Le manuscrit autographe des «Misérables»
Ce manuscrit est de la main de Victor Hugo lui-même (à l’exception de quelques feuillets de la main de Juliette Drouet) : il se présente en deux volumes, avec une préface datée de Hauteville-House, le 1er janvier 1862.
Dans son célèbre codicille testamentaire du 31 août 1881, Victor Hugo avait assigné à la Bibliothèque nationale une place privilégiée : « Je donne à la bibliothèque nationale de Paris qui sera un jour la Bibliothèque nationale des États-Unis d’Europe tout ce qui sera trouvé écrit et dessiné par moi. »
volume 1
volume 2
George Sand juge Flaubert
http://pagesperso-orange.fr/jb.guinot/pages/SandBovary.html
George juge Salammbô :
http://pagesperso-orange.fr/jb.guinot/pages/SandSalammbo.html
Et l’Éducation sentimentale :
http://pagesperso-orange.fr/jb.guinot/pages/SandEducation.html
Manuscrit de «Candide» de Voltaire
Consultable désormais sur le site de Gallica. Émotion de regarder l’écriture du grand Voltaire.
« Il y avait en Westphalie, dans le château de M. le baron de Thunder-ten-tronckh, un jeune garçon à qui la nature avait donné les mœurs les plus douces. Sa physionomie annonçait son âme. »
« Candide, ou l'optismime ( sic ) », par Voltaire
gallica.bnf.fr
Voltaire. Auteur du texte - « Candide, ou l'optismime ( sic ) », par Voltaire - 1701-1800 - manuscrits
François Mauriac journaliste
Association
internationale des Amis de François Mauriac.
Paris :
L'Harmattan, coll. "Lectures et culture", 2012.
264 p.
EAN 9782296568129
26,00 EUR
Présentation
de l'éditeur :
L'œuvre littéraire de François Mauriac publiée dans
les journaux et les magazines forme une immense somme
d'écrits s'échelonnant de 1910 à 1970. Pour éviter la
dispersion, cette étude s'est fixé une limite dans le
temps, 1948-1958. Ce qui surgit au fil des pages,
c'est toute une époque, familière aux plus anciens,
inconnue de ceux que leur âge protège contre les
souvenirs trop antiques, une époque pleine de
tourmentes et de polémiques, tumultueuse et souvent
tragique.
André
Le Gall écrit, entre autres pour
la radio (France Culture, notamment). Il a publié
chez L'Harmattan des biographies de Corneille,
Pascal, Racine, Ionesco.
Journal de Catherine Pozzi
Table des matières :
Observations
Choix du support
La métamorphose du Journal
Spécificités et variations graphiques
Interprétations
Le journal d'une genèse
Au début était le mythe...
Histoires d'intertextualité
La genèse d'un titre
Le Dialogue avec André Gide
La genèse du Journal : le Journal comme atelier d'écritures
Le "programme" nietzschéen et sa mise en oeuvre
Le Journal comme forme hybride
Interrogations
Le Journal comme résistance à la publication. Quelle édition pour un texte hybride ?
Le Journal comme espace rassurant des genèses en suspens ?
Notes
Henri Meschonnic revue Europe
Mars 2012
N° 995
Présentation de l’éditeur :
Henri Meschonnic (1932-2009) fut indissociablement un poète, un théoricien du langage, un essayiste et un traducteur à qui l’on doit notamment une approche profondément renouvelée de la Bible et de la pratique de la traduction. Il a participé à la création du Centre universitaire expérimental de Vincennes aux côtés de François Châtelet, Gilles Deleuze, Jean-François Lyotard, Michel Foucault et quelques autres.
C’est à ces multiples aspects de son parcours — ainsi qu’à d’autres, moins connus — qu’est consacré ce numéro d’Europe.
Pour Meschonnic, la poésie, l’art, sont un constant passage de la réalité au réel.
Non pas des mots aux choses, mais d’une image toute faite à une vision perpétuellement naissante, dans le présent toujours recommencé de chaque œuvre.
« J’écris des poèmes, disait-il, et cela me fait réfléchir sur le langage. En poète, pas en linguiste. Ce que je sais et ce que je cherche se mêlent. Et je traduis, surtout des textes bibliques. Où il n’y a ni vers ni prose, mais un primat généralisé du rythme, à mon écoute. La conjonction de ces trois activités a donné lieu pour moi à une certaine forme de pensée critique, à partir d’une transformation de la pensée traditionnelle du rythme à laquelle ont mené nécessairement ces trois activités, justement par leur conjonction.
De là une critique générale des représentations du langage, et d’une carence de la pensée du langage dans la pensée contemporaine. L’importance de la critique a relativement occulté les poèmes, surtout dans la mesure de la résistance que cette pensée a suscitée.
Vérification empirique que la pensée fait mal, et d’abord, socialement, à qui essaie de penser. Mais le poème, tel que je l’entends, transformation d’une forme de vie par une forme de langage et d’une forme de langage par une forme de vie, partage avec la réflexion le même inconnu, le même risque et le même plaisir, le même pied de nez aux idées reçues du contemporain. Puisqu’on n’écrit ni pour plaire ni pour déplaire, mais pour vivre et transformer la vie. »
ÉTUDES ET TEXTES DE :
Serge Martin, Jacques Ancet, Jürgen Trabant, Régine Blaig, Henri Meschonnic,
Marc Petit, Claude Treiner, Jacques Treiner, Michel Chaillou, Jean-Luc Parant,
Gilles Deleuze, Claude Régy, Gérard Dessons, Henri Mitterand, Sandrine Larraburu-Bédouret,
Chloé Laplantine, Philippe Païni, Marlena Braester, Giovanni Dotoli, Valérie Deshoulières,
Laurent Mourey, Jérôme Roger, Marko Pajevic, Charles Dobzynski, Bluma Finkelstein,
Jean-Michel Adam, Claude Sicre, Daniel Delas.
http://www.europe-revue.net/
Nouvelle biographie de Maupassant
Présentation de l’éditeur :
-
Guy de Maupassant
-
Cette monumentale biographie retrace presque au jour le jour la vie de Guy de Maupassant, afin de la libérer des légendes qui courent sur son compte depuis sa mort et de rendre pleinement justice à cet homme complexe, d’une curiosité universelle, parfois assez désabusé, pour qui la littérature et les femmes furent une double et constante passion.
Écrivain, on le découvre en travailleur acharné, concevant chaque œuvre de façon méthodique, et ayant quasiment en tête l’intégralité du plan de ses romans ou nouvelles avant de les mettre sur papier. Séducteur dans ses relations avec des lectrices anonymes et des maîtresses, on le découvre aussi fidèle aux amies – notamment Hermine Lecomte du Noüy, Clem Chabas, la comtesse Potocka, Marie Kann. Voyageur enfin, on le suit en Afrique du Nord, où il critique vertement les agissements du gouvernement français, ou en Italie sur son yacht.
Mais on mesure aussi mieux le rôle néfaste joué dans sa vie par la syphilis, dont fut très tôt victime ce Normand robuste, sportif et à la vie sexuelle très active, faisant se succéder des mois de souffrances physiques et de longues périodes d’accalmie qui peuvent éclairer la complexité de son tempérament. Obligé de faire interner son frère qui souffrait de la même maladie, Maupassant finira lui-même à l’asile psychiatrique où ses amis assisteront au naufrage tragique et poignant d’une prodigieuse intelligence.
70e anniversaire de la mort de Stefan Zweig
Curiosphere.tv propose un dossier spécial sur la vie et l’œuvre de l’écrivain
À l’occasion du 70e anniversaire de la mort de Stefan Zweig (1881-1942), Curiosphere.tv propose un dossier spécial sur la vie et l’œuvre de l’écrivain.
|
L’œuvre
multiple et dense de Stefan Zweig (1881-1942)
fait de lui un auteur inclassable.
Hypersensible et perpétuellement angoissé, il
décrit avec précision les tourments émotionnels
de ses personnages, tous victimes de passions
destructrices. Son écriture concise et efficace
ainsi que l’importance de la dimension
psychologique dans ses textes en font un
écrivain moderne, toujours apprécié
aujourd’hui.
|
Germinal en livre audio gratuit
ZOLA, Émile – Germinal
Aventures du baron de Münchhausen
Aventures du baron de Münchhausen [par A. G. Bürger, Kärstner et Lichtenberg], traduction nouvelle p
gallica.bnf.fr
Kästner, Abraham Gotthelf (01) - Aventures du baron de Münchhausen [par A. G. Bürger, Kärstner et Lichtenberg], traduction nouvelle par Théophile Gautier fils, illustrées par Gustave Doré - 1862 - monographies
Collection Iconotextes
Les Presses
Universitaires François-Rabelais (Tours) lancent une
nouvelle collection, intitulée
« Iconotextes ».
Celle-ci accueille des études consacrées à la bande
dessinée, à l’album, et de manière générale à toutes
les formes de création qui combinent le texte et
l’image, depuis l’édition illustrée jusqu’aux
nouvelles formes d’intégration iconotextuelle liées
aux arts numériques.
« Iconotextes » poursuit deux
objectifs : d’une part, offrir aux spécialistes
de ces différents domaines un lieu pour publier leurs
travaux et les faire connaître à la communauté
savante ; d’autre part, traduire en français
certains des travaux étrangers les plus importants.
Le premier volume de la collection, paru au mois de
février 2012, est consacré à Hergé : Pierre
Fresnault-Deruelle, Hergéologie.
Cohérence et cohésion du récit en images dans les
aventures de Tintin (194 p., 14 €).
La collection « Iconotextes » est dirigée
par Cécile Boulaire et Laurent Gerbier.
Url de référence :
http://pufr-editions.fr/
Molière auteur des œuvres de Molière !
«Depuis que le poète Pierre Louÿs a lancé l’idée en 1919, il se trouve régulièrement des chercheurs pour dénoncer un imposteur en Molière : il ne serait pas l’auteur de ses pièces, lesquels seraient sorties de la plume de son nègre, Corneille lui-même. Pas moins ! Ils s’emploient donc à débusquer les "coïncidences troublantes" Un fumet obsidional se dégage de ces dossiers à charge car beaucoup aboutissent à une théorie du complot ; mais, de crainte de brouiller davantage les pistes, gardons-nous de pointer l’action du Réseau Voltaire derrière ce révisionnisme théâtral.
De longue date dressés face à cet ennemi qu’ils
accusent de pratiquer la désinformation, moliéreux,
moliérophiles, et moliéromanes se sont unis derrière
la bannière des moliérologues au premier rang
desquels Georges Forestier de la Pléiade, professeur
de littérature française et titulaire de la chaire «
Études théâtrales du XVIIe siècle». Il est le
co-responsable du nouveau
site Molière, auteur des œuvres de
Molière,
conçu et élaboré à
la
Sorbonne dans le prolongement de la base de données
intertextuelles
Molière
21.
On y trouve une déconstruction et une réfutation en
règle des
« 125 fausses anomalies »
inventoriées par l’ennemi sur
le site "officiel" de L'Affaire
Corneille-Molière
où ceux du camp d'en face sont dénoncés par Dominique
et Cyril Labbé comme
"une petite coterie littéraire
(qui)
utilise contre nous des méthodes de propagande
simplistes".
Il est vrai que ces moliérophobes sont animés par une
logique conspiratoire (ah, le
secret !
ah !
le tabou…) où l’on a allègrement franchi le pas de
l’insinuation au doute, du doute à la dénégation,
sinon à l’accusation, non sans avoir auparavant passé
les corpus de Molière et Corneille au tamis de
l'informatique, des formules, algorithmes et
logiciels d’analyse. Aussi les uns et les autres
ont-ils tout passé au peigne fin :
ses études, le choix de son pseudonyme, ses voyages,
ses revenus, les "coïncidences
troublantes",
la disparition de ses manuscrits, son surmenage, son
persiflage à l’endroit des textes théoriques de
Corneille, les parentés lexicales et rhétoriques
entre leurs œuvres, leur confrontation prosodique, le
rôle des prête-noms et présentateurs de pièces, les
accusations d’inceste…»
Corto Maltese et les secrets de l'initiation
Présentation du musée :
Institution humaniste,
initiatique et fraternelle, la Franc-maçonnerie est
présente dans la plupart des pays d’Europe depuis
près 300 ans. Ainsi, parmi d’autres – car elle veut
réunir des personnes venant d’horizons différents –
il y a des artistes en loge dès le début du
XVIIIe siècle. On cite
régulièrement l’engagement maçonnique de grands noms
des arts et des lettres comme Voltaire, Mozart,
David, Goethe ou Kipling.
L’oeuvre de Pratt fourmille de références littéraires, artistiques, historiques, cinématographiques… et maçonniques.
L’objet de cette exposition est de fournir au lecteur un outil pour pouvoir les appréhender et ainsi mieux comprendre cette création dense, complexe et envoûtante.
Cependant, si Pratt a été Maçon et si cet engagement a probablement eu une certaine importance dans sa vie…
| Figure emblématique du « 9 |
il n’est pas question ici d’en faire la clef unique d’un travail qui puise à de nombreuses sources. Le Maestro a aussi été voyageur, amant, musicien, bateleur, conteur et mille autres choses encore et mérite mieux qu’une « annexion » ou une «panthéonisation»… fût-elle maçonnique ! L'exposition présentera une quarantaine d'oeuvres originales d'Hugo Pratt (aquarelles, planches...) – dont la plupart n'a jamais été présentée au public – mais aussi des pièces et documents maçonniques illustrant son intérêt pour la démarche initiatique et sa vie en loge. On pourra ainsi y découvrir le tablier et le cordon maçonnique d'Hugo Pratt ou l'épée maçonnique dérobée par son père lors du pillage de la loge par les milices fascistes dans les années 20... et restituée par le Frère Pratt en 1977.
René d'Anjou, le Livre du Cœur d'amour épris
Le livre du Coeur d'amour épris, par le roi René d'Anjou
gallica.bnf.fr
Du Bouchet, Henri - Le livre du Coeur d'amour épris, par le roi René d'Anjou - 1401-1500 - manuscrits
Fresneau-Deruelle, Hergéologie
Pierre Fresnault-Deruelle
Les
commentaires sur l’œuvre d’Hergé sont inextinguibles
puisque la glose n’a jamais cessé depuis 1929, date à
laquelle paraît le maladroit (mais
clairvoyant) Tintin
chez les Soviets.
L’ensemble de textes qu’on propose ici n’arrive donc
pas sur une tabula
rasa, mais
comme une nouvelle strate d’études critiques déposées
une glose déjà bien fournie, dont les études de
Benoît Peeters (Lire
Tintin), de
Serge Tisseron (Tintin
et le secret d’Hergé), de Jan
Baetens (Hergé
écrivain) ou de
Jean- Marie Apostolidès (Les
Métamorphoses de Tintin) ne sont
pas les moindres.
Hergéolologie
est une
descente dans la « profondeur » de l’œuvre
dont tout nous dit que, sous ses dehors évidemment
enfantins (voire naïvement réactionnaires), les
aventures du jeune reporter sont aussi une œuvre pour
les adultes. Une œuvre :
c’est-à-dire le travail d’un artiste. Outre une
technique graphique et narrative époustouflante (la
fameuse ligne claire), Hergé est en effet un
scénographe chez qui les gags (les plus drôles du
monde) alternant avec les situations les plus tendues
font de ses histoires des modèles inégalés de
« récitation ».
Livre audio La Comtesse de Cagliostro
Maurice Leblanc, La Comtesse de Cagliostro
Qui est cette ravissante Comtesse de Cagliostro, dont le jeune Arsène Lupin va tomber éperdument amoureux pour le meilleur et pour le pire ? Aventurière avide de pouvoir et de richesse ?Jeune femme entreprenante et féministe avant l’heure ?Sorcière immortelle dont on remonte la trace jusqu’à Napoléon III ? Dans une course infernale au trésor fabuleux des moines de Fécamp, Arsène Lupin et Joséphine Balsamo s’adorent et se déchirent ; cette première aventure va fonder la passion de leur vie…
http://www.litteratureaudio.com/livre-audio-gratuit-mp3/leblanc-maurice-la-comtesse-de-cagliostro.html?utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter&utm_campaign=Feed%3A+litteratureaudio+%28Litterature+audio.com+-+Livres+audio+gratuits%29
Manuscrit des « Confessions » de Rousseau
J’avais eu le plaisir de le voir “en vrai” lors d’une exposition rue de Richelieu.
« Les Confessions de Jean-Jacques Rousseau »
gallica.bnf.fr
Rousseau, Jean-Jacques (1712-1778). Auteur du texte - « Les Confessions de Jean-Jacques Rousseau » - 1701-1800 - manuscrits
Jacques Cantier, Drieu La Rochelle
Présentation de l’éditeur :
Jeune fantassin traumatisé par la Grande Guerre, personnalité en vue du Paris des années folles, homme couvert de femmes, ami d'Aragon - avant de devenir son farouche adversaire -, de Malraux et d'Emmanuel Berl, Pierre Drieu la Rochelle compte parmi les écrivains majeurs du XXe siècle. Son engagement extrême, qui fait de lui une des figures emblématiques de la Collaboration, pose, comme pour Céline, un difficile cas de conscience aux passionnés de littérature.
Fort des acquis récents de l'histoire culturelle et politique, Jacques Cantier montre ce que ce destin nous dit de son temps. D'une jeunesse française de la Belle Epoque jusqu'au suicide de l'écrivain en mars 1945, l'historien éclaire le parcours de cette personnalité complexe. L'oeuvre de Drieu, singulier mélange de classicisme et de modernité, exprime avec violence les angoisses de la génération des « vingt ans en 1914 » : sentiment de décadence, perte des repères, désordre amoureux, hantise de la solitude qui pousse à l'engagement... Mais elle témoigne également de la grave crise de conscience que traverse la France à la fin des années 1930. Premier des intellectuels français à se déclarer fasciste, Drieu rejoint Doriot et bascule dans l'antisémitisme. Promu directeur de la NRF des années noires, il défend l'intégration de la France au sein d'une Europe unifiée autour d'une Allemagne nazie... Dans ses fantasmes comme dans ses dérives, l'auteur de Gilles et de Rêveuse bourgeoisie demeure le témoin capital d'une époque qui hante encore la mémoire nationale. Maître de conférences en histoire contemporaine, Jacques Cantier enseigne àl'université du Mirail et à l'IEP de Toulouse. Spécialiste de la Seconde Guerre mondiale, il a consacré sa thèse à l'Algérie sous le régime de Vichy et dirigé avec l'historien canadien Eric Jennings un ouvrage sur l'Empire colonial sous Vichy. Après Jules Roy, Drieu la Rochelle est sa seconde biographie.
La faute dans l'épopée médiévale
Ambiguïté du jugement
Présentation de l’éditeur :
Les textes épiques du Moyen Âge, tout en reflétant une réalité, sont aussi les promoteurs d’une réflexion sur les fautes humaines. Si le manichéisme épique reste toujours opérationnel, surligné par une considération négative de la vie humaine entachée systématiquement de péché, se fait jour une vision bien plus nuancée, liée à la fois aux incertitudes du droit, à l’idée forte de l’importance d’un arbitraire du juge et à la force du hasard comme des passions. D’autre part, à côté de l’esthétique de la force dominant les épopées, les jongleurs mettent en œuvre une esthétique du judiciaire qui, en particulier, s’articule autour d’un jeu sur la faute et sur les multiples ambiguïtés de son jugement.
Sommaire :
-
Trahison et circonstances atténuantes
-
Une culpabilité et une innocence qui se cherchent
-
La guerre, le héros et la mort
Sous la direction de Bernard
Ribémont
Rennes : Presses Universitaires de Rennes,
coll. "Interférences", 2012.
EAN : 9782753517523
256 p.
Pascale Arizmendi Le Paris de Nicolas Le Floch
de Pascale Arizmendi
Présentation sur le site Terre des écrivains :
«Cet ouvrage est issu de la thèse soutenue en juin 2009 par Pascale Arizmendi, professeur agrégée de lettres, sur la représentation du Paris des Lumières dans la série des enquêtes de Nicolas Le Floch écrite par Jean-François Parot.
L’ouvrage s’intéresse aux mutations urbaines qui accompagnent les sept premiers épisodes de la série, dont les évènements s’étendent sur une quinzaine d’années. Les classes sociales, les mentalités et les mœurs, les lieux de pouvoir et de misère, etc., sont l’objet d’analyses détaillées. On parvient à lire leur histoire et leur évolution au fil des enquêtes de Nicolas Le Floch, dans ces années qui précèdent la Révolution française.
L’angle de l’ouvrage est cependant plus large qu’il ne semble. Il aborde également d’autres questions qui passionneront les amis de Nicolas Le Floch ainsi que tous les amateurs de polars historiques : les manières dont, au fil des épisodes, se transforment peu à peu certains personnages, faisant de la série Le Floch - entre autres choses - un grand roman d’apprentissage ; la modernité de certains héros par rapport à leur époque ; l’utilisation du langage par le romancier (comment restituer la langue du XVIIIe siècle sans alourdir les dialogues et le récit) ; une étude minutieuse est proposée sur la façon dont Parot puise dans des textes de l’époque et les retraduit avec son propre style ; la transformation de la police sous l’impulsion du lieutenant général La Reynie ; les rapports entre la fiction et la vérité historique ; le travail du romancier sur le matériau historique…»
éditeur : Presses Universitaires de Perpignan
parution : 2010
Michel Delon Libertinage et mélancolie au XVIIIe s.
Rassemblant des textes épars, introuvables et inédits, qui forment un ensemble cohérent et structuré, ce livre est une traversée du siècle, qui n’est ni fronts idéologiques opposés, ni même styles adversaires, mais plutôt rythmes variés. Autrement dit, Sade et Rousseau y reviennent souvent… Un recueil de textes enlevés, écrits d’une main virtuose, sur des thèmes qui sont aussi de notre époque : la séduction, l’inconséquence, la solitude, mais aussi le plaisir et les pleurs. Chérubin voisine avec Casanova, Watteau tend la main à Fragonard, et l’ombre de Sade, auteur noir et paradoxal s’il en fut, plane sur des pages propres à séduire et enseigner tout honnête homme. Un manifeste de légèreté et de profondeur.
Gilles Schlesser Mortelles Voyelles
Désormais en édition de poche dans la collection Points du Seuil.
Présentation de l'éditeur
Au cours d'un reportage sur les SDF, Oxymor Baulay, journaliste et amateur de figures de rhétorique, met la main sur un curieux manuscrit anonyme dont le verbe « être » est banni et les Y sont remplacés par des I. Le roman intrigue, devient vite un phénomène de librairie… tandis qu Oxymor découvre que les cinq meurtres qu’il relate ont bel et bien été commis trente ans plus tôt par un serial-killer surnommé Hamlet. Le tueur était-il aussi un écrivain de génie ? Alors que le roman pulvérise les records de vente, Hamlet signe dans le sang son retour, apparemment décidé à reprendre du service. C est au cœur du texte qu’il faut suivre sa piste. Commence une enquête policière et littéraire sous le signe de Shakespeare et de Rimbaud.
Biographie de l'auteur
Romancier et essayiste, Gilles Schlesser affectionne les « petits lieux » parisiens des années 1950. Il a publié Le Cabaret ‘rive gauche’ (L'Archipel, 2006) ouvrage de référence dans le domaine, et est également l'auteur d'une biographie de Mouloudji (L'Archipel, 2009). Mortelles Voyelles est son second roman policier après La Natchave (Denoël, 1970).
Colloque Marcel Pagnol à Nice
Un colloque consacré à Marcel Pagnol
« Passion
Pagnol » sera présidé par Nicolas Pagnol, son
petit-fils (auteur
de « Marcel Pagnol, l’album d’une
vie » - Flammarion).
Durant
ces deux jours de nombreux proches, écrivains et
universitaires se retrouveront autour de
tables rondes (Pagnol,
l'homme, l'intime ; Pagnol, homme de théâtre et
de cinéma ; Pagnol, l'écrivain ou encore Pagnol,
la Provence et la Côte d'Azur) pour évoquer la
mémoire de cet homme.
Nous
compterons aux côtés de
Nicolas Pagnol,
Jean-Jacques Jelot-Blanc,
Biographe, historien de l’écran et auteur de
« Pagnol inconnu », préfacé par Jacqueline
Pagnol,
Isabelle Nohain, petite
fille de Raimu, grand ami de Marcel Pagnol et
directrice du musée Raimu à Cogolin,
Floryse Grimaud, fille du
maire d’Aubagne, un grand ami de Marcel Pagnol, et
créatrice du prix Marcel Pagnol remis chaque année au
Fouquet’s,
Thierry Dehayes, auteur
entre autres de « Marcel Pagnol à l’école de
Jean Giono »– avant-propos par Jacqueline Pagnol
retraçant les liens d’amitié entre Marcel Pagnol et
Jean Giono,
Jacques Meny,
Président des Amis de Jean Giono,
Frédérique Jacquemin, auteur
de l'ouvrage "A table avec Marcel Pagnol",
Karin Hann, universitaire,
chroniqueuse littéraire à la télévision et membre du
jury du Prix Marcel Pagnol.
La Cinémathèque de Nice proposera
un cycle « Marcel Pagnol »
la
dernière semaine de janvier.
Vendredi 27 et samedi 28 janvier 2012
Archives de Marcel Pagnol
Marcel Pagnol par Nicolas Pagnol, éditions Flammarion.
La Gloire de mon père, Jean de Florette, Manon des sources... Voilà des œuvres qui nous accompagnent depuis l’enfance dans ce parler provençal qui fait tout le charme de Marcel Pagnol (1895-1974). Le petit-fils de Marcel Pagnol, Nicolas, a ouvert le grenier de sa grand-mère, Jacqueline. Résultat : Marcel Pagnol, l’album d’une vie, un très beau livre de photos, de manuscrits et de lettres, sur la vie de l'écrivain, dramaturge et cinéaste.
Revue Europe « Perec »
Europe,
N° 993-994
Janvier
& février 2012
Georges Perec
On a
aujourd’hui dans l’œil le visage que Perec s’est
fabriqué au fil des années soixante-dix, figure comme
triangulaire, barbichette et chevelure assyrienne,
buissonnant sur les hauteurs. Mais au-delà de cette
image, ce qui frappe, c’est un visage travaillé par
l’intelligence, avec son regard clair souvent visité
par l’humour. Le destin de Georges Perec (1936-1982)
fut pourtant précocement visité par la tragédie. Son
père, engagé volontaire, est mort pour la défense de
la France en juin 1940. Évacué en zone libre en
1941, l’enfant fut dès lors séparé de sa mère,
déportée quelque temps plus tard et morte à
Auschwitz.
Si les
premiers livres publiés de Perec lui valurent
l’estime de critiques perspicaces, c’est en 1978
qu’il connut un succès considérable avec
La Vie
mode d’emploi, bientôt
traduit dans le monde entier.
Saluant la parution de ce chef-d'œuvre, Italo Calvino
estima que Perec avait « l’art de résumer toute
une tradition narrative et d’englober, dans une somme
encyclopédique, des savoirs qui donnent forme à une
image du monde ;
le sens du présent qui inclut aussi tout un passé
accumulé et le vertige du vide. » On peut, comme
Calvino, considérer La Vie
mode d’emploi comme le
dernier événement véritable dans l’histoire du
roman :
un puzzle dans lequel le puzzle lui-même donne au
livre le thème de l’intrigue et le modèle formel, et
où le projet structurel et la poésie la plus haute
coexistent avec un naturel prodigieux. Mais c’est
l’œuvre entière de Perec qui s’avère captivante dans
chacune de ses phases et qui nous invite à une
multiplicité de parcours, qu’il s’agisse du Perec
d’avant Les
Choses et
Un
homme qui dort, de sa
période dite « sociologique », des années
oulipiennes, de sa prise en compte des événements de
la vie quotidienne et de ce qu’il appelait
l’infra-ordinaire,
ou encore de la façon si singulière dont il aborde le
thème autobiographique et renouvelle la narration de
soi en inventant des architectures neuves, complexes,
agrandissant le labyrinthe qu’est toute
vie.
Gérard Genette Apostille
Gérard Genette
Apostille
Présentation
de l'éditeur :
Après
Bardadrac
et
Codicille,
l’auteur livre avec Apostille
le
troisième volume de son abécédaire
personnel.Une
succession de souvenirs et de pensées qui se
bousculent entre un point de vue politique, une
rêverie musicale ou un avis littéraire - Flaubert,
Stendhal, Proust ont une place de choix et viennent
scander ce récit à tiroir. Tout est servi avec
délicatesse et élégance quand il s’agit des autres et
avec dérision ou pudeur quand il s’agit de soi-même.
L’humour
n’est pas en reste et s’inscrit comme un des
dénominateurs communs de ces petites chroniques
parfois nostalgiques et souvent incisives.
***
Ce volume
est le troisième d’un opus incertum ouvert
avec Bardadrac
et
continué par Codicille,
mixtes en vrac de moments vécus ou rêvés, de choses
vues, lues ou entendues, de goûts et dégoûts,
d’humeurs bonnes ou mauvaises, de musiques en boucle,
d’amitiés tendres et d’idées vagabondes, ou
simplement péripatétiques, et qui font les cent pas
en attendant Dieu sait quoi. D’où cette description
indirecte tirée d’un dialogue
célèbre :
« Je m’entretiens avec moi-même de politique,
d’amour, de goût ou de philosophie. J’abandonne mon
esprit à tout son libertinage… Mes pensées, ce sont
mes catins. » L’âge venant, et même venu, où
vous habitent davantage les premiers que les seconds,
un sage nous conseille de convertir nos souvenirs en
projets. L’agent de cette conversion s’appelle
l’écriture.
Gérard Genette :
Né à Paris en 1930. Visiting professor à la New York
University. Ancien directeur d'études de l'École des
hautes études en sciences sociales, il dirige la
collection « Poétique » aux éditions du
Seuil.
Paris :
Éditions du Seuil, coll. "Fiction & Cie", 2012
336 pages
Isbn :
978-2-02-105114-8
21 €
Rimbaud le manuscrit des «Illuminations»
Claude Simon Quatre conférences
| Claude
Simon, Quatre
conférences |
Paris : Les Editions de Minuit, 2012128 p.13,50 €EAN 9782707322210
Ceux qui ont dit non : Émile Zola
L'excellente collection Ceux qui ont dit non retrace le combat de rebelles célèbres qui, en s'opposant aux idées dominantes, ont fait avancer l'Histoire. Murielle Szac rend ici hommage à Emile Zola qui s'opposa à la condamnation du capitaine Dreyfus, avec son fameux «J'accuse... !» publié à la une du journal L'Aurore, le 13 janvier 1898. C'est à travers la voix d'Alexandrine, la femme de Zola, que l'on suit les étapes et les coulisses du procès opposant anti- et pro-dreyfusards. L'auteur de Germinal, au faîte de sa gloire, s'engage, quitte à tout perdre, pour que son pays ne reste pas dans le mensonge et l'injustice. "On peut me frapper ici. Un jour, la France me remerciera d'avoir aidé à sauver son honneur." On y croise Proust, Mirbeau, Clemenceau ou encore l'éditeur Eugène Fasquelle, tous témoins de la montée nauséabonde de l'antisémitisme. Face à la monstrueuse machine judiciaire, Zola risque sa carrière, sa liberté, voire sa vie. Pour autant, l'écrivain combattant rayonne d'agir en totale harmonie avec son oeuvre. Ce phare vibrant de courage et d'indépendance d'esprit nous éclaire encore.
