Bonnefoy, Sous le signe de Baudelaire
Yves Bonnefoy rassemble, dans un volume
unique,
Sous le signe de
Baudelaire,
paru aux éditions Gallimard, le 24 novembre, un
demi-siècle d’essais consacrés à l’auteur des
Fleurs du mal.

Yves Bonnefoy est né à Tours en 1923. Ses études de mathématiques, d’histoire des sciences et de philosophie le conduisent à la Sorbonne, où il est notamment l’élève de Bachelard. En 1946, il fréquente régulièrement le groupe surréaliste, avant de s’éloigner d’André Breton en 1947, en désaccord avec les tendances occultistes de ce dernier. En 1981, il est élu au Collège de France pour y occuper la chaire d’études comparées de la fonction poétique. Outre son œuvre poétique, il est également traducteur, notamment de Shakespeare et de Keats. Entre autres distinctions, Yves Bonnefoy a reçu le Grand prix de poésie de l’Académie française.
ISBN : 978-2-07-013544-8
EAN : 9782070135448
410 pages
Calasso La Folie Baudelaire

C’est « la vague Baudelaire » et ses effets dans l’art et la littérature que Roberto Calasso analyse et raconte ici avec l’érudition et le talent narratif qui sont les siens. S’appuyant sur un réseau enchevêtré de citations et de rapprochements, le grand écrivain italien nous propose de déambuler dans un Salon imprévisible où seraient exposées des images de toutes sortes, il nous fait circuler dans les méandres de ce système nerveux qui s’appelait Baudelaire, il nous introduit, enfin, dans un monde réel ou fantasmé peuplé par des personnages comme Ingres, Delacroix, Manet, Courbet, Sainte-Beuve, Flaubert, Rimbaud, Mallarmé, Lautréamont, Degas, Valéry…
La Folie Baudelaire se constitue autour d’un emblème qui remonte à Sainte-Beuve :
« M. Baudelaire a trouvé moyen de se bâtir, à l’extrémité d’une langue de terre réputée inhabitable et par-delà les confins du romantisme connu, un kiosque bizarre, fort orné, fort tourmenté, mais coquet et mystérieux, où on lit de l’Edgar Poe, où l’on récite des sonnets exquis, où l’on s’enivre avec le haschisch pour en raisonner après, où l’on prend de l’opium et mille drogues abominables dans des tasses d’une porcelaine achevée. Ce singulier kiosque, fait en marqueterie, d’une originalité concertée et composite, qui, depuis quelque temps, attire les regards à la pointe extrême du Kamtchatka romantique, j’appelle cela la Folie Baudelaire.
L’auteur est content d’avoir fait quelque chose d’impossible, là où on ne croyait pas que personne pût aller ».
L’enjeu de ce livre est de montrer, avec le maximum de précision possible, que cette Folie attrayante, désolée et dangereuse eut, après Baudelaire, bien d’autres visiteurs, puisque finalement ce lieu se révélera coïncider avec le territoire de la littérature absolue.
Biographie de l'auteur
Romancier, essayiste et éditeur, Roberto Calasso est né à Florence en 1941. Il vit à Milan, où il dirige les éditions Adelphi. Il a notamment publié aux Éditions Gallimard La ruine de Kasch (Du monde entier, 1987), Les noces de Cadmos et Harmonie (Du monde entier, 1991, Folio n° 2517), Ka (Du monde entier, 2000, Folio n° 4465), Le fou impur (Arcades, 2000), La littérature et les dieux (Du monde entier, 2002), K. (Du monde entier, 2005), Le rose Tiepolo (Du monde entier, 2009).
- Broché : 485 pages
- Éditeur : Éditions Gallimard (20 octobre 2011)
- Collection : NRF Essais
- Langue : Français
- ISBN-10 : 2070128806
- ISBN-13 : 978-2070128808
Cahiers Bataille N°1
Parution :
Cahiers
Bataille Numéro
premier

