Crime et châtiment au Musée d'Orsay

© Musée
Fabre de Montpellier Agglomération – photo Frédéric
Jaulmes
Durant
toutes ces années, la littérature a créé
d’innombrables personnages de criminels. Le titre de
l’exposition est lui-même emprunté à Dostoïevski.
Dans la presse, notamment dans les quotidiens
illustrés, le crime de sang décuple par la fiction du
romanesque sa puissance fantasmatique.
Dans le même temps, le thème criminel investit les
arts visuels. Chez les plus grands peintres, Goya,
Géricault, Picasso ou Magritte, les représentations
du crime ou de la peine capitale sont à l’origine
d’œuvres saisissantes. Le cinéma également assimile
sans tarder les charmes troubles d’une violence
extrême, sa représentation la transformant même en
plaisir, voire en volupté.
Voilà donc un beau sujet original pour une
exposition. Au-delà du crime, il s’agit de poser
encore et toujours le problème du Mal, et au-delà de
la circonstance sociale, l’inquiétude métaphysique. À
ces questions, l’art apporte un témoignage
spectaculaire. Esthétique de la violence, violence de
l’esthétique, cette exposition ne saurait que les
réconcilier en rapprochant des images de toutes
sortes, littérature et musique.