Actes Sud ISBN / EAN : 9782330000028 Nombre de pages : 96 pages Prix indicatif : 8 €
Emile Zola «J'accuse !» en ligne
Émile Zola. J'accuse !... , 11-13 janvier 1898
Richepin Miarka la fille à l'ourse
Son roman Miarka, la fille à l'ourse figure en mode image dans Gallica. Je le cherche en pdf.
L'action se déroule à Ohis, près de chez nous…
Richepin s'intéresse aux Tziganes, aux marginaux.
Un homme sympathique, très anar dans « La Chanson des Gueux », que je cherche aussi - je possède la version papier, bien sûr. À l'aide …
http://www.editionstrotteuraile.fr/Miarka-la-fille-a-l-ourse_a29.html
Je prépare une petite étude du patois de Thérache dans ce roman. Celle-ci figurera dans mon autre site « Passion patrimoine»
Emile Verhaeren : «James Ensor»
Extrait :
« les crins de sa perruque descendue sur ces yeux. Un bout de bas blanc passait à travers les trous de son soulier. Un hoquet lourd et profond lui secouait, de temps en temps, le ventre. Et l'ivrogne riait et pleurait tour à tour devant elle.
Lorsque James Ensor se plaisait à traduire par le pinceau de telles scènes grotesques et lamentables, il était le compagnon falot qu'Eugène Demolder, assignait, sous le déguisement de Fridolin, au grand Saint Nicolas. James Ensor donnait la réplique, dans le livre du poète d'Yperdamme, au joyeux et doux patron des petits enfants de la West-Flandre. Il jouait, en ce temps-là, de la flûte et se promenait, avec deux carlins boulus, renfrognés et fidèles. »
http://www.manybooks.net/titles/verhaerene3512435124-8.html
Stefan Zweig, Légendes d'une vie
Parution chez Grasset : Stefan Zweig, Légendes d’une vie
Présentation de l'éditeur :
Quatre
personnages se croisent : Leonore Franck, veuve
du célèbre écrivain Karl Amadeus Franck, leur fils
Friedrich, Bürstein, le biographe du maître et une
mystérieuse femme qui s’avère être l'amour d'enfance
du grand écrivain, celle à qui il a écrit des
dizaines de pièces enflammées et dédié une pièce de
théâtre que tout le monde croyait perdue. Or cette
femme détient les lettres et le manuscrit...
Tout le génie de Zweig est de glisser du vaudeville
classique à la pièce métaphysique sur la création.
Depuis la mort de l’écrivain, sa veuve, ainsi que le
biographe, ont maquillé la réalité. Or quand Bürstein
se repent, la légende de l'écrivain s'effondre, mais
pour donner naissance à la véritable histoire d'une
vie et d'un amour passionné…
Dans sa correspondance avec Romain Rolland, Zweig a
décrit sa pièce comme "un drame moral et
contemporain", dans lequel il mêlait "les détails
caractéristiques de différentes personnes pour
dresser un caractère typique de l'artiste" (Robert
Dumont, Le
Théâtre de Stefan Zweig, p.
99).
Gustave Lerouge «La Dame noire des frontières»
Chaque jour, un livre en téléchargement
I
Miss Arabella Willougby
C’était quelques semaines avant la déclaration de guerre. Deux croiseurs anglais venaient d’entrer dans le port de Boulogne-sur-Mer. Toute la ville était en fête. Le casino et les luxueux hôtels qui l’environnent étaient brillamment illuminés. Sur le port, les cabarets étaient remplis de matelots et de « matelotes ».
Jusqu’à une heure avancée de la nuit, des groupes en goguette répétaient d’une voix sonore
des chansons nautiques :
Celui-là n’aura pas du vin dans son bidon !
La Paimpolaise ;
La belle frégate, etc., etc.
Gustave Le Rouge: "La Dame noire des frontières"
téléchargement gratuit dans la Bibliothèque électronique du Québec : http://beq.ebooksgratuits.com/classiques-xpdf/Lerouge-frontieres.pdf
Villiers de l’Isle-Adam, Akëdysséril
Akëdysséril
Ce récit oriental a été publié, en juillet 1885, dans « La Revue contemporaine », accompagné d’une note que voici :
« Cet ouvrage, illustré par Félicien Rops, doit paraître, en septembre prochain, chez l’éditeur Monnier. C’est le premier récit de l’Amour à travers les âges, livre de légendes écrit par MM. Leconte de Lisle, Alphonse Daudet, Ernest Renan, Catulle Mendès, Henri de Bornier, Eugène Burnouf, etc., etc. ».
La publication en volume date de 1886, le projet annoncé ayant apparemment échoué. Le Frontispice, exécuté par Félicien Rops, ainsi que la première et la dernière illustration, par Georges-Antoine Rochegrosse, sont tirés de cette édition-là, tandis que les autres illustrations, par Marius A. J. Bauer, proviennent de l’édition néerlandaise du conte, tirée à 100 exemplaires en 1894.
en ligne ici
Tardi-Manchette Ô dingos, ô châteaux
Troisième œuvre de Manchette, Ô dingos, ô châteaux ! se montre parfois maladroite, selon François Guérif (qui signe une belle préface), mais elle installe pour la première fois l'auteur dans le sacro-saint univers des polars. Le coup d'essai se transforme en coup de maître car Manchette obtient le Grand Prix de la littérature policière 1973 avec ce titre. Amateur du genre mais version US, il en a repris les codes et signait ici un road movie atypique, cinglant et déjanté.
Avant de se terminer dans un bain de sang quasi apocalyptique et décapant, l'histoire prend sa source d'hémoglobine dans le rapt d'un enfant, Peter, et de sa nurse, Julie. Cette dernière sort d'un institut psychiatrique et a été embauchée par Michel Hartog, un puissant industriel philanthrope, pour garder son jeune neveu. Tout dérape quand Thompson, tueur à gages plus torturé par son estomac que par ses victimes, les kidnappe. Mais Julie n'est pas aussi bête qu'on peut le croire et va défendre le petit bec et ongles.
Pour sa troisième adaptation, Tardi maîtrise son sujet et colle à la peau de ce polar violent. Son road movie est un modèle du genre. Grâce à son sens du rythme, on arrive déjà bien amoché avant le grand final dans le «château» du Massif Central. La suite est une orgie de sang, de chair et d'os à l'ombre des vieilles pierres. Du grand art !
Nouvelles de Philip K. Dick
Philip
Kindred Dick (December 16, 1928 – March 2, 1982) was
an American science fiction novelist, short story
writer, and essayist. Dick explored sociological,
political and metaphysical themes in novels dominated
by monopolistic corporations, authoritarian
governments, and altered states. In his later works,
Dick's thematic focus strongly reflected his personal
interest in mysticism and theology. He often drew
upon his own life experiences and addressed the
nature of drug use, paranoia and schizophrenia, and
mystical experiences in novels such as A Scanner
Darkly and VALIS. The
novel The
Man in the High Castle bridged the
genres of alternate history and science fiction,
earning Dick a Hugo Award for Best Novel in
1963. Flow
My Tears, The Policeman Said, a novel
about a celebrity who awakens in a parallel universe
where he is unknown, won the John W. Campbell
Memorial Award for best novel in 1975.
«I
want to write about people I love, and put them into
a fictional world spun out of my own mind, not the
world we actually have, because the world we actually
have does not meet my
standards, Dick
wrote of these stories. In
my writing I even question the universe; I wonder out
loud if it is real, and I wonder out loud if all of
us are real.»In
addition to thirty-six novels, Dick wrote
approximately 121 short stories, many of which
appeared in science fiction magazines. Although Dick
spent most of his career as a writer in near-poverty,
nine of his stories have been adapted into popular
films since his death, including Blade
Runner, Total Recall, A Scanner Darkly
and
Minority
Report. In
2005, Time
Magazine named Ubik
one of the one hundred greatest English-language
novels published since 1923. In 2007, Dick became the
first science fiction writer to be included in The
Library of America series.
Marcel Proust le musicien
(Livre+ 2 CD)interprètes: Sandra Moubarak (piano), Anthony Leroy (violoncelle)label: Decca Proust était un vrai fanatique de musique. A tel point qu'elle transparaît dans toute son oeuvre littéraire. On connait bien la célèbre Sonate de Vinteuil qui revient tout au long d' A la recherche du temps perdu, sonate qui serait en fait l'oeuvre de César Franck... Mais la passion de Proust pour la musique ne se résume pas à cette seule sonate. Dans sa Recherche, il développe véritablement une esthétique et une philosophie de la musique. Ses livres sont emplis des noms des musiciens qu'il aime - Saint-Saëns, Debussy, Fauré dont il se dit amoureux. C'est cet amour de la musique que le violoncelliste Anthony Leroy et la pianiste Sandra Moubarak ont voulu nous montrer... Les deux disques alternent des extraits de livres, lus par Romane Bohringer ou Michael Lonsdale, et différentes pièces musicales joués par les deux musiciens rejoints par Magalie Léger et Tedi Pappavrami.
Dictionnaire Malraux
Près de
300 notices établies par des universitaires
(français, chinois, japonais, américains, turcs) mais
également des témoins (Sophie de Vilmorin, dernière
compagne de l’écrivain, Alain Malraux, neveu d’André,
Dominique Desanti), des philosophes (Bernard-Henri
Lévy), des écrivains (Jorge Semprún), des
conservateurs de musées. Une entreprise éditoriale
sans précédent. Un monument de savoir, à la mesure de
la place occupée par Malraux dans notre roman
national.
Auteur(s)
:
Charles-Louis Foulon, Janine
Mossuz-Lavau, Michaël de Saint-Cheron
ISBN
: 978-2-271-06902-3
Format
: 17 x 24
cm
890
pages
Manuscrit Vie de Ste Catherine
La Bibliothèque nationale de France (BnF) vient de faire l’acquisition du manuscrit de la Vie de sainte Catherine d’Alexandrie, classé trésor national en 2008.
Ce manuscrit, contenant la vie de la sainte morte en martyre vers 307, fut rédigé vers 1474 dans une écriture de type bourguignon par David Aubert, qui composa et calligraphia de nombreux manuscrits pour la cour de Bourgogne. La traduction en français fut réalisée par le chanoine de Lille, Jean Miélot, à la demande du duc de Bourgogne Philippe le Bon (1396-1467).Réalisé pour Marguerite d’York (1446-1503), épouse de Charles le Téméraire, duc de Bourgogne et sœur du roi d’Angleterre Edouard IV, le manuscrit est composé de 54 feuillets en parchemin et contient 14 miniatures accompagnées de bordures décorées de fleurs et de rinceaux, réalisées par Simon Marmion.
L’ouvrage fut recouvert, au XIXe siècle, d’une reliure de maroquin brun aux armes des ducs de Bourgogne. Il passa successivement dans les collections du marquis Charles-Antoine de Ganay, puis des comtes de Waziers, et enfin, par héritage dans la famille qui l’a finalement vendu à la BnF.
Cette acquisition est pour la BnF, qui ne possédait pas d’œuvres de Simon Marmion, « la dernière occasion de faire entrer ce chef-d'œuvre dans les collections nationales ».En effet, ce manuscrit fait partie d’un ensemble de trois œuvres illustré par ce célèbre enlumineur, dont les deux autres manuscrits ont été acquis par le Getty Museum de Los Angeles en 1987.
Le montant de l’acquisition, réalisée grâce au mécénat, n’a pas été rendu public mais est estimé autour de 4 millions d’euros.Le manuscrit enluminé de la Vie de sainte Catherine d’Alexandrie sera exposé lors de l’exposition « Miniatures flamandes, 1404-1482» qui se tiendra à la Bibliothèque nationale de France à partir du 6 mars 2012.
Modiano Cahier de l'Herne
Cahier Modiano
Sous la direction de Raphaëlle Guidée et Maryline
Heck
Éditions de L'Herne, collection "Cahiers de L'Herne"
(n°98), 2012.
Parution le 18 janvier
2012
Sommaire
Maryline
Heck et Raphaëlle
Guidée : Avant-propos
I
– Une vie d’écrivain
II
– Une nouvelle inédite
Patrick Modiano : Le Temps
III
– Traversées de l’oeuvre
IV
– Dora Bruder
V
– Lectures de Modiano
Lettres
VI
– Modiano lecteur
VII
– Cinéma
Lettres
Patrick
Modiano
Patrick
Modiano : Repères
biographiques
Biographie
des contributeurs
Babar fête ses 80 ans
Cette année Babar fête ses 80 ans pour l'occasion le
Musée des Arts Décoratifs de Paris organise une
grande exposition, Hachette jeunesse va rééditer des
albums et sortir un inédit. De nombreux produits
dérivés seront également commercialisés sous
peu. L'exposition
du Musée des Arts Décoratifs sera intitulée
« Les
histoires de Babar » et se
tiendra du 8 décembre 2011 au 12 décembre
2012. Elle reviendra sur l'histoire des livres
illustrés Babar. Il faut savoir que le personnage est
né en 1931 quand pour endormir ses fils, Mathieu et
Laurent, Cécile de Brunhoff invente l'histoire d'un
éléphanteau qui se sauve en ville pour échapper aux
chasseurs qui ont tué sa maman.
Et c'est bien sûr là, qu'il rencontre la Vieille
Dame. Les enfants enthousiasmés par cette histoire la
racontent ensuite à leur père, le peintre Jean de
Brunhoff qui décide de la mettre en image. C'est
ensuite l'oncle du peintre, Lucien Vogel, qui était
éditeur qui le convainc de faire éditer cet album. Le
premier album, Histoire
de Babar, a été
édité en 1931 par les Éditions du Jardin des modes.
L'exposition présentera aussi des jouets Babar, des
épisodes des deux séries télévisées en 2D (celle de
1949 et celle de 1989) et de la série télévisée en 3D
(diffusée depuis novembre 2010 sur TF1), une
interview de Laurent de Brunhoff et la garde-robe de
Babar. Au niveau de la scénographie, les planches
originales seront disposées à auteur d'enfant et l'on
retrouvera quelques éléphants de la collection des
Arts Décoratifs. En ce qui
concerne, les rééditions d'ouvrages, Hachette
jeunesse, envisage de sortir 10 albums en trois ans.
L'éditeur propose depuis le début du mois une belle
réédition du premier album, Histoire
de Babar (38 pages
pour 12,50 €), et un inédit signé Laurent de
Brunhoff, Babar
aux Jeux Olympiques de Célesteville
(48 pages
pour 18,50 €).
Pierre Reverdy Œuvres complètes
Cette édition en deux volumes des Œuvres complètes de Reverdy remet pour la première fois en perspective l'ensemble de son parcours. On y trouvera bien sûr, au fil de la chronologie, ses grands recueils poétiques (Plupart du temps, Main d'œuvre…), mais aussi ses étonnants récits (Le voleur de Talan, La Peau de l'homme, Risques et périls), ses trois volumes de « notes » et la totalité de ses textes critiques sur la peinture et la poésie. Outre plusieurs séries de poèmes inédits, le tome I propose en annexe la reproduction en fac-similé des premiers livres de Reverdy (La Lucarne ovale, Les Ardoises du toit) tels qu'il les avait lui-même conçus et fabriqués.
Pierre Reverdy, Œuvres
complètes, édition
préparée, présentée et annotée par Étienne-Alain
Hubert, Paris, Flammarion, coll. "Mille et une
pages", 2010. 3000 p.
Bonnefoy, Sous le signe de Baudelaire
Yves Bonnefoy rassemble, dans un volume
unique,
Sous le signe de
Baudelaire,
paru aux éditions Gallimard, le 24 novembre, un
demi-siècle d’essais consacrés à l’auteur des
Fleurs du mal.
“Baudelaire
m’a fait grand bien”, avoue
Yves Bonnefoy en ouverture à ce nouveau livre.
“Comme
des milliers d’autres dans le siècle qui l’a suivi je
lui dois, en tout premier lieu, d’avoir pu garder foi
en la poésie”.
En
cheminant aux côtés de Baudelaire, c’est donc sa
propre poétique, imprégnée de l’
« exemple » de ce dernier, que Bonnefoy
donne à appréhender.
Yves
Bonnefoy est né à Tours en 1923. Ses études de
mathématiques, d’histoire des sciences et de
philosophie le conduisent à la Sorbonne, où il est
notamment l’élève de Bachelard. En 1946, il fréquente
régulièrement le groupe surréaliste, avant de
s’éloigner d’André Breton en 1947, en désaccord avec
les tendances occultistes de ce dernier. En 1981, il
est élu au Collège de France pour y occuper la chaire
d’études comparées de la fonction poétique. Outre son
œuvre poétique, il est également traducteur,
notamment de Shakespeare et de Keats. Entre autres
distinctions, Yves Bonnefoy a reçu le Grand prix de
poésie de l’Académie française.
ISBN : 978-2-07-013544-8
EAN : 9782070135448
410 pages
Calasso La Folie Baudelaire
C’est « la vague Baudelaire » et ses effets dans l’art et la littérature que Roberto Calasso analyse et raconte ici avec l’érudition et le talent narratif qui sont les siens. S’appuyant sur un réseau enchevêtré de citations et de rapprochements, le grand écrivain italien nous propose de déambuler dans un Salon imprévisible où seraient exposées des images de toutes sortes, il nous fait circuler dans les méandres de ce système nerveux qui s’appelait Baudelaire, il nous introduit, enfin, dans un monde réel ou fantasmé peuplé par des personnages comme Ingres, Delacroix, Manet, Courbet, Sainte-Beuve, Flaubert, Rimbaud, Mallarmé, Lautréamont, Degas, Valéry…
La Folie Baudelaire se constitue autour d’un emblème qui remonte à Sainte-Beuve :
« M. Baudelaire a trouvé moyen de se bâtir, à l’extrémité d’une langue de terre réputée inhabitable et par-delà les confins du romantisme connu, un kiosque bizarre, fort orné, fort tourmenté, mais coquet et mystérieux, où on lit de l’Edgar Poe, où l’on récite des sonnets exquis, où l’on s’enivre avec le haschisch pour en raisonner après, où l’on prend de l’opium et mille drogues abominables dans des tasses d’une porcelaine achevée. Ce singulier kiosque, fait en marqueterie, d’une originalité concertée et composite, qui, depuis quelque temps, attire les regards à la pointe extrême du Kamtchatka romantique, j’appelle cela la Folie Baudelaire.
L’auteur est content d’avoir fait quelque chose d’impossible, là où on ne croyait pas que personne pût aller ».
L’enjeu de ce livre est de montrer, avec le maximum de précision possible, que cette Folie attrayante, désolée et dangereuse eut, après Baudelaire, bien d’autres visiteurs, puisque finalement ce lieu se révélera coïncider avec le territoire de la littérature absolue.
Biographie de l'auteur
Romancier, essayiste et éditeur, Roberto Calasso est né à Florence en 1941. Il vit à Milan, où il dirige les éditions Adelphi. Il a notamment publié aux Éditions Gallimard La ruine de Kasch (Du monde entier, 1987), Les noces de Cadmos et Harmonie (Du monde entier, 1991, Folio n° 2517), Ka (Du monde entier, 2000, Folio n° 4465), Le fou impur (Arcades, 2000), La littérature et les dieux (Du monde entier, 2002), K. (Du monde entier, 2005), Le rose Tiepolo (Du monde entier, 2009).
- Broché : 485 pages
- Éditeur : Éditions Gallimard (20 octobre 2011)
- Collection : NRF Essais
- Langue : Français
- ISBN-10 : 2070128806
- ISBN-13 : 978-2070128808
Cahiers Bataille N°1
Parution :
Cahiers
Bataille Numéro
premier
Ouverture
Claude
Minière – Par-delà la poésie
Entretien
Christian Prigent – Retour à Bataille
suivi
de Du
désir de littérature
Contexte
Michel Surya – Felix culpa (Discussion sur le péché)
Frédéric Aribit – Autopsie du Cadavre
Kuniyoshi Kaneko – Esprit
d’enfance :
Georges Bataille critique
Koichiro Hamano – Introduction du Bleu
du ciel
Jean-Louis Cornille – Bataille entre boudoir et
bibliothèque
Muriel Pic – Le péril de l’incommensurable
Jean Pierrot – Georges Bataille et le sensible
Georges Sebbag – Breton, Bataille et la guerre
d’espagne
Chiara di Marco – « Moi,
j’existe » connaissance et existence
Dominic Marion – Figuration et
irreprésentable :
à propos d’une économie du non-savoir
Felice Ciro Papparo – Rien ou la langue des formes
Vincent Teixeira – L’œil à l’œuvre :
Histoire
de l’œil et ses
peintres
Inédit
Georges Bataille – Définition de
l'hétérologie
Éditions
Les Cahiers 280 pages
ISBN :
978-2-9534806-1-0
35 euros
Les Cahiers
Bataille :
http://editionslescahiers.fr/2011/03/10/cahiers-bataille
Le numéro 1 :
http://editionslescahiers.fr/2009/09/05/cahiers-bataille-1
Assouline Autodictionnaire Proust
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Autodictionnaire Proust
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On pourrait croire que tout a déjà été écrit sur Marcel Proust. Tout sauf cette autobiographie particulière qu'est l'Auto
dictionnaire Proust. Tous les extraits, puisés dans laRecherche du temps perdu et surtout dans ses articles, ses essais et son abondante correspondance, sont de sa main… Toutes les entrées, qu'elles soient attendues, espérées ou surprenantes, sont de Pierre Assouline, ainsi qu'un important avant-propos riche en informations sur les proustiens et la proustologie...« Si l'on veut comprendre autrement comment Proust s'y « est pris », il faut le saisir par le biais du discontinu, briser les reins à la chronologie, ranger ses angoisses et ses rêves par ordre alphabétique. C'est une autre manière de lui être fidèle. Car si la biographie laissait paraître l'homme nu derrière le voile de ses paroles, l'Autodictionnaireexpose son squelette. Plus de faux-semblants, plus d'échappatoires, plus de procédés. Le squelette, c'est ce qui reste quand on a éliminé toute littérature dans le mauvais sens du terme – car il en existe un. »Pierre Assouline
Éditions Omnibus
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Pierre Michon Lecture à Chambord
Lecture d’extraits de “Onze”, (éditions Verdier, 2010)
Depuis ce printemps 2011, chaque dernier dimanche du mois, le Château de Chambord invite un écrivain pour une lecture publique et une discussion. Le programme Écrivains à Chambord, qui fait l’objet d’un partenariat avec Livre au centre, est présenté ici. Certaines de ces lectures sont enregistrées et disponibles à l’écoute, sur la webradio de Livre au Centre. Découvrez ce passionnant programme par cet entretien avec Yannick Mercoyrol, son concepteur.
Pierre Michon est né le 28 mars 1945, aux Cards, dans la Creuse où ses parents étaient instituteurs.Lycéen à Guéret, il étudie ensuite les lettres à l’université de Clermont-Ferrand (maîtrise sur le théâtre d’Artaud). Son premier texte paraît lorsqu’il a 37 ans, après quelques années consacrées aux études littéraires et au théâtre. Depuis Vies minuscules (Gallimard, 1984), il a publié de nombreux livres, largement primés (Petrarca Preis pour l’ensemble de l’œuvre, Grand Prix du Roman de l’Académie française, Grand Prix SGDL de littérature, Prix Décembre, Prix Louis Guilloux) et traduits en de nombreuses langues .
Une part importante de son œuvre a paru aux éditions Verdier : Vie de Joseph Roulin, 1988 ; Maîtres et serviteurs, 1990 ; La Grande Beune, 1996 ; Le Roi du bois, 1996 ; Mythologies d’hiver, 1997 ; Trois auteurs, 1997 ; Abbés, 2002 ; Corps du roi, 2002 ; L’Empereur d’Occident, 2007 ; Les Onze, 2009.
photo
Jean-Luc Bertini
http://livreaucentre.fr/2011/11/a-l’ecoute-pierre-michon-dimanche-30-octobre-2011/
Cahier de l'Herne Colette
Il est accompagné d'un "carnet" consacré à certains textes de l'écrivain publiés dans le journal Elle, et consacrés aux saveurs.
http://lherne.blogspot.com/2011/10/le-cahier-colette-en-librairie.html
Cocteau le disait déjà : « N’allez pas croire qu’elle ressemblait à la dame tartine et à la sainte nitouche qu’on voulut en faire. Jamais nous ne laverons assez Madame Colette de cette fausse bonhomie dont la légende l’affuble. »
Giorgio Bassani L'Odeur du foin
Une belle
présentation du livre de Giorgio Bassani,
L’Odeur
du foin, publié
en 1972
L’Odeur du foin, de Giorgio Bassani,
traduit de l’italien par Michel Arnaud, «
L’imaginaire », Gallimard, 114 pages, 6.50
euros.
http://www.les-lettres-francaises.fr/2011/10/giorgio-bassani-un-ecrivain-et-ses-hantises/
Site consacré à Charles Péguy
Présentation :
Bienvenue sur ce site
dédié à Charles Péguy, écrivain français (1873 –
1914).
Poète et penseur engagé de son époque, il est un des
auteurs majeurs du XXème siècle. Pourtant, son
héritage intellectuel est aujourd’hui souvent
méconnu. Le but de ce site, créé par l’Amitié Charles
Péguy, est précisément de faire (re)découvrir cet
écrivain et de prouver - avec vous et grâce à vos
contributions - qu’il n’appartient pas au
passé.
Jamin, Faulkner. Le nom, le sol et le sang
Jean
Jamin, FAULKNER.
LE NOM, LE SOL ET LE SANG
Présentation
de l'éditeur :
« Il
faut vraiment croire en l’homme pour l’endurer et
patienter malgré sa stupidité, sa sauvagerie, son
inhumanité », écrivait William Faulkner. De
cette humaine sauvagerie, il fut le peintre
implacable, féroce, sourcilleux, tragiquement
ironique, montrant que l’altérité est une nécessité
mentale autant que sociale pour la construction de
soi. Peut-être l’œuvre de Faulkner vient-elle crûment
nous dire qu’il n’y a d’autre étranger que celui
qu’on s’invente…
Une idée-force que cette anthropologie ambitieuse de
l’univers faulknérien – une des premières du genre –
vient illustrer en restituant la géographie intime de
ses personnages, leurs parts d’ombre et de lumière,
les « brûlures » de leur langage et les
contradictions obsédantes qui les habitent. Thomas
Sutpen et sa fille amoureuse de son demi-frère métis
caché ;
Joe Christmas à l’identité raciale
problématique ;
Lucius McCaslin engrossant sa fille
esclave ;
le vieux nègre roublard Lucas Beauchamp… Des Blancs,
des Noirs, s’épiant au sein des familles, à
l’intérieur des maisons, sur des plantations, qui
seront dévastées. Une société, tout un monde plein de
« bruit et de fureur » où à travers la
circulation des humeurs – sang, sperme, lait – se lit
une singulière et fascinante dramatisation des
rapports de parenté et d’alliance.
Paris :
CNRS Éditions, 2011
EAN :
9782271071972
24 euros
Url de référence :
http://www.cnrseditions.fr/Litterature/6491-faulkner-jean-jamin-.html
Première biographie de Claude Simon
La première biographie de Claude Simon
Paris : Éditions du Seuil, coll. "Biographie", 2011.
449
p.
EAN : 9782021009835
25 €
Prséentation de l'éditeur:
Cette toute première biographie consacrée à l'un des
derniers prix Nobel de littérature française retrace
l'itinéraire d'un écrivain qui en dépit des
innombrables thèses qui lui ont été dédiées reste
tout à la fois universellement admiré et curieusement
méconnu.La haute
exigence formelle de cette oeuvre trop souvent jugée
ardue a longtemps occulté une évidence qui jalonne
toute la production écrite de Claude Simon : son
ancrage dans un vécu complexe qui la traverse de part
en part et dont elle revisite et décompose livre
après livre les ressorts les plus intimes. Issu d'un
milieu bourgeois et conservateur, très vite orphelin
de père puis de mère, Claude Simon s'est construit
dans une relation conflictuelle à ses
origines.Il y a
l'enfance, bien sûr, récurrente dans son oeuvre, mais
également d'autres moments marquants, comme son
expérience de la captivité pendant la Seconde Guerre
mondiale, dont il rendra compte dans
La
Route des Flandres. Le refus
du roman traditionnel qui l'a trop vite classé dans
la mouvance du « nouveau roman » apparaît
en ce sens tout à la fois comme une ascèse et comme
une tentative sans cesse renouvelée d'explorer les
non-dits et les secrets les plus enfouis d'un passé
douloureux.Tout le
propos de cette biographie richement documentée, et
écrite d'une plume alerte et sensible, est de nous
démontrer combien la vie de Claude Simon est d'abord
et avant tout l'histoire d'une émancipation, et son
oeuvre un exorcisme permanent des fantômes de la
mémoire.
Mireille Calle-Gruber est professeur des universités
à la Sorbonne-Nouvelle-Paris 3.Elle a
publié une vingtaine de livres sur la littérature
française contemporaine. Elle est l'auteur également
de cinq romans. Elle travaille depuis de nombreuses
années sur l'oeuvre de Claude Simon, dont elle a
notamment établi l'édition de La Pléiade chez
Gallimard.
Url de référence :
http://www.seuil.com/
La maison de Colette sauvée de la ruine
La maison de Colette échappe à la ruine et
l'oubli
La
maison où naquit et grandit jusqu'à 18 ans
l'écrivaine Colette, à Saint-Sauveur-en-Puisaye dans
l'Yonne, a été sauvée par la
Société des amis de
Colette.
La Société va sans doute lever suffisamment de fonds
pour racheter la maison, en organisant des soirées
d'appel aux dons.
La maison était en vente depuis 2007 et coûtait
300 000 €. L'État a consenti une subvention de
100 000 € à l'association, tandis que la région
Bourgogne et le conseil général de l'Yonne
participent aussi. Le ministre M. Mitterrand à
déclaré à l'AFP : « L'État
a apporté toute sa part dans cette issue favorable,
conscient qu'il y avait là un lieu de mémoire
littéraire, un jardin de souvenirs
vibrants »
Michel Crépu Essai sur Chateaubriand
«Il en va aujourd'hui de l'auteur
d'Atala
comme de l'Afrique au temps de la Croisière Noire :
une terra incognita. En un sens son vœu cabot de
finir oublié a été à demi exaucé. Tandis que son
fantôme hante encore certaines nuits scolaires, sa
musique essentielle demeure inaudible. Or c'est elle,
bien entendu, qu'il nous importe de faire entendre.»
Peignant avec humour et érudition ce «jean-foutre qui
avait raison sur les choses graves», Michel Crépu
nous donne, outre le portrait de Chateaubriand,
royaliste scandaleux, auteur des
Mémoires d'outre-tombe,
amant de Julie Récamier, écrivain méconnu à force
d'être caricaturé en romantique, la chronique d'une
époque qui vacille. De la pourpre consulaire aux
chambres de jeunes filles, du christianisme heureux à
Bonaparte, d'une veillée à Combourg aux châteaux de
Prague, Michel Crépu ressucite un Chateaubriand
autre, moderne et complexe.
Grasset,
216 p., 17,50 euros.
