Marcel Proust publication
14/11/2008 00:31 Classé dans : Litterature
Le 14
novembre 1913, Marcel Proust publie à compte
d’auteur Du
côté de chez Swann.
L’écrivain ajoutera six tomes à ce livre hors du
commun pour en faire le roman le plus long et l’un
des plus beaux de la langue française sous le
titre À la
recherche du temps perdu. Au total
17 ans de travail acharné. 3 000
pages. 200 personnages.
L’œuvre avait pourtant failli rester dans un tiroir : les unes après les autres, les maisons d’édition avaient refusé le manuscrit, à l’exemple de Fasquelle dont le rapport de lecture est resté célèbre : « Au bout de sept cent douze pages de ce manuscrit […] on n’a aucune, aucune notion de ce dont il s’agit. Qu’est-ce que tout cela vient faire ? Qu’est-ce que tout cela signifie ? Où tout cela veut-il mener ? Impossible d’en savoir ! Impossible d’en pouvoir rien dire ! »
L’auteur a contacté Gallimard dans le même temps. Mais là aussi, les réactions sont loin d’être enthousiastes : André Gide, à la tête du comité de lecture, rejette l’ouvrage « pour son énormité et pour la réputation de snob qu’a Proust ».
Certes, l’aspirant écrivain passe pour un mondain plutôt futile, mais il a surtout livré un manuscrit indéchiffrable, sans chapitre ni alinéa, couvert de ratures et totalement démesuré. Comment une petite maison d’édition aurait-elle pu venir à bout d’une telle publication ?
Finalement, Proust parvient à publier son texte chez Bernard Grasset grâce à sa fortune personnelle. Sans cet argent, fruit d’un héritage récent, il est probable que La Recherche aurait été à jamais perdue…
http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=19131114
L’œuvre avait pourtant failli rester dans un tiroir : les unes après les autres, les maisons d’édition avaient refusé le manuscrit, à l’exemple de Fasquelle dont le rapport de lecture est resté célèbre : « Au bout de sept cent douze pages de ce manuscrit […] on n’a aucune, aucune notion de ce dont il s’agit. Qu’est-ce que tout cela vient faire ? Qu’est-ce que tout cela signifie ? Où tout cela veut-il mener ? Impossible d’en savoir ! Impossible d’en pouvoir rien dire ! »
L’auteur a contacté Gallimard dans le même temps. Mais là aussi, les réactions sont loin d’être enthousiastes : André Gide, à la tête du comité de lecture, rejette l’ouvrage « pour son énormité et pour la réputation de snob qu’a Proust ».
Certes, l’aspirant écrivain passe pour un mondain plutôt futile, mais il a surtout livré un manuscrit indéchiffrable, sans chapitre ni alinéa, couvert de ratures et totalement démesuré. Comment une petite maison d’édition aurait-elle pu venir à bout d’une telle publication ?
Finalement, Proust parvient à publier son texte chez Bernard Grasset grâce à sa fortune personnelle. Sans cet argent, fruit d’un héritage récent, il est probable que La Recherche aurait été à jamais perdue…
http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=19131114