Claude Minière – Par-delà la poésie
Entretien
Christian Prigent – Retour à Bataille suivi de Du désir de littérature
Contexte
Michel Surya – Felix culpa (Discussion sur le péché)
Frédéric Aribit – Autopsie du Cadavre
Kuniyoshi Kaneko – Esprit d’enfance : Georges Bataille critique
Koichiro Hamano – Introduction du Bleu du ciel
Jean-Louis Cornille – Bataille entre boudoir et bibliothèque
Muriel Pic – Le péril de l’incommensurable
Jean Pierrot – Georges Bataille et le sensible
Georges Sebbag – Breton, Bataille et la guerre d’espagne
Chiara di Marco – « Moi, j’existe » connaissance et existence
Dominic Marion – Figuration et irreprésentable : à propos d’une économie du non-savoir
Felice Ciro Papparo – Rien ou la langue des formes
Vincent Teixeira – L’œil à l’œuvre : Histoire de l’œil et ses peintres
Inédit
Georges Bataille – Définition de l'hétérologie
Éditions Les Cahiers 280 pages
ISBN : 978-2-9534806-1-0
35 euros
Les Cahiers Bataille :
http://editionslescahiers.fr/2011/03/10/cahiers-bataille
Le numéro 1 :
http://editionslescahiers.fr/2009/09/05/cahiers-bataille-1
Assouline Autodictionnaire Proust

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Autodictionnaire Proust
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On pourrait croire que tout a déjà été écrit sur Marcel Proust. Tout sauf cette autobiographie particulière qu'est l'Auto
dictionnaire Proust. Tous les extraits, puisés dans laRecherche du temps perdu et surtout dans ses articles, ses essais et son abondante correspondance, sont de sa main… Toutes les entrées, qu'elles soient attendues, espérées ou surprenantes, sont de Pierre Assouline, ainsi qu'un important avant-propos riche en informations sur les proustiens et la proustologie...« Si l'on veut comprendre autrement comment Proust s'y « est pris », il faut le saisir par le biais du discontinu, briser les reins à la chronologie, ranger ses angoisses et ses rêves par ordre alphabétique. C'est une autre manière de lui être fidèle. Car si la biographie laissait paraître l'homme nu derrière le voile de ses paroles, l'Autodictionnaireexpose son squelette. Plus de faux-semblants, plus d'échappatoires, plus de procédés. Le squelette, c'est ce qui reste quand on a éliminé toute littérature dans le mauvais sens du terme – car il en existe un. »Pierre Assouline
Éditions Omnibus
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Pierre Michon Lecture à Chambord
Lecture d’extraits de “Onze”, (éditions Verdier, 2010)

Pierre Michon est né le 28 mars 1945, aux Cards, dans la Creuse où ses parents étaient instituteurs.Lycéen à Guéret, il étudie ensuite les lettres à l’université de Clermont-Ferrand (maîtrise sur le théâtre d’Artaud). Son premier texte paraît lorsqu’il a 37 ans, après quelques années consacrées aux études littéraires et au théâtre. Depuis Vies minuscules (Gallimard, 1984), il a publié de nombreux livres, largement primés (Petrarca Preis pour l’ensemble de l’œuvre, Grand Prix du Roman de l’Académie française, Grand Prix SGDL de littérature, Prix Décembre, Prix Louis Guilloux) et traduits en de nombreuses langues .
Une part importante de son œuvre a paru aux éditions Verdier : Vie de Joseph Roulin, 1988 ; Maîtres et serviteurs, 1990 ; La Grande Beune, 1996 ; Le Roi du bois, 1996 ; Mythologies d’hiver, 1997 ; Trois auteurs, 1997 ; Abbés, 2002 ; Corps du roi, 2002 ; L’Empereur d’Occident, 2007 ; Les Onze, 2009.
photo
Jean-Luc Bertini
http://livreaucentre.fr/2011/11/a-l’ecoute-pierre-michon-dimanche-30-octobre-2011/
Cahier de l'Herne Colette