David Grossman Une femme fuyant l'annonce
Présentation de l'éditeur
Ora, une femme séparée depuis peu d’Ilan, son mari, quitte son foyer de Jérusalem et fuit la nouvelle inéluctable que lui dicte son instinct maternel : la mort de son second fils, Ofer, qui, sur le point de terminer son service militaire, s’est porté volontaire pour « une opération d'envergure » de 28 jours dans une ville palestinienne, nouvelle que lui apporteraient l’officier et les soldats affectés à cette terrible tâche. Mais s’il faut une personne pour délivrer un message, il en faut une pour le recevoir, pense Ora. Tant que les messagers de la mort ne la trouvent pas, son fils sera sauf. Aussi décide-telle, sans aucune logique, pour conjurer le sort, de s’absenter durant ces 28 jours en se coupant de tout moyen de communication qui pourrait lui apporter la terrible nouvelle. Ayant prévu une randonnée à travers le pays avec Ofer, elle part malgré tout. Au passage, elle arrache à sa torpeur Avram, son amour de jeunesse (le père d’Ofer ?) et l’emmène avec elle sur les routes de Galilée pour lui raconter leur fils. Elle espère maintenir en vie son enfant par la trame de mots qui dessinent sa vie depuis son premier souffle, et lui éviter ainsi le dernier. Le périple ici est l’occasion d’évoquer le passé : à mesure qu'Ora et Avram arpentent le pays à la beauté étonnante, se reconstitue le fil de la mémoire et des secrets qui enserrent les personnages. Ora, Ilan et Avram s’étaient liés, adolescents, pendant la guerre des Six Jours, dans un hôpital où ils étaient tous trois à l'isolement, alors que les combats faisaient rage à l’extérieur. C’est là que se sont noués les destins de chacun. Le stratagème de la mère réussira-t-il à préserver la vie du fils ? Quoi qu’il lui arrive, le récit le fait renaître avec une vigueur nouvelle.
Biographie de l'auteur
Né à Jérusalem en 1954 David Grossman est l'auteur réputé de nombreux romans abondamment primés. Il est aussi l'essayiste engagé de trois essais qui ont ébranlé l'opinion israélienne et internationale, notamment Le Vent jaune, qui a précédé la première Intifada. En 2010, il a reçu en Allemagne le Prix de la Paix des éditeurs et des libraires allemands. Il est Officier de l'Ordre des Arts et des lettres.
-
666
pages
Broché: -
Seuil
(18 août 2011)
Editeur : -
CADRE
VERT
Collection : -
Langue : Français
-
2021004627
ISBN-10:
Henri Godard, Céline
Henri Godard,
Céline
Paris : Gallimard, coll. "NRf Biographies",
2011.
EAN 9782070121922.
594 p.
Prix 25,50EUR
Présentation de l'éditeur
Depuis sa
mort, voici un demi-siècle, la stature de Céline n'a
cessé de croître : qu'on le veuille ou non, il
est un des auteurs majeurs du XXe siècle, un des plus
lus, des plus commentés et assurément des plus
disputés. Céline a inventé une manière entièrement
nouvelle d'écrire le français. Son
Voyage au bout de la nuit
a été ressenti comme un choc, comme une révolution
dans la manière de dire par le roman l'expérience
humaine. C'est son oeuvre de polémiste qui devait
plus tard lui aliéner durablement nombre de lecteurs.
Mais peut-on vraiment dissocier le génie de
l'écrivain des violences de l'homme ? Pour Henri
Godard les deux sont inséparables. Cette biographie
se propose précisément de retracer le chemin de la
vie à l'oeuvre, tout comme elle s'efforce de pénétrer
le secret de cette existence à l'épreuve du travail
de l'écriture. Elle part à la découverte des vérités
contradictoires de Céline, que restitue par
fragments, de l'enfance à la mort, une abondante
correspondance récemment réunie. C'est un portrait
souvent inattendu qui se dessine peu à peu : de
l'enfant sage et affectionné du passage Choiseul au
reclus de Meudon, en passant par le jeune commis de
boutique, le cuirassier à jamais marqué par la
guerre, le médecin des quartiers pauvres,
l'antisémite furieux, le prisonnier de Copenhague...
mais aussi l'amoureux de la mer et des ports, le
copain qui adore parler sexe, enfin, le plus méconnu,
l'homme qui mit le corps féminin et la danse au
centre de sa vie. Au fil des pages et des années,
c'est une figure plus intime, plus complexe, plus
déchirée aussi, que découvre le lecteur. Cet
itinéraire hors du commun échappe décidément aux
simplifications péremptoires. Henri Godard est
l'éditeur de Céline dans la " Bibliothèque de la
Pléiade " et l'auteur notamment de
Poétique de Céline (1985),
de Céline
scandale (1994) et
du Roman
modes d'emploi (2006).
Friedrich Hölderlin
Sur Hölderlin, il faut lire absolument le très beau livre de Raymond Prunier Traces de pas, chez Calligrammes. L'auteur, avec un délicatesse poétique bouleversante a mis ses pas de mots dans les pas géographiques de Friedrich Hölderlin.
Par ailleurs, le Hölderlin de Heidegger est du Heidegger pur jus : si l'on veut comprendre quelque chose à Hölderlin, il vaut mieux oublier un peu Heidegger. Ce raisonnement est moins vrai quand il s'agit de René Char.
Maison d'Henri Barbusse
Maisons d’écrivains : Henri Barbusse
La «Villa Sylvie» fut la
demeure préférée d'Henri Barbusse, journaliste et
romancier, qui après son engagement dans la Grande
Guerre mit son talent d’écrivain et de polémiste au
service d’un idéal de paix.Acquise par
l'association Les Amis d'Henri
Barbusse, la maison accueillit de
nombreuses personnalités du XX° siècle.
Provisoirement vidée de ses meubles, elle attend
patiemment la réalisation de travaux de réfection qui
lui permettront bientôt d'accueillir les visiteurs et
les groupes scolaires dans des conditions
rénovées. Mélancolique dans son
cadre de verdure à la lisière de la Forêt d’Halatte,
cette propriété possède un charme «début de siècle»
indéniable. À visiter pour la nostalgie, pour le
sentiment de paix qui en émane, et pour les traces
encore vivaces d’un auteur à redécouvrir.
barbusse
Un site à visiter : http://www.henri-barbusse.net/
Thèse sur Bernanos
vocation sacerdotale et vocation d’écrivain
Une thèse en ligne de Claudia Dinu :
http://www.freidok.uni-freiburg.de/volltexte/5508/pdf/These_doctorat_Dinu_Claudia.pdf
Hugo, La Légende des siècles
Faire catleya au XVIIIe siècle
Volume 32, numéro 2, automne 1996, p. 3-126
Faire catleya au XVIIIe siècle : lieux et objets du roman libertin
Sous la direction de Jean M. Goulemot et Benoît Melançon
http://www.erudit.org/revue/etudfr/1996/v32/n2/index.html
Rétif, Le Pied de Fanchette
http://www.erudit.org/revue/etudfr/1996/v32/n2/036024ar.pdf
www.erudit.org
Paru en 1769, «Le pied de Fanchette» de Rétif de la Bretonne rappelle la place, au XVIIIe siècle, de la fascination pour le pied féminin.
http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=3280734
On peut ajouter à cette bibliographie un peu spéciale Tanizaki, «Le Pied de Fumiko», et Mario Vargas Llosa.
«Maintenant, tu apparais, Lucrecia, nu-pieds ou chaussée, dans chaque chapitre, page, mot. »
Mario Vargas Llosa, Les cahiers de don Rigoberto, Extrait p. 317.
Monzie les Veuves abusives
avec une préface d'Emmanuel Pierrat
Les grands
hommes ont quelquefois de petites femmes. Thérèse
Levasseur partagea trente-trois années durant la vie
de Jean-Jacques Rousseau — quoiqu'elle n'ait jamais
appris à lire —, et, à la mort de l'écrivain, courut
se jeter dans les bras d'un valet
d'écurie ;
Caroline Massin, entrée au lit du philosophe Auguste
Comte en sa qualité de prostituée, se piqua de
mathématiques pour y rester ;
Athénaïs Michelet, Cosima Wagner, Sophie Tolstoï…
elles sont huit, mesquines entre toutes, à avoir été
choisies par Anatole de Monzie, huit «femmes de» dont
le mérite n'est jamais allé plus loin. Elles ont
«assassiné leur mari après sa mort». Elles sont les
Veuves abusives.
(extrait,
Thérèse Levasseur, veuve de Jean-Jacques
Rousseau) « Thérèse
n’a pas tué Jean-Jacques, lequel succomba dans un
accident d’artériosclérose, alors qu’il venait de
ramasser à travers la campagne du mouron pour les
petits oiseaux. Mais il arrive qu’on assassine les
grands hommes après leur mort. On les assassine dans
leur nom, leur renommée et le confiant espoir de
leurs suprêmes tendresses. Il y a des trahisons
instantanées qui affectent le caractère d’infamies
rétroactives. La veuve qui n’attend pas d’avoir posé
son voile pour courir au rendez-vous du mâle,
découvre d’un geste la turpitude et la duperie des
jours anciens. »
Ouvrage de 1936 réédité dans la collection des
Cahiers
Rouges de Grasset
Le roi Arthur
« On dit
qu'un abbé du XIIIe siècle réveilla ses moines
endormis pendant son prêche avec ces quelques mots
: «Il y
eut jadis un roi nommé
Arthur...».
Huit siècles plus tard, le nom d'Arthur continue à
tenir éveillés les lecteurs de tous âges. La légende
de ce roi ne cesse en effet d'intriguer et
émerveiller l'Occident.»
Isabelle Grégor
Prologue du
Conte du Graal
Donc avra bien sauve sa peinne
Crestiens, qui antant et peinne
a rimoier le meillor conte,
par le comandement le conte,
qui soit contez an cort real.
Ce est li contes del graal,
don li cuens li baille le livre,
s'orroiz comant il s'an delivre.
|
|
Umberto Eco Le Cimetière de Prague
Umberto Eco
Boulgakov, Le Maître et Marguerite
Dans ce
site sont expliqués, par chapitre, les notions
typiques, les noms des personnages et des endroits,
les citations et les expressions du roman avec une
description du contexte politique, écono-mique et
social.
http://www.masterandmargarita.eu/fr/02themas/aantekeningen.html
Toute une
série d'événements vont marquer le 120e anniversaire
de
Mikhaïl Boulgakov, et non
seulement à Moscou.
Un coffret DVD spécial a été édité pour la
circonstance. Il contient huit DVDs avec 6 films et
feuil-letons basés sur Le
Maître et Marguerite, dont
certains n'ont jamais été publiés avant.
Certains films sont vieux et patinés, d'autres sont
nouveaux. La plupart des films est sous-titrée en
anglais, certains même dans des langues multiples. Au
total, ce coffret contient plus de 22 heures de
films.
http://www.masterandmargarita.eu/fr/10estore/filmss.html
Voltaire Traité sur la tolérance
Traité sur la tolérance
gallica.bnf.fr
Voltaire (1694-1778) - Traité sur la tolérance - 1763 - monographies
Pétrarque
8 avril 1341 : le laurier couronne Pétrarque
www.herodote.net
8 avril 1341 : le laurier couronne Pétrarque - Le poète est à l'origine de la Renaissance et de l'humanisme. Il a jeté les bases de la langue italienne moderne.
Rocambole
Fans de Rocambole, des téléchargements gratuits !
http://beq.ebooksgratuits.com/
Ponson du Terrail
C'est en 1857 que Ponson
du Terrail entame la rédaction du premier roman du
cycle Rocambole (cycle parfois connu sous le
titre Les Drames de
Paris). Rocambole devient un
grand succès populaire, procurant à Ponson du Terrail
une source de revenus importante et durable. Au total
il rédigera neuf romans mettant en vedette Rocambole.
Revue Le Crachoir de Flaubert
Lancement
officiel de la revue Le Crachoir de Flaubert le 12
avril 2011
Le
Crachoir de Flaubert est une
revue en ligne consacrée à la création et à la
réflexion sur la création en milieu universitaire. Il
s'agit de la première revue à s'intéresser à la
notion encore mal définie de recherche-création en
proposant un lieu d'échange où les deux volets de ce
concept sont abordés de front et dans un même
mouvement.
Le
Crachoir de Flaubert publie des
textes de création inédits, qu'un support audio ou
visuel peut parfois venir appuyer. La revue présente
aussi des textes consacrés à la réflexion sur la
création en milieu universitaire en l'abordant par
différents chemins : l'enseignement, le mémoire
et la thèse en création, la méthodologie, les
réalisations, le type de savoir engendré,
etc.
Bref, l'objectif principal du Crachoir
de Flaubert est de se
positionner au carrefour de la recherche et de la
création, à la croisée des différentes formes
d'expression artistique, débordant ainsi du cadre
strictement littéraire pour embrasser tous les champs
de la création à l'université.
Plus encore, la revue souhaite converser avec ses
collaborateurs en mettant à leur disposition un
« crachoir » (métaphorique, bien sûr) pour
qu'ils soient plus à l'aise de s'exprimer
librement. Le
Crachoir de Flaubert comme un
porte-voix, donc, à la manière du gueuloir où
l'écrivain éprouvait le style de chacune de ses
phrases. C'est sous cette égide que nous nous
plaçons.
Pour de plus amples renseignements concernant les
publications, consultez la section
«Appel
de textes» du
site www.lecrachoirdeflaubert.org.
Pour nous joindre : contact@lecrachoirdeflaubert.org.
Vous pouvez aussi nous trouver sur
Facebook et
sur Twitter.
Le
Crachoir de Flaubert est une
initiative du Département des
littératures de la Faculté des lettres de
l'Université Laval (Québec).
J. Gracq, Manuscrits de guerre
éditions José Corti, 7 avril 2011.
Ce livre est constitué de deux textes qui s’éclairent mutuellement. Les deux manuscrits figuraient sur deux cahiers différents, parmi le fonds important de textes dont, pour certains, Julien Gracq n’avait pas souhaité qu’ils soient publiés avant longtemps.
Le premier texte est un Journal, qui commence le 10 mai et se termine le 2 juin 1940, écrit à la première personne. C’est un moment crucial de la guerre puisque, après la fameuse « drôle de guerre » et l’inaction qui a commencé à éprouver le moral des Français, l’offensive éclate, brutale.
Le lieutenant Poirier (Julien Gracq) a été affecté sur le front et, avec ses hommes, se retrouvent d’abord le long de la frontière belge puis, soumis à des mouvements et des ordres contradictoires et souvent incohérents.
Site des éditions Corti
Théophile de Viau
la cellule de l’écrivain
Steve Corbeil, Université de Montréal
«Dans son Apologie, qu’il rédige en 1624, Théophile de Viau
écrit :
Maudit sois-tu Théophile, maudit soit l’esprit qui t’a dicté tes pensées, maudite soit la main qui les a écrites, malheureux le libraire qui les a imprimées, malheureux ceux qui les ont lues, malheureux ceux qui t’ont jamais connu ; et bénit soit M. le premier président, et bénit soit M. le procureur général, qui ont purgé Paris de cette peste. C’est toi qui es cause que la peste est dans Paris. Je dirai après le Révérend Père Garassus que tu es un bélître, que tu es un veau ; que dis-je un veau ? d’un veau la chair en est bonne bouillie, la chair en est bonne rôtie, de sa peau on en couvre des livres ; mais la tienne méchant n’est bonne qu’à être grillée, aussi le seras-tu demain ; tu t’es moqué
des moines et les moines se moqueront de toi.
Ce sermon résume assez bien les principales accusations portées
contre Théophile : il serait coupable d’avoir un comportement immoral
et impie, c’est-à-dire libertin, et surtout de diffuser des
idées subversives dans sa poésie. (…) »
article complet ici
La Ville est un roman
Le MOTif vient de lancer en première approche un
nouveau service basé sur la géolocalisation de Google
Maps, qui sera l'un des éléments phares de la
manifestation Paris en toutes lettres.
Paris a
servi de décor à bon nombre d'ouvrages par le passé
et bien d'autres encore contemporains s'écrivent et
s'inscrivent dans les murs d'aujourd'hui, d'hier
voire de demain. Sur le site, après une inscription,
il est possible de mettre en relation directe des
extraits d'un livre évoquant telle rue, tel quartier
et de le géolocaliser directement.
Pour l'amour de Proust
Rappelons l’existence de «Radio Proust», déjà signalée ici.
www.proust-ink.com
www.radioproust.org
Apollinaire blessé au Bois des Buttes
C’est au
Bois des Buttes, près de Berry au Bac, au Chemin des
Dames, à l’extrémité du plateau de Craonne.
Un journal à télécharger ici
Si je mourais là-bas...
Si je mourais là-bas sur le front de l'armée
Tu
pleurerais un jour ô Lou ma bien-aimée
Et puis
mon souvenir s'éteindrait comme meurt
Un obus
éclatant sur le front de l'armée
Un bel
obus semblable aux mimosas en fleur
Et puis ce souvenir éclaté dans l'espace
Couvrirait
de mon sang le monde tout entier
La mer les
monts les vals et l'étoile qui passe
Les
soleils merveilleux mûrissant dans l'espace
Comme font
les fruits d'or autour de Baratier (…)
Poème dit ici par Jacques
Duby
Théophile Gautier, Histoire du romantisme
Préface
d'Olivier Schefer
Paris :
Éditions du Félin, coll. "Les marches du temps",
2011.
EAN 9782866457440
304 p.
Prix 25 €
Présentation de l'éditeur :
Dans L'Histoire
du romantisme, son
dernier livre inachevé, Théophile Gautier revient sur
ses enthousiasmes littéraires, sa fascination pour
l'œuvre de Victor Hugo, son amitié avec Gérard de
Nerval et les compagnons du « Petit
Cénacle ». L'auteur du Capitaine
Fracasse et
du Roman
de la momie signe avec
ce texte le portrait d'une génération de flamboyants,
dont il fut l'un des plus éminents représentants,
prêts à en découdre avec les grisâtres du
classicisme, comme il le rappelle ici avec l'épisode
célèbre de la bataille d'Hernani.
À la fois étude littéraire et mémoires de son
auteur, L'Histoire
du romantisme démontre
brillamment que ce mouvement fut l'une des plus
intenses aventures de la création littéraire et
artistique. « Tout germait, écrit Gautier, tout
bourgeonnait, tout éclatait à la fois. Des parfums
vertigineux se dégageaient des fleurs ; l'air
grisait, on était fou de lyrisme et d'art. »
Olivier Schefer est maître de conférence d'Esthétique
et de Philosophie de l'art à l'Université Paris I
(Panthéon Sorbonne).
lien éditeur ici
Rétif de La Bretonne et la crise des genres
Paris :
Honoré Champion, collection "Les Dix-huitièmes
siècles, n° 153", 2011.
EAN :
9782745321305
560 p.
Prix :
90 €
Présentation
de l'éditeur :
Par sa singularité même, l'œuvre abondante,
polymorphe et narcissique de Rétif de La Bretonne
apparaît comme révélatrice de la crise des genres
littéraires qui aboutit, à la fin de l'Ancien Régime
et sous la Révolution, à une véritable rupture avec
les principes fondateurs de l'esthétique classique.
Éclatement et hybridation des formes, revendication
d'originalité et émergence de la composante
autobiographique sont les manifestations les plus
visibles d'une approche nouvelle de la création
littéraire, qui, dans une perspective empiriste,
récuse la tradition et les normes poétiques pour
faire valoir la puissance démiurgique d'un génie mû
par la violence de ses passions et l'intégrité de son
engagement moral. Cette posture auctoriale n'est pas
propre à Rétif de La Bretonne mais elle s'est
affirmée de façon particulièrement spectaculaire chez
ce fils de laboureur, qui, venu à l'écriture par
l'imprimerie et tirant presque exclusivement ses
revenus de la vente de ses livres, ne s'est pas cru
obligé de donner des gages aux institutions garantes
de la pérennité de l'héritage classique.
Ancienne élève de l'École Normale Supérieure de
Fontenay-Saint-Cloud, Françoise Le Borgne est maître
de conférences à l'Université Blaise Pascal
(Clermont-Ferrand II) où elle dirige l'équipe
« Lumières et Romantismes » du CELIS.
Nouvelle édition des «Liaisons dangereuses»
L’innovation tient surtout à l'important dossier qui en occupe la moitié. Entre l'abbé Royou, qui signe le premier compte rendu, et Hervé Le Tellier, qui s'est amusé à scander les principales lettres en brèves "cartes postales", toute la "fortune" des Liaisons dangereuses défile, aussi étendue que polymorphe, de 1782 à 2005. Composé pour partie d'articles critiques, de notes et d'exégèses ; traversé d'illustrations de tous styles et talents confondus, de photos noir et blanc et couleur ; il englobe aussi des extraits d'adaptations théâtrales (Christopher Hampton, Quartett, d'Heiner Müller), de scripts (ceux des films de Roger Vadim et Stephen Frears), de romans récents fonctionnant sur le mode du pastiche ou inspirés par une suite possible des Liaisons (Hella Hasse ou Pascal Quignard).
LES LIAISONS DANGEREUSES de Pierre-Ambroise Choderlos de Laclos.
Édition établie, présentée et annotée par Catriona Seth.
Gallimard, "La Pléiade", 970 p.,
prix de lancement : 42 € ; à partir du 1er juillet : 49,50 €.
Édition originale de «Jacques le Fataliste»
Robert Darnton Apologie du livre
Darnton
nous montre comment se faire une opinion en étudiant
l’histoire du livre, dont il est un des spécialistes
mondiaux depuis qu’il s’est plongé dans les Archives
de la Société typographique de Neuchâtel, pour
étudier comment on fabriquait les livres au XVIIIe
siècle, comment ils circulaient, comment on les
lisait. (…)
ROBERT DARNTON, APOLOGIE DU LIVRE Demain,
aujourd’hui, hier
trad. de l’anglais par Jean-François Sené
Gallimard, coll. « NRF essais », 240 p.
Les cimetières de la famille Hugo
La famille Hugo vue à travers ses tombes
Au Panthéon pour le maître, puis au Père-Lachaise et à Villequier, les tombeaux des proches de Victor Hugo et de ceux qui leur furent liés. Une page d’histoire littéraire très émouvante.
Je regrette que la tombe de Juliette Drouet ne figure pas dans cette page.
«La Pensée de Midi» en danger
Le site de la revue, à soutenir, tant nous savons fragiles les revues littéraires.
La Pensée de Midi
Les Vraies richesses. Giono dans la mêlée
Jean Giono,
9 :
"Les
Vraies richesses.
Giono dans la mêlée"
Sous
la direction de Laurent Fourcault
Caen :
Lettres modernes Minard, 2010.
Table
des matières :
avant-propos,
par Laurent Fourcaut
I. LES
VRAIES RICHESSES
1. Les
Vraies richesses. Réception de
l'oeuvre, par Michel Gramain.
2. Vision politique et vision poétique.
Grammaire du discours argumentatif dans
Les
Vraies richesses, par Sophie
Milcent-Lawson.
3. De la guerre à la terre. Les idées politiques
de Giono au temps des “Vraies
richesses”
(1929–1939), par
Mireille Sacotte.
4. Les
Vraies richesses comme
apax :
de l'ogre capitaliste aux noces avec la terre, par
Laurent Fourcaut.
II. Bibliographie
Les
Vraies richesses, bibliographie
de la critique, par Laurent Fourcaut.
III. Carnet
critique
J. Giono, J'ai
ce que j'ai donné (par A.
Castiglione). – D. Grosse, Jean
Giono. Violence et création (par J.-P.
Pilorget). – J.-P. Pilorget, Le
Compagnonnage souverain de Jean Giono.
Intertextualité et art
romanesque ;
J. Giono, Colline,
édition critique
et édition diplomatique du manuscrit ms A 9811
établies par Michel Gramain ;
J. Giono–H. Pourrat, Correspondance
(1929–1940) (par L.
Fourcaut). – H. Godard, Giono.
Le Roman, un divertissement de
roi ;
A. Stevenson,
Blanche
Meyer et Jean Giono (par J. Le
Gall).
2011 : année Vialatte
À l’occasion des quarante ans de la mort d’Alexandre Vialatte (1901-1971), le groupe Centre France (La Montagne, Le Berry républicain, Le Journal du centre, La République du centre, Le Populaire du centre et L’Yonne républicaine) organise une « année Vialatte », hommage à l’écrivain connu pour son œil acéré et son humour désopilant. Les six quotidiens reprendront 13 de ses chroniques dans leurs colonnes à partir du 16 janvier.
Ces textes seront publiés par la suite en un volume coédité par Julliard et Centre France, augmenté de documents relatifs à la présence de Vialatte à La Montagne. Un prix littéraire sera créé et remis, le 7 avril 2011, à un roman de langue française.
Le jury sera composé de deux membres permanents (Pierre Vialatte et Jean-Pierre Caillard, PdG du Groupe Centre France) et de cinq jurés tournants. Le prix Vialatte aura pour président 2011 l’écrivain corrézien Denis Tillinac. Installé dans le Puy de Dôme dès son adolescence, à Ambert, où il se liera d’amitié avec l’écrivain Henri Pourrat, Alexandre Vialatte a entretenu de longue date des liens avec le journal La Montagne, auquel il donnera près de 900 chroniques entre 1952 et 1971. Elles sont éditées en Bouquins Laffont.
http://vialatte.lamontagne.fr/tag/annee-vialatte/
Claude Jamain, La Douceur de vivre au XVIIIe siècle
Rennes : Presses Universitaires de Rennes, coll. "Interférences", 2010.
216 p.
Prix : 15 EUR.
EAN : 9782753512924
Présentation
de l'éditeur :
La douceur de vivre au XVIIIe
siècle est
un rapport privilégié au monde, un regard particulier
difficile à imaginer aujourd'hui. Ce livre montre en
quoi consista concrètement cette douceur de vivre et
comment s'est définie l'esthétique de la grâce qui
régna souverainement au XVIIIe
siècle
français. Il y eut en ce siècle des façons de penser
le monde, de conduire son corps, de peindre les
femmes, d'aménager les jardins et d'écrire des livres
– toutes conduites derrière lesquelles se trouve la
grâce – qui constituaient un état du bonheur. Puis
cette grâce s'éloigne lorsque le néoclassicisme
devient à la fin du siècle une esthétique officielle
et qu'on commence à penser la merveille dans un
au-delà insaisissable.
Le fonds Roland Barthes à la BNF
(Photo : Roland Barthes)
Michel Salzedo, le demi-frère et ayant droit de l’auteur décédé en 1980, a décidé de faire don des archives de Roland Barthes au département des Manuscrits de la BNF.
La Bibliothèque nationale de France (BNF) vient de s'enrichir du fonds Roland Barthes, réuni par Michel Salzedo, demi-frère et ayant droit de l’auteur, qui a décidé d'en faire don au département des Manuscrits, a précisé lundi 24 janvier la BNF dans un communiqué.
Le fonds se compose de documents conservés pendant 40 ans par l'écrivain, sémiologue et critique né à Cherbourg en 1915. Il était en dépôt depuis 1996 à l’Institut mémoire de l'édition contemporaine, qui l’a classé et mis en valeur lors de la grande exposition consacrée à Roland Barthes en 2002 au centre Pompidou, rapporte l’AFP.
Ces archives rassemblent à la fois des manuscrits de travail, brouillons d’œuvres, esquisses, plans, documents imprimés, correspondances, articles ainsi que le très important fichier, cœur de l’ensemble de l’activité de Roland Barthes de 1940 à sa mort en 1980, précise l’AFP.
Ce fonds "sera complété grâce à la générosité de Michel Salzedo d’un ensemble important de dessins dont dispose aujourd’hui encore la famille", ajoute la BNF.
Animateur du mouvement structuraliste, l’auteur de Fragments d’un discours amoureux (Le Seuil, 1977; Audiolib, 2011) a contribué au profond renouvellement de la théorie littéraire et artistique.
Si son premier essai, Le Degré zéro de l’écriture (Le Seuil 1953 et 1972), s’impose comme texte fondateur d’une nouvelle critique littéraire, c’est avec ses recherches sur la notion de mythe, développé dans Mythologies (Le Seuil, 1957 et 2010; Thélème, 2010), qu’il s'est fait connaître d’un vaste public.
Début 2011, sont parus Roland Barthes, une biographie de l’écrivain signée de Marie Gil (Flammarion), et Anthologie de Roland Barthes édité par Claude Coste (Points).
Colloque Pascal chez les Jésuites
C’est
peut-être parce qu’en son temps Pascal s’était
ouvertement opposé à la casuistique des Jésuites, que
les Facultés Jésuites de Paris organisent une journée
d’études le 5 février autour de l’énigme qu’il
représente.
Avec
Alain CUGNO, Michel FEDOU, Jean-Christophe de NADAÏ,
Gérard FERREYROLLES, Hélène MICHON et Bernard SEVE et
Laurence DEVILLAIRS.
Chateaubriand
qualifiait à juste titre ce philosophe, théologue et
mathématicien, d’«effrayant génie». De nombreux
spécialistes croiseront les disciplines pascaliennes
pour tenter de décrypter les mystères de ses pensées.
La matinée, de 9h30 à 12 heures, questionnera le
pessimisme pascalien tandis que la deuxième
demi-journée, de 14 heures à17 heures, sera consacrée
aux moteurs de l’écriture pascalienne.
L'orphelinat d'Oliver Twist
Ruth Richardson, historienne britannique spécialisée dans la médecine, auteur d’une histoire des sévices corporels, prétend avoir identifié l’orphelinat qui aurait inspiré Charles Dickens pour écrire Oliver Twist.
De nombreuses recherches universitaires rendaient déjà compte des difficultés économiques des Dickens, de leurs fréquents déménagements et de l’emploi que le jeune Charles dut prendre dès ses onze ans dans un entrepôt de cirage. Ce substrat biographique peut alimenter la légende d’Oliver Twist. Mais Richardson est la première à faire une connexion, somme toute hypothétique, entre l’orphelinat décrit dans le roman et le Stand Union Workhouse de Cleveland, situé à quelques portes de la maison de la famille Dickens. Le bâtiment ne présentant qu’un intérêt architectural limité, fait actuellement l’objet d’une demande de démolition dans le cadre d’un projet d’urbanisme de la ville. Mais l'historienne a entrepris une campagne de préservation de ce lieu qui fait dès lors, selon elle, partie intégrante du patrimoine culturel de la région.
(source : Le Magazine Littéraire)
télécharger gratuitement Oliver Twist ici
Revue Europe Bernard Noël
Par ses poèmes, ses récits, ses pièces de théâtre, ses livres historiques ou politiques, ses textes sur la peinture, Bernard Noël est un écrivain de première importance dont le nombre de lecteurs, en France mais aussi à l’étranger, ne cesse de croître.
ÉTUDES ET TEXTES DE
Chantal Colomb-Guillaume, Bernard Noël, Adonis, Claude Margat, François Bon, Michel Collot, Paul Otchakovsky-Laurens, Georges Perros, André Pieyre de Mandiargues, Jacques Derrida, Henri Meschonnic, Christian Prigent, Hervé Carn, Jean-Luc Bayard, Françoise Le Roux, Luc Grand-Didier, Alice Roland, Christian Hubin, Jacques Ancet,
Anne Malaprade, François Dominique, Kraxi, Leslie Kaplan, Laura Legros, Jan Voss, Daniel Nadaud, Jacques Roman, Charles Tordjman, Michel Mathieu, Stéphane Baquey, Angela Sanmann, Jack Ralite.
Aki Taguchi Nerval. Recherche de l'autre et conquête de soi
Nerval. Recherche de l'autre et conquête de soi
Contribution au suivi d'une genèse du Voyage en Orient
Présentation
Le lecteur des huit cents pages du Voyage en Orient de Gérard de Nerval peut difficilement concevoir les étapes de la constitution de ce riche et long récit. Initialement publié dans divers périodiques entre 1840 et 1850, puis « reconstruit » en 1851, l'ouvrage comporte nombre de variantes.
