Florence Aubenas Le Quai de Ouistreham

Document exceptionnel sur des Français invisibles, ce livre est aussi une extraordinaire galerie de portraits, un récit où la condition humaine se dévoile dans toute sa nudité. Comme le classique Dans la dèche à Paris et à Londres (George Orwell), En France devrait faire date dans l’histoire du journalisme.
• Née en 1961, Florence Aubenas est journaliste. Elle a fait la plus grande partie de sa carrière à Libération, qu’elle a quitté lors du départ de Serge July. Après son retour de captivité en Irak, elle a publié La Méprise – L’affaire d’Outreau (Seuil, 2005). Elle a été nommée présidente de l’Observatoire international des prisons en juillet 2009.
Revue L'Histoire : Les pauvres
Les pauvres de Job à Martin Hirsch
En 2010, un Français sur sept vit en dessous du seuil de pauvreté.

Avec Claude Allègre contre les sectes vertes

Marre des
sectes vertes et des peurs millénaristes ! Marre de
la culpabilité ! Marre des appels à la régression et
aux taxes généralisées…
Je partage totalement les vues de Claude Allègre et
salue la publication de ses derniers livres.
Allègre affirme que si « l’écologie
est incontournable […] cet unanimisme est dangereux
lorsque petit à petit émerge un dogme qui par
définition doit être accepté comme tel, sans
contestation possible. »
Et de poursuivre :
« Dans
la 'secte verte', il en est de même. Il n’y a rien à
comprendre. La science n’est présente que lorsqu’elle
conforte ce qu’on pense. Dès qu’un danger est annoncé
comme possible, il est considéré comme certain et le
principe de précaution justifie à lui seul
l’attitude. C’est ainsi !
Un point c’est tout. Questionner, c’est déjà être
rebelle !
[…] Tout ce qui est naturel est bon. Donc tout ce qui
modifie la nature est à proscrire, à condamner.
L’Homme et la société passent au second
rang.»
Par ce
discours, Allègre vise en particulier trois ténors
écologistes :
« Nicolas
Hulot :
le bon qui
cultive l’angélisme caché derrière ses magnifiques
reportages, un discours aussi mobilisateur
qu’imparfait et finalement dangereux […].
José Bové :
la brute ;
son mode d’expression c’est d’abord et avant tout la
violence […]
Al Gore :
le truand, à la
tête d’une gigantesque pompe à fric
[…].».
Salutaire et réjouissant !
A paraître : Anna Politovskaïa
Anna Politkovskaïa
Qu’ai-je fait ?
4e de couverture :
Les textes réunis dans ce livre donnent la mesure de son engagement. Ils dévoilent la richesse de sa personnalité et font entrer le lecteur dans le mouvement même qui l’a animée alors qu’elle travaillait pour Novaïa Gazeta. Anna Politkovskaïa s’y révèle comme une journaliste qui ne se contentait pas de faux-semblants et refusait résolument l’hypocrisie et l’injustice. Son écriture est à la fois mordante et insolente à l’égard des puissants, généreuse et compatissante envers les victimes. Elle s’inscrit dans la lignée des plus grands, tels Albert Londres, Hemingway et Kapuscinski. « Qu’ai-je fait ? » se demandait-elle, dans un texte retrouvé sur son ordinateur après sa mort, en rappelant que son exigence de vérité la condamnait à travailler comme « clandestine », et qu’elle se refuserait toujours à faire sienne l’idée dominante en Russie que le monde est partagé entre « les nôtres » et « les ennemis ».
« Qu’ai-je fait ?…. J’ai seulement écrit ce dont j’étais témoin. »
BD Ben Laden dévoilé