http://lherne.blogspot.com/2011/10/le-cahier-colette-en-librairie.html
Cocteau le disait déjà : « N’allez pas croire qu’elle ressemblait à la dame tartine et à la sainte nitouche qu’on voulut en faire. Jamais nous ne laverons assez Madame Colette de cette fausse bonhomie dont la légende l’affuble. »
Giorgio Bassani L'Odeur du foin
Dans
Les
Lettres FrançaisesUne belle
présentation du livre de Giorgio Bassani,
L’Odeur
du foin, publié
en 1972
L’Odeur du foin, de Giorgio Bassani,
traduit de l’italien par Michel Arnaud, «
L’imaginaire », Gallimard, 114 pages, 6.50
euros.
http://www.les-lettres-francaises.fr/2011/10/giorgio-bassani-un-ecrivain-et-ses-hantises/
Biographie de Claude Simon
Mireille
Calle-Gruber Claude
Simon. Une vie à écrire
Éditions
du Seuil, coll. "Biographie", 2011

Présentation de l'éditeur:
Cette
toute première biographie consacrée à l'un des
derniers prix Nobel de littérature française retrace
l'itinéraire d'un écrivain qui en dépit des
innombrables thèses qui lui ont été dédiées reste
tout à la fois universellement admiré et curieusement
méconnu. La haute exigence formelle de cette œuvre
trop souvent jugée ardue a longtemps occulté une
évidence qui jalonne toute la production écrite de
Claude Simon : son ancrage dans un vécu complexe
qui la traverse de part en part et dont elle revisite
et décompose livre après livre les ressorts les plus
intimes. Issu d'un milieu bourgeois et conservateur,
très vite orphelin de père puis de mère, Claude Simon
s'est construit dans une relation conflictuelle à ses
origines. Il y a l'enfance, bien sûr, récurrente dans
son œuvre, mais également d'autres moments marquants,
comme son expérience de la captivité pendant la
Seconde Guerre mondiale, dont il rendra compte
dans La
Route des Flandres. Le refus
du roman traditionnel qui l'a trop vite classé dans
la mouvance du « nouveau roman » apparaît
en ce sens tout à la fois comme une ascèse et comme
une tentative sans cesse renouvelée d'explorer les
non-dits et les secrets les plus enfouis d'un passé
douloureux. Tout le propos de cette biographie
richement documentée, et écrite d'une plume alerte et
sensible, est de nous démontrer combien la vie de
Claude Simon est d'abord et avant tout l'histoire
d'une émancipation, et son œuvre un exorcisme
permanent des fantômes de la
mémoire.
Mireille
Calle-Gruber est professeur des universités à la
Sorbonne-Nouvelle-Paris 3. Elle a publié une
vingtaine de livres sur la littérature française
contemporaine. Elle est l'auteur également de cinq
romans. Elle travaille depuis de nombreuses années
sur l'œuvre de Claude Simon, dont elle a notamment
établi l'édition de La Pléiade chez
Gallimard.
Site consacré à Charles Péguy
Présentation :
Bienvenue sur ce site
dédié à Charles Péguy, écrivain français (1873 –
1914).
Poète et penseur engagé de son époque, il est un des
auteurs majeurs du XXème siècle. Pourtant, son
héritage intellectuel est aujourd’hui souvent
méconnu. Le but de ce site, créé par l’Amitié Charles
Péguy, est précisément de faire (re)découvrir cet
écrivain et de prouver - avec vous et grâce à vos
contributions - qu’il n’appartient pas au
passé.
Jamin, Faulkner. Le nom, le sol et le sang
Jean
Jamin, FAULKNER.
LE NOM, LE SOL ET LE SANG