Dans les publications antérieures à 1850, Nerval n'a pas donné immédiatement à ses chroniques tout le sens de la version finale. La critique nervalienne a donc souvent pu souligner la nécessité d'une recherche approfondie sur ces variantes. Cette étude tente de combler cette lacune en proposant au lecteur de scruter pas à pas l'élaboration d'une des plus belles invitations au voyage qui soit. En mettant à jour les étapes de la transformation du Voyage en Orient de feuilletons en livre, des variantes des premiers jets aux recompositions ultérieures, l'auteur de cette étude décèle et déploie, sur les traces du voyageur, la naissance progressive de l'écrivain, tout en dégageant la logique interne qui a déterminé son texte définitif.
Contenu
Nerval voyageur - Le travail d'écrivain - Voyage dans la mythologie - Nouvelles expériences du moi en Orient - L'« Introduction. Vers l'Orient » : Feuilletoniste en voyage - Trajets d'Europe - « Avant-Goût de l'Orient » : Vienne - Cythère et Syra - « En Orient » : « Les femmes du Caire » - « Druses et Maronites » - Réécriture et création - « Les nuits du Ramazan ».
Bern, Berlin, Bruxelles, Frankfurt am Main, New York,
Oxford, Wien, Peter Lang, collection "Publications
Universitaires Européennes", 2010, XII-326 p.
-
ISBN 978-3-0343-0460-3
-
Commander en ligne : www.peterlang.com
P. Jourde C'est la culture qu'on assassine
Pierre Jourde
préface Jérôme Garcin
Éditeur : Esprit des péninsules, Paris
Description : 256 pages; EAN13 : 9782353150984
Présentation de l'éditeur
Le barbu sur l'image de la couverture. c'est la culture qu'on assassine. Mais on peut y voir aussi l'inverse : celles et ceux dont on a entrepris d'asservir l'esprit, et qui se révoltent contre l'empire de la crétinisation. Les pouvoirs économique. politique. médiatique se conjuguent pour nous plonger dans une nouvelle barbarie : abandon de l'école publique, transformation des universités en monstres bureaucratiques. télévision avilissante, ruine des instituts culturels français. mépris affiché pour la littérature, journalistes usinant du cliché. promotion de faiseurs au rang de grands écrivains. mort de la culture populaire, disparition de l'esprit critique. Face à cette agression. tous les coups sont permis. notamment ceux de l'ironie. Contre les fausses valeurs et la déréalisation propagées par les médias, la littérature est une résistance.
Biographie de l'auteur
Pierre Jourde est l'auteur d'une trentaine d'ouvrages - critiques, essais, romans.
La Littérature sans estomac a obtenu en 2002 le Prix de la critique de l'Académie française et Festins secrets le Prix Renaudot des Lycéens, le Grand Prix de la S.C.D.L. et le Prix Valéry Larbaud 2oo6. " (France Inter).
Marc Vaillancourt L'Honneur manque de bras
« Anecdote drue Alors qu'il se trouvait à la cour de Russie, une dame de compagnie de l'impératrice demanda à Denis Diderot ce que signifiait, dans certains romans libres, la lettre « f » suivie de cinq points. L'écrivain répondit: "Madame, lisez f… et passez… outre !" »
L'Honneur manque de bras , Obsidiane, Les placets invectifs, Diffusion Les Belles Lettres, 2010, p. 41-42
Les Fleurs du Mal, épreuves corrigées
Au fil des pages de ce document exceptionnel, on découvre un dialogue – parfois mordant – entre Baudelaire et son éditeur : signalez vos passages préférés sur le site de Gallica…
L. Dantin sur Emile Nelligan
Collection numérique - Bibliothèque du Nouveau Monde - Navigation
services.banq.qc.ca
La Bibliothèque du Nouveau Monde comprend 51 éditions critiques reconnues pour leur qualité et leur rigueur.
Balzac et l'Orient à Saché
Balzac connaît peu de choses de l’Orient. Il ne fait ni voyages, ni recherches, ni lectures personnelles. Il s’agit avant tout d’un Orient rêvé, commun à de nombreux artistes et écrivains romantiques, tout droit sorti des Mille et Une Nuits et qui recoupe largement l’Asie.
Si on ne trouve pas d’allusions directes à l’Orient dans l’œuvre de Balzac, on peut néanmoins répertorier des fragments qui constituent un orientalisme balzacien dialoguant volontiers avec les peintures de Delacroix. Plusieurs constantes définissent cet Orient mythique : le calme de ses « peuplades » (par opposition au tumulte parisien), le fantasme du harem, la toute-puissance des hommes, la volupté des femmes orientales ou encore le danger des passions.
Décembre 2010 et janvier 2011 au Musée Balzac ici
Balzac, manuscrit des «Illusions perdues»
Au cœur de la Comédie humaine, Illusions perdues est, selon la formule de son auteur, « l’œuvre capitale dans l’œuvre ». Le fac-similé ici présenté, celui des deux Poètes, a porté à lui seul le titre Illusions perdues.
Illusions perdues est le titre général de l’un des principaux romans d’Honoré de Balzac, dans lequel se retrouvent un grand nombre de caractères de la Comédie humaine. Composé de 1835 à 1843, il appartient aux « Scènes de la vie de province » et comprend trois récits qui se suivent : Deux poètes (1837), Un grand homme de province à Paris(1839) et Eve et David (1843).
Le fac-similé qui est ici présenté est celui des Deux poètes – dont l’action se déroule à Angoulême, sous la Restauration. Le manuscrit, qui comprend quatre-vingt-dix-sept feuillets et porte les traces du travail opéré à l’imprimerie, est exemplaire des habitudes de travail et des méthodes de composition de l’écrivain. « Le manuscrit d’Illusions perdues est certainement l’un des plus beaux et l’un des plus spectaculaires de tous les manuscrits balzaciens qui sont parvenus jusqu’à nous », peut-on lire sous la plume de Stéphane Vachon. « Balzac le conserva dans sa bibliothèque personnelle, signe de l’importance qu’il attachait au roman des Illusions perdues. […] Il se dégage du manuscrit une formidable impression de vitesse, malgré ou à cause des corrections qu’il comporte. Balzac raye presque toujours le mot, ou les premières lettres du mot qu’il vient d’écrire lorsqu’il apporte une précision, quitte à devoir réécrire le mot après l’ajout qu’il ne place pas en interligne […]. » D’une reproduction et d’une présentation admirables, ce fac-similé passionnant à plus d’un titre se déguste comme le meilleur des romans.
Le vrai nom de Chérubin
« Un
certain Léon d’Astorga, qui fut jadis mon page, et
que l’on nommait Chérubin… » Quoi de si
émouvant que ces simples paroles ? Il n’avait
donc pas seulement un prénom, ou un surnom, un nom de
guerre et un nom d’amour. Il était comme tout le
monde. Il avait un nom de famille […] Il était donc
situé, ce Chérubin. Il avait un état civil. Il était
donc esclave. Il était donc lié. Il était donc
saisissable au vieillissement » […] J’avais
peut-être raison de vous dire que pour bien saisir
dans toute sa mélancolie cette romance de Chérubin,
pour en savourer toute la mélancolie, l’unique
mélancolie, il fallait lire cette Mère
Coupable.
Sur la romance de Chérubin, (air de
Malbrough),
Beaumarchais a fait une danse et une ronde, non pas
une marche, il en a fait un cortège et toute une
cérémonie de peine. Une sorte de ronde de grâce, de
tristesse et de peine.
Charles Péguy,
Clio,
Dialogue de l’histoire et de l’âme
païenne
Œuvres en prose, 1909-1914, Pléiade
Romain Rolland Vie de Tolstoï
Saluons,
parmi eux, la réédition par Albin Michel de la
Vie de
Tolstoï par Romain
Rolland.
«Jamais
voix pareille à celle de Tolstoï n'avait encore
retenti en Europe. Comment expliquer autrement le
frémissement d'émotion que nous éprouvions alors à
entendre cette musique de l'âme, que nous attendions
depuis si longtemps et dont nous avions besoin ? Mais
c'était trop peu pour nous d'admirer l'oeuvre : nous
la vivions, elle était nôtre.»
La
découverte des grandes œuvres de Tolstoï en France
entre 1885 et 1887 a été une révélation pour la jeune
génération des intellectuels français. Parmi eux,
Romain Rolland, futur prix Nobel de littérature, qui
fut, avec Gandhi, un des disciples de l';écrivain
russe. D'un même mouvement, Romain Rolland raconte,
dans ce portrait publié en 1928, la vie mouvementée
et les grandes fresques de celui qui fut pour lui
autant un "Titan des lettres" qu'un messager
spirituel. Il montre en quoi sa vie fut une épopée :
enfance aristocratique, guerre de Crimée, fuite dans
l'inconnu et mort dans la petite gare d'Astopovo ; ou
encore comment Tolstoï fut un mystique et un
prédicateur, un prophète de génie et, dès lors,
l'ennemi de l'Eglise orthodoxe et des
religieux. Cette
biographie est à la fois le récit d'une oeuvre et le
roman d'un homme en quête d'absolu. À l'occasion du
centenaire de la mort du grand écrivain russe, un
classique à découvrir pour comprendre un mouvement de
pensée qui allait révolutionner la
littérature.
Trois manuscrits de Dickens à sauver
Trois manuscrits de Dickens à restaurer d'urgence
Il est nécessaire de
lever des fonds pour parvenir à restaurer les
ouvrages - une somme de 25.000 £ au total, dont près
de la moitié est déjà dans les mains des autorités.
Les trois livres concernés sont A Tale of Two
Cities, David
Copperfield et The Mystery of Edwin
Drood, un livre inachevé.
Le Victoria and Albert
Museum explique que sa trésorerie personnelle ne lui
permettra pas de sauvegarder les livres, qui sont
hébergés depuis 1876, lorsque John Forster, proche de
Dickens, confia à l'établissement sa bibliothèque
personnelle, contenant les trois pièces.
Les manuscrits sont annotés, les phrases soulignées,
et commentées, et alors que le bicentenaire de la
naissance de Dickens approche - en 2012 - le
conservateur explique qu'en dépit de la conservation
minutieuse, le papier originel fragile rend les
livres plus sensibles encore. Certaines pages collées
les unes aux autres rendent même des passages entiers
illisibles.
Plus
d'informations
sur
le site du Museum.
Des contes de Noël
À donner sans réserve aux enfants, donc.
François Coppée, Les sabots du petit Wolff
Camille Lemonnier, La Noël du petit
joueur de violon
Guy
de Maupassant, Conte de
Noël
Alphonse
Daudet, Les trois messes
basses
Nathaniel
Hawthorne, Le banquet de
Noël
Charles
Dickens, L’arbre de
Noël
Anatole
Le Braz, La Noël de
Marthe et L’aventure du
pilote
Tolstoï et les «Modernes»
Cette thèse de doctorat présentée à la Faculté des Lettres de l’Université de Fribourg (Suisse) peut être téléchargée ici.
http://ethesis.unifr.ch/theses/downloads.php?file=StoilovaA.pdf
Anniversaire de Voltaire
« Profondeur, génie, imagination, goût, raison, sensibilité, philosophie, élévation, originalité, naturel, esprit, bel esprit, bon esprit, facilité, flexibilité, justesse, finesse, abondance, variété, fécondité, chaleur, magie, charme, grâce, force, coup d'œil d'aigle, vaste entendement, riche instruction, excellent ton, urbanité, vivacité, délicatesse, correction, pureté, clarté, élégance, harmonie, éclat, rapidité, pathétique, sublimité, universalité, perfection enfin…, voilà Voltaire ! »
Goethe, Des hommes célèbres de France au XVIIIe siècle, et de l'état de la littérature et des arts à la même époque, traduit de l'allemand par MM. de Saur et de Saint-Geniès, Paris, A.-A. Renouard, 1823.
Houellebecq prix Goncourt : pour rire
Voici plusieurs pages hilarantes, écrites par Jean-Louis Kuffer, journaliste de 24H Suisse, à ne pas manquer !
Houellebecq comme si vous l'aviez lu
Pour ceux qui n'ont pas lu l'Houellebecq mais voudraient faire croire dans les salons qu'ils savent ce qu'il s'y passe à la page 348...
Ceux qui manquent d'humour belge
Celui qui estime que le Prix Goncourt 2010 est si nul qu’il ne le lira pas, voilà / Celle qui estime qu’avec une telle gueule de furet névrosé ce type ferait mieux de se cacher point barre / Ceux qui souffrent pour la France exception culturelle humiliée par l’Académie Goncourt qu’est plu..
La revanche de Michel Houellebecq
Prix Goncourt 2010 sans surprise pour La Carte et le territoire, roman déjà plébiscité par le public. À l...
Hommage à Jean Genet : colloque
À l’occasion du centenaire de Jean Genet, la Maison des Écrivains et des traducteurs de Saint-Nazaire (M.E.E.T), en collaboration avec le Centre culturel de l’Ouest/Abbaye royale de Fontevraud (CCO) et la Maison des écrivains et de la littérature (MEL), a organisé le colloque du centenaire de naissance de Jean Genet (1910-1986).
Les terres de Jean Genet sont non maternelles. Genet demeure une figure de cet « homme en lutte contre lui-même » qu’évoque Érasme l’hérétique ; de ce « voyou » ou de « cet animal » que donc est l’homme, ou la femme, dont parle Jacques Derrida. Ou bien encore, de l’homme orphelin de son humanité, en quoi je le reconnais. Avec des historiens, des philosophes, des écrivains, des chercheurs, des traducteurs et des critiques, français ou étrangers, et le public, nous voudrions durant ces journées soulever la moisson formidable d’interrogations et d’inquiétudes que nous lèguent la liberté et le style de Jean Genet. Les interventions sur l’œuvre poétique, romanesque, théâtrale et critique de Jean Genet, se feront du point de vue des catégories politique, esthétique et éthique, du haut desquelles l’écrivain voulut être jugé.
Ces deux jours de rencontres, de dialogues entre les invités et de débats avec le public seront prolongés par une publication bilingue des actes du colloque.
Audition en ligne des principales communications du colloque ici
M. Zink, Livres anciens, lectures vivantes
Michel Zink dirige une publication des travaux du Collège de France.
Contributions
de G. Angeli, A. M. Babbi, Y. Bonnefoy, J.
Cerquiglini-Toulet, A. Compagnon, C. Galderisi, D.
Heller-Roazen, P. Labarthe, M. Mancini, E.
Mochonkina, P. Oster-Stierle, K. Stierle, H. Tétrel,
J.-C. Vegliante, H. Weinrich, M.
Zink.
« Lire
un texte vieilli, c'est ce que fait tout lecteur dès
lors qu'il lit autre chose que le journal du jour ou
un roman de l'année. Dans tous les cas, la distance
ainsi créée suffit à elle seule à en faire, quel
qu'il soit, de la littérature. Cette distance est la
première cause qui fait de la littérature une
expérience du temps et un arrachement à soi-même.
Pour mieux se retrouver. Plus le texte est ancien,
plus le lecteur s'étonne et se réjouit d'être touché
par lui, d'être en harmonie avec lui, de se
reconnaître en lui.
Il
n'existe pas au monde de civilisation dont la
littérature ne s'enracine dans des poèmes, des
légendes, des récits, des mythes supposés issus du
passé le plus reculé. Partout, la littérature se
fonde sur des classiques et un canon qui ne retient
par définition que des textes déjà vieux. Autrement
dit, ce qui la définit, c'est la distance créée par
le vieillissement du texte. Distance subie, car le
texte ancien est difficile, mais aussi goûtée. »
(M. Zink)
Michel
Zink (dir.), Livres
anciens, lectures vivantes
Paris, Odile Jacob, coll. "Travaux du Collège de
France"
ISBN : 978-2-7381-2491-3
352 pages - 22.9 €
Centenaire Jean Genet «Le Condamné à mort»
Avec les voix de Jeanne Moreau et d’Étienne Daho.
Je possède l’enregistrement de Marc Ogeret (musique d’Hélène Martin) en vinyle (années 70), qui existe désormais en cd.
1 — Le vent qui roule un cœur
2 — Ô la douceur du bagne
3 — Tristesse dans ma bouche !
4 — Voler, voler ton ciel
5 — La chanson qui traverse
6 — Rocher de granit noir
7 — « série 3 »
8 — Le condamné à mort
9 — « basso solo
10 — Les assassins du mur un clope mouillé suffit
11 — T’enveloppent si fin
12 — Élève-toi dans l’air
13 — Pardonnez-moi, mon dieu
Centenaire : le «Saint Genet» de Sartre
Quatrième de couverture :
« Notre-Dame-des-Fleurs fait ici son entrée solennelle par la porte du crime, porte dérobée, qui donne sur un escalier noir mais somptueux. Notre-Dame monte l’escalier, comme l’ont monté bien des assassins, n’importe lequel. Il a seize ans quand il arrive au palier. Il frappe à la porte, puis il attend. Son cœur bat, car il est résolu. Il sait que son destin s’accomplit… »
Profondément perturbé par le livre de Sartre, Genet fut ensuite, selon ses dires, définitivement incapable d’écrire des romans.
Boris Vian dans la Pléiade
« La bibliothèque de la Pléiade » aux éditions Gallimard.
Très beau cadeau de Noël : le coffret des 2 tomes coûte 100 € jusqu’au 31 janvier 2011.
Vous y trouverez toutes les œuvres romanesques de l’auteur :
J’irai cracher sur vos tombes, L’Arrache-cœur, L’Herbe rouge, L’Écume des jours…
Et puis des nouvelles, des scénarios, chroniques etc...
avec comme toujours à la Pléiade, un appareil critique de très haute tenue par Marc Lapprand en collaboration avec Christelle Gonzalo et François Roulmann.
Il aura fallu de longues années pour arriver à ces « œuvres romanesques complètes », compte tenu des relations qui furent difficiles entre Vian et Gallimard.
Pierre Magnan Élégie pour Laviolette
Laissé pour mort, dans un précédent roman, le nez dans une touffe de thym, et baignant dans une mare de sang, le Commissaire Laviolette, guéri de ses sept impacts de chevrotine dans le dos, est à nouveau chargé d’une enquête : la routine, soi-disant, comme l’affirme le conseiller Honnoraty. Presque rien, en somme : un homme vient de mourir à l’hôpital de Gap, et les neveux spoliés portent plainte pour captation d’héritage. Le coup classique, quoi ! Pas de quoi fouetter un chat. On a même demandé une autopsie et ça n’a rien donné : la mort est naturelle. Deux détails pourtant : la veuve avait célébré ses noces avec le mourant quatre jours auparavant en évinçant la maîtresse en titre, et on avait trouvé sur les mains de la victime d’abondantes traces de talc…
Je suis très heureuse du retour de Laviolette, mais inquiète pour la santé du cher Pierre Magnan, qui, d’après son site personnel, semble avoir quelques problèmes de santé. Nous vous aimons et vous admirons, cher Maître !
http://www.lemda.com.fr/
Romain Gary, un picaro métaphysique
« Une œuvre littéraire comme celle de Romain Gary constitue une somme considérable d’idées, de thèmes et de motifs. Cette masse peut en outre être envisagée sous différents angles : on peut analyser la narration, le temps, l’espace, les personnages, les forces de l’univers romanesque, etc.. Et dès qu’on se propose d’analyser tous ces éléments ensemble, on est confronté à une situation qui n’est pas sans ressembler au jardin des sentiers qui bifurquent du conte de Borges : l’analyse se perd dans des directions de plus en plus multiples et de plus en plus diversifiées. Cela a souvent pour conséquence une regrettable confusion au lieu d’une prise de conscience féconde.
Pour éviter cet écueil et pour saisir l’unité et la spécificité de l’œuvre en question, nous avons besoin d’un outil en mesure de décrire comment les différents romans et les différents moyens mis en œuvre surgissent des interrogations fondamentales. »
Fichier ici :
Un Picaro Met a Physique_ Romain Gary Et l’Art Du Roman — Jorn Boisen
Chansons galantes
Chansons Galantes
Georges Darien
À
télécharger, un roman de Georges Darien qui
critique
durement la bourgeoisie de province après les
massacres de la commune de Paris en
1871 :
Bas les
cœurs
Georges
Darien, un véritable anarchiste, mérite d’être lu ou
relu, en particulier Le Voleur, antithèse d’Arsène
Lupin (« Je
fais un métier sale, mais j’ai une
excuse :
je le fais salement »),
porté au cinéma par Louis Malle et incarné par
Belmondo en 1967.
Télécharger Le Voleur ici
N’oublions pas La
Belle France, le
meilleur de ses pamphlets… téléchargeable ici
sur le site de
Gallica :
Et L’épaulette ici
Dernier ouvrage dont la lecture est
recommandée :
Biribi — Discipline
militaire Georges
Darien transpose, dans ce roman résolument
antimilitariste, une expérience qu’il a lui-même
vécue dans un bataillon disciplinaire en Tunisie.
Ce fut pour lui un enfer dont il est sorti la rage
au cœur, avec la volonté de se venger de ses
tortionnaires en racontant tout. Froissard, le
personnage principal, est un révolté qui refuse
les contraintes, les brimades, l’injustice. Ce
livre fit un tel effet qu’il amena la Chambre des
députés à réformer les bataillons disciplinaires.
Puissance d’une littérature qui prend toujours aux
tripes aujourd’hui.
La neurasthénie de l'écrivain, de Byron à Styron
« La neurasthénie de l’écrivain. De Byron à Styron »
« La neurasthénie de l’écrivain. De Byron à Styron », in La maladie mentale en mutation, Psychiatrie et société, dir. A. Ehrenberg et A. Lovell, éd. O. Jacob, 2001.
http://pierrepachet.blogspot.com/
Pascal : un manuscrit inédit
Mais, jusqu’à présent, personne n’avait eu l’idée
saugrenue d’aller regarder ce qui se trouvait au dos
dudit fragment. Qu’y découvre-t-on ?
Des lettres mais aussi des chiffres. Il s’agit de la
première pièce connue de mathématique rédigée de la
main du philosophe.
Si l’on connaissait bien ses talents en tant que
mathématicien, nous ne disposions pas encore de
documents de première main relatifs aux sciences
dites exactes. Ce manuscrit, écrit au recto comme au
verso, était conservé à la Bibliothèque nationale de
France (BNF).
C’est un professeur d’université, Dominique Descotes,
qui a révélé sa double valeur alors qu’il travaillait
à la numérisation de ce document. Il faut tout
simplement penser que, comme n’importe quel brillant
mathématicien, Pascal n’hésitait pas à poser quelques
équations sur tous les papiers qu’il trouvait à sa
disposition…
lien le Figaro ici
J. Peignot, Du Calligramme
Jérôme Peignot, héritier d’une longue dynastie d’imprimeurs, et neveu de la Laure de Georges Bataille, qu’il appelait « ma mère en diagonale », livre ici un ouvrage aussi magnifique qu’érudit sur le calligramme.
Possédant de longue date cet ouvrage dans ma bibliothèque, j’apprécie tout particulièrement les lunettes en grec et en latin…
Bohémiens en voyage
• Le thème des Bohémiens en voyage dans la peinture et la poésie, de Cervantès à Baudelaire.
conférence à télécharger ici
• On y ajoutera, naturellement, le cher Apollinaire : Saltimbanques, dit par François Périer ici ;
• Louis Aragon, « L’Étrangère », in Le Roman inachevé ici
• les actes d’un colloque universitaire : La bohémienne, figure poétique de l’errance aux XVIIIe et XIXe siècles
Études réunies par Pascale Auraix-Jonchière Gérard
Loubinoux, Presses universitaires de
Clermont-Ferrand
présentation et extrait
ici
• Victor HUGO,
Notre-Dame de Paris, pour
Esméralda :
téléchargeable
ici
• Prosper Mérimée,
Carmen :
téléchargeable
ici
« Comme
c’est beau, la vie errante !
Pour pays
l’univers, et pour
loi sa volonté. Et surtout
la chose enivrante, La
liberté !
La liberté ! ».
BIZET, Carmen, fin de l’Acte II.
Maupassant : les prostituées dans les Contes et nouvelles
Une étude de Boule de Suif sera prochainement mise en ligne sur ce site, avec un lien sur les figures de femmes résistantes…
Lien ici :
LES PROSTITUÉES DANS LE MONDE MAUPASSANTIEN : Une étude typologique
Le film de cape de d'épée
Détails et sommaire ici : http://www.revue-positif.net/
La cape, le sabre et l’épée
Toutes les lames de la terre
Adrien
Gombeaud
Rex
Ingram
Scaramouche,
chef-d’œuvre de biais
Fabien Baumann
De
Lagardère à Monte-Cristo
L’art de
tuer en France
Yannick Lemarié
Entretien
avec Claude et Michel Carliez,
maîtres d’armes
Adrien
Gombeaud
[…]
Une
épée de substitution
Michel
Cieutat
L’heroic
fantasy à la croisée des genres
Évolution
ou régression ?
Pascal Binétruy
Les
Chevaliers de la Table ronde
ou le film
d’armure et d’épée
Sandra Gorgievski
Souvenirs
d’Excalibur
John
Boorman
Lames
et fourreaux japonais
Hubert
Niogret
[…]
Cahier de l'Herne Yves Bonnefoy
Sous la direction de Odile Bombarde et Jean-Paul Avice.Avec les contributions de Daniel Acke, Adonis, Stefano Agosti, Pierre Alechinsky, Nasser Assar, Stéphane Barsacq, Bernard Blatter, Simon Bouquet, Jean-Louis Chrétien, Dominique Combe, Michael Edwards, Michèle Finck, Joseph Frank, Marc Fumaroli, Alexandre Hollan, John E. Jackson, Laurence Kahn, Naïm Kattan, Patrick Labarthe, François Lallier, Daniel Lançon, Bertrand Marchal, Jean-Yves Masson, Jean-Claude Mathieu, Henriette Michaud, Jean-Paul Michel, Roger Munier, Roberto Mussapi, John Naughton, Patrick Née, Farhad Ostovani, Jean-Claude Pinson, Antonio Prete, Jean-Pierre Richard, Jacqueline Risset, Charles Rosen, Anthony Rudolf, Henri Scepi, Fabio Scotto, Sigeru Simizu, Jean-Marc Sourdillon, Jean Starobinski, Chouchanik Thamrazian, Jérôme Thélot, Gérard Titus-Carmel, Alain Veinstein, Bernard Vouilloux, Michel Zink, Serge Bourjea, François Lallier et Didier Laroque.
4e Concours de nouvelles Sky Prods/Edilivre
Sky
Prods et la société d’édition Édilivre organisent
pour la 4ème année consécutive leur Concours de
Nouvelles pour découvrir de nouveaux talents.
Non au piston, oui au talent !
Après le succès des trois premières éditions, Sky
Prods et Édilivre organisent la 4ème édition de leur
Concours de Nouvelles pour découvrir de nouveaux
talents. Les participants doivent écrire une nouvelle
de 10 000
caractères maximum sur le thème de « La
volonté ».
Ce concours est ouvert à tous, aussi bien aux
amateurs qu’aux professionnels, quelque soit votre
âge, expérience ou nationalité. Participez en
envoyant votre nouvelle du 1er septembre au 13
novembre 2010.
Plus de 3 000 €
de lots à gagner :
un atelier d’écriture à Venise, 380 € cash, un
stylo Mont-Blanc, l’édition de votre propre livre,
200 € de chèques cadeaux, des ouvrages, des
livres audibles…
Ce concours est organisé en partenariat
avec :
Franckl.com, Autrement, Livrenpoche.com, Audible.fr,
Les Ateliers d’écriture de Virginie Lou et Negocia.
Renseignements et inscriptions sur :
www.skyprods.fr
L.F. Céline Hommage à Zola
Louis-Ferdinand
Céline
Hommage à Zola
Cédant aux
instances d’un ami très cher, L. F. Céline fit
en 1933 un discours public, le seul de sa carrière
littéraire. C’était à Médan, un jour d’été. On
demandait à l’auteur du Voyage
au bout de la nuit de rendre
hommage à Zola. L.-F. Céline, en définissant l’œuvre
de l’écrivain naturaliste, dépeignait l’époque où
elle fut écrite, et cela l’amena à parler de la
condition de l’écrivain d’après guerre. Ces pages, en
quelque sorte un commentaire avant la lettre de Mort
à crédit furent publiées en 1936 par Robert Denoël
dans sa plaquette « Apologie de
Mort à
crédit. »
« Les
hommes sont des mystiques de la mort dont il faut se
méfier.
En pensant à Zola nous demeurons un peu gêné devant
son œuvre, il est trop près de nous encore pour que
nous le jugions bien, je veux dire dans ses
intentions. Il nous parle de choses qui nous sont
familières… Il nous serait bien agréable qu’elles
aient un peu changé. […] »
Téléchargement ici
Jean Genet ou le miracle du nom
|
L’opération magnifiante de la
nomination Par
FABRIZIO IMPELLIZZERI
|
[…]
de l’enfant truqué nous avons fait un
poète ;
il est hanté par un mot, un seul mot qu’il
contemple à l’envers et qui contient son âme.
Il cherche à s’y mirer comme en une glace sans
tain, il passera sa vie à méditer sur un
mot1. |
Malcolm Lowry et la kabbale
Yvonne revient à Quauhnahuac, une ville mexicaine, pour retrouver son mari, Geoffrey Firmin, ex-consul d’Angleterre, après une séparation d’une année. Elle le retrouve au matin dans une cantina, complètement ivre après une nuit passée au bal de la Croix-Rouge. C’est le jour des morts. On suit jusqu’au soir ces personnages, à qui se joint Hugh, le demi-frère de Geoffrey, amoureux d’Yvonne. Promenades, course de taureau, errance alcoolisée, jusqu’à la mort ignominieuse du consul, tué par des para-militaires fascistes et jeté dans un ravin avec le cadavre d’un chien, alors qu’Yvonne, un peu plus loin, est foudroyée par l’orage. Mais là-dessous courent d’autres récits, surgissent des allusions, apparaissent des symboles, de sorte que le roman est comme une vaste forêt parcourue de sentiers qu’on peut prendre ou non, avec aux embranchements des panneaux signalétiques pointant vers différentes directions. Il n’est pas indifférent que le consul tente d’écrire un livre magistral sur l’ésotérisme. La réalité est une apparence, la vérité est cachée, accessible aux initiés, foisonnante, seule porteuse de sens. Quelques pistes sont données : le paradis perdu (le jardin), l’Adam primitif et androgyne de la Kabbale coupé en deux, le péché originel, la culpabilité, le mythe du bon Samaritain, le Jour des Morts mexicain, les cercles de l’enfer, la roue de la vie, la forêt primitive, etc.
Un lien vers une étude intéressante sur la kabbale dans Au-dessous du volcan : La voie la plus humide
No se puede vivir sin amar
No se puede…
[…] Depuis Joyce, depuis les grands Faulkner, rien d’aussi important, rien qui aille plus loin et plus profond ne nous a été offert par la littérature étrangère. Au-dessous du Volcan est l’un des rares livres que notre temps imposera à l’avenir, quand le tri s’effectuera des fausses et des vraies valeurs, quand la balle sera séparée de l’épi. Je plains ceux qui ne sauront pas le reconnaître. Ici se fait le point de la critique.
Dans ce livre, non plus que dans Ulysse
ou
le
Bruit et la Fureur, on
n’entre aisément, il est vrai. Les amateurs de
non-résistance doivent demeurer sur la berge.
D’ailleurs, l’œuvre confie sa garde à un premier
chapitre cerbériforme !
Quarante pages sans fissures, sans complaisance, sans
appeau, sans attrape-lecteur, où se déploie toute la
thématique de l’auteur. Premier chapitre qui est, au
demeurant, le dernier. Là se résume, dans la
conscience d’un personnage, avec des écarta divers,
un drame accompli dont la marche noua sera révélée
par la suite.
