Politique

Florence Aubenas Le Quai de Ouistreham

9782879296777
• En immersion dans le pays profond, ou: J.F. cherche travail désespérément. Comment vit-on en France, aujourd’hui, quand on a un revenu inférieur au Smic – voire pas de revenu du tout? Pour le savoir, Florence Aubenas quitte temporairement sa famille, ses amis et son emploi de grand reporter au Nouvel Observateur pour vivre pendant 6 mois dans la France de tout en bas. Embauchée d’abord comme femme de ménage dans une ville de province, cumulant les contrats précaires, elle plonge dans un autre monde. Un monde où le travail est rare et les nuits brèves, l’exploitation maximale et la solidarité minimale. Où les lieux de rencontre sont le Pôle emploi et l’hypermarché local. Entre colère et résignation, chacun lutte pour sa survie.
Document exceptionnel sur des Français invisibles, ce livre est aussi une extraordinaire galerie de portraits, un récit où la condition humaine se dévoile dans toute sa nudité. Comme le classique
Dans la dèche à Paris et à Londres (George Orwell), En France devrait faire date dans l’histoire du journalisme.

• Née en 1961, Florence Aubenas est journaliste. Elle a fait la plus grande partie de sa carrière à
Libération, qu’elle a quitté lors du départ de Serge July. Après son retour de captivité en Irak, elle a publié La Méprise – L’affaire d’Outreau (Seuil, 2005). Elle a été nommée présidente de l’Observatoire international des prisons en juillet 2009.
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Revue L'Histoire : Les pauvres

Le dossier du mois de la revue L’Histoire

Les pauvres de Job à Martin Hirsch
En 2010, un Français sur sept vit en dessous du seuil de pauvreté.

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Depuis la fin des années 1970, les pauvres sont de retour. Au cours des « trente glorieuses », le mot ne désignait plus que des hommes et des femmes ou du temps passé ou des pays lointains. Les nouveaux pauvres sont devenus une réalité de plus en plus alarmante en France, alors qu'en moyenne le niveau de vie n'a cessé de s'élever. Dès lors, la question de nouveau se pose : pourquoi y a-t-il des pauvres ?
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Avec Claude Allègre contre les sectes vertes

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Marre des sectes vertes et des peurs millénaristes ! Marre de la culpabilité ! Marre des appels à la régression et aux taxes généralisées…
Je partage totalement les vues de Claude Allègre et salue la publication de ses derniers livres.
Allègre affirme que si « 
l’écologie est incontournable […] cet unanimisme est dangereux lorsque petit à petit émerge un dogme qui par définition doit être accepté comme tel, sans contestation possible. » Et de poursuivre: « Dans la 'secte verte', il en est de même. Il n’y a rien à comprendre. La science n’est présente que lorsqu’elle conforte ce qu’on pense. Dès qu’un danger est annoncé comme possible, il est considéré comme certain et le principe de précaution justifie à lui seul l’attitude. C’est ainsi! Un point c’est tout. Questionner, c’est déjà être rebelle! […] Tout ce qui est naturel est bon. Donc tout ce qui modifie la nature est à proscrire, à condamner. L’Homme et la société passent au second rang
Par ce discours, Allègre vise en particulier trois ténors écologistes: « Nicolas Hulot: le bon qui cultive l’angélisme caché derrière ses magnifiques reportages, un discours aussi mobilisateur qu’imparfait et finalement dangereux […]. José Bové: la brute; son mode d’expression c’est d’abord et avant tout la violence […] Al Gore: le truand, à la tête d’une gigantesque pompe à fric […].».
Salutaire et réjouissant !

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A paraître : Anna Politovskaïa

Vient de paraître en Folio Gallimard :
Anna Politkovskaïa
Qu’ai-je fait ?


9621_131725822286_47850867286_2285627_5230660_a4e de couverture :
Anna Politkovskaïa a été assassinée à Moscou le 7 octobre 2006. Sa voix dérangeait et on a voulu la faire taire. Pourtant, deux ans après, ses écrits parlent pour elle.
Les textes réunis dans ce livre donnent la mesure de son engagement. Ils dévoilent la richesse de sa personnalité et font entrer le lecteur dans le mouvement même qui l’a animée alors qu’elle travaillait pour Novaïa Gazeta. Anna Politkovskaïa s’y révèle comme une journaliste qui ne se contentait pas de faux-semblants et refusait résolument l’hypocrisie et l’injustice. Son écriture est à la fois mordante et insolente à l’égard des puissants, généreuse et compatissante envers les victimes. Elle s’inscrit dans la lignée des plus grands, tels Albert Londres, Hemingway et Kapuscinski. « Qu’ai-je fait ? » se demandait-elle, dans un texte retrouvé sur son ordinateur après sa mort, en rappelant que son exigence de vérité la condamnait à travailler comme « clandestine », et qu’elle se refuserait toujours à faire sienne l’idée dominante en Russie que le monde est partagé entre « les nôtres » et « les ennemis ».
« Qu’ai-je fait ?…. J’ai seulement écrit ce dont j’étais témoin. »

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BD Ben Laden dévoilé

9782356480835
Le journaliste franco-algérien Mohamed Sifaoui, menacé de mort par les islamistes, propose une « BD-attentat contre Al-Qaeda », véritable pavé dirigé contre le fondamentalisme musulman.
Mohamed Sifaoui publie sa première BD. Les dessins sont de Philippe Bercovici, qui a le talent de croquer les personnages avec beaucoup de subtilité. (Éditions 12 Bis) «Ben Laden dévoilé » est une manière de comprendre la nature de l’islamisme, sa progression et le côté cynique de ceux qui ont choisi l’instrumentalisation politique de la religion comme mode d’action. Une façon de rire de ceux qui veulent nous terroriser.