« Il faut vraiment croire en l’homme pour l’endurer et patienter malgré sa stupidité, sa sauvagerie, son inhumanité », écrivait William Faulkner. De cette humaine sauvagerie, il fut le peintre implacable, féroce, sourcilleux, tragiquement ironique, montrant que l’altérité est une nécessité mentale autant que sociale pour la construction de soi. Peut-être l’œuvre de Faulkner vient-elle crûment nous dire qu’il n’y a d’autre étranger que celui qu’on s’invente…
Une idée-force que cette anthropologie ambitieuse de l’univers faulknérien – une des premières du genre – vient illustrer en restituant la géographie intime de ses personnages, leurs parts d’ombre et de lumière, les « brûlures » de leur langage et les contradictions obsédantes qui les habitent. Thomas Sutpen et sa fille amoureuse de son demi-frère métis caché ; Joe Christmas à l’identité raciale problématique ; Lucius McCaslin engrossant sa fille esclave ; le vieux nègre roublard Lucas Beauchamp… Des Blancs, des Noirs, s’épiant au sein des familles, à l’intérieur des maisons, sur des plantations, qui seront dévastées. Une société, tout un monde plein de « bruit et de fureur » où à travers la circulation des humeurs – sang, sperme, lait – se lit une singulière et fascinante dramatisation des rapports de parenté et d’alliance.
Paris : CNRS Éditions, 2011
EAN : 9782271071972
24 euros
Url de référence :
http://www.cnrseditions.fr/Litterature/6491-faulkner-jean-jamin-.html
Colloque Georges Bataille
Appel à contributions

Bataille pratique une érotique inséparable du sacrilège, dans laquelle le plaisir est la transgression même. Il ne s'agit pas d'abolir l'interdit ni de subvertir la Loi, mais au contraire de l'affirmer afin d'en permettre la transgression. Est ainsi affirmée la valeur du Mal et de la transgression, et donc par là même l'existence du Bien et de la Loi.
Bataille définit ainsi une attitude qui s'oppose à la tendance d'une pensée contemporaine constructiviste renvoyant, derrière Foucault, le Bien comme le Mal dos à dos à des effets de disciplines morales sans évidence ontologique, afin de permettre leur suspension et de garantir une certaine vivabilité de ce qui est considéré comme Mal.
Les interventions auront lieu les 23 et 24 mars 2012 à l'Université de Bourgogne à Dijon et à Vézelay dans le cadre d'un colloque qui débutera le 22 mars à l'Université de Bourgogne.
Première biographie de Claude Simon
La première biographie de Claude Simon