Nous voici dans une tragédie encore bouillante, et
noua ignorons son développement. […]
http://dh3rm3.aikotoba.org/index.php?id=59
Paru dans le volume « Les Lettres Nouvelles — Malcolm Lowry », aux Éditions Julliard au deuxième trimestre juillet-août 1960.
Yourcenar sur L'Œuvre au Noir
Marguerite
Yourcenar parle de
L’Œuvre au Noir :
http://www.ina.fr/art-et-culture/litterature/video/I00005238/marguerite-yourcenar-parle-de-l-oeuvre-au-noir.fr.html
Bibliographie
d’ouvrages explicatifs sur
L’Œuvre au Noir, de Marguerite
Yourcenar.
•
BERTHELOT A, spécialiste du moyen âge et du
XVIe siècle, propose un commentaire de l’œuvre,
ed. Nathan, coll. Balises, 1993 (l’ouvrage présente
une étude des personnages, s’interroge sur le style,
pose la question du roman historique, travaille le
discours réflexif et la narrativité, apporte des
précisions sur la typologie de la Renaissance, les
enjeux politiques et métaphysiques,
l’imago
mundi. Il est
complété d’un lexique, d’un index thématique, de
jugements critiques et de sujets d’essais et
d’exposés, selon les principes de la collection).
• BORGOMANO
L., André
Delvaux, L’Œuvre au noir, ed.
Labor, coll. Un film, une œuvre, 1988 (analyse de
l’œuvre de Delvaux ;
on y trouve les lettres entre Delvaux et
M. Yourcenar et une 3e partie qui analyse le
passage du roman au film, dont le scénario a été
publié en son temps dans L’Avant-scène
cinéma — ce qui
permettrait de travailler sur la comparaison de
l’œuvre et du film).
• GALEY
M., Les
Yeux ouverts, ed.
Folio (un excellent ouvrage d’analyse mais le plus
intéressant reste les entretiens de Yourcenar avec
M. Galley, où elle raconte la fin douloureuse de
l’écriture du roman ;
voir à partir de la page 157 qui commence par la
question « Comment est né le projet de
l’Œuvre
au Noir ? »).
•
Exposition Léopoldine Hugo
Léopoldine, ou la jeunesse volée
11 mars – début septembre 2010
La Maison de Victor Hugo propose pour quelques mois dans l’antichambre de l’appartement un accrochage exceptionnel dédié à Léopoldine, la fille aînée et adorée de Victor Hugo. La jeune femme périt noyée à l’âge de dix-neuf ans, avec son mari Charles Vacquerie, quelques mois à peine après leur mariage, au cours d’une promenade en barque sur les bords de la Seine, le 4 septembre 1843. Ils furent inhumés dans un même cercueil à Villequier, où les rejoignit Madame Hugo selon ses dernières volontés, décédée à Bruxelles, le 27 août 1868.
C’est à Rochefort, où le poète faisait escale avec sa bien-aimée Juliette Drouet, qu’il apprit la terrible nouvelle, cinq jours plus tard. Rongé par la souffrance et miné par la culpabilité, il cessera d’écrire pendant trois ans.
Sont ici réunis des portraits de Léopoldine, des lettres échangées avec ses proches, des dessins que Victor Hugo lui avait dédiés lors de ses voyages ou plus tard, évoquant son souvenir, mais aussi des croquis et caricatures du poète repris par elle, des bulletins scolaires, son cahier de retraite, son faire-part de mariage et des factures de son trousseau. Quelques vêtements et accessoires de la jeune fille, reliques inestimables, sont également exceptionnellement présentés telle sa robe de mariée ou ce fragment d’étoffe rouge de la robe avec laquelle elle est représentée dans le tableau de Châtillon Léopoldine au Livre d’Heures et dont le poète a cousu un échantillon sur le montage du portrait de Léopoldine lisant exécuté par Madame Hugo.
Objet vénéré entre tous, la robe portée le jour de sa noyade fut précieusement conservée dans une housse à gants de la jeune fille, avec cette mention de la main de Madame Hugo : « Costume avec lequel ma fille est morte — relique sacrée ».
Ces œuvres esquissent les deux profils de Léopoldine : la jeune fille romantique de la première moitié du XIXe siècle et la figure mythique de l’enfant chérie, qui inspira à Victor Hugo certains des plus beaux poèmes des Contemplations, ces « mémoires d’une âme », à qui le recueil poétique fut dédié et dont le souvenir fut omniprésent dans la vie comme dans l’œuvre du poète.
C’est à Léopoldine que Victor Hugo adresse ces vers poignants qui expriment l’abîme de douleur devant lequel le laisse sa disparition :
Demain,
dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus
longtemps.
Les Contemplations, IV, XIV
Maisons d'écrivains 1
http://www.terresdecrivains.com/TE2001/
Présentation générale de l’association « Terre d’écrivains ». Nombreux liens vers des sites d’établissements scolaires qui ont consacré des pages à certains écrivains.
http://www.litterature-lieux.com/
La Fédération des maisons d’écrivains recense des maisons d’écrivains non seulement en France mais aussi en Belgique (M. Carême, M. de Ghelderode), en Suisse (Voltaire, Mme de Staël),∑ On peut s’orienter grâce à une carte et à une liste de lieux.
http://www.litterature-lieux.com/ecoles/index.htm
Cette page du même site accueille des réalisations scolaires ou des propositions d’animations pédagogiques.
http://chateau-monte-cristo.com/
Présentation détaillée du Château de Monte Cristo sur le site consacré à Dumas. Il faut passer par la rubrique « Les amis de Dumas ».
http://www.paris.fr/portail/loisirs/Portal.lut?page_id = 5852
On y trouvera une brève présentation des maisons de Hugo, place des Vosges à Paris et Hauteville House à Guernesey.
http://www.victorhugo.education.fr/ressources/cp.htm < http://www.victorhugo.education.fr/ressources/cp.htm >
Cartes postales de Hauteville House.
http://www.paris.fr/portail/loisirs/Portal.lut?page_id = 6837
La maison de Balzac à Paris, rue Raynouard. Présentation des collections, dont une série d’illustrations commentées de La Comédie humaine.
http://www.arsene-lupin.com/
Le « clos Arsène Lupin », la maison de Maurice Leblanc à Étretat, a été aménagé en musée par la petite-fille de l’auteur. Sur son site, elle présente son grand-père, son illustre personnage et l’Aiguille creuse
http://www.maison-de-chateaubriand.fr/web/chateaubriand/
Chateaubriand et la Vallée aux loups à Chatenay-Malabry : présentation du lieu et de son histoire, illustrations nombreuses, extraits d'˛œuvres.
http://www.ville-montmorency.fr/heading/heading6594.html
Jean-Jacques Rousseau à Montmorency : de nombreuses photos et citations illustrent ce site consacré à l’Ermitage où Rousseau passa des moments fondamentaux pour l’évolution de son œuvre.
http://tecfa.unige.ch/proj/rousseau/
Sur ce site consacré à Rousseau, on trouvera notamment la présentation des divers lieux qui ont joué un rôle dans sa vie et son ˛œuvre ainsi que de nombreuses explications et des extraits de textes.
http://www.chez.com/museeyourcenar/
La Villa du Mont Noir où Marguerite Yourcenar passa des vacances ; présentation du lieu, de l’auteur et de son œuvre, documentation pédagogique.
http://perso.wanadoo.fr/ecole.comtesse/page2.html
La Comtesse de Ségur et les Nouettes par une classe de primaire de l’école « Comtesse de Ségur «
Lacan Hommage à Marguerite Duras
HOMMAGE FAIT À MARGUERITE DURAS, DU RAVISSEMENT DE LOL
V. STEIN.
Paru dans les Cahiers Renaud-Barrault, Paris, Gallimard,
1965, n° 52, pp. 7-15.
« (7) Du ravissement, – ce mot nous fait énigme. Est-il objectif
ou subjectif à ce que Lol V. Stein le détermine ?
Ravie. On évoque l’âme, et c’est la beauté qui opère. De
ce sens à portée de main, on se dépêtrera comme on peut,
avec du symbole.
Ravisseuse est bien aussi l’image que va nous imposer
cette figure de blessée, exilée des choses, qu’on n’ose pas
toucher, mais qui vous fait sa proie.
Les deux mouvements pourtant se nouent dans un
chiffre qui se révèle de ce nom savamment formé, au
contour de l’écrire : Lol V. Stein.
Lol V. Stein : ailes de papier, V ciseaux, Stein, la pierre,
au jeu de la mourre tu te perds.
On répond : Ô, bouche ouverte, que veux-je à faire trois
bonds sur l’eau, hors-jeu de l’amour, où plongé-je ?
Cet art suggère que la ravisseuse est Marguerite Duras,
nous les ravis. »
Téléchargement ici
Théophile Gautier nouveau site
Un tout nouveau site consacré à Théophile Gautier
Vous y trouverez la liste des œuvres de Gautier, presque toutes accessibles en ligne, mais également une biographie complète de l’auteur, ainsi que des informations sur sa famille et ses contemporains.
Ce site contient également une bibliographie critique et régulièrement mise à jour de plus de mille références, des archives des événements consacrés à Gautier par le passé, des informations sur l’état des collections d’œuvres et de documents relatifs à Gautier, et bien d’autres choses encore…
Sur ce site, vous découvrirez également deux associations vouées à la promotion de Gautier et de son œuvre : la Société Théophile Gautier, créée en 1979, qui publie chaque année un Bulletin ; et l’Association du Bicentenaire Théophile Gautier 1811-2011, créée en 2009, et dont le rôle spécifique est d’organiser et de coordonner les célébrations de la naissance de l’auteur, en 2011.
http://www.theophilegautier.fr/
Molière : édition numérique et Pléiade
Alliant le
papier bible et les liens hypertexte, l’édition
des Œuvres
complètes de Molière
proposée par Georges Forestier et Claude Bourqui dans
La Pléiade est la première grande entreprise
éditoriale de l’ère numérique.
Les
maîtres d’œuvre de ces deux tomes entièrement
rénovés mettent en ligne les notes et documents
qu’ils n’ont pu reproduire dans l’appareil critique
de la version papier.
Le site du projet
Molière 21, hébergé
par le centre d’édition électronique « Corpus
électroniques de la première modernité » de
l’université Paris-Sorbonne (http://www.moliere.paris-sorbonne.fr/,
ouverture le 17 mai, le jour de la sortie du volume
papier), accompagne la parution de La Pléiade, en
fournissant des éléments complémentaires hors de
portée d’une édition papier :
un outil permettant de comparer mot à mot les
versions de plusieurs pièces essentielles, notamment
du Dom
Juan, et de
comprendre dans toute sa complexité le travail de
genèse de l’œuvre, une gigantesque chronologie de
l’âge classique, et surtout une immense base de
données de textes de référence sur l’ensemble des
pièces éditées dans La Pléiade.
Défense des Mille et Une Nuits
(Photo : Illustration pour les « Mille et une nuits » ©DR)
Des avocats avaient engagé une procédure demandant l’interdiction de l’ouvrage considéré par les milieux islamistes comme obscène.
Le Syndicat des écrivains égyptiens va porter plainte pour « destruction de patrimoine », contre un groupe d’avocats, influencé par les milieux islamistes, qui demandent l’interdiction de la réédition du conte des Mille et une nuits, annonce l’Agence de presse internationale catholique. Ce texte appartenant à l’histoire de la littérature arabe aurait, selon le groupe d’avocats demandant l’interdiction de la publication, un caractère trop marqué par la sexualité. Le texte ferait trop de références au sexe qui « encouragent au vice et au péché ». Les avocats demandent la confiscation de l’ouvrage et la poursuite de ses éditeurs. Selon eux, l’ouvrage viole un article du Code pénal égyptien punissant de deux ans de prison les « offenses à la décence publique ». Chaque édition est soumise à discussion et une version des Mille et une nuits avait déjà été interdite en Égypte en 1980.
L’Art de la fantasy volume 2
L’Art de la fantasy volume 2Aly
Fell 4ème
volume de la série l’art de la
fantasy…,
après L’Art
de la fantasy dont il
est la suite, L’Art
de la fantasy érotique et
L’Art
de la fantasy gothique. Le
principe est le même, nous faire rêver en nous
présentant des œuvres en les expliquant et en les
commentant. Elles sont classées par thème et
autant de chapitres :
les guerriers, les demoiselles, les bêtes, les fées
et contes de fées, les paysages, les batailles et
combats, la magie, les orcs, gobelins et autres
espèces.
Les dessins sont superbes, qu’ils soient noirs et
blancs ou en couleurs, dessinés à la main ou à la
palette graphique, chacun mérite que l’on s’y arrête
pour apprécier le travail effectué et lire les
commentaires toujours intéressants. Et la différence
de style d’un dessin à l’autre fait la richesse de
l’ouvrage.
Collection :
Le Pré Aux Clerc Nombre
de pages :
192 Prix de
vente :
29€ Date de
sortie :
11 avril 2010 EAN :
978-2842283896
Chaucer Contes de Cantorbury
Les Contes de Cantorbury
La
collection Bouquins
des
éditions Laffont publie l’œuvre de Geoffrey Chaucer
(1343-1400), pour la première fois rassemblée et
traduite en français. Considéré comme le père de la
littérature anglaise, il fut contemporain de
Christine de Pisan et de l’Italien Boccace qui
l’influença. Ce fils d’un marchand de vin qui devint
diplomate pour la cour d’Angleterre est connu pour sa
version de la légende grecque de Troïlus et Criseyde,
qui inspira à Shakespeare l’œuvre éponyme, et pour
ses fameux Contes
de Canterbury, une
vingtaine de récits narrés par des pèlerins en route
vers la cathédrale de Canterbury.
Outre ces pièces clés, sont exhumés dans l’édition
érudite, dirigée par André Crépin, maints poèmes,
traités et autres écrits en prose – dont certains en
version bilingue – qui permettent de redécouvrir la
plume humaniste, moderne et gourmande d’un grand
penseur du Moyen Âge.
« Les
Contes de Canterbury et autres œuvres », Robert
Laffont, 1 696
p., 35 €.
George Orwell De la dèche à l'hommage
Saviez-vous que dans les années 30, l’auteur de 1984 a partagé la vie des clochards et s’est engagé dans la guerre d’Espagne ?
George
Orwell :
pourquoi en parler aujourd’hui ?
En quoi ses écrits, dont le dernier a été publié il y
a soixante ans, peuvent-ils nous aider à comprendre
la complexité du monde ?
Tout d’abord parce que pour la plupart, Orwell est
l’auteur de 1984,
dont la formule Big
Brother is watching you est
devenue un slogan tout-terrain dès qu’il s’agit de
dénoncer la surveillance généralisée des citoyens, à
qui Internet et le téléphone mobile ont donné une
nouvelle jeunesse.
Ensuite, parce que ses premiers livres, qu’ils
racontent la vie des clochards parisiens et
londoniens, les combats des milices républicaines en
Espagne ou la condition des mineurs gallois, méritent
d’être redécouverts.
Enfin, parce que les éditions marseillaises Agone
viennent de publier ses Écrits
politiques, après un
recueil de ses chroniques et une biographie
passionnante. Et Agone mérite qu’on s’intéresse à
elle. Cet
article est donc le premier d’une série de trois. Le
deuxième évoquera le Orwell rendu célèbre par
La
ferme des animaux (1945)
et 1984
(1949),
commentateur de l’actualité dans sa chronique de
l’hebdomadaire Tribune.
Le dernier vous présentera un des éditeurs d’Agone,
qui nous parlera de la nécessité de publier Orwell et
de la manière, très originale, dont la maison est
gérée.
suite de l’article ici
Exposition manuscrits de Proust
L’exposition
« Proust du temps perdu au temps retrouvé »
au musée des lettres et manuscrits propose la
dernière collection de documents inédits autour de
l’auteur de La
Recherche. Jusqu’au
29 août.
Dans les tout nouveaux locaux de cette institution
sont présentés 160 documents, dont beaucoup de
lettres inédites – qui illustrent en avant-première
notre dossier. Certaines ne figurent pas en effet
dans la Correspondance
de Proust réunie par
l’Américain Philip Kolb – entreprise gigantesque en
21 volumes et 10000 pages rassemblant 5000 lettres de
l’écrivain (éditée en France chez Plon). Proust
pouvait envoyer jusqu’à 18 missives par
jour !
Au-delà des extraits de cette correspondance, l’on
pourra aussi découvrir les manuscrits et dessins de
l’auteur, mais aussi des photos rares. Accrochées sur
des « petits pans de mur
jaune » ?
Du moins dans une scénographie aux couleurs de
La
Recherche,
reprenant les étapes de la création de ce
« roman plein de malédictions ».
Beckett Oh les beaux jours - article
Un article
intéressant
Perturbations énonciatives et crise du personnage
dans
Oh les beaux jours
de Samuel Beckett
Johannes
Landis
Université de Paris Ouest-Nanterre-La Défense
Résumé :
Oh les
beaux jours présente
de nombreuses perturbations énonciatives. Désireuse
de maintenir à tout prix un dialogue avec son
compagnon Willie, Winnie n’y parvient pas.
L’utilisation répétée de la fonction phatique
n’empêche pas sa parole de se réduire à un monologue
qui multiplie les adresses interne et externe.
L’incertitude du repérage et les injonctions de
Winnie à elle-même la font dériver vers le soliloque.
Cet isolement n’est pas rompu par l’enlisement
thématique dont témoigne l’organisation textuelle,
qui offre un terrain favorable à la dissolution de
tout référent stable. Sans cesse interrompu, gorgé
d’éléments exogènes, le discours des sujets parlants
de la pièce est le signe même de leur éclatement. Ce
phénomène s’inscrit dans une crise de la notion de
personnage, ce dernier s’évanouissant pour laisser
place à une simple « figure ».
Laurent Mauvignier Prix des Libraires
Laurent Mauvignier reçoit le prix des Libraires
Après
avoir été nommé sur la plupart des listes des prix
automnaux sans jamais l’emporter, Laurent Mauvignier
gagne le 56e prix des Libraires. Par 289 voix sur
413, la Fédération française syndicale de la
librairie (FFSL) distingue son roman
Des
Hommes (éd.
Minuit), l’un des beaux succès, public et critique,
de la rentrée.
Le lauréat était en concurrence avec
Les
sentinelles (éd.
Grasset) de Bruno Tessarech et Miel
et vin (éd.
Buchet-Chastel) de Myriam Chirousse. La remise du
prix 2010 a eu lieu lundi 22 mars, au musée de la Vie
romantique, dans le 9e arrondissement de
Paris.
Dictionnaire des personnages populaires
Des XIXe et du XXe siècles
de Collectif
De Cosette à Tarzan, d’Emma Bovary à San Antonio, du Petit Prince au Grand Meaulnes, de Big Brother à Lolita… tous les grands personnages populaires qui hantent la littérature sont ici restitués par cent auteurs contemporains. Le 'Dictionnaire des personnages populaires de la littérature' est d’abord composé des contributions d’une centaine d’écrivains venus de tous les horizons. Chacun s’attache à faire revivre un personnage romanesque parmi les plus marquants, à rappeler sa genèse et ses aventures, à jauger sa postérité. Ce faisant, chacun exprime sa passion de la littérature dans l’évocation du personnage de son choix. Certains 'couples 'ainsi formés valent à eux seuls le détour : Cosette par Amélie Nothomb, Lady Chatterley par Catherine Millet, Tarzan par Alain Mabanckou, Fifi Brindacier par Mo Yan, Robin des Bois par Paco Ignacio Taïbo II, Vautrin par Jean Vautrin…
Des articles thématiques (Aventuriers, Bagnards, Femmes fatales, Policiers…) et un double système de renvois complètent l’ensemble.
Dictionnaire Flaubert
Flaubert truculent, persifleur, rancunier, mélancolique, batailleur, gastronome, mélomane, Flaubert misanthrope et mondain, ascète et jouisseur, grave et insouciant : 1500 entrées, un index thématique, une somme encyclopédique pour (re) découvrir l’impérissable romancier, Flaubert l’écrivain, l’esthète, le provocateur, Flaubert et son incompréhension de la politique, sa préoccupation constante de la transcendance, sa haine de la Bêtise et du Bourgeois.
D « admirer » à « virilité », d « Académie française » à « Virgile », de « L’Assommoir » à « Voltaire », voici restitué dans sa totalité l’univers du maître, avec son jusqu’au-boutisme, ses fulgurances, ses coups de gueule et ses coups de cœur.
Avec des dizaines de notices sur ses romans, leur genèse, leur développement et les principaux personnages.
L’auteur Jean-Benoît Guinot a participé à l édition de la correspondance de Flaubert dans la collection de la Pléiade. Préface de Pierre-Marc de Biasi, directeur de l ITEM.
Arguments
Le premier Dictionnaire Flaubert.
La version totale, réinventée, du Dictionnaire des idées reçues.
-
:
2271069289
700 pages, CNRS Éditions (18 février 2010), ISBN-10
Casanova en Pléiade
Antoine Gallimard annonce dans l’émission « Bibliothèque Médicis », diffusée ce vendredi 12 sur Public Sénat, la publication de l’œuvre de Casanova en Pléiade. Cette publication offre la possibilité d’une nouvelle exégèse de l’Histoire de ma vie. Les lecteurs vont enfin découvrir le texte original du vénitien. En effet, l’histoire du manuscrit est aussi romanesque que la vie de son auteur. Casanova finit ses jours en Bohême et laissa à sa disparition, en 1798, 3700 feuillets rédigés en français, qui furent publiés en 1821 par un éditeur allemand, Brockhaus. Mais ce dernier propose une version censurée et épurée : le Casanova libertin, financier, diplomate, joueur et escroc aurait été jugé trop immoral pour l’époque. La première édition française vit le jour en 1838, mais cette version fut également retouchée. L’édition réalisée par Jean Laforgue fait de Casanova un partisan de la Révolution française, lui qui y était plutôt hostile. Sauvé des bombardements pendant la Seconde Guerre mondiale, le manuscrit était resté dans un coffre en Allemagne. Il a été acquis récemment par la BnF.
Une chaîne de télé dédiée au théâtre ?
Bientôt une chaîne de télévision entièrement dédiée au théâtre ? C’est en tout cas sur le projet « Théâtre sans frontière » que planche le directeur du théâtre Comédia, à Paris selon la Lettre de l’audiovisuel.
Cette chaîne sera d’abord lancée sur le câble et le satellite, pour ensuite peut-être débarquer sur la TNT.
Au programme : des spectacles de tous types de théâtre, et des journaux d’information dédiés au sujet. Des programmes seront également dédiés aux enfants avec des spectacles de Guignol.
Patrick Modiano, L'Horizon
L’Horizon,
de Patrick Modiano
Le
nouveau roman de Patrick Modiano est paru le 4 mars
2010. Un grand bonheur de retrouver le plus grand
romancier français après Proust.
| « Il
suivait la Dieffenbachstrasse. Une averse
tombait, une averse d’été dont la violence
s’atténuait à mesure qu’il marchait en s’abritant
sous les arbres. Longtemps, il avait pensé que
Margaret était morte. Il n’y a pas de raison,
non, il n’y a pas de raison. Même l’année de nos
naissances à tous les deux, quand cette ville,
vue du ciel, n’était plus qu’un amas de
décombres, des lilas fleurissaient parmi les
ruines, au fond des
jardins. » |
San Antonio en Sorbonne
Le 19 mars Raymond Milési causera des « pattes de mouche sodomisées », et que le lendemain, Pierre Cahné traitera de « L’émasculée contraception ».
Tu connais l'histoire de la chèvre de M. Seguin ? C'est celle de la mère Tatzi.
Sauf qu'il manque M. Seguin.
Par contre, des loups, t'en trouves à gogo. Et avec des dents vachement carnassières.
Il en faut pour bouffer cette vieille bique.
André de Richaud La Douleur
Mme Delombre
vit avec son fils Georget dans un petit village
provençal vidé de ses hommes partis à la guerre de
1914. L’attente d’un retour aléatoire, l’angoisse
d’une mauvaise nouvelle, puis l’anéantissement, à
l’annonce de la mort de l’officier Delombre, les
plongent dans un amour fusionnel mère-fils. Jusqu’au
jour où la veuve s’éprend d’Otto, un prisonnier
allemand. L’enfant ne cautionne pas cette trahison,
n’accepte pas d’être délaissé et se réfugie dans la
religion. Le village cancane et la met en
quarantaine. Mais elle ne voit rien, aveuglée par cet
amour désespéré, par un besoin viscéral d’une
relation de chair…
La
Douleur provoqua
en 1931 un scandale comparable au Diable
au corps de
Radiguet en 1923. Car c’est une histoire de guerre et
d’adultère mais, circonstance aggravante, c’est d’un
prisonnier allemand que s’éprend Mme Delombre.
Biographie d’André de Richaud et présentation de
ses œuvres ici :
Michel Bernanos La Montagne morte
Cet ouvrage rassemble quatre des plus célèbres romans de Michel Bernanos, Le Murmure des Dieux, L’Envers de l’éperon, La Montagne morte de la vie et Ils ont déchiré Son image….
La quatrième de couverture :
MICHEL BERNANOS (1923-1964), quatrième enfant de George Bernanos, eut une vie aventureuse et tragique. Le Brésil, où il vécut à deux reprises entre 1938 et 1948, lui inspira un cycle fantastique et initiatique publié ici pour la première fois dans son intégralité, et s’organisant autour de La Montagne morte de la vie, roman culte paru après sa mort, en 1967. Ce texte, qui complète avec Ils ont déchiré Son image…, Le Murmure des Dieux et L’Envers de l’éperon, exprime toute l’angoisse de l’homme affrontant les forces de la nature.
Deux naufragés échoués sur une île inconnue et déserte, particulièrement inhospitalière, pensent trouver leur salut en gravissant la montagne qui se dresse à leurs pieds. Quand ils découvriront des formes humaines pétrifiées et engluées sur les flancs de cette Gorgone dont ils essayent d’atteindre le sommet, il sera peut-être trop tard…
ISBN 2-265-05750-9
Dictionnaire Patrick Modiano
Dans son site
Littérature &
Compagnie, Bernard Obadia a
consacré un magnifique travail à Patrick Modiano, en
lui consacrant un «dictionnaire» :
Le projet
- Découper des morceaux de paroles et faire rayonner un texte, une idée, une impression ;
- Relier l'œuvre à un fond historique : la seconde Guerre mondiale, l'Occupation en France, la Guerre d'Algérie ;
- La part de l'autofiction et/ou de l'autobiographique ;
- Rôle, fonction du classement, des objets, des noms de lieux, des noms de personnages, des noms historiques, des modèles, des écrits cités, des écrivains lus, etc ;
- Projet fou (à la Perec ?) : dresser la liste pour chaque œuvre des noms de lieux, des noms de personnages ;
- Composer une ou plusieurs notices sur chaque ouvrage publié ;
- Les Noms, les hommes et les femmes de Patrick Modiano ;
- Produire bibliographies, références, textes, espaces référentiels…
- Renvoyer les lecteurs à des pages du web, à des documents photographiques, sonores, vidéos ;
- Arborescence de citations : textes sur l'œuvre, textes de l'œuvre ;
- L'espace familial, l'espace familier ...
- Paris ; Annecy ; Nice («une œuvre résolument topographique»)
- Dérives, déambulations, atopie…
- La judéité, la shoah, l'Histoire («avec sa grande Hache» Pérec)
- Commenter, découper, classer…
- «oùest-il, Patrick Modiano ?»
|
- Couvrir, restituer une vaste thématique qui circule dans toute l'œuvre et que l'on retrouve dans les entretiens |
Mort de Jerôme David Salinger
Nous sommes nombreux à être mélancoliques aujourd’hui.
« The Catcher in the rye » a été traduit en français par L’Attrape-cœurs — peut-être parce que la traduction est contemporaine de L’Arrache-cœur de Boris Vian ?
Le titre original est emprunté à un poème de Robert Burns.
La dernière phrase de ce livre culte :
« Ne racontez jamais rien à personne. Si vous le faites, tout le monde se met à vous manquer. »
Téléchargement de la version originale ici
Raymond Federman
Raymond Federman, décédé
en octobre 2009, a été redécouvert en France depuis
une dizaine d’années.
Des articles et interviews peuvent être lus sur
l’internet, de manière à donner envie de lire son
œuvre :
- Retour à
Montrouge
- La rafle de 1942 à Montrouge. Une lettre de Raymond
Federman
- Retour au fumier et
autres textes
- et surtout cette page, sur CHUT
« Ce
chut, j’ai bien des fois raconté que c’était le
dernier mot que j’ai entendu de ma mère, ce triste
jour de juillet 1942 quand la porte du cabinet de
débarras dans lequel elle m’avait caché se referma
sur moi.
Chut, murmura ma mère. Et les treize premières années
de ma vie furent englouties dans l’obscurité de ce
débarras au troisième étage de notre immeuble. […]
Il m’a fallu bien des années pour comprendre ce que
ma mère voulait dire avec ce chut.
Elle voulait me dire :
Si tu ne dis rien. Si tu restes tranquille.
Silencieux. Chut !
Tu survivras. […]
Si tu dis rien. Si tu restes tranquille et
silencieux, tu survivras et un jour tu raconteras ce
qui s’est passé ici. Je crois que c’est cela que
voulait dire le chut de ma mère. »
- et enfin
ces notes précieuses dans Le Matricule des Anges
N° 68
Poème de Paul Fort
CHANSON
D’UN BERGER SURPRIS PAR LA NEIGE
de PAUL FORT (Ballades
françaises)
Tout le long du chaîneau, tout le long de la chaîne,
la chaîne où l’aube est née, le long des Pyrénées,
je garde mes brebis, avec mon chien Toby, mes
moutons, mes agneaux,
ma gourde et mon flûtiau,
tout le long de la chaîne, tout le long du chaîneau.
J’ai quitté la maison. Ainsi, adieu mon père et les
autres garçons.
Et vous aussi ma mère. Adieu tous mes amis.
Je dois rester ici à garder mes brebis, mes moutons,
mes agneaux,
tout le long de la chaîne, tout le long du chaîneau.
Je vais
dans l’avenir peut-être ici mourir, avec mon chien
Toby, mes moutons, mes brebis,
mon cœur chaud, mes agneaux.
L’avenir c’est la neige, l’avenir c’est le froid.
Il doit être, qu’il soit !
Qu’il soit tout comme il doit, tout le long du
cortège,
tout le long de la chaîne, tout le long du chaîneau.
Toby, personne en bas n’entend plus tes
grelots ;
ma mère piéçant ses bas n’entend plus mon flûtiau.
Mon père n’entend plus bêler son grand troupeau.
Seul bêle (il vient de naître) un chaud petit agneau.
Tout le long de la chaîne, tout le long du chaîneau…
Le dernier Jacques Chessex
Chessex écrit : « La conduite d’un homme avant sa mort a quelque chose d’un dessin au trait aggravé. Il y acquiert un timbre à la fois plus mystérieux et plus explicite de son destin. »
Phrase troublante, dans un livre posthume…
« Un Juif pour l’exemple », paru en janvier 2008, fut également un choc littéraire.
LE DERNIER CRÂNE DE M. DE SADE, de Jacques Chessex. Éditions Grasset. 174 pages, 12 euros.
Édition illustrée de l'Énéide
Ce poème épique autour de la guerre de Troie vise à glorifier la grandeur de Rome et du fondateur de l’Empire, Octave-Auguste. Il s’agit d’ailleurs d’une œuvre de commande du pouvoir impérial.
