Apollinaire blessé au Bois des Buttes

C’est au
Bois des Buttes, près de Berry au Bac, au Chemin des
Dames, à l’extrémité du plateau de Craonne.
Un journal à télécharger ici
Si je mourais là-bas...
Si je mourais là-bas sur le front de l'armée
Tu pleurerais un jour ô Lou ma bien-aimée
Et puis mon souvenir s'éteindrait comme meurt
Un obus éclatant sur le front de l'armée
Un bel obus semblable aux mimosas en fleur
Et puis ce souvenir éclaté dans l'espace
Couvrirait de mon sang le monde tout entier
La mer les monts les vals et l'étoile qui passe
Les soleils merveilleux mûrissant dans l'espace
Comme font les fruits d'or autour de Baratier (…)
Poème dit ici par Jacques
Duby
Apollinaire Une biographie de guerre

Chacun sait que le poète est mort à 38 ans l’avant-veille de l’armistice, le 9 novembre 1918. Foudroyé par la grippe espagnole, affaibli par une blessure reçue au front, le « Poète assassiné » — titre prémonitoire — s’était porté volontaire pour combattre, dans l’espoir de recevoir enfin la nationalité française…
Un éclat d’obus le touche le 17 mars 1916. J’ai vu, à deux reprises, lors d’expositions dont la dernière se situait à l’Historial de la Grande Guerre de Péronne, le casque d’Apollinaire troué au front et le Mercure de France qu’il lisait, taché de son sang. Une émotion qui foudroie…
Annette Becker, se fondant sur sa correspondance, retrace la vie du poète lors de ses dernières années et, entre autres, tord le cou à tous les contresens faits autour du fameux vers : « Ah Dieu ! que la guerre est jolie ».
L’historienne rétablit le sens véritable de ce vers de 1915, inscrit en fait, à l’origine, dans une lettre amoureuse où le poète fantasme la femme aimée en soldate !
Apollinaire Découvertes Gallimard
Apollinaire, La poésie perpétuelle, par Laurence Campa

Manuscrits, lettres, photographies, tableaux et dessins de ses amis, autoportraits : tout l’univers de Guillaume Apollinaire en 140 illustrations.
Laurence Campa, maître de conférences à l’Université de Paris XII, est l’éditrice de Guillaume Apollinaire avec, notamment, les « Lettres à Madeleine », « Je pense à toi mon Lou. Poèmes et lettres d’Apollinaire à Lou » et avec Peter Read « Correspondance avec les artistes (1903-1918) » à paraître chez Gallimard en novembre 2009.
Découvertes Gallimard
Série Littératures, n° 547
128 pages/140 illustrations
En librairie le 10 septembre 2009
Livre du jour Apollinaire Alcools
Attention :
téléchargement non autorisé dans certains pays.
Auteur décédé en 1918, protégé en France jusqu’au
01/01/2019.
INCIPIT
Chaque
jour, un livre en téléchargement
Zone
À la fin
tu es las de ce monde ancien
Bergère ô tour Eiffel le troupeau des ponts bêle ce
matin
Tu en as assez de vivre dans l’antiquité grecque et
romaine
Ici même les automobiles ont l’air d’être
anciennes La
religion seule est restée toute neuve la
religion Est restée
simple comme les hangars de Port-Aviation
Seul en Europe tu n’es pas antique ô
Christianisme L’Européen
le plus moderne c’est vous Pape Pie X
Et toi que
les fenêtres observent la honte te retient
D’entrer
dans une église et de t’y confesser ce matin
Tu lis les
prospectus les catalogues les affiches qui chantent
tout haut
Voilà la
poésie ce matin et pour la prose il y a les journaux
Il y a les
livraisons à 25 centimes pleines d’aventures
policières Portraits
des grands hommes et mille titres divers
J’ai vu ce
matin une jolie rue dont j’ai oublié le nom
Neuve et
propre du soleil elle était le clairon
[…]
Guillaume Apollinaire,
Alcools
Le Voyageur lu par Apollinaire
Guillaume Apollinaire dit et enregistre trois de ses poèmes : Le Voyageur, Le Pont Mirabeau et enfin Marie.
http://www.larevuedesressources.org/article.php3?id_article = 365
Livre du jour Apollinaire Le Passant de Prague
Chaque jour, un livre en téléchargement
Un Apollinaire rare sur la toile, venu d’Amérique.
Je vous recommande l’une des nouvelles, appelée Le Passant de Prague, qui est une écriture de l’histoire du Juif errant.
«...ma vie sans fin et sans repos. Car je ne dors pas. Je marche sans cesse, et marcherai encore pendant que se manifesteront les Quinze Signes du Jugement Dernier. Mais je ne parcours pas un chemin de la croix, mes routes sont heureuses. Témoin immortel et unique de la présence du Christ sur la terre, j'atteste aux hommes la réalité du drame divin et rédempteur qui se dénoua sur le Golgotha. Quelle gloire! Quelle joie! Mais je suis aussi depuis dix-neuf siècles le spectateur de l'Humanité, qui me procure de merveilleux divertissements. Mon péché, monsieur, fut un péché de génie, et il y a bien longtemps que j'ai cessé de m'en repentir.
Il se tut. Nous visitâmes le château royal du Hradschin, aux salles majestueuses et désolées, puis la cathédrale, où sont les tombes royales et la châsse d'argent de saint Népomucène. Dans la chapelle où...»
http://manybooks.net/titles/apollinaireg2235622356-8.html
Guillaume Apollinaire
http://www.19e.org/personnages/france/A/appolinaire.htm
Tout le site est à recommander, d’ailleurs.
