Arlette Farge Essai pour une histoire des voix
Une présentation de son dernier livre :

La rue,
les salons résonnent des conversations, badinages,
disputes, annonces royales sur jeu de trompettes,
paroles du pouvoir et de L’Église, chansons à un sol,
musiques jouées à tout va. Ils contiennent aussi tes
cris, les gémissements, les voix du désarroi, de la
folie, celles qui s’échappent des immeubles, des
prisons et des hôpitaux. La société populaire est un
immense champ sonore et vocal. Toutes ces voix se
sont enfuies à jamais pourtant elles sont la matrice
de communautés n’ayant guère accès à l’écrit.
Arlette Farge les recherche à travers les archives
dans lesquelles ont été notés parfois les timbres de
voix et les intonations des uns et des autres. Elle
trace une ligne fragile, aux confins de la
linguistique et de la musique, et parvient à nous
faire entendre « ces voix démultipliées sans
lesquelles nous ne sommes
rien ».
Le vendredi 6 novembre, a été projeté à la Scam,
à Paris,
l’Échappée belle, un
documentaire de Frédéric Biamonti
(Hunstville,
la colonie pénitentiaire ;
Destin des Halles…),
consacré à l’historienne Arlette
Farge,
spécialiste des archives de police du
XVIIIe siècle, intellectuelle atypique, à la
curiosité gourmande. En présence
d’Arlette
Farge
et du
réalisateur.
deux liens :
entretiens à la revue VACARME ici et
ici