L’auteur, Virgile (Publius Vergilius Maro) est né près de Mantoue en 70 av. J.-C., et mort en 19 av. J.-C. à Brindes. Il fait ses études à Crémone et Milan, puis s’installe en Campanie. Proche de l’homme politique et poète Pollion, il appartient également au cercle de Mécène, protecteur éclairé des arts au service de la propagande augustéenne.
Déjà auteur des Bucoliques (court recueil de dix pièces champêtres) et des Géorgiques (poèmes à la gloire des travaux de la terre), il s’attaque avec l’Énéide, épopée inspirée par la tradition homérique, à un projet plus ambitieux. L’Énéide a cependant failli ne pas être publiée, car Virgile, au seuil de la mort, voulait qu’on brûlât son ouvrage. L’épopée parut à titre posthume selon la volonté de l’empereur Auguste.
L’Énéide de Virgile illustrée par les fresques et les mosaïques antiques
de Virgile
Diane de Selliers 2009/180 €- 1179 Fr./500 pages/coffret deux volumes.
ISBN : 978-2-903656-58-4
FORMAT : 26 cm x 34,5 cm
Portraits de Victor Hugo
La Maison de Victor Hugo, place des Vosges à Paris, poursuit la présentation de ses collections permanentes à travers 200 portraits photographiques, albums et documents qui constituent un témoignage unique sur l’écrivain et son entourage. Le clan Hugo avait manifesté très tôt son engouement pour cette nouvelle technique et l’écrivain sut exploiter habilement ce médium à des fins de « communication ». L’exposition présente les œuvres de grands noms comme Edmond Bacot, Étienne Carjat, Gustave Le Gray ou bien Pierre Petit. Le parcours est divisé en trois séquences ; de l’exil à Jersey, Guernesey et le retour à Paris, jusqu’au dernier souffle de l’écrivain – « Je vois de la lumière noire… » – et l’ultime cliché, célèbre, de Nadar. lien ici
Les manuscrits de Stendhal
Né de la collaboration entre l’Université Grenoble-3 et la bibliothèque de la ville, le site http://stendhal.msh-alpes.fr/manuscrits/propose de découvrir des versions numérisées des manuscrits de Stendhal. Le projet mûrissait depuis trois ans. La bibliothèque de Grenoble abrite plus des trois quarts des manuscrits de Stendhal conservés dans le monde. Au total, 40 000 pages rédigées à la plume, avec son lot de ratures. Pour l’instant, les internautes ne peuvent accéder qu’à 500 pages, avec retranscriptions dactylographiées et notices descriptives.
Les documents proviennent des journaux intimes de l’auteur et des manuscrits de Lucien Leuwen et de la Vie de Henry Brulard
Sans doute pas les premières œuvres qui viennent à l’esprit quand on évoque Stendhal. Où est Le Rouge et le Noir ? Et La Chartreuse de Parme ? Inutile d’user l’option de recherche, ils n’y sont pas. Et pour cause : les brouillons des deux livres ont été brûlés après leur publication, comme le voulait la coutume au XIXe siècle.
Isabelle Rimbaud «Rimbaud mourant»
Édition
présentée et annotée par Éric Marty.
Présentation
de l’éditeurLorsque le
20 mai 1891, Arthur Rimbaud débarque à Marseille, et
est admis à l’hôpital de la Conception où il va être
amputé de la jambe droite à cause du cancer qui ronge
son genou, Isabelle Rimbaud a 31 ans. Elle n’a pas
revu son frère depuis le départ de ce dernier au
printemps 1880 pour Alexandrie, et qui l’a mené à ce
long séjour – onze ans – loin des siens, pour une
carrière de négociant en Abyssinie. C’est ainsi, aux
alentours de ce 20 mai, que commence la vocation
d’Isabelle Rimbaud (1860-1917) dont ce livre, publié
de manière posthume en 1921 aux éditions du Mercure
de France, et jamais réédité depuis, retrace les
épisodes fondamentaux :
le séjour de Rimbaud dans la maison familiale de
Roche l’été 1891 après l’amputation (« Mon frère
Arthur »), le retour de Rimbaud en train, le 23
août, à Marseille où il va mourir (« Le dernier
voyage de Rimbaud »), l’agonie du poète
(« Rimbaud mourant »), puis, le dernier
chapitre, la découverte et la lecture de l’œuvre
(« Rimbaud
catholique »).
Éditeur :
Manucius
Parution :
novembre 2009
Diffusion :
Presses Universitaires de
France/Distribution :
Union Distribution
ISBN
13 :
978-2845781047
130 pages,
10€
Baudelaire à l'encan
Exposé en
1957 à la Bibliothèque nationale, puis en 1968 au
Petit Palais, le fond « Aupick-Ancelle » a
été transmis de génération en génération de
Baudelaire lui-même à sa mère, puis à l’ami et
conseiller du poète Narcisse Ancelle et à ses
héritiers.
Parmi les
pièces mises aux enchères :
une édition originale des « Fleurs du mal »
(1857) adressée par Baudelaire à Ancelle, estimée
120 000/150 000 euros.
La lettre dite « du suicide » écrite par
Baudelaire après une tentative de suicide le 30 juin
1845 — « Je me tue parce que je ne peux plus
vivre… » — est quant à elle estimée entre
50 000 et
75 000 euros.
Les pièces
mises en vente peuvent être regroupées en trois
catégories.
-
Trente lettres autographes signées
Baudelaire et celles qu’il a reçues de Victor Hugo,
Delacroix, Flaubert, Manet, ou de son éditeur
Poulet-Malassis.
-
Des documents administratifs et
comptables, tels
l’extrait de baptême et l’acte de décès de Baudelaire
ou l’inventaire de ses biens après sa mort.
-
Des photographies et livres provenant
des bibliothèques de Baudelaire, de sa mère et de
Narcisse Ancelle.
Également mis en vente, le dictionnaire utilisé par
le poète pour traduire Edgar Poe est estimé de
30 000 à
40 000 euros.
Baudelaire est mort le 31 août 1867 sans avoir fait
de testament. L’inventaire de ses biens montre
l’extrême dénuement dans lequel il
vivait :
quelques objets, des lettres et livres annotés ou
signés de sa main, qui n’ont jamais été vendus depuis
et seront dispersés ce 1er
décembre.
Céline Lettres dans La Pléiade
LETTRES
[2009]. Choix de lettres de Céline et de quelques
correspondants (1907-1961). Édition d’Henri Godard et
Jean Paul Louis, préface d’Henri Godard, 2080 pages,
rel. peau, 105 x 170 mm. Collection Bibliothèque
de la Pléiade (No 558), Gallimard -corr.
ISBN
9782070116041.
Parution :
13-11-2009. Ce volume
propose un large choix de lettres de Céline, ainsi
que quelques lettres à lui adressées ou le
concernant, présentées dans l’ordre chronologique et
couvrant plus de cinquante années :
depuis le premier séjour que les parents de Louis
Destouches l’envoient faire en Allemagne, jusqu’à sa
mort en 1961, au lendemain du jour où il a annoncé à
Gaston Gallimard le manuscrit de son dernier roman.
Les inédits sont nombreux :
de 1907 à 1915 – les séjours à l’étranger, les
cuirassiers, la guerre et le combat
Présentation par Pierre
Assouline
Présentation par Frédéric
Ferney
Kadaré Le dîner de trop
Gjirokastër
– la « ville de pierre » au sud de
l’Albanie – voit déferler les troupes allemandes
qui remontent de la Grèce envahie. À leur tête,
un colonel nazi qui a fait ses études en
Allemagne avec un dignitaire de la ville, le
docteur Gurameto. Le colonel von Schwabe
retrouve avec effusion son ex-condisciple qui
l’invite à dîner. Or, des maquisards ouvrent le
feu sur l’avant-garde des blindés allemands . En
représailles, les nazis raflent des otages parmi
les habitants de la cité. Le docteur Gurameto se
sent contraint durant le souper avec
l’état-major allemand de convaincre le colonel
de les libérer - y compris un pharmacien juif-
sous peine de passer pour traître aux yeux de la
population. Il obtient gain de cause. Une fois
la guerre terminée et le communisme instauré,
cette affaire revient sur le tapis. Au moment où
dans tout le bloc communiste la paranoïa
stalinienne atteint des sommets, la libération
du pharmacien juif par le colonel nazi désigne
Gjirokastër comme un noyau du grand complot
planétaire visant à décapiter les pays
socialistes…
Quelle est
la clé de l’énigme du fameux dîner ? Et si
l’invité du docteur Gurameto n’avait été autre qu’un
mort ?
Brassant avec une virtuosité encore jamais atteinte
balades balkaniques, chroniques de sa ville natale et
charges tragi-comiques contre les dictatures défuntes
(l’ottomane, la fasciste, la communiste…), Ismail
Kadaré donne ici un roman qui le montre au sommet de
son art.
Fayard, 216 p ISBN : 9782213643885
Lire la suite...Åke Edwardson
En France, il ne possède même pas un groupe d’amateurs sur Facebook…
Injuste.
C’est un auteur de romans policiers qui met en scène un commissaire fort attachant, Erik Winter, jeune dandy amateur de jazz.
J’ai lu cinq de ses romans et me réjouis d’une part de la parution en grand format de son neuvième et avant-dernier roman, Presque mort, et d’autre part de la réédition par les éditions 10/18 de la suite de romans qui a commencé avec Danse avec L’ange.
Il faut les lire dans l’ordre d’écriture, afin de goûter l’évolution des personnages autant que la peinture d’une société suédoise en proie à la violence, à la drogue et au racisme.
Apollinaire Une biographie de guerre
Chacun sait que le poète est mort à 38 ans l’avant-veille de l’armistice, le 9 novembre 1918. Foudroyé par la grippe espagnole, affaibli par une blessure reçue au front, le « Poète assassiné » — titre prémonitoire — s’était porté volontaire pour combattre, dans l’espoir de recevoir enfin la nationalité française…
Un éclat d’obus le touche le 17 mars 1916. J’ai vu, à deux reprises, lors d’expositions dont la dernière se situait à l’Historial de la Grande Guerre de Péronne, le casque d’Apollinaire troué au front et le Mercure de France qu’il lisait, taché de son sang. Une émotion qui foudroie…
Annette Becker, se fondant sur sa correspondance, retrace la vie du poète lors de ses dernières années et, entre autres, tord le cou à tous les contresens faits autour du fameux vers : « Ah Dieu ! que la guerre est jolie ».
L’historienne rétablit le sens véritable de ce vers de 1915, inscrit en fait, à l’origine, dans une lettre amoureuse où le poète fantasme la femme aimée en soldate !
Zazie a cinquante ans
Un grand clin d’œil à la mémoire de Raymond Queneau, car on commémore les cinquante ans de Zazie, la gamine qui voulait prendre le métro et dont la verve acide ne cesse de nous enchanter.
Quelques notes écrites sur ce roman dans le site, ici :
Zazie dans le métro
Des polars aux éditions Parigramme
Paris donc, mais un Paris d’aujourd’hui.
Un Paris qu’on reconnaisse et non la toile de fond intemporelle d’un décor qui n’aurait guère changé depuis Nestor Burma.
Chaque histoire est l’occasion de pénétrer un univers bien particulier comme en donnent l’exemple les trois premiers ouvrages.
Nathalie Sarraute dix ans déjà
Les Éditions des Femmes publient à cette occasion un Coffret de 15 heures de lectures de textes de Nathalie Sarraute par elle-même, Isabelle Huppert et Madeleine Renaud.
un article de Jean-Michel Maulpoix
Pour saluer Jacques Chessex
Le plus fameux des écrivains romands (seul écrivain suisse à avoir obtenu le prix Goncourt en 1973 pour L’Ogre) s’est effondré vendredi 9 octobre, dans le bourg vaudois d’Yverdon-les-Bains, durant une causerie consacrée à l’un de ses livres, La Confession du pasteur Burg, préludant à la première de son adaptation théâtrale.
une interpellation virulente d’un spectateur sur l’affaire Polanski, dont il fut le fervent défenseur, est à l’origine de son effondrement. Il avait 75 ans.
http://www.lematin.ch/actu/suisse/soiree-agitee-ecrivain-jacques-chessex-mort-176844
Site sur le plagiat littéraire
Affaires de plagiat en littérature, définitions du plagiat, de la contrefaçon, du droit d’auteur et de la propriété intellectuelle. Le rôle de l’influence, des réminiscences, de l’imitation des modèles.
Des exemples et des informations actualisées sur ces notions : l’auteur et son œuvre, la création littéraire. Possibilité de demander conseil ou de proposer des exemples.
http://www.leplagiat.net
Thèse sur Simone de Beauvoir
Les procédés narratifs dans les œuvres de Simone de
Beauvoir
http://documents.univ-lille3.fr/files/pub/www/recherche/theses/ikazaki-yasue/html/these_front.html
Actes du Colloque Modiano rencontres
Les actes
du
colloque « Modiano, rencontres » tenu à
Lyon en février 2008 paraissent
ce mois-ci aux éditions Cécile Defaut, sous le
titre
Lectures de Modiano (480
pages, 18 euros).
Ce livre,
coordonné par Roger-Yves Roche, comporte des
contributions de Ruth Amar, Bruno Blanckeman, Martine
Boyer-Weinmann, Claude Burgelin, Dominique Carlat,
Bruno Chaouat, Stéphane Chaudier, Isabelle Dangy,
Laurent Douzou, Maryline Heck, Mireille Hilsum,
Christine Jérusalem, Jacques Lecarme, Dominique
Rabaté, Matthieu Rémy, Jean-Claude Rolland, Thiphaine
Samoyault, Michaël Sheringham et Jean-Bernard Vray.
À
découvrir en particulier :
la lecture de La
petite Bijou par Claude
Burgelin, la rêverie de Stéphane Chaudier autour des
réminiscences belges dans l’œuvre de Modiano,
l’analyse subtile des relations non moins subtiles
entre Voyage
de noces et
Dora
Bruder par
Michaël Sheringham, et l’excellent décryptage des
connexions situationnistes du Café
de la jeunesse perdue effectué
par Matthieu Rémy.
Sarane Alexandrian
Selon
plusieurs sources, Paul Farellier, Marc Kober,
Christophe Dauphin, d’autres encore, nous avons
appris la disparition, ce 11 septembre 2009, du poète
Sarane Alexandrian. Voici ici
le communiqué signé par Christophe Dauphin et Marc
Kober. « Notre
ami Sarane
Alexandrian
est décédé le 11 septembre 2009, à Ivry-sur-Seine, où
il était hospitalisé. Le Grand Crichant (comme
l’avait surnommé Victor Brauner) a rejoint la
Fée-précieuse, son épouse, le peintre Madeleine
Novarina. Résolument
poète, dans la mesure où la poésie est une manière de
vivre et pas seulement d’écrire, Sarane Alexandrian
est né en 1927 à Bagdad, où son père était le
stomatologiste du roi Fayçal 1er. Durant son
adolescence en France, il participe, à seize ans, à
la Résistance dans le Limousin. À la même période, il
est initié au dadaïsme et au non-conformisme par le
dadasophe Raoul Hausmann. À vingt ans, à Paris, il
devient « le bras droit d’André Breton »,
selon l’opinion publique, et « le théoricien
n° 2 du surréalisme ». Co-fondateur, en
1948, de la revue Néon et porte-parole du
« Contre-groupe H » qui se regroupe autour
de Victor Brauner, Alexandrian devient le chef de
file de la jeune garde surréaliste (Stanislas
Rodanski, Claude Tarnaud, Alain Jouffroy,
Jean-Dominique Rey…), des novateurs, qui s’opposent
aux orthodoxes du mouvement, en situant le
surréalisme « au-delà des idées » et en
accordant la priorité au « sensible ». La
« rupture » avec André Breton intervient en
octobre 1948. Depuis lors, l’importance, comme
l’influence, de Sarane Alexandrian, n’ont pas tant
reposé sur son activité au sein du groupe
surréaliste, que sur sa démarche de continuité et de
dépassement de ce mouvement. Romancier, essayiste,
historien d’art, journaliste (L’œil,
L’Express)
et fondateur, en 1995, de la revue
d’avant-garde Supérieur
Inconnu (dont le
numéro spécial sur « l’Art de vivre »
paraîtra fin septembre 2009 en même temps que le
dernier livre de Sarane
Alexandrian :
L’Art
surréaliste, éditions
Filipacchi), Sarane Alexandrian, a publié de nombreux
livres, dont certains ont connu un succès
international :
Le
Surréalisme et le rêve (Gallimard,
1974), Histoire
de la philosophie occulte (Seghers,
1983), Histoire
de la littérature érotique (Seghers,
1989). Ses romans « d’aventures mentales »,
comme ses nouvelles, imbibées de poésie, sont de
véritables mythes modernes écrits en auto hypnose.
Toutes ses œuvres de fiction, véritables poèmes en
prose, sont fondées sur le principe de la métaphore
en action. Les
Terres fortunées du songe, avec
dix-huit dessins de Jacques Hérold, (Galilée, 1980),
est indéniablement le chef-d’œuvre de sa création, et
l’une des plus hautes cimes de la prose surréaliste.
Il s’agit d’un roman mythique absolument inclassable,
ni science-fiction, ni allégorie, ni récit
fantastique traditionnel, ni satire d’humour noir,
mais tenant de tout cela ensemble.
À consulter :
Sarane Alexandrian, L’Aventure
en soi, autobiographie, Le
Mercure de France, 1990. Christophe Dauphin,
Sarane
Alexandrian ou le grand défi de
l’imaginaire,
Bibliothèque Mélusine, L’Âge d’Homme,
2006. » Christophe
Dauphin et Marc Kober
L’un de
ses ouvrages les plus fameux est toujours disponible,
en version poche, dans la « petite »
Bibliothèque Payot,
10,50 euros).
Gallimard lance FOLIO-CINEMA
À partir
du 15 octobre donc, Folio lancera une nouvelle
collection intitulée Folio cinéma, et contenant un
exemplaire du livre en format poche, un film
(vraisemblablement celui qu’aura inspiré le livre, ou
l’un d’entre eux) et un livret de présentation, pour
la somme de 14,50 €.
En tout, 12 coffrets qui incluront 1 DVD, 1 Folio et
le livret seront commercialisés, pour montrer à quel
point les liens qui unissent cinéma et littérature
sont toujours au mieux. Aujourd’hui, Folio compte
près de 400 titres qui ont donné vie à au moins une
adaptation cinématographique. La collection début
donc pour octobre 2009, mais devrait être renouvelée
chaque année avec 15 coffrets annuels.
-
Orgueil et préjugés, le roman de Jane Austen et le film de Joe Wright
-
Crash, le roman de J.G. Ballard et le film de David Cronenberg
-
Out of Africa, le roman de Karen Blixen (La ferme africaine) et le film de Sydney Pollack
-
Sueurs froides, le roman de Boileau-Narcejac et le film d’Alfred Hitchcock
-
Les amants diaboliques, le roman de James M. Cain (Le facteur sonne toujours deux fois) et le film de Luchino Visconti
-
L’adversaire, le roman d’Emmanuel Carrère et le film de Nicole Garcia
-
L’histoire d’Adèle H., le roman de Raphaël Confiant (Adèle et la pacotilleuse) et le film de François Truffaut
-
Un taxi mauve, le roman de Michel Déon et le film d’Yves Boisset
-
Belle de jour, le roman de Joseph Kessel et le film de Luis Buñuel
-
La cité de Dieu, le roman de Paulo Lins et le film de Fernando Meirelles
-
Tous les matins du monde, le roman de Pascal Quignard et le film d’Alain Corneau
-
L’étoffe des héros, le roman de Tom Wolfe et le film de Philip Kaufman
-
Charlie et la chocolaterie, le roman de Roald Dahl et le film de Tim Burton
-
Matilda, le roman de Roald Dahl et le film de Danny Devito
-
Billy Elliot, le roman de Melvin Burgess et le film de Stephen Daldry
-
Babe, le cochon devenu berger, le roman de Dick King-Smith et le film de Chris Noonan
-
Les disparus de Saint-Agil, le roman de Pierre Véry et le film de Christian Jaque
-
Les quatre filles du docteur March, le roman de Louisa May Alcott et le film de Gillian Armstrong.
Magazine littéraire Patrick Modiano
Le prochain numéro du Magazine Littéraire est consacré à Patrick Modiano. Plus de quarante années se sont écoulées depuis l’entrée sur la scène littéraire de l’écrivain, à 23 ans, avec un premier roman en forme de brûlot provocateur, La Place de l’Étoile (1968), qui remporte le prix Roger-Nimier.
En kiosque le 24 septembre.
Voltaire 250e anniversaire de Candide
Le Candide de Voltaire, une modernité vieille de 250
ans
Des
experts du conte philosophique de Voltaire se sont
réunis à Oxford pour en discuter
Le conte philosophique de Voltaire,
Candide,
fête cette année ses 250 ans et reste d’une étonnante
modernité. À Oxford en Angleterre des dizaines
d’experts de cette œuvre se sont réunis pour célébrer
cet anniversaire au fil d’une quarantaine de
conférences, indique l’AFP.
Les
experts se sont déplacés des quatre coins du monde
jusqu’à la Maison française d’Oxford pour
évoquer Candide
et
réfléchir sur sa modernité. Nicholas Cronk, le
directeur de la Voltaire Foundation, co-organisatrice
de l’événement, affirme :
« C’est
un texte moderne car il présente un monde de guerres
et de désastres ».
Si le texte résonne en nous par les similitudes entre
le monde dépeint par Voltaire et le nôtre, il trouve
aussi un écho dans le style et plus particulièrement
dans l’humour qui émaille le texte. Selon Nicholas
Cronk « Son
rire grinçant est très
moderne ».
Zola, déménager les morts
Laurent Mauvignier Des hommes
Des hommes,
Le site de Laurent Mauvignier a mis en ligne les articles de presse parus sur cet ouvrage et sur les romans précédents :
Laurent Mauvignier — romancier
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roman, 288 pages |
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Ils
ont été appelés en Algérie au moment des
« événements », en 1960. Deux ans
plus tard, Bernard, Rabut, Février et
d’autres sont rentrés en France. Ils se sont
tus, ils ont vécu leurs vies.
Mais parfois il suffit de presque rien, d’une journée d’anniversaire en hiver, d’un cadeau qui tient dans la poche, pour que, quarante ans après, le passé fasse irruption dans la vie de ceux qui ont cru pouvoir le nier. |
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Apollinaire Découvertes Gallimard
Apollinaire, La poésie perpétuelle, par Laurence Campa
Manuscrits, lettres, photographies, tableaux et dessins de ses amis, autoportraits : tout l’univers de Guillaume Apollinaire en 140 illustrations.
Laurence Campa, maître de conférences à l’Université de Paris XII, est l’éditrice de Guillaume Apollinaire avec, notamment, les « Lettres à Madeleine », « Je pense à toi mon Lou. Poèmes et lettres d’Apollinaire à Lou » et avec Peter Read « Correspondance avec les artistes (1903-1918) » à paraître chez Gallimard en novembre 2009.
Découvertes Gallimard
Série Littératures, n° 547
128 pages/140 illustrations
En librairie le 10 septembre 2009
Carlos Ruiz Zafón Le jeu de l'ange
La traduction du dernier roman de Carlos Ruiz Zafón, Le jeu de l’ange, vient de paraître chez
Robert Laffont
El juego del ángel est traduit de l’espagnol par François Maspero.
Écrivain catalan, Carlos Ruiz Zafón est né en 1964.
L’ombre du vent, son précédent roman, qui a été un best-seller mondial, a reçu le prix Planeta en
2004, le prix du meilleur livre étranger, et a été sélectionné pour le Fémina étranger.
Le jeu de l’ange :
Décembre 1917. Barcelone. David Martín, dix-sept ans, travaille au journal La Voz de la Industria. Sa vie va changer du jour au lendemain : il faut trouver de toute urgence un remplaçant au feuilletoniste dominical.
Grâce à l’appui et aux conseils du chroniqueur Pedro Vidal, David est choisi… Son feuilleton rencontre un immense succès et, pour la première fois, il est payé pour ce qu’il aime le plus au monde : écrire.
Balzac et la peinture
http://lettres.ac-rouen.fr/louvre/balzac/uneset1.html
Voltaire intégral en ligne
L’édition monumentale actuellement en cours à Oxford est malheureusement inabordable pour les particuliers par son coût prohibitif. Combler le vide laissé par les éditeurs de l’écrit, telle est la motivation de la présente édition électronique. Elle reproduit l’édition Louis Moland chez Garnier, Paris 1870-1880 avec de nombreux compléments.
Un cédérom complet avec une grande partie de la correspondance est mis en vente par l’association.
Voltaire intégral ici
Colloque UNESCO sur Harry Potter
La conférence que l’Unesco propose le 8 septembre 2009 porte un titre qui en fera sourire certains, mais qui est tout ce qu’il y a de plus sérieux, « Conférence Internationale, Dialogue interculturel à travers les traductions de Harry Potter ». L’organisme international entend en effet réhabiliter le rôle des traducteurs à travers la reconnaissance de leur contribution au succès du best-seller de J.K Rowling, vendu dans le monde entier à plus de 400 millions d’exemplaires, dans plus de 30 langues différentes. En 2003, la Société française des traducteurs, à l’occasion du cinquantième anniversaire de la Fédération Internationale des Traducteurs et de la journée mondiale de la traduction, avait déjà organisé une table ronde sur le thème « Harry Potter et ses traducteurs ». À l’origine de la nouvelle initiative de l’Unesco, Yuko Matsuoka Harris, la traductrice et éditrice japonaise des aventures du jeune magicien. Organisée principalement sous l’égide de l’Unesco, de l’Éducation Internationale et de la Maison de la Culture du Japon à Paris, la journée du 8 septembre (qui est par ailleurs la journée internationale de l’alphabétisation) sera consacrée à l’évocation des défis culturels et linguistiques que pose la traduction d’Harry Potter. Elle réunira des traducteurs d’une vingtaine de langues différentes ainsi que des experts des différents aspects socio-culturels. Réservations obligatoires : Secrétariat Art Sanjo (O1 44 07 00 45), e-mail : artsanjo@wanadoo.fr
Une librairie dans l'i-phone
En
septembre, MobiLire lance la librairie numérique
MobiLire sur iPhone. Si le dernier iPhone – le 3GS –
est en rupture de stock sur le marché français, cette
librairie sera en revanche disponible sur le
téléphone d’Apple.
L’idée :
mettre en libre accès dès le mois d’août des extraits
de BD, de romans, pour ensuite donner envie au public
d’acheter les livres, et ce à petit prix, presque
deux fois moins que le prix du livre papier. Déjà
associée pour les BD à Canal BD, la start-up
s’associe à d’autres partenaires :
Harlequin, les éditions de l’Archipel, les Presses du
Châtelet, ainsi que les éditions Florent Massot. Les
séries populaires numérisées seront entre autres la
série policière SAS (hélas),
les séries Jade et Red Dress Ink (Harlequin —
hélas
bis) :
autant dire des textes courts, simples, et facilement
« fractionnables » en épisodes.
Yannick Lacoste, Pdg de MobiLire, veut ainsi
« offrir une alternative à Google et
Amazon ». Ce marché devrait s’étendre au cours
de l’année à d’autres plateformes de téléchargement
mobiles, et sur PC/Mac. Rens. :
www.mobilire.com
Rencontre autour de Romain Rolland
Le samedi 22 août 2009 à 11h, L’Association Romain Rolland, en partenariat avec Les Rencontres Musicales de Vézelay, organisent une rencontre avec Timothée Picard, maître de conférences à l’Université de Haute Bretagne – Rennes II, pour une conférence intitulée « La figure de Haendel dans l’imaginaire littéraire : autour de l’étude de Romain Rolland ». Rencontre à Vézelay le samedi 22 août 2009 à 11hRens. : Maison Romain-Rolland/Musée Zervos, 14 rue Saint-Eienne – Vézelay – 89450Tél : 03 86 32 39 78 ou 03 86 24 22 38
Avec Poe juqu'au bout de la prose
À l’occasion du bicentenaire de la naissance d’E.A. Poe, né en 1809, H. Justin s’attache à resituer l’œuvre de celui qui est considéré comme le frère spirituel de C. Baudelaire et le maître de P. Valéry et S. Mallarmé. Il explore l’espace imaginaire de Poe, convaincu de son exception littéraire.
Quatrième de couverture
Avec Poe jusqu’au bout de la prose : Rénovateur du conte, inventeur du récit policier, annonciateur de la psychanalyse, essentiellement poète, Edgar Allan Poe fut le frère spirituel de Baudelaire, le maître proclamé de Valéry et de Mallarmé. En 1894, ce dernier conclut même au « cas littéraire absolu ». Cette étrange formule, des années de familiarité avec l’œuvre de l’Américain, ont convaincu Henri Justin être la bonne. Notant que Poe n’est plus guère perçu que comme un maître du fantastique ou un écrivain pour la jeunesse, l’auteur entreprend de redonner à ses textes leur éclat originel et de restituer la logique de leur unité. Ainsi fait-il profiter l’œuvre de Poe de tout ce que Poe lui-même a apporté à la conscience littéraire occidentale : une esthétique au service du seul texte, aidant en cela à penser le fait littéraire. Sans jargon, passionné, captivant, le livre s’ouvre sur une présentation de la vie et de l’œuvre de Poe puis s’engage dans une exploration de son espace imaginaire, s’avançant par étapes, avec haltes et détours. Henri Justin a beaucoup labouré Poe, et lorsqu’il conduit le lecteur dans son œuvre, c’est en guide qui connaît les bons coins et qui sait faire goûter, sur les meilleurs exemples, l’écriture au travail.
Edgar Poe le Corbeau
Chaque jour, un livre en téléchargement
« Une fois, sur le minuit lugubre, pendant que je méditais, faible et fatigué, sur maint précieux et curieux volume d’une doctrine oubliée, pendant que je donnais de la tête, presque assoupi, soudain il se fit un tapotement, comme de quelqu’un frappant doucement, frappant à la porte de ma chambre. 'C’est quelque visiteur, murmurai-je, qui frappe à la porte de ma chambre ; ce n’est que cela, et rien […]. »
Le Corbeau, d’Edgar A. Poe, traduit par Baudelaire et Mallarmé.
Cahier Marcel Schwob N°1
Le premier numéro des Cahiers Marcel Schwob est paru en octobre 2008 ;
vous pouvez en télécharger une version électronique ici.
L’efflorescence des études sur Marcel Schwob a incité la société à réunir annuellement quelques-uns de ces travaux et documents glanés ici ou là dans les CAHIERS MARCEL SCHWOB.
La première brassée de ce nouveau « SPICILÈGE » met l’accent sur la dimension intertextuelle d’une œuvre qui transcende superbement les frontières des genres, des époques et des lieux.
Marguerite Duras biographie
MARGUERITE DURASouUn cri d'espoir et de désespérance par Geneviève Latour
1. Une petite fille et le mirage de l'Asie
2. Paris, la Sorbonne, l'émancipation
3. Femme politique ou femme écrivain
4. Le Cinéma et le Théâtre
5. Madeleine Renaud, l'interprète, l'amie
6. Recherche d'un remède contre la solitude
7. Le dernier amour
8. Quelques pièces
9. Œuvres Dramatiques
10. Extrait de "La Musica"
Cioran, De la France
Signalons
la parution d’un inédit de Cioran (94 pages), rédigé
en roumain à Paris, pendant l’Occupation, et daté de
1941, donc bien avant la décision d’écrire en
français :
Despre
Franta (Sur la
France).