Ce 11 septembre 2009, jour de sa parution, tous chez vos libraires pour vous procurer "Ben Laden dévoilé".
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L'Iran et la mort de Mickaël Jackson

La mort du “roi de la pop” Mickaël Jackson a eu raison, sur l’internet et dans tous les médias planétaires, de la révolution qui commençait en Iran...
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Collation des grades : pétition à signer

Depuis la loi du 18 mars 1880, l’Etat a le monopole de la collation (action de conférer) des grades et titres universitaires ; c’était même le cheval de bataille de Jules Ferry lors des débats parlementaires sur son vote, tant le principe était considéré comme un élément fondateur de l’université républicaine. Cela signifie que seul l’Etat a le droit de faire passer des examens publics dans le cadre de ses facultés. Et que les établissements libres (privés) d’enseignement supérieur ne peuvent en aucun cas prendre le titre d’universités ni de délivrer de diplômes nationaux.
Il est vrai que le monopole a été quelque peu écorné en 2002 lorsqu’un décret a autorisé les grandes écoles à délivrer des masters. Sans que le Parlement ni le Conseil d’Etat n’en fussent saisis. C’était
une brèche. Le chef de l’Etat vient de s’y engouffrer en se réfugiant derrière le processus de Bologne sur la reconnaissance des diplômes étrangers dans les 29 Etats de l’Union européenne d’ici l’an prochain. Comme si l’enjeu était le même ! Comme si le Vatican était un Etat comme un autre et qu’en y prononçant un discours remarqué, M. Sarkozy n’ y avait exprimé sa conviction que jamais l’instituteur ne serait capable de remplacer le curé ou le pasteur dans la transmission des valeurs et la distinction entre le bien et le mal. Comme si…
À quand l’abolition de la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat par notre chanoine du Latran ?
En attendant, un « Comité 1905 » a donc lancé une
pétition nationale, déjà forte de plusieurs milliers de signatures, afin de déposer un recours collectif devant le Conseil d’Etat pour faire annuler cet accord. Motif : excès de pouvoir. Un de plus.
signer cette pétition ici

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Appel pour un salaire maximum

L’hebdomadaire Marianne soutient un appel pour un salaire maximum lancé par une vingtaine d’économistes et soutenu par plusieurs hommes et femmes politiques.
À signer, et faire signer.

http://www.marianne2.fr/Un-Appel-pour-le-salaire-maximum_a179349.html
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Livre du jour Abraham Lincoln

Abraham_Lincoln
Abraham Lincoln (1809-1865), premier président américain issu du Parti républicain, a vu son nom associé à la fin de l’esclavage et à la Guerre de Sécession. Le 19 novembre 1863, lors de l’inauguration d’un cimetière national sur le lieu du champ de bataille de Gettysburg, il prononca un discours resté célèbre.
« Fourscore and seven years ago our fathers brought forth on this continent a new nation, conceived in liberty, and dedicated to the proposition that all men are created equal. [...] »
Adresse de Gettysburg (en français).

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Livre du jour La Boétie Discours

INCIPIT
Chaque jour, un livre en téléchargement

« Il n’est pas bon d’avoir plusieurs maîtres ; n’en ayons qu’un seul ;
Qu’un seul soit le maître, qu’un seul soit le roi. »
Voilà ce que déclara Ulysse en public, selon Homère.
S’il eût dit seulement : « Il n’est pas bon d’avoir plusieurs maîtres », c’était suffisant. Mais au lieu d’en déduire que la domination de plusieurs ne peut être bonne, puisque la puissance d’un seul, dès qu’il prend ce titre de maître, est dure et déraisonnable, il ajoute au contraire : « N’ayons qu’un seul maître... »
Il faut peut-être excuser Ulysse d’avoir tenu ce langage, qui lui servait alors pour apaiser la révolte de l’armée : je crois qu’il adaptait plutôt son discours aux circonstances qu’à la vérité.
Mais à la réflexion, c’est un malheur extrême que d’être assujetti à un maître dont on ne peut jamais être assuré de la bonté, et qui a toujours le pouvoir d’être méchant quand il le voudra. Quant à obéir à plusieurs maîtres, c’est être autant de fois extrêmement malheureux.

Etienne de La Boétie, Discours de la servitude volontaire
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Et la Chine s'empara du Tibet

Et la Chine s'empara du Tibet
Par Claude Arpi

paru dans la revue
L'Histoire n°255 - 06/0001

Un demi-siècle après son occupation par les armées chinoises, l'avenir du Tibet reste dramatique. Alors que sa cause mobilise l'opinion internationale.

C'est en octobre 1950 que le Tibet a été rattrapé par l'histoire contemporaine. Le 7 , les Chinois franchissaient le Yangtse. Cette attaque prévue depuis plusieurs mois avait pour but, selon l'agence Chine Nouvelle, de « libérer le Tibet » et protéger les « frontières » occidentales contre les « impérialistes » .

Article complet ici :


http://www.histoire.presse.fr/content/homepage/article?id=2973
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Le capitalisme du désastre

Je suis très frappée par ce livre :
La stratégie du choc
La montée d'un capitalisme du désastre

Naomi Klein - éditions Actes Sud

Les exemples donnés sont multiples et frappants : système éducatif privatisé de la Nouvelle Orléans à l'occasion de la reconstruction des écoles détruites, éviction des cabanes de pêcheurs au profit des hôtels 5 étoiles après le tsunami...
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