et des célébrités, du luxe et de l’indigence, des vertus et des vices, de la moralité et de la dépravation ;
Où les chiens, les singes et les chevaux sont mieux traités que les humains ;
Où l’on voit des hommes remplir les fonctions de chevaux, de singes et de chiens ;
Où certains citoyens seraient bons ministres, et où certains ministres sont mauvais citoyens ;
Où l’on va le plus au théâtre, et où l’on dit le plus de mal des comédiens ;
Où il y a des gens raisonnables et d’autres qui se brûlent la cervelle ou vont en ballon ;
Où les républicains sont plus mécontents depuis qu’ils ont la meilleure des républiques ;
Où il y a le moins de mœurs et le plus de moralistes ;
Où il y a le plus de peintres et le moins de bons tableaux ;
Où partout il y a des remèdes à tous maux, des médecins fort habiles, et cependant le plus de malades ;
Où il y a plus de Carlistes que lorsque le souverain s’appelait Charles X ;
Où il y a plus d’étrangers et de provinciaux que de Parisiens ;
Où il y a le plus de religion, et où les églises sont vides ;
Où il y a plus de journaux que d’abonnés […]
http://www.hibouc.net/lib/balzac-paris.pdf
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Une fois n’est pas coutume : au lieu d’un texte intégral, voici un recueil de « morceaux choisis » : Paris vu par Balzac
PARIS EN 1831
Le paradis des femmes,
Le purgatoire des hommes,
L’enfer des chevaux.
Pays des contrastes, centre de boues, de crotte et de merveilles, du mérite et des médiocrités, de l’opulence et de la misère, du charlatanisme et des célébrités, du luxe et de l’indigence, des vertus et des vices, de la moralité et de la dépravation ;
Où les chiens, les singes et les chevaux sont mieux traités que les humains ;
Où l’on voit des hommes remplir les fonctions de chevaux, de singes et de chiens ;
Où certains citoyens seraient bons ministres, et où certains ministres sont mauvais citoyens ;
Où l’on va le plus au théâtre, et où l’on dit le plus de mal des comédiens ;
Où il y a des gens raisonnables et d’autres qui se brûlent la cervelle ou vont en ballon ;
Où les républicains sont plus mécontents depuis qu’ils ont la meilleure des républiques ;
Où il y a le moins de mœurs et le plus de moralistes ;
Où il y a le plus de peintres et le moins de bons tableaux ;
Où partout il y a des remèdes à tous maux, des médecins fort habiles, et cependant le plus de malades ;
Où il y a plus de Carlistes que lorsque le souverain s’appelait Charles X ;
Où il y a plus d’étrangers et de provinciaux que de Parisiens ;
Où il y a le plus de religion, et où les églises sont vides ;
Où il y a plus de journaux que d’abonnés […]
http://www.hibouc.net/lib/balzac-paris.pdf
Balzac au cinéma La Duchesse de Langeais
30/06/2008 19:07 Classé dans : Cinema
Une page
sur l’adaptation de La
Duchesse de Langeais par
Giraudoux et Baroncelli :
http://gvisy.free.fr/article.php3?id_article = 31
pages sur l’adaptation de Jacques Rivette, sous le titre, premier chez Balzac, Ne touchez pas à la hache :
http://www.zerodeconduite.net/blog/index.php?itemid=15459
http://cine-passion.site.voila.fr/film/touchezpas.htm
http://gvisy.free.fr/article.php3?id_article = 31
pages sur l’adaptation de Jacques Rivette, sous le titre, premier chez Balzac, Ne touchez pas à la hache :
http://www.zerodeconduite.net/blog/index.php?itemid=15459
http://cine-passion.site.voila.fr/film/touchezpas.htm
Livre du jour Balzac La Femme abandonnée
17/06/2008 11:31 Classé dans : Litterature
INCIPIT
Chaque jour, un livre en téléchargement
«En 1822, au commencement du printemps, les médecins de Paris envoyèrent en Basse-Normandie un jeune homme qui relevait alors d’une maladie inflammatoire causée par quelque excès d’étude, ou de vie peut-être. Sa convalescence exigeait un repos complet, une nourriture douce, un air froid et l’absence totale de sensations extrêmes. Les grasses campagnes du Bessin et l’existence pâle de la province parurent donc propices à son rétablissement. Il vint à Bayeux, […]. »
La Femme abandonnée, d’Honoré de Balzac.
http://www.ebooksgratuits.com/pdf/balzac_la_femme_abandonnee.pdf
Chaque jour, un livre en téléchargement
«En 1822, au commencement du printemps, les médecins de Paris envoyèrent en Basse-Normandie un jeune homme qui relevait alors d’une maladie inflammatoire causée par quelque excès d’étude, ou de vie peut-être. Sa convalescence exigeait un repos complet, une nourriture douce, un air froid et l’absence totale de sensations extrêmes. Les grasses campagnes du Bessin et l’existence pâle de la province parurent donc propices à son rétablissement. Il vint à Bayeux, […]. »
La Femme abandonnée, d’Honoré de Balzac.
http://www.ebooksgratuits.com/pdf/balzac_la_femme_abandonnee.pdf
1832. La Comédie humaine — Études de mœurs. Premier livre, Scènes de la vie privée — Tome II. Deuxième volume de l’édition Furne 1842Bien qu’écrite deux avant Le père Goriot, cette nouvelle met en scène Mme de Beauséant, qui, abandonnée par son amant dans Le père Goriot, s’est retirée dans son château de Normandie. La retraite de Mme de Beauséant va être troublée par la venue d’un jeune homme dont c’est le premier amour. Une des plus poétiques et dramatiques nouvelles de Balzac.