449
p.
EAN : 9782021009835
25 €
Prséentation de l'éditeur:
Cette toute première biographie consacrée à l'un des
derniers prix Nobel de littérature française retrace
l'itinéraire d'un écrivain qui en dépit des
innombrables thèses qui lui ont été dédiées reste
tout à la fois universellement admiré et curieusement
méconnu.La haute
exigence formelle de cette oeuvre trop souvent jugée
ardue a longtemps occulté une évidence qui jalonne
toute la production écrite de Claude Simon : son
ancrage dans un vécu complexe qui la traverse de part
en part et dont elle revisite et décompose livre
après livre les ressorts les plus intimes. Issu d'un
milieu bourgeois et conservateur, très vite orphelin
de père puis de mère, Claude Simon s'est construit
dans une relation conflictuelle à ses
origines.Il y a
l'enfance, bien sûr, récurrente dans son oeuvre, mais
également d'autres moments marquants, comme son
expérience de la captivité pendant la Seconde Guerre
mondiale, dont il rendra compte dans
La
Route des Flandres. Le refus
du roman traditionnel qui l'a trop vite classé dans
la mouvance du « nouveau roman » apparaît
en ce sens tout à la fois comme une ascèse et comme
une tentative sans cesse renouvelée d'explorer les
non-dits et les secrets les plus enfouis d'un passé
douloureux.Tout le
propos de cette biographie richement documentée, et
écrite d'une plume alerte et sensible, est de nous
démontrer combien la vie de Claude Simon est d'abord
et avant tout l'histoire d'une émancipation, et son
oeuvre un exorcisme permanent des fantômes de la
mémoire.
Mireille Calle-Gruber est professeur des universités
à la Sorbonne-Nouvelle-Paris 3.Elle a
publié une vingtaine de livres sur la littérature
française contemporaine. Elle est l'auteur également
de cinq romans. Elle travaille depuis de nombreuses
années sur l'oeuvre de Claude Simon, dont elle a
notamment établi l'édition de La Pléiade chez
Gallimard.
Url de référence :
http://www.seuil.com/
La maison de Colette sauvée de la ruine
La maison de Colette échappe à la ruine et
l'oubli
La
maison où naquit et grandit jusqu'à 18 ans
l'écrivaine Colette, à Saint-Sauveur-en-Puisaye dans
l'Yonne, a été sauvée par la
Société des amis de
Colette.
La Société va sans doute lever suffisamment de fonds
pour racheter la maison, en organisant des soirées
d'appel aux dons.
La maison était en vente depuis 2007 et coûtait
300 000 €. L'État a consenti une subvention de
100 000 € à l'association, tandis que la région
Bourgogne et le conseil général de l'Yonne
participent aussi. Le ministre M. Mitterrand à
déclaré à l'AFP : « L'État
a apporté toute sa part dans cette issue favorable,
conscient qu'il y avait là un lieu de mémoire
littéraire, un jardin de souvenirs
vibrants »
Michel Crépu Essai sur Chateaubriand

«'Il en va aujourd'hui de l'auteur d'Atala comme de
l'Afrique au temps de la Croisière Noire : une terra
incognita. En un sens son vœu cabot de finir oublié a
été à demi exaucé. Tandis que son fantôme hante
encore certaines nuits scolaires, sa musique
essentielle demeure inaudible. Or c'est elle, bien
entendu, qu'il nous importe de faire entendre.»
Peignant avec humour et érudition ce «jean-foutre qui
avait raison sur les choses graves», Michel Crépu
nous donne, outre le portrait de Chateaubriand,
royaliste scandaleux, auteur des
Mémoires d'outre-tombe,
amant de Julie Récamier, écrivain méconnu à force
d'être caricaturé en romantique, la chronique d'une
époque qui vacille. De la pourpre consulaire aux
chambres de jeunes filles, du christianisme heureux à
Bonaparte, d'une veillée à Combourg aux châteaux de
Prague, Michel Crépu ressucite un Chateaubriand
autre, moderne et complexe.
Grasset,
216 p., 17,50 euros.
David Grossman Une femme fuyant l'annonce