Différentes
publications des éditions de l’Herne jettent une
lumière blafarde sur le parcours de l’auteur
des Syllogismes
de l’amertume et
reviennent sur ses années les plus sombres. Première
pièce apportée à cet accablant dossier, un
épais Cahier
de l’Herne consacré à
l’écrivain, où, parmi 500 pages d’inédits et de
commentaires, sont reproduites celles, terribles,
rédigées après un séjour de Cioran en Allemagne, en
1933. Le jeune philosophe proclame alors, en termes
très crus, son souhait de voir s’instaurer dans son
propre pays une dictature de modèle hitlérien. Ce
vitalisme désespéré le conduit également à publier un
livre où il s’enfonce un peu plus dans
l’abjection :
Transfiguration de la Roumanie. Paru en 1936 à
Bucarest, cet essai à la rhétorique meurtrière est
publié pour la première fois en français, sans
coupures, par L’Herne. Un document effrayant sur la
dérive d’une époque.
Biographie
Né à
Rasinari (Roumanie).
À 22 ans, il publie son premier ouvrage
Sur
les cimes du désespoir. Son
troisième ouvrage Des
larmes et des saints, fait
scandale dans son pays. Cioran s’installe
définitivement en 1941 à Paris où il termine sa thèse
sur Bergson. Il se consacre à l’écriture et se tourne
vers Schopenhauer, Spengler et Nietzsche, vivant
assez pauvrement, rédigeant dorénavant ses ouvrages
en français, tout en traduisant par ailleurs les
poèmes de Mallarmé en roumain.
Il fréquente des penseurs et des écrivains tels ses
compatriotes Eliade (pronazi lui aussi), Ionesco (qui
ne l’était pas), et l’irlandais Samuel Beckett.
L’œuvre de Cioran, ironique et apocalyptique est le
plus souvent composée d’aphorismes. En 1987, il
publie son dernier ouvrage, Aveux
et anathèmes. Il meurt
en 1995 à Paris.
Les
« débuts cioraniens » ne sont que trop bien
connus. Connu aussi l’épisode de la traduction
(durant l’été 1947) de la poésie de Mallarmé,
entreprise qui échoue mais le conduit droit à
l’évidence :
il faut en finir avec la langue maternelle et écrire
uniquement en français. Le
Précis de décomposition paraît en
1949.
Le site suivant a préservé une cinquantaine de pages
de Cioran, disparues en 2000 du site de France
3 :
http://lafrusta.homestead.com/pro_cioran_fr3.html
Paul Eluard expliqué
http://www.geocities.com/timilie/
Quelques commentaires composés :
http://eluardexplique.free.fr/
Des sites :
http://www.paul-eluard.com/sommaire.html
Beaucoup de poèmes :
http://clicnet.swarthmore.edu/litterature/moderne/eluard/1921.html
Éluard lisant Liberté :
http://wings.buffalo.edu/litgloss/eluard/more.shtml
Une étude rapide de Liberté :
http://www.chez.com/bacfrancais/liberte.html
Préface de la correspondance avec Paulhan :
http://www.clairepaulhan.com/pdf/eluard_paulhan.pdf
Hugo et les mythes grecs
La place du souvenir des mythes grecs dans l’oeuvre de Hugo, par Annie Ubersfeld
Claudel-Amrouche Mémoires improvisés
|
MÉMOIRES IMPROVISÉS 1951-1952 -
ENREGISTREMENT INTÉGRAL EN 12 CD AUDIO |
Une
somme !
Un coffret de douze CDs pour rendre compte des 41
entretiens que Paul Claudel eut avec Jean Amrouche
entre 1951 et 1952. Ce coffret est d’une valeur
inestimable tant il rend compte avec efficacité de la
vision de Claudel sur ses contemporains et sur la
société de la première moitié du XXe siècle. Ses
relations avec André Gide, sa critique de Baudelaire,
sa vie en Chine, en France, ses premiers écrits, sa
connaissance de Beethoven, de Bossuet, d’Ernest
Renan :
tous les sujets sont abordés et forment une sorte
d’encyclopédie de Claudel.
Amrouche possède une connaissance étourdissante de
l’œuvre de Claudel.
Je regrette beaucoup d’avoir dû me
« contenter » de la transcription papier de
ces entretiens, mais qu’importe !
Une lecture éblouie… (Une bonne connaissance de
l’œuvre est naturellement requise pour suivre ces
entretiens)
CD1 :
1er entretien :
L’enfance – Villeneuve… – Double origine noble et
roturière – Violences du tempérament héréditaire
—
2e entretien :
Les premières études – Camille, le génie de la
famille – La vocation artistique – Paris – Burdeau –
Hugo – Renan —
3e entretien :
L’adolescence – Rimbaud – La solitude – Premiers
écrits :
l’Endormie, Fragments d’un Drame.
CD2 :
4e entretien :
Tête d‘Or – Lectures décisives :
Shakespeare, Les tragiques grecs, Racine, Virgile,
Dostoïevski —
5e entretien :
Suite :
Aristote – Bossuet – Flaubert – Pascal – Le vers
français —
6e entretien :
Contrainte et liberté en art – Valéry et Gide – Dante
– Pascal écrivain – Tête d’Or – Mallarmé – La
conversion.
CD3 :
7e entretien :
Tête d’Or –
Signification sur le plan religieux – Les premières
héroïnes —
8e entretien :
Les relations littéraires de Claudel avant l’Amérique
– Mallarmé et son enseignement – Saint Thomas d’Aquin
—
9e entretien :
Le poète et le monde – Valéry – Le monde, les choses
ont un sens –
La Ville
—
10e entretien :
Les personnages de la Ville – Définition du vers
claudélien.
CD4 :
11e entretien :
Suite :
le fol amour et l’autre – La vocation poétique et le
mariage – Un monde déshumanisé —
12e entretien :
Les incarnations de la violence – Nietzsche le
forcené – La jeune fille Violaine, ébauche de
l’Annonce
faite à Marie
—
13e entretien :
Situation de Paul Claudel en Amérique –
L’Échange
– Rigueur de la pièce —
14e entretien :
Côté irréel des personnages classiques – Analyse
détaillée des personnages de l’Échange.
CD5 :
15e entretien :
L’interdépendance des personnages – Marthe et Thomas
Pollock – Turelure et Sygne – Jules Renard —
16e entretien :
L’exil en Chine – Vocation religieuse et vocation
poétique – Les deux
Sommes
de Saint Thomas – Tentation du cloître —
17e entretien :
Lecture de la lettre à Mallarmé –
Connaissance de l’Est…
—
18e entretien :
Importance des différentes facultés données par Dieu.
CD6 :
19e entretien :
Vie en Chine – Influence du Tao – Désapprobation du
bouddhisme —
20e entretien :
Le repos du Septième jour
– Admiration pour le théâtre
chinois ;
rapports avec Debussy —
21e entretien :
L’Art Poétique – Les Muses
– la crise de
Partage de Midi
—
22e entretien :
Conception de la Poésie – La marche à tâtons –
L’amitié de Philippe Berthelot.
CD7 :
23e entretien :
Verlaine – Francis Jammes – Souvenirs sur Ch. Louis
Philippe —
24e entretien :
Claudel et le public – Le groupe de la N.R.F.
–
Partage de Midi
est au centre de l’œuvre —
25e entretien :
Signification symbolique des noms des personnages –
le quatuor de
Partage
et celui de
l’Échange
– Jean-Louis Barrault —
26e entretien :
Importance de l’Art
Poétique
– Influence de Saint Thomas
CD8 :
27e entretien :
L’homme est fait pour vaincre la création – Horreur
du panthéisme – Dégager le sens du monde – Deux
sortes de poètes… —
28e entretien :
Le mariage – Claudel et Gide :
les difficultés de leurs relations – Être chrétien
—
29e entretien :
Suite des relations avec Gide…
CD9 :
30e entretien :
De
La jeune fille Violaine
à
l’Annonce faite à Marie
– Pierre de Craon – La quête artistique… —
31e entretien :
La nuit de Noël dans l’Annonce
faite à Marie
– Aspect médiéval de l’œuvre – Rapports avec Copeau,
Dullin, la Comédie Française… —
32e entretien :
La Trilogie :
huit ans de travaux, 1908-1916 – Trois pièces
également historiques –
L’Otage, Le Pain Dur, Le Père
Humilié…
CD10 :
33e entretien :
Suarès – Philippe Berthelot, le grand, le seul ami
intime – Gide, Barrès, Jacques Rivière – Qualités et
défauts de Barrès – Admiration pour J. Rivière – La
correspondance privée de Claudel —
34e entretien :
Période 1919-1924 :
le
Soulier de Satin…
—
35e entretien :
Gestation et composition du
Soulier de Satin
– Être claudélien plus que chrétien…
CD11 :
36e entretien :
Un silence total accueillit le
Soulier de Satin…
— Coupures nécessaires de J-L. Barrault – Les
dignités « drolatiques » du Paul Claudel
officiel —
37e entretien :
Souffrance de Bernanos – Charles Péguy – Intense
amitié pour le Romain Rolland vieillissant – Claudel
mélomane – Beethoven —
38e entretien :
Collaborations et belles amitiés avec Darius Milhaud
et Arthur Honegger – Œuvres
communes :
Jeanne au Bûcher, le Festin de la Sagesse, la
Danse des Morts…
CD12 :
39e entretien :
Difficulté de parler de l’amour, en soi – Le plaisir
du spectateur… —
40e entretien :
Dans un drame, c’est l’action qui crée le monde
autour d’elle – Le côté espagnol du
Soulier de Satin
et son dépaysement – Influence du Brésil – L’art du
roman, étranger à la nature de Paul Claudel —
41e entretien :
Christophe Colomb
– La musique dramatique et la musique ordinaire – Le
problème de l’identification – Joie d’être parvenu à
se faire écouter à la fin de sa vie – Le Paul Claudel
de 83 ans :
« les caravanes sont
terminées »…
Les Mystères de Paris réédition
Une nouvelle édition donne à lire ce monument du patrimoine littéraire assorti d’un copieux dossier documentaire qui en éclaire la genèse, la réception et les nombreux échos.
Eugène Sue
Les Mystères de Paris
Présenté par Judith Lyon-Caen, Gallimard, « Quarto », 1312 pp., 26,90 euros.
À quand une réédition du Juif errant ?
Gary le mangeur d’étoiles
Vidéo – Le
Magazine
Littéraire, en
partenariat avec
l’Ina,
propose un entretien réalisé en novembre 1966 avec
Romain Gary, qui présentait son livre
Les
Mangeurs d’étoiles :
un pasteur débarque dans un pays d’Amérique du Sud
gouverné par un dictateur sanguinaire…
Le thème de Faust revu par Gary.
Durée :
10 mn 07.
http://www.magazine-litteraire.com/content/Homepage/article.html?id=13710
Romain Gary Légendes du Je
Gallimard collection Quarto — Ouvrage publié sous la direction de Mireille Sacotte
Prix éditeur : 29 euros
Nombre de pages : 1450 pages ISBN : 9782070121861
La suite de «L'Attrape-cœur» de Salinger
L’éditeur
Nicotext publiera le 25 juin en
Grande-Bretagne, 60
Years Later Coming Through The Rye
(60 ans
après la sortie de L’Attrape-cœur). Cette
« suite » au roman mythique de Jerome David
Salinger, paru en 1951, reprend le héros de 16 ans,
Holden Caulfield… 60 ans plus tard. Pensionnaire un
peu sénile d’une maison de retraite, Caulfield
s’échappe, déambule dans les rues de New York et se
souvient des moments forts de son existence.
Je suis triste…
Duras dans La Pléiade
Duras dans la Pléiade Marguerite
Duras va faire son entrée dans la prestigieuse
collection de la Pléiade. Pas moins de quatre volumes
sont prévus regroupant tous ses romans.
Les deux premiers, auxquels une équipe de
spécialistes travaille depuis quelques mois,
devraient paraître au printemps 2011 et les deux
derniers en 2014, pour le centenaire de la naissance
de l’auteure de L’Amant.
Nabokov, Laura
Décidément, les héroïnes de Nabokov ne veulent pas périr par les flammes.
On se souvient que le manuscrit de Lolita avait échappé à l’incinérateur de l’université Cornell, où son créateur voulait le précipiter, grâce aux supplications de son épouse, Vera.
Aujourd’hui, c’est leur fils unique, Dimitri, qui sauve du bûcher The Original of Laura, ultime roman du génie russe, éteint en 1977, à 78 ans.
Il paraîtra le 3 novembre en anglais, chez Penguin, et, courant 2010, en France, dans une traduction de Maurice Couturier, chez Gallimard
Colette Lettres à Missy
Généralement
la correspondance publiée de Colette déboulonne pas
mal sa statue (voir ses lettres à sa fille)…
Et c’est Willy — personnage peu sympathique au
demeurant — qui aida Missy à la fin de sa vie, et non
Colette…
Flammarion
ISBN
2081227223
Le Petit Nicolas : site officiel
Pour fêter cette année le cinquantenaire du Petit Nicolas de René Goscinny et Sempé.
http://www.petitnicolas.net/
Cendrars Les Pâques à New-York
Le texte intégral de ce célébrissime poème est ici :
http://fr.wikisource.org/wiki/Les_Pâques_à_New_York
Portrait de Socrate au vitriol
Aristophane, Les Nuées
Texte établi par Victor Coulon et traduit par Hilaire Van Daele. Introduction et notes par Silvia Milanezi.
« Ils vont nu-pieds, leur teint est pâle comme celui des cadavres, leurs regards sont brillants. Ils se servent de leur langue affûtée pour enseigner, contre salaire, l’art exquis de douter de tout, de transformer le discours juste en discours injuste et de vivre au-dessus des lois. Dans l’ombre du « pensoir », ces morts-vivants ont pour maître le bavard, le divin Socrate. »À travers ces personnages, synthèse des différents intellectuels qui vivaient à Athènes aux alentours de 423 av. J.-C., Aristophane s’interroge sur l’impact qu’ont les idées des sophistes sur les citoyens. Conservateur résolu, ardent défenseur de la morale et de l’éducation léguées par la tradition, il déteste les novateurs et met dans le même sac les sophistes et Socrate, cet homme étrange qui semblait toujours dans les nuages.Les Nuées sont la plus connue des comédies d’Aristophane, mais aussi une de ses plus belles réussites.
Diderot Le cynisme du Neveu de Rameau
http://rde.revues.org/docannexe682.html
Gérard Genette Codicille
Gérard Genette ajoute un Codicille à cet ouvrage, pour notre plus grand bonheur.
Gérard Genette,
Codicille,
Paris, Éditions du Seuil, coll. « Fiction &
Cie », 2009, 264 p.
ISBN :
978-2-02-099306-7
Jane Campion et John Keats
Les œuvres de Keats sont aussi présentes chez Aubier (Poèmes choisis), Arfuyen (Les odes), Gallimard (Poèmes et poésies), Corti (Sur l’aile du phénix)…
Il est par ailleurs le sujet de nombreux ouvrages thématiques ou biographiques.
La Princesse de Clèves en tête des ventes
Depuis sa remarque de 2006, les ventes ont explosé.
Chez Hatier, elles ont augmenté de 40 % en 2008, chez Pocket, elles ont doublé ; au Livre de Poche, elles ont triplé, atteignant les 20 000 exemplaires en 2008. Folio en a vendu 2 000 exemplaires pendant le Salon du Livre, contre 700 en 2008.
Les badges « Je lis La Princesse de Clèves » ont fait fureur. Gageons que le roman figure en bonne place sur les listes du bac de français !
Sigfried Lenz la Leçon d'allemand
Auteur : Siegfried LenzAnnée : 1971Titre original : Deutschstunde (La Leçon d’allemand) Résumé :Enfermé dans une prison pour jeunes délinquants située sur une île au large de Hambourg, Siggi Jepsen est puni pour avoir rendu une copie blanche lors d’une épreuve de rédaction.Ce n’est pas qu’il n’ait rien à dire sur le sujet « Les joies du devoir », au contraire. Bientôt lui reviennent à la mémoire les événements qui ont fait basculer sa vie. Son père, officier de police, est contraint en 1943 de faire appliquer la loi du Reich et ses mesures antisémites à l’encontre de l’un de ses amis d’enfance, le peintre Max Nansen (derrière lequel on peut reconnaître le grand Emil Nolde).À l’insu de son père, Siggi devient le confident de l’artiste et va l’aider à mettre en sécurité ses toiles clandestines. Sa passion pour l’œuvre le conduit ainsi au refus de l’autorité paternelle et à une transgression (un vol dans une galerie) qui lui vaudra d’être condamné. Mais aux yeux de Siggi, le châtiment porte l’empreinte du zèle coupable de son géniteur. Avec ce roman d’une grande puissance éthique et affective à la fois, qui fit le bruit que l’on imagine lors de sa publication, Siegfried Lenz a rejoint d’emblée les figures majeures du Groupe 47, ces écrivains allemands — parmi lesquels on comptait Günter Grass, Heinrich Böll et Ingeborg Bachmann — qui ont assuré le « redressement » intellectuel de leur pays.
La Princesse de Clèves fait de la politique
La Princesse de Clèves fait de la
politique
Réflexions
sur le rôle de
La Princesse de Clèves
dans le Mouvement des Universités
françaises.
Des
Universitaires français reviennent sur le rôle de la
Princesse de Clèves dans le mouvement de contestation
des universités françaises face à Elaine Sciolino,
correspondante du New York Times à
Paris.
Le
27 avril 2009
à
18h
University
of Chicago Center in Paris (La salle
sera affichée à l’entrée)
6, rue
Thomas Mann 75013
Paris
Dans ce pays, étrange autant que curieux, situé à
l’Ouest du continent européen et autrement appelé
France, on se livre à l’art difficile de la politique
de bien étrange manière. Que l’on en
juge :
voici quelques universitaires que l’on dit « en
colère », fort indisposés des lois et réformes
qu’on veut leur imposer d’en haut, fort inquiets –
eux qui sont hommes d’humanités, de réflexion et de
culture, qu’un Président soudainement leur parle
rentabilité, évaluation quantitative, et performance
professionnelle, à court terme évidemment, qu’une
Ministre par là-dessus leur octroie la liberté…
d’appliquer un budget réduit et de supprimer
eux-mêmes les postes qu’elle leur retire… Que
croyez-vous qu’il arriva ?
Qu’en dignes enfants de la Révolution – la chose est
d’importance dans le pays dont nous parlons – et
autres Commune de Paris, ils n’eurent de cesse de
battre le pavé, voire d’y bâtir des barricades sans
négliger, comme il se doit, de tenir leurs piquets de
grève ?
Ils le firent assurément, mais firent autre chose
encore :
ils se mirent à lire ensemble, sur toutes les places
publiques, l’histoire d’une Princesse assez
malheureuse en amour, écrite il y a fort longtemps
mais bien dans ce même pays, un texte qui parlait
d’amour plus que de coupes budgétaires, qui se
passait certes à la cour, mais celle d’un roi de
France depuis longtemps oublié dans les couloirs du
pouvoir. C’est qu’il y avait urgence et péril pour la
Princesse. Dans le même pays, le chef de l’exécutif
n’avait-il pas à trois reprises attaqué fort
publiquement le récit des amours contrariées de la
Princesse et du Duc ?
Bibliothèque Numérique Mondiale
La Bibliothèque numérique mondiale met à disposition sur Internet, gratuitement et en 7 langues (anglais, arabe, chinois, espagnol, français, portugais et russe) une documentation considérable en provenance des pays et des cultures du monde entier.
La Bibliothèque numérique mondiale met à disposition sur Internet, gratuitement et en plusieurs langues, une documentation considérable en provenance des pays et des cultures du monde entier.
Les principaux objectifs de la Bibliothèque numérique mondiale sont les suivants :
- Promouvoir l’entente internationale et interculturelle ;
- Développer le volume et la diversité des contenus culturels sur Internet ;
- Fournir des ressources pour les éducateurs, les chercheurs et le grand public ;
- Donner les moyens aux établissements partenaires de réduire les fractures numériques au sein des pays et entre pays.
Harry Potter à l'Université
L’entrée de Harry Potter en Sorbonne, avec une thèse : Harry Potter, récit d’apprentissage et quête initiatique
http://www.paris-sorbonne.fr/fr/article.php3?id_article = 5127
L’ouvrage d’Isabelle Cani : Harry Potter ou l’anti-Peter Pan : Pour en finir avec la magie de l’enfance
http://etc.dal.ca/belphegor/vol8_no1/articles/08_01_ransom_potter_fr_cont.html
L’excellente revue Loxias, que je ne cesse de citer ici :
Béatrice Bomel-Rainelli : Utilisation et déconstruction des stéréotypes dans le cycle Harry Potter
http://revel.unice.fr/loxias/document.html?id=1734
Je serais ravie que vous m’en fassiez connaître d’autres…
Rimbaud version 3.0
À part l’article de Jean Ristat dans L’Humanité (qui règle à juste titre son compte à l’édition d’Antoine Adam), rien dans les articles des différents journaux qui dépasse les connaissances scolaires et les clichés habituels.
Sauf… la volée de bois vert administrée à André Guyaux, auteur de cette 3e Pléiade, par Jean-Jacques Lefrère, éminent biographe de Rimbaud qui s’exprime avec virulence dans la Quinzaine littéraire n° 988 : Rimbaud dans une « Pléiade » sans étoiles
Lefrère assassine également l’« édition du centenaire » d’Alain Borer. Mais l’édition de Steve Murphy, chez Champion, sans doute la meilleure, est ruineuse !
C’est Règlement de comptes à Rimbaud Corral.
De Paterne Berrichon à André Guyaux… Combien de temps faudra-t-il encore attendre une excellente édition de Rimbaud ?
En attendant une édition Lefrère (?), une relecture de l’article de Steve Murphy sur le manuscrit des Illuminations s’impose !
Mise en abyme
JIŘÍ
ŠRÁMEK
POUR UNE
DÉFINITION DU MÉTA-RÉCIT
« La
technique de la narration des histoires dans les
histoires est un procédé narratif traditionnel.
Malgré cela, on n’a pas réussi jusqu’ici à l’inscrire
dans un système catégoriel rigoureusement défini. On
en arrive ainsi à cumuler plusieurs critères, et en
endosser alternativement de différents. Le but de la
présente étude est de faire état de la discussion sur
le méta récit comme un problème narratologique, et,
dans ce contexte, d’analyser de plus près certaines
hypostases, assez irrégulières, du procédé.
Il n’est pas d’histoire, écrivent Roland Bourneuf et
Real Quellet, où au moins n’affleurent dans sa
narration d’autres histoires :
« Une parenthèse de quelques lignes sur le
destin d’un personnage secondaire, une digression
explicative constituent déjà un récit dans le récit,
présent dans les œuvres narratives les plus
anciennes. » Il arrive
quelquefois que ce récit dans le récit devienne
« l’essentiel », comme dans
Le
Décaméron ou
L’Heptaméron.
On se
demande si vraiment toute « parenthèse » ou
« digression », fût-elle de quelques lignes
et indépendamment de son contenu et de sa fonction
dans le texte, c’est-à-dire des simples répliques en
passant par les portraits du même individu que
Mlle de Scudéry fait brosser par ses comparses
jusqu’aux histoires racontées au roi par
Schéhérazade, peut être considérée comme un récit
dans le récit. […] »
http://www.phil.muni.cz/rom/sramek90.pdf
Flaubert jugé par George Sand
http://pagesperso-orange.fr/jb.guinot/pages/SandBovary.html
George juge Salammbô :
http://pagesperso-orange.fr/jb.guinot/pages/SandSalammbo.html
Et l’Éducation sentimentale :
http://pagesperso-orange.fr/jb.guinot/pages/SandEducation.html
Flaubert vu par Brunetière
c’est un éloge mitigé de Flaubert par Ferdinand Brunetière, talentueux pourfendeur du naturalisme :
Le Naturalisme français, étude sur Gustave Flaubert (1880)
[in Le Roman Naturaliste, 9e édition, 1896.]
http://pagesperso-orange.fr/jb.guinot/pages/brunetiere1.html
http://pagesperso-orange.fr/jb.guinot/pages/brunetiere2.html
Littérature et faits-divers
Maupassant, Genevoix (Raboliot), l’affaire Berthet pour Le Rouge et le Noir, etc
http://www.ac-orleans-tours.fr/crdp/commun/genevoix/repère4-Imp.htm
Dans la colonne de gauche, tous les liens sont brisés, c’est agaçant.
Boris Vian dans La Pléiade
en kiosque et ici : http://www.lire.fr/enquete.asp/idC=53376/idR=200/idG =
Une étude détaillée de l’Écume des Jours figure sur ce site :
http://www.sculfort.fr/articles/francaiscollege/auteurs/vianecume.html
Pathos, mélo, porno
CROC DE BOUCHER ET ROSE MYSTIQUE
— ENJEUX PRÉSENTS DU PATHOS SUR L’EXTERMINATION
François RASTIER
CNRS/Inalco
Résumé :
Absent ou presque de la littérature de l’extermination (Levi, Antelme, notamment), le pathos abonde dans des essais sur l’extermination. Après en avoir évoqué la généalogie, on en rappellera les procédés et formes récurrents, aussi bien chez des auteurs comme George Steiner et Giorgio Agamben que chez leurs inspirateurs, Heidegger notamment. Dans le discours théologico-politique qu’ils articulent, une grandiloquence irrationaliste unit politique et mysticisme. Le pathos sur l’extermination semble ainsi pris dans le système des valeurs d’exaltation qui l’ont permise ou accompagnée, pour autant qu’elle témoigne de l’irruption du mythe dans l’histoire.
Mots clés : théologie politique, pathos, extermination, valeurs, style, Heidegger.
http://www.revue-texto.net/Inedits/Rastier/Rastier_Croc.pdf
(Certes, François Rastier règle encore des comptes avec son vieil ennemi Steiner, mais en ce qui concerne ce sujet, son argumentation est solide, selon moi…)
Virginia Woolf biographie
Aussi ai-je été bouleversée par la lecture de la biographie que Viviane Forrester vient de lui consacrer, et dont je recommande la lecture avec beaucoup d’émotion.
Viviane Forrester, qui écrivit un livre superbe sur Van Gogh (1), demeure une des grands spécialistes de l’œuvre de Virginia Woolf, mais depuis longtemps, elle souhaitait écrire la biographie de l’écrivaine anglaise pour créer une image plus proche, plus humaine. Elle a continué à lire des textes, des récits de ses proches, non traduits en français, pour comprendre cette femme si fragilisée par des épreuves terribles dès son enfance.
La
biographie officielle et légendaire de Quentin Bell,
son neveu, écrite sous l’œil critique de Léonard
Woolf présente aujourd’hui des failles graves.
L’union arrangée de Virginia et Léonard devient un
assemblage étonnant. Conscient de la fragilité de sa
femme, qu’il considère comme folle, il décide
qu’elle ne portera pas d’enfant. La légende atteste
de la frigidité de Virginia Woolf, il semble que ce
soit plutôt Leonard qui détestait les femmes.
L’équilibre bâti entre l’écriture et les amis de
Bloomsbury éclate sous les bombardements allemands
sur Londres. L’écrivaine, interdite d’écriture se
noie le 28 mars 1941, les poches
pleines de pierres, dans la rivière
Ouse.
Un suicide
dont on découvre, bouleversé, qu’il eut aussi
certaines raisons navrantes selon la biographe.
(1) Van
Gogh ou l’enterrement dans les
blés,
1983, prix Fémina de l’essai.
Littérature fantastique
http://indexfantastique.phpnet.org/introduce/define.php
En attendant Godot
EN ATTENDANT GODOT : DE L’ABSURDE À L’HISTOIRE
Dialogue et débat
D’OU VIENNENT TOUS CES CADAVRES ?
UNE LECTURE HISTORIQUE DE EN ATTENDANT GODOT
Un dialogue entre Pierre et Valentin Temkine
suivi de
Sur les traces de Godot : Une enquête littéraire (Pierre Temkine)
En attendant Valentin Temkine (François Rastier)
Ce que ça fait de ne rien en dire (Pierre Temkine)
http://www.revue-texto.net/Dialogues/Dialogues.html
Je ne suis pas sûre que le lien soit direct : il faut chercher dans la rubrique « Dialogues et débats »
Baudelaire à Paris
L’article Charles BAUDELAIRE à Paris et Honfleur
http://www.terresdecrivains.com/Charles-BAUDELAIRE-a-Paris-et
est désormais complété depuis peu par :
Charles BAUDELAIRE à Paris dans les années 1850
http://www.terresdecrivains.com/Charles-BAUDELAIRE-a-Paris-dans
Et des documents, naturellement, ici :
http://www.charlesbaudelaire.org/
Proust contre Mallarmé
MICHEL BRIX : Aux sources de l’affrontement Proust-Mallarmé
Introduction :
Le 15 juillet 1896, Marcel Proust publie dans La Revue blanche un article intitulé « Contre l’obscurité », qui vise les poètes symbolistes, et principalement Mallarmé. Proust s’attira la riposte de Lucien Mühlfeld – dans le même numéro de La Revue blanche –, avant que Mallarmé ne prît lui-même la plume pour répondre à celui qui n’était alors que l’auteur du recueil des Plaisirs et les Jours : « Le Mystère dans les lettres » paraît le 1er septembre 1896 et c’est à nouveau La Revue blanche qui accueille ce texte.
Quels étaient les griefs de Proust ? L’obscurité de la langue utilisée par les symbolistes, d’abord : le poète « renonce à ce pouvoir irrésistible de réveiller tant de Belles au bois dormant en nous, s’il parle une langue que nous ne connaissons pas ». Au dire de Proust, les mallarméens s’ingénient à parler une « langue spéciale », proche de la musique, où les mots ne seraient plus que de « purs signes » et tendraient à rencontrer le moins possible l’obstacle du référent, de la représentation. Proust regrette que disparaisse ainsi le poids émotif, historique ou subjectif des mots, et que soient évacuées les affinités existant entre la sensibilité du lecteur et le langage.
[…]
C’est ici :
http://cief.elte.hu/Espace_recherche/Budapest/REF5_articles/15BRIX.PDF
Rimbaud poèmes expliqués
Le site suivant offre des explications de nombreux
poème de Rimbaud :
Premières poésies (cahier de Douai)
Première
soirée, Sensation, Le forgeron, Soleil et chair,
Ophélie, Bal des pendus, Le châtiment de Tartufe,
Venus anadyomène, Les effarés, Roman, Rage des
Césars, Rêvé pour l’hiver, Le dormeur du val, Au
cabaret vert, La Maline, L’éclatante victoire de
Sarrebruck, Le buffet, Ma bohème
Poésies
suite
Les
corbeaux, Les Assis, Tête de faune, Oraison du soir,
Chant de guerre parisien, Les poètes de sept ans, Les
pauvres à l’église, Voyelles, Les Sœurs de charité,
le Bateau ivre,
Vers
nouveaux et chansons
Larme, La
rivière de Cassis, Bonne pensée du matin, Chanson de
la plus haute tour, L’éternité, Age d’or, Mémoire
Une
saison en enfer
Alchimie
du verbe, L’éclair, Matin, Adieu
Les
illuminations
Les ponts,
Ville, Ornières, Villes I, Villes II, Aube, Fleurs,
Marine, Barbare, Fairy, Jeunesse, Dévotion, Génie
Album
zutique
Les lèvres
closes, Exils
http://rimbaudexplique.free.fr/
Balzac Histoires en rouge et noir
Balzac, Histoires en rouge et noir, dont La Grande Bretèche
Quatrième de couverture
« La Grande Bretèche et ses hautes herbes, ses fenêtres condamnées, ses ferrements rouillés, ses portes closes, ses appartements déserts, se montra tout à coup fantastiquement devant moi. J’essayai de pénétrer dans cette mystérieuse demeure en y cherchant le nœud de cette solennelle histoire, le drame qui avait tué trois personnes. »
La Grande Bretèche
Édition présentée et commentée par Claude Aziza (université de Paris III), Dominique Brunet (lycée Maurice-Ravel), Annie Collognat (lycée Victor-Hugo).