Mohamed Sifaoui publie sa première BD. Les dessins sont de Philippe Bercovici, qui a le talent de croquer les personnages avec beaucoup de subtilité. (Éditions 12 Bis) «Ben Laden dévoilé » est une manière de comprendre la nature de l’islamisme, sa progression et le côté cynique de ceux qui ont choisi l’instrumentalisation politique de la religion comme mode d’action. Une façon de rire de ceux qui veulent nous terroriser.
Ce 11 septembre 2009, jour de sa parution, tous chez vos libraires pour vous procurer "Ben Laden dévoilé".
L'Iran et la mort de Mickaël Jackson
Collation des grades : pétition à signer
Depuis la
loi du 18 mars 1880, l’Etat a le
monopole de la collation (action de
conférer) des grades et titres universitaires ;
c’était même le cheval de bataille de Jules Ferry
lors des débats parlementaires sur son vote, tant le
principe était considéré comme un
élément fondateur de l’université
républicaine. Cela
signifie que seul l’Etat a le droit de faire passer
des examens publics dans le cadre de ses facultés. Et
que les établissements libres (privés) d’enseignement
supérieur ne peuvent en aucun cas prendre le titre
d’universités ni de délivrer de diplômes nationaux.
Il est vrai que le monopole a été quelque peu écorné
en 2002 lorsqu’un décret a autorisé les grandes
écoles à délivrer des masters. Sans que le Parlement
ni le Conseil d’Etat n’en fussent saisis.
C’était
une brèche. Le
chef de l’Etat vient de s’y engouffrer en se
réfugiant derrière le processus de Bologne sur la
reconnaissance des diplômes étrangers dans les 29
Etats de l’Union européenne d’ici l’an prochain.
Comme si l’enjeu était le même ! Comme si le
Vatican était un Etat comme un autre et qu’en y
prononçant un
discours remarqué,
M. Sarkozy n’ y avait exprimé sa conviction que
jamais l’instituteur ne serait capable de remplacer
le curé ou le pasteur dans la transmission des
valeurs et la distinction entre le bien et le mal.
Comme si…
À quand l’abolition de la loi de séparation de
l’Eglise et de l’Etat par notre chanoine du Latran ?
En attendant, un « Comité 1905 » a donc
lancé une
pétition
nationale, déjà forte
de plusieurs milliers de signatures, afin de déposer
un recours collectif devant le Conseil d’Etat pour
faire annuler cet accord. Motif : excès de
pouvoir. Un de plus.
signer cette pétition
ici
Appel pour un salaire maximum
À signer, et faire signer.
http://www.marianne2.fr/Un-Appel-pour-le-salaire-maximum_a179349.html
Livre du jour Abraham Lincoln

« Fourscore and seven years ago our fathers brought forth on this continent a new nation, conceived in liberty, and dedicated to the proposition that all men are created equal. [...] »
Adresse de Gettysburg (en français).
Livre du jour La Boétie Discours
Chaque jour, un livre en téléchargement
« Il n’est pas bon d’avoir plusieurs maîtres ; n’en ayons qu’un seul ;
Qu’un seul soit le maître, qu’un seul soit le roi. »
Voilà ce que déclara Ulysse en public, selon Homère.
S’il eût dit seulement : « Il n’est pas bon d’avoir plusieurs maîtres », c’était suffisant. Mais au lieu d’en déduire que la domination de plusieurs ne peut être bonne, puisque la puissance d’un seul, dès qu’il prend ce titre de maître, est dure et déraisonnable, il ajoute au contraire : « N’ayons qu’un seul maître... »
Il faut peut-être excuser Ulysse d’avoir tenu ce langage, qui lui servait alors pour apaiser la révolte de l’armée : je crois qu’il adaptait plutôt son discours aux circonstances qu’à la vérité.
Mais à la réflexion, c’est un malheur extrême que d’être assujetti à un maître dont on ne peut jamais être assuré de la bonté, et qui a toujours le pouvoir d’être méchant quand il le voudra. Quant à obéir à plusieurs maîtres, c’est être autant de fois extrêmement malheureux.
Etienne de La Boétie, Discours de la servitude volontaire
Et la Chine s'empara du Tibet
Par Claude Arpi
paru dans la revue L'Histoire n°255 - 06/0001
Un demi-siècle après son occupation par les armées chinoises, l'avenir du Tibet reste dramatique. Alors que sa cause mobilise l'opinion internationale.
C'est en octobre 1950 que le Tibet a été rattrapé par l'histoire contemporaine. Le 7 , les Chinois franchissaient le Yangtse. Cette attaque prévue depuis plusieurs mois avait pour but, selon l'agence Chine Nouvelle, de « libérer le Tibet » et protéger les « frontières » occidentales contre les « impérialistes » .
Article complet ici :
http://www.histoire.presse.fr/content/homepage/article?id=2973
Le capitalisme du désastre
La stratégie du choc
La montée d'un capitalisme du désastre
Naomi Klein - éditions Actes Sud
Les exemples donnés sont multiples et frappants : système éducatif privatisé de la Nouvelle Orléans à l'occasion de la reconstruction des écoles détruites, éviction des cabanes de pêcheurs au profit des hôtels 5 étoiles après le tsunami...