Ora, une femme séparée depuis peu d’Ilan, son mari, quitte son foyer de Jérusalem et fuit la nouvelle inéluctable que lui dicte son instinct maternel : la mort de son second fils, Ofer, qui, sur le point de terminer son service militaire, s’est porté volontaire pour « une opération d'envergure » de 28 jours dans une ville palestinienne, nouvelle que lui apporteraient l’officier et les soldats affectés à cette terrible tâche. Mais s’il faut une personne pour délivrer un message, il en faut une pour le recevoir, pense Ora. Tant que les messagers de la mort ne la trouvent pas, son fils sera sauf. Aussi décide-telle, sans aucune logique, pour conjurer le sort, de s’absenter durant ces 28 jours en se coupant de tout moyen de communication qui pourrait lui apporter la terrible nouvelle. Ayant prévu une randonnée à travers le pays avec Ofer, elle part malgré tout. Au passage, elle arrache à sa torpeur Avram, son amour de jeunesse (le père d’Ofer ?) et l’emmène avec elle sur les routes de Galilée pour lui raconter leur fils. Elle espère maintenir en vie son enfant par la trame de mots qui dessinent sa vie depuis son premier souffle, et lui éviter ainsi le dernier. Le périple ici est l’occasion d’évoquer le passé : à mesure qu'Ora et Avram arpentent le pays à la beauté étonnante, se reconstitue le fil de la mémoire et des secrets qui enserrent les personnages. Ora, Ilan et Avram s’étaient liés, adolescents, pendant la guerre des Six Jours, dans un hôpital où ils étaient tous trois à l'isolement, alors que les combats faisaient rage à l’extérieur. C’est là que se sont noués les destins de chacun. Le stratagème de la mère réussira-t-il à préserver la vie du fils ? Quoi qu’il lui arrive, le récit le fait renaître avec une vigueur nouvelle.
Biographie de l'auteur
Né à Jérusalem en 1954 David Grossman est l'auteur réputé de nombreux romans abondamment primés. Il est aussi l'essayiste engagé de trois essais qui ont ébranlé l'opinion israélienne et internationale, notamment Le Vent jaune, qui a précédé la première Intifada. En 2010, il a reçu en Allemagne le Prix de la Paix des éditeurs et des libraires allemands. Il est Officier de l'Ordre des Arts et des lettres.
-
666
pages
Broché: -
Seuil
(18 août 2011)
Editeur : -
CADRE
VERT
Collection : -
Langue : Français
-
2021004627
ISBN-10:
Henri Godard, Céline
Henri Godard,
Céline
Paris : Gallimard, coll. "NRf Biographies",
2011.
EAN 9782070121922.
594 p.
Prix 25,50EUR
Présentation de l'éditeur