LIRE avec le texte intégral et la préface présentant l’œuvre et son auteur.
COMPRENDRE avec « les clés de l’œuvre » : 77 pages pour aller à l’essentiel du contenu et de l’analyse de l’œuvre ; 30 pages pour approfondir l’étude de l’œuvre.
Tous ces textes entretiennent un lien plus ou moins direct avec le fantastique ou le macabre. Nous proposons ici quelques pistes de lecture possibles pour cinq d’entre eux. L’un est fort connu, il s’agit de L’Élixir de longue vie qui relève du « genre frénétique ». Le deuxième, plus curieux, Une passion dans le désert, relate l’étrange histoire d’amour entre un fauve et un homme. Les trois derniers, Le Gilet rouge, Le Président Vigneron et Le Tic du mort, très brefs, sont des chefs-d'œuvre d’humour macabre.
http://www.enseignants-et-litterature.fr/lycee/fiche_pedagogique96.html
Roméo et Juliette
http://www.enseignants-et-litterature.fr/lycee/cahier_pocket56.html
Présentation du dossier :
Grâce à la disposition en double page, déjà mise en œuvre dans les titres précédents (La Bruyère, Ovide, Perrault), le texte de Shakespeare, dans la traduction de François-Victor Hugo (fils de Victor Hugo), est constamment éclairé par des explications et des informations directement placées en vis-à-vis.
Cet accompagnement méthodique permet à la fois :
– de comprendre le texte par des notes détaillées ;
– de le resituer dans son contexte culturel, historique et littéraire ;
– d’étudier ses thèmes et ses enjeux ;
– d’analyser ses procédés d’écriture ;
– de prolonger sa lecture par des rapprochements avec d’autres textes, d’autres auteurs.
Un guide complète et développe l’approche dans tous les domaines : vie et œuvre de Shakespeare, le théâtre élisabéthain, les sources et variations d’une histoire élevée au rang de mythe dans la littérature et l’imaginaire occidentaux. Une indexation méthodologique précise guide la mise en place des notions.
Schumann et Hoffmann
Rapprochement passionnant entre Hoffmann et la musique, d’autant que Kreisler joue, au début du récit « le Chat Murr », les variations Goldberg.
Une conférence intéressante ici :
http://www.crlc.paris4.sorbonne.fr/pages/conferences/conf-lelievre.html
Pourrat Trésor des contes
Voici donc l’inestimable Trésor des contes d’Henri Pourrat réédité en deux gros volumes dans la collection Omnibus.
Des merveilles, dans cette langue inimitable recréée par Pourrat.
À lire de toute urgence aux enfants !
Sur ce site, on peut trouver une étude de Gaspard des Montagnes et du conte qui lui a servi de matrice : Le conte des yeux rouges.
S’y ajoute une étude approfondie : Gaspard est-il un héros épique ?
Les robinsonnades
Anne Leclaire-Halté : Quelques stéréotypes narratifs dans les robinsonnades en littérature de jeunesse contemporaine
L’article se propose de rendre compte de l’organisation narrative d’un genre qui, s’il a connu son âge d’or au dix-neuvième siècle, n’en continue pas moins d’exister en littérature de jeunesse aujourd’hui : la robinsonnade. Ce genre se caractérise par un certain nombre de stéréotypes, les uns affectant la structure d’ensemble, descriptible comme une succession de séquences thématico-narratives, les autres liés à des scènes de genre dont nous mettrons en avant quelques composantes. L’analyse sera conduite en référence, essentiellement, à la linguistique textuelle et à la sémiotique.
http://revel.unice.fr/loxias/document.html?id=1744
Cycle Harry Potter
Béatrice Bomel-Rainelli : Utilisation et déconstruction des stéréotypes dans le cycle Harry Potter
J. K. Rowling fait partie des rares auteurs dont l’œuvre conçue pour la jeunesse appartienne aussi aux lectures adultes.
Le roman de jeunesse relève souvent de la littérature industrielle : très normé par les éditeurs, il est fréquemment lié au système des séries.
Mais le cycle Harry Potter n’est pas un produit fabriqué par les agents et les éditeurs. J. K. Rowling choisit dans tous les genres de la littérature de jeunesse (contes, romans classiques patrimoniaux, romans de pensionnat etc) les stéréotypes qui lui conviennent pour créer une œuvre originale, rythmée, inventive et pleine d’humour. De plus elle déconstruit les stéréotypes de la fantasy pour construire un cycle très complexe psychologiquement, fondé sur un dévoilement progressif des liens énigmatiques entre Harry et Voldemort et dont le message est plus politique que religieux ou philosophique, contrairement aux habitudes du genre.
Elle a en fait créé sa propre catégorie de fantasy de jeunesse.
Harry Potter ne relève pas de la littérature sérielle, il a engendré une série comme Tolkien.
http://revel.unice.fr/loxias/document.html?id=1734
Colloque Marcel Proust à Tours
En dépit du blocage de la faculté des lettres des Tanneurs, un colloque de littérature comparée a réuni les plus grands spécialistes de Marcel Proust.
Jeudi et vendredi, au 5e étage des Tanneurs, le colloque international de littérature comparée a pu se tenir normalement.
« Ce colloque marque la dimension et l’ancrage régional des études sur Proust », a souligné en ouverture le Pr Philippe Chardin, au nom de l’équipe qui a préparé cette manifestation, aux côtés du doyen de l’UFR lettres et langues, Heinz Raschel.
Illiers-Combray, avec la maison de tante Léonie, est en Eure-et-Loir, à 120 km de Tours…
L’équipe « Histoire des représentations », qui a préparé le colloque, avait réuni les meilleurs spécialistes pour parler de la notion d’originalité dans la pensée de Proust : Jacques Body, président honoraire de l’université de Tours ; Antoine Compagnon (Collège de France) ; Kazuyoshi Yoshikawa (Université de Kyoto) ; Françoise Leriche (Grenoble III-CNRS) ; Stéphane Chaudier (Saint-Étienne) ; Pierre-Louis Rey, Anne Simon, Mireille Naturel (Sorbonne) ; Annick Bouillaguet (Paris -Est) ; Hélène Maurel-Indart (Tours) ; Florence Godeau (Lyon III) ; Geneviève Henrot (Padoue) ; Isabelle Serça (Toulouse) ; Robert Kahn (Rouen) ; Nathalie Mauriac (CNRS) ; Thanh Van Ton-That (Pau) ; Luc Fraisse (Strasbourg), etc.
Zola tel qu'en lui-même
Nous
saluons toujours ici les précieuses publications
d’Henri
Mitterand, qui nous
gâte beaucoup ces derniers temps.
Cette
fois, avec
Zola tel qu’en lui-même,
il dynamite la « vulgate scolaire »,
décolle les vieilles étiquettes de
« naturalisme », pulvérise tous les clichés
qui masquent l’extraordinaire puissance artistique du
romancier, et, comme toujours, nous invite à le
relire.
Présentation
de l’éditeur :
Lorsque
Zola a choisi le mot naturalisme
pour
définir sa conception du roman, il n’a sans doute pas
mesuré à quel point la réception de son œuvre
proprement romanesque allait en souffrir. Il
s’assurait ainsi une célébrité durable dans les
manuels d’histoire littéraire et dans la réserve de
clichés de la critique au quotidien. Mais il
dissimulait, et d’abord peut-être à ses propres yeux,
la véritable nature de son génie. Sans sous-estimer
l’originalité et la force doctrinales de son discours
théorique et critique, ni l’éclat de ses enquêtes
sociales, l’analyse moderne reverse du côté du désir
de récit sa fascination pour la pensée de son temps,
celle de Michelet, de Lucas, de Taine, elle-même
marquée par l’attrait des grands récits de
genèse.Qu’on ne
soit pas dupe des raideurs du roman expérimental.
Zola, tel qu’en lui-même, n’est pas un homme de
systèmes et de modèles, mais avant tout un conteur,
un peintre, un poète. Seul et monumental. Le public
d’aujourd’hui reconnaît la démesure d’une œuvre
visionnaire aux multiples profondeurs, rythmée par
ses prises de vues sur les décors de l’existence
humaine, sa scénographie des fièvres et des violences
du corps et de l’histoire, ses glissades dans
l’étrangeté et le chaos de la vie, ses détraquements
du réel sous le poids des mythes immémoriaux.
« Le souffle de la passion », selon les
propres mots de Zola, partout présent.
Table
des matières :
Introduction. — Pour libérer Zola du
« naturalisme » Première
partie. — GenèsesI. Trios
tragiquesII. Une
archéologie romanesqueIII.
L’origine des « mondes »IV.
Mémoire de la violence Deuxième
partie. — Le lieu et le sensI. Espaces
de l’histoire et espaces du romanII. Un
corps dans la villeIII.
L’envers de la Belle Époque Troisième
partie. — DépassementsI. Le
« rêveur définitif »II.
Passage de l’OuraganIII.
Abymes zoliens Quatrième
partie. — VéritésI. Face
aux pouvoirsII. Mise
au point :
Zola et CézanneConclure ?
Presses universitaires de France
Hors collection
ISBN :
978-2-13-057082-0
Parution :
le 11/02/2009
Prix :
25 euros
Nb de pages :
240 pages
Montaigne en français moderne
Nous vous proposons ici une traduction en français moderne des « Essais » de Michel de Montaigne (édition 1595) par Guy de Pernon.
Laissons le traducteur présenter son travail :
Les éditions prétendument « grand public » (« Folio », Garnier, Arléa…) qui ajoutent souvent la mention « mis en français moderne » ne font en réalité que reproduire le texte de 1595 avec des « améliorations » plus ou moins importantes en matière de ponctuation et d’orthographe… ce qui donne un texte d’apparence moderne en effet, mais tout aussi incompréhensible pour le lecteur ordinaire.
André Lanly est le seul à ma connaissance qui ait publié jusqu’ici une traduction. Mais s’il a cherché des équivalents aux mots en usage à l’époque, il a cru devoir respecter pour l’essentiel la structure des phrases de Montaigne, largement influencée par la syntaxe latine. De ce fait, sa « traduction » demeure souvent opaque et peu agréable à lire pour un lecteur non-spécialiste…
J’ai donc jugé utile de refaire ce travail intégralement, et dans une autre optique : celle de permettre la lecture de Montaigne au plus grand nombre possible et pour cela adopter un français vraiment contemporain.
Et pour que la lecture en soit plus commode, avec une mise en page plus conforme à nos habitudes actuelles, j’ai découpé le texte en paragraphes : l’original n’en comportait pratiquement pas.
Télécharger ici :
http://www.ebooksgratuits.com/pdf/montaigne_essais_traduction_1.pdf
Les Lumières au féminin
(C’est un traité d’éducation qui s’oppose à l’Émile de Rousseau)
Résumé de la thèse
Dans Les Conversations d’Émilie (1782), Louise d’Épinay, femme de lettres des Lumières liée au milieu encyclopédique, propose un modèle d’éducation féminine s’incarnant dans une série de vingt dialogues inspirés des conversations pédagogiques qu’elle a partagées avec sa petite-fille Émilie. S’appropriant, dans cette œuvre testamentaire, la structure de la conversation philosophique pour l’éducation d’une fillette et ancrant cette structure dans un cadre intime, elle offre une solution de compromis permettant aux femmes un accès à une formation morale et intellectuelle alliant bonheur et utilité sociale. L’intimité devient le terrain d’élection d’une pensée qui cherche son dépassement dans la transmission générationnelle de son modèle pédagogique et son prolongement dans un espace d’amitié et d’intellectualité féminines. Porteur, en point de mire, d’une réforme des possibilités sociales pour les femmes, le modèle de Louise d’Épinay, grâce à sa forme dialogique, s’inscrit pleinement dans ce que l’on pourrait appeler les « Lumières au féminin. »
http://archimede.bibl.ulaval.ca/archimede/files/24756f8c-7c19-4bbf-9d4c-d5f1f10315d5/20994.html
La nuit sera noire et blanche
Aujourd’hui, anniversaire de la mort de Gérard de Nerval
Une petite visite virtuelle s’impose aujourd’hui (La tombe de Gérard est en face de celle de Balzac) :
http://www.findagrave.com/cgi-bin/fg.cgi?page=gr&GRid=6285
Cette méditation :
http://belcikowski.org/la_dormeuse/nerval_flamel.php
Et en rappel :
http://www.gerarddenerval.be/index.php?page=accueil&titre=ACCUEIL
Atelier Bovary
Dans cet espace vous pouvez :
• lire le texte de Madame Bovary et accéder aux brouillons préparatoires
• choisir un passage dans le roman et accéder aux brouillons préparatoires
• voir les tableaux génétiques des scénarios ou des brouillons et accéder à leur transcription
• rechercher des mots, les afficher dans leur contexte, télécharger les résultats
• consulter l’index des noms propres : personnages, lieux, références culturelles
• lire les notes de régie, les diverses voix narratives et les normandismes
• situer grâce aux cartes les lieux évoqués dans les brouillons
• obtenir de l’aide et des informations concernant les diverses sections de cet atelier
http://flaubert.univ-rouen.fr/bovary/atelier/
Les images des manuscrits ne sont pas à L’Atelier.
Vous les trouverez après inscription, à cette adresse
Pour mémoire : notre présentation du roman ici
Littérature et faits-divers
Maupassant, Genevoix (Raboliot), l’affaire Berthet pour Le Rouge et le Noir, etc
http://www.ac-orleans-tours.fr/crdp/commun/genevoix/repère4-Imp.htm
Dans la colonne de gauche, tous les liens sont brisés, c’est agaçant.
Nerval réécritures de El Dedischado
Ce projet a débuté à l’occasion du Festival In-Folio de Genève (12-15 octobre 2000) et a été poursuivi ensuite sur la liste — pour plus de détails voir la chronologie des événements.
Le site propose également quelques notes pour aider à interpréter le poème de Nerval.
101 autres réécritures, dont seules quelques-unes sont reproduites, ont été publiées dans le livre « Je suis le ténébreux » de Camille Abaclar (Quintette, avril 2002).
http://www.graner.net/nicolas/desdi/
Le vocabulaire de Balzac
Appartient au site de l’UMR 6039 « Bases, corpus et langages » (CNRS — Université de Nice).
Présente également des illustrations rattachées à l’œuvre.
http ://134.59.31.3/~brunet/BALZAC/BALZAC. htm
Voltaire en ligne
1. Il existe un cédérom des œuvres de Voltaire en texte intégral (avec une Correspondance de 15 000 lettres), faite par une association sans but lucratif, à hautement encourager.
http://www.voltaire-integral.com/
Le contenu en est partiellement en ligne.
Je le possède, et regrette que la navigation se fasse par l’intermédiaire d’Internet Explorer. Mais rien n’est parfait !
Les œuvres de Voltaire sont si volumineuses que l’université d’Oxford, qui possède pratiquement tous les manuscrits, a renoncé à éditer la correspondance en version papier. En effet, on trouve encore des lettres inédites, et la version numérique permet de les insérer facilement dans l’ensemble.
D’autre part vous trouverez sur le CD de nombreux textes sur Voltaire et le XVIIIe, Html et MS Word :
Grimm (la Correspondance littéraire en 16 vol.), Sainte-Beuve (Portraits des Causeries du Lundi et autres, environ 30 vol),
JJ Rousseau, Fréron, Desfontaines, Frédéric II, Collini, Wagnière, Brunetière, Faguet, Hugo, marquis d’Argenson, Bayle, Bibliographie de Bengesco, Saint-Simon (20 vol.), Diderot, Montesquieu, les Mémoires secrets de Bachaumont, etc., ainsi qu’une galerie des personnages rencontrés en lisant Voltaire (actuellement 1300 fiches environ, dont beaucoup avec iconographie. Tout cela est en développement et s’étoffe mois après mois.
Bravo et merci à l’auteur !
2. le site du Centre international d’étude du XVIIIe siècle de Ferney-Voltaire :
http://c18.net/
3. Voltaire Foundation Oxford :
www.voltaire.oxford.ac.uk
4. La Société Voltaire édite des cahiers, des enquêtes, des débats à lire sur le site :
http://www.societe-voltaire.org/
Enquête 1. Les voltairiens et anti-voltairiens
Enquête 2. Les contes de Voltaire
Enquête 3. La réception de Candide
Enquête 4. Le centenaire de Voltaire en 1878
5. Un dossier que j’apprécie beaucoup dans l’Encyclopédie de l’Agora (avec des liens faux) :
http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Voltaire
6. Censure de Voltaire par les islamistes (en anglais) :
http://www.banned-books.com/truth-seeker/1994archive/121_4/ts214d.html
Nos amis publient : Luc Blanvillain
Luc Blanvillain vient de publier son premier opus chez un éditeur parisien.
Déjà remarqué dans les Coups de cœur de la FNAC !
Bravo !
Olaf chez les Langre, ou un premier roman qui cache bien son jeu – et qui fait parfois froid dans le dos, en racontant l’arrivée d’un jeune homme mystérieux dans un village de province, et qui vient occuper une chambre dans la maison familiale des Langre. En toile de fond un cyclone qui s’avance, et un climat d’inquiétante étrangeté qui naît chez le lecteur. Ai-je raté un détail ? Le personnage fomente-t-il un mauvais coup contre cette famille ? Que se trame-t-il que je n’aurais pas encore compris ? Sans être un roman « à intrigue », Olaf chez les Langre est un texte intriguant, mystérieux… passionnant.
Luc
Blanvillain vit et travaille en Bretagne (Finistère),
où il enseigne les Lettres.
Prix public :
10€Format
15x15cmisbn :
978-2-9529289-4-6
Un extrait :
"Des
lignes de fuite s’étaient tracées, indépendantes de
l’architecture, dessinant la direction de la
bourrasque. C’étaient des pieds de chaises, des pots
de fleurs, des cannes. Tous les objets trop
franchement plus légers que l’air avaient été groupés
par monceaux hétéroclites dans les recoins, sorte de
premier classement général, encore sommaire. Les
gobelets plastique, les tracts, les cheveux, les
mouchoirs arrachés comme ils sortaient des poches,
les verres de contact. Certains insectes aussi,
bataillant encore pour revenir sur le ventre. Des
vêtements légers retombaient du ciel, mais, nul
n’étant nu, ils provenaient de leur fil à
linge.L’ordre
revenait. Les balayeurs profitèrent de ce que leur
travail avait été fait aux trois quarts, pelletant
dans les tas de détritus, les brosses à cheveux
restaurèrent les choucroutes, les panneaux
indiquèrent de nouveau la bonne direction, et les
conversations suivirent leur
cours."
Pour
en savoir plus :
ici
Paul Eluard dit Liberté
PAUL
ÉLUARD écrit un magnifique poème
La France
est bafouée, trahie, violée. La barbarie nazie règne.
Les résistants s’organisent. Parmi eux PAUL ÉLUARD
écrit un magnifique poème LIBERTÉ qui est parachuté
sur la France occupée. Ce poème devient le cri de
ralliement de tous ceux qui restent fidèles à la
France éternelle. Ce poème reste à tout jamais
inscrit dans la mémoire de la
France.
ILLUSTRATION
DE FERNAND LÉGER POUR LE POÈME
LIBERTÉ
ÉCOUTER LE POÈME RÉCITÉ PAR PAUL
ÉLUARD
(en
REAL MEDIA 350 Ko)
Traductions des 1001 et nuits
Pour mémoire, une présentation des principales traductions existantes et leurs caractéristiques :
Traduction Galland (Paris, 12 vol., 1704-1717)
La première de toutes les traductions en langue européenne et qui a fait connaître à l’Occident les Mille et une nuits. En réalité, elle a fabriqué un recueil à part, en ajoutant de nombreux contes d’un autre genre comme Aladdin, Ali Baba, Le prince Ahmad et la fée Pari Banou, Les deux soeurs jalouses de leur cadette, Zayn al-Asnam (introduit par l’éditeur à l’insu de Galland lui-même), Codadad (id.), etc. contes qui, pour la plupart, ne se trouvent dans aucun manuscrit arabe et ont été racontés à Galland ou pris à d’autres sources.
Nombreuses rééditions, en livre de poche, Garnier-Flammarion, 3 vol., Paris, 1965 (régulièrement réimprimée).
Traduction Mardrus (Paris, 16 vol., 1899-1904)
Ajouts de contes qui n’ont pas de lien avec les 1001 nuits et reprise de ceux introduits par Galland. La traduction est parfois excessivement orientalisante, mais est encore la seule à fournir en français certains contes de l’édition Bûlâq. Cette traduction est disponible aujourd’hui chez Robert Laffont, col. Bouquin, 2 vol., Paris, 1985 (régulièrement réimprimée). La traduction est un peu « coquine », en réaction à Galland qui est un peu pudibond.
Traduction Khawam (Paris, 3 vol., 1965-67)
Publiée d’abord chez Albin Michel en 3 vol., puis reprise avec quelques modifications par Phébus, 4 vol., en 1986-7. L'édition reprend en gros le manuscrit Galland, c’est-à-dire celui édité par Mahdî avec quelques adjonctions de manuscrits de la B. N. F. En poche, elle est publiée chez Pocket.
Traduction Bencheikh et Miquel (Paris, 3 vol., 1991-96)
La plus récente des traductions françaises, elle utilise l’édition dite de Calcutta II, semblable à celle de Bûlâq, à laquelle elle ajoute des éléments pris dans un texte semblable à celui de l’éd. Mahdî. Publiée d’abord en livre de poche, dans la collection Folio (Gallimard), elle offre une traduction complète des Nuits dans la Bibliothèque de la Pléiade.
Traduction Burton (The Book of the Thousand Nights and a Night, Bénarès (Londres), 10 vol., 1885 ; Supplemental Nights to the Book of the Thousand Nights and a Night, 6 vol., 1886-88, nombreuses rééditions). Peut-être l’une des plus complètes et des plus utiles aux chercheurs. Le traducteur n’hésite pas à donner deux fois le « même » conte, lorsque d’une version à l’autre les différences le justifient. De même, il est le seul à offrir certains contes directement extraits des manuscrits.
Pour compléter ces informations,
Étude comparative d’un même passage (in Conte du roi Shâhriyâr et de son frère le roi Shâh Zamân) :
- Version Antoine Galland : « La pudeur ne me permet pas de raconter tout ce qui se passa entre ces femmes et ces Noirs, et c’est un détail qu’il n’est pas besoin de faire ; il suffit de dire que Schahzenan en vit assez pour juger que son frère n’était pas moins à plaindre que lui ».
- Version Joseph-Charles Mardrus : « Ils se dévêtirent tous et se mêlèrent entre-eux. Et soudain la femme du roi s’écria ‘O Massaoud ! Ya Massaoud !’, et aussitôt accourut vers elle un solide nègre noir qui l’accola ; et elle aussi l’accola. Alors le nègre la renversa sur le dos et la chargea. »
- Version Jamel Eddine Bencheikh et André Miquel : « Ils se déshabillèrent. Les dix couples se formèrent et la reine appela Mas’ûd qui descendit d’un arbre en disant : ‘Que me veux-tu, petite maquerelle, mon petit trou, je suis Sa’d le baiseur, Mas’ûd le fortuné’. La reine éclata de rire, se jeta sur le dos et se fit monter par l’esclave ».
Enfin, le somptueux film de Pasolini, revu voici quelques jours sur une chaîne du câble, n’est pas à projeter en classe…
Corneille documentation
- biographie :
http://adlitteram.free.fr/donnees_auteurs/corneille/corneille.htm
- émissions, théâtre audio :
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/dossiers/2006/corneille/emissions.php
- dossier dans l’excellente encyclopédie canadienne :
http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Pierre_Corneille
- sites :
http://17emesiecle.free.fr/Corneille.php
Corneille à Rouen :
http://www.rouen-histoire.com/Corneille/
Point de vue historique :
http://www.memo.fr/article.asp?ID=PER_MOD_078
Une émission à écouter :
http://www.canalacademie.com/Pierre-Corneille-par-Helene.html
Propositions de lectures
Serge Doubrovski, Corneille et la dialectique du héros (thèse, 1963), Gallimard, coll. TEL
Georges Couton, Corneille et la tragédie politique, Que sais-je ? n°2174, Presses universitaires de France, 1984.
Georges Forestier, Le Cid, Pierre Corneille : résumé analytique, commentaire critique, documents complémentaires, Nathan, 1992.
Alain Niderst, Pierre Corneille, Fayard, 2006.
Maupassant par H. Mitterand
Début novembre est paru le volume des Chroniques, justement salué hier dans la première page du Monde des Livres
Chroniques de Guy de MaupassantTextes choisis, présentés et annotés par Henri Mitterand.
De 1880 à 1887, Maupassant « aura écrit près de deux cent cinquante chroniques, dont le présent volume offre une anthologie ordonnée selon quatre grands thèmes : société et politique, mœurs du jour, flâneries et voyages, lettres et arts. Ainsi se dessine un témoignage capital sur son époque, mais ainsi se construit aussi une part de son œuvre qu’on ne saurait négliger : dans les journaux, les chroniques alternent avec les contes ou les nouvelles, et des parentés de structure ou de thèmes ne manquent pas d’apparaître au point que l’on hésite à faire de tel texte une nouvelle plutôt qu’une chronique. Assurément, l’unité est ici celle d’un monde et d’une époque : mais c’est aussi bien celle que leur imposent le regard et la plume d’un homme qui a pu se dire « acteur et spectateur de lui-même et des autres. »
- Relié : 1758 pages
- Éditeur : LGF (5 novembre 2008)
- Collection : La Pochothèque
- ISBN-10 : 2253131334
- ISBN-13 : 978-2253131335
Max Jacob et le poème en prose
« Notre analyse, quoique macroscopique et rapide, nous autorise cependant à situer
Max Jacob, auteur du Cornet à dés, par rapport aux autres représentants du même
genre poétique. Nos points de repère seront Baudelaire et Rimbaud.
À l’instar de Baudelaire, Jacob est un citadin, un promeneur nullement solitaire : en
observant les gens, il s’observe lui-même, en parlant avec eux, en parlant d’eux – et
avec quelle volubilité ! – il nous livre son moi : voilà le manège de son lyrisme intellectualisé,
tendu vers l’inconnu, car ce causer agréable et poli se heurte aux mystères.
Ce qui le rapproche de Baudelaire, l’éloigne de Rimbaud : la solitude infernale n’a
jamais été son lot.
Il y a pourtant un point où Jacob et Rimbaud se touchent : leur méfiance envers la
métaphore. Ils préfèrent une approche directe du mystère de la réalité, un discours
bien charpenté, sobre, fonctionnel.
Les titres des textes dans Le Cornet à dés sont leurs clés sémantiques ; ils résument
leur contenu et orientent notre lecture.
Jacob réfléchit sur les données objectives de son existence. Il pré-médite l’aboutissement de son existence.
Les critiques mettent l’accent sur ses jeux de mots, ses écholalies, ses énormités
provoquant le rire. La qualité ludique et l’humour sont la conséquence de sa civilité et
le contre-point de son angoisse existentielle (germe d’une angoisse religieuse ?). À elle
seule, cette qualité ludique et humoristique ne constitue pas l’élément essentiel du
petit poème en prose selon Max Jacob. »
ACTA UNIVERSITATIS PALACKIANAE OLOMUCENSIS
http://publib.upol.cz/~obd/fulltext/Romanica7/Romanica7-05.pdf
ici, le compte-rendu d’une excellente biographie du poète :
http://www.magazine-litteraire.com/content/recherche/article?id=7175
À voix lue
Retrouvez ainsi les grands noms de la littérature, qu’ils soient contemporains ou disparus.
Et découvrez des textes surprenants, émouvants, passionnants.
Vous voulez quelques noms au hasard ? Arago, Barrès, Chamson, Cheng, Corneille, Curie, Genevoix, Loti, Maspéro, Romilly, Voltaire, Yourcenar… et même Flaubert (c’est vrai, il n’était pas académicien mais ses lettres autographes sont l’un des trésors de la Bibliothèque de l’Institut !)
http://www.canalacademie.com/-A-voix-lue-.html
Céline délateur
« 2-3-1942
“Mon
cher Dr Epting,
Depuis
bien longtemps je m’intzeresse, et pour cause, aux
antecedents de RACINE, en telle faveur suspecte a mon
sens chez les juifs, dont le theatre n’est qu’une
fougueuse apologie de la Juiverie. On joue rarement
du Corneille au « Français » et presque
tous les jours du Racine. Comme cela est
suspect.
Or
je retrouve quelques phrases precieuses dans un livre
d’Elie Faure (juif et maçon) au sujet de Racine
« issu d’une asecendance champenoise et d’une
asecendance allemande » « 3 gouttes de
Sang » page 225 et dans François Mauriac
« La vie de Racine » de la part de Mauriac
cet espec d’aveu. « La mere de Racine, Jeanne
Sconin, les Sconin, violents, brutaux, de race
franque et peut etre
scandinave ».
Ce
Sconin « scandinave » me laisse tout à fait
rêveur…
Connaissez
vous en Allemagne ou ici un specialiste de la
question qui puisse me dire ce que signifie Sconin,
est-ce juif ?
germain ?
Vraiment Scandinave ?…
hum… La question est posée.
A
vous bien cordialement et tout dévoué LF Celine 4 rue
Girardon » (transcription
verbatim)
Publié par Pierre Assouline dans son blog
aujourd’hui.
http://passouline.blog.lemonde.fr/2008/12/12/quand-celine-denoncait-racine-aux-allemands/
La fin du Mystère de la Chambre Jaune
Alors qu’on le croyait définitivement disparu, le manuscrit du Mystère de la chambre jaune a été retrouvé par hasard, justeà temps pour compléter l’exposition de la BNF sur Gaston Leroux.
Longtemps considéré comme définitivement perdu, le manuscrit du Mystère de la chambre jaune, roman policier culte de Gaston Leroux, vient d’être retrouvé par la famille de l’écrivain lors d’un banal déménagement. L’ensemble comprend quelque 200 feuillets abondamment corrigés, auxquels Gaston Leroux a ajouté de nombreux papiers collés qui modifient, complètent ou précisent le premier jet du texte. À ce stade du travail de l’écrivain, le personnage de Rouletabille s’appelle encore Boitabille, nom que Gaston Leroux abandonnera en 1907 au moment de la parution du roman en feuilleton dans L’Illustration. Les héritiers de Gaston Leroux ont immédiatement fait don du manuscrit à la BNF, où, heureux hasard, se déroule jusqu’au 4 janvier, sur le site de Tolbiac, l’exposition « Gaston Leroux, de Rouletabille à Chéri-Bibi ». Le manuscrit y a été placé le 9 décembre.
Julien Gracq thèse
Julien Gracq et la réception du romantisme allemand
http://edocs.tu-berlin.de/diss/2000/dettmar_susanne.pdf
Table
Avant-propos p. I
Première partie : culture germanique et médiations
I. La culture germanique de Julien Gracq
1. La construction de la culture germanique chez
Gracq et ses connaissances de la littérature
romantique allemande
2. L’entre-deux-guerres et le romantisme allemand
2.1 L’œuvre d’Albert Béguin (1901-1957)
2.2