Mais peut-on vraiment dissocier le génie de l'écrivain des violences de l'homme ? Pour Henri Godard les deux sont inséparables. Cette biographie se propose précisément de retracer le chemin de la vie à l'oeuvre, tout comme elle s'efforce de pénétrer le secret de cette existence à l'épreuve du travail de l'écriture. Elle part à la découverte des vérités contradictoires de Céline, que restitue par fragments, de l'enfance à la mort, une abondante correspondance récemment réunie. C'est un portrait souvent inattendu qui se dessine peu à peu : de l'enfant sage et affectionné du passage Choiseul au reclus de Meudon, en passant par le jeune commis de boutique, le cuirassier à jamais marqué par la guerre, le médecin des quartiers pauvres, l'antisémite furieux, le prisonnier de Copenhague... mais aussi l'amoureux de la mer et des ports, le copain qui adore parler sexe, enfin, le plus méconnu, l'homme qui mit le corps féminin et la danse au centre de sa vie. Au fil des pages et des années, c'est une figure plus intime, plus complexe, plus déchirée aussi, que découvre le lecteur. Cet itinéraire hors du commun échappe décidément aux simplifications péremptoires. Henri Godard est l'éditeur de Céline dans la " Bibliothèque de la Pléiade " et l'auteur notamment de Poétique de Céline (1985), de Céline scandale (1994) et du Roman modes d'emploi (2006).
Friedrich Hölderlin
Sur Hölderlin, il faut lire absolument le très beau livre de Raymond Prunier Traces de pas, chez Calligrammes. L'auteur, avec un délicatesse poétique bouleversante a mis ses pas de mots dans les pas géographiques de Friedrich Hölderlin.
Par ailleurs, le Hölderlin de Heidegger est du Heidegger pur jus : si l'on veut comprendre quelque chose à Hölderlin, il vaut mieux oublier un peu Heidegger. Ce raisonnement est moins vrai quand il s'agit de René Char.
Maison d'Henri Barbusse
Maisons d’écrivains : Henri Barbusse
La «Villa Sylvie» fut la
demeure préférée d'Henri Barbusse, journaliste et
romancier, qui après son engagement dans la Grande
Guerre mit son talent d’écrivain et de polémiste au
service d’un idéal de paix.Acquise par
l'association Les Amis d'Henri
Barbusse, la maison accueillit de
nombreuses personnalités du XX° siècle.
Provisoirement vidée de ses meubles, elle attend
patiemment la réalisation de travaux de réfection qui
lui permettront bientôt d'accueillir les visiteurs et
les groupes scolaires dans des conditions
rénovées. Mélancolique dans son
cadre de verdure à la lisière de la Forêt d’Halatte,
cette propriété possède un charme «début de siècle»
indéniable. À visiter pour la nostalgie, pour le
sentiment de paix qui en émane, et pour les traces
encore vivaces d’un auteur à redécouvrir.
barbusse
Un site à visiter : http://www.henri-barbusse.net/
Claudel, Théâtre, nouvelle édition
Une nouvelle édition du Théâtre de Paul
Claudel,
dans la collection de la Pléiade.
Édition
publiée sous la direction de Didier Alexandre, Michel
Autrand.
Paris : Gallimard, coll. "Bibliothèque de la
Pléiade", 2011.
Présentation
de l'éditeur :
Imprégné d'Eschyle, de Shakespeare, de Wagner, de
Hugo, de Mallarmé, de Rimbaud, Claudel n'imite
personne. Sa voix théâtrale est singulière, ses
drames ne peuvent être assimilés à rien d'autre, ni à
eux-mêmes : il passa sa vie à les récrire.
Il n'a pas d'imitateur, mais, partout où d'autres
dramaturges viennent planter leur décor, il est déjà
là. La réinvention du drame mythologique, la joie du
verbe contre l'absurdité de l'Histoire, le théâtre de
situations, le drame épique... rien de ce qui est
théâtral ne lui est étranger, pas même l'humour. Il
n'a pas seulement renouvelé la scène, il a déplacé
les bornes du drame. Il y mêle la Bible et le cirque,
les saints et les marionnettes, les paysans du
Tardenois et le masque du nô. C'est dérangeant sans
doute, exigeant à coup sûr. L'art de Claudel est
exigeant : sans concession aux règles ni
aux mots d'ordre. Sa morale est
exigeante : sans attention au confort ni à
l'autorité. Sa justice est exigeante : sans
pitié apparente pour les héros et les saints, tout en
générosité pour les coupables et les violents. Mais
(ou faut-il dire : pour toutes ces raisons)
son théâtre s'impose avec évidence au public
contemporain. Le lire, l'entendre sont des
expériences inoubliables. C'est franchir la frontière
qui sépare deux mondes. Avec pour guide l'Annoncier
du Soulier de satin : « Écoutez bien,
ne toussez pas et essayez de comprendre un peu. C'est
ce que vous ne comprendrez pas qui est le plus beau,
c'est ce qui est le plus long qui est le plus
intéressant et c'est ce que vous ne trouvez pas
amusant qui est le plus drôle. »
TOME I :
EAN 9782070118144.
1776 p.
Prix 65EUR
Table des matières :
L'Endormie - Fragment d'un drame - Tête d'Or (1889) -
La Ville (1890-1891) - La Jeune Fille Violaine (1892)
- Tête d'Or (1894) - Agamemnon d'Eschyle - L'Échange
(1893-1894) - Le Repos du septième jour - La Ville
(1894-1898) - La Jeune Fille Violaine (1899-1900) -
Partage de Midi (1905-1906) - L'Otage - L'Annonce
faite à Marie (1910-1911) - Protée - Les Choéphores
d'Eschyle. Avec la collaboration de Pascale
Alexandre-Bergues, Jacques Houriez et Michel Lioure
TOME
II :
EAN 9782070118212.
1904 p.
Prix 65EUR
Table des matières :
Le Pain dur - La Nuit de Noël 1914 - Les Euménides
d'Eschyle - Le Père humilié - L'Ours et la Lune -
L'Homme et son désir - Le Soulier de satin - La Femme
et son ombre [première version, 1922] - La Femme et
son ombre [deuxième version, 1922] - La Parabole du
Festin - Le Peuple des hommes cassés - Sous le
rempart d'Athènes - Le Livre de Christophe Colomb -
La Sagesse ou La Parabole du Festin - Jeanne d'Arc au
bûcher - Le Jet de pierre - La Danse des morts -
L'Histoire de Tobie et de Sara - Au quatrième toc il
sera exactement... - La Lune à la recherche
d'elle-même - L'Annonce faite à Marie (1948) -
Partage de Midi [nouvelle version, 1948-1949] - Tête
d'Or [version de 1949] - Le Ravissement de Scapin -
L'Échange (1951-1952) - Le Chemin de la Croix n° 2.
Avec la collaboration de Pascale Alexandre-Bergues,
Shinobu Chujo, Jacques Houriez, Pascal Lécroart,
Michel Lioure, Catherine Mayaux et Hélène de Saint
Aubert
Thèse sur Bernanos
vocation sacerdotale et vocation d’écrivain
Une thèse en ligne de Claudia Dinu :
http://www.freidok.uni-freiburg.de/volltexte/5508/pdf/These_doctorat_Dinu_Claudia.pdf
Hugo, La Légende des siècles
Faire catleya au XVIIIe siècle
Volume 32, numéro 2, automne 1996, p. 3-126
Faire catleya au XVIIIe siècle : lieux et objets du roman libertin
Sous la direction de Jean M. Goulemot et Benoît Melançon
http://www.erudit.org/revue/etudfr/1996/v32/n2/index.html
Le roi Arthur

« On dit
qu'un abbé du XIIIe siècle réveilla ses moines
endormis pendant son prêche avec ces quelques mots
: «Il y
eut jadis un roi nommé
Arthur...».
Huit siècles plus tard, le nom d'Arthur continue à
tenir éveillés les lecteurs de tous âges. La légende
de ce roi ne cesse en effet d'intriguer et
émerveiller l'Occident.»
Isabelle Grégor
Prologue du
Conte du Graal
Donc avra bien sauve sa peinne
Crestiens, qui antant et peinne
a rimoier le meillor conte,
par le comandement le conte,
qui soit contez an cort real.
Ce est li contes del graal,
don li cuens li baille le livre,
s'orroiz comant il s'an delivre.
|
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Rétif, Le Pied de Fanchette
http://www.erudit.org/revue/etudfr/1996/v32/n2/036024ar.pdf
www.erudit.org
Paru en 1769, «Le pied de Fanchette» de Rétif de la Bretonne rappelle la place, au XVIIIe siècle, de la fascination pour le pied féminin.
http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=3280734
On peut ajouter à cette bibliographie un peu spéciale Tanizaki, «Le Pied de Fumiko», et Mario Vargas Llosa.
«Maintenant, tu apparais, Lucrecia, nu-pieds ou chaussée, dans chaque chapitre, page, mot. »
Mario Vargas Llosa, Les cahiers de don Rigoberto, Extrait p. 317.
Boulgakov, Le Maître et Marguerite
Dans ce
site sont expliqués, par chapitre, les notions
typiques, les noms des personnages et des endroits,
les citations et les expressions du roman avec une
description du contexte politique, écono-mique et
social.
http://www.masterandmargarita.eu/fr/02themas/aantekeningen.html
Toute une
série d'événements vont marquer le 120e anniversaire
de
Mikhaïl Boulgakov, et non
seulement à Moscou.
Un coffret DVD spécial a été édité pour la
circonstance. Il contient huit DVDs avec 6 films et
feuil-letons basés sur Le
Maître et Marguerite, dont
certains n'ont jamais été publiés avant.
Certains films sont vieux et patinés, d'autres sont
nouveaux. La plupart des films est sous-titrée en
anglais, certains même dans des langues multiples. Au
total, ce coffret contient plus de 22 heures de
films.
http://www.masterandmargarita.eu/fr/10estore/filmss.html
Voltaire Traité sur la tolérance

Traité sur la tolérance
gallica.bnf.fr
Voltaire (1694-1778) - Traité sur la tolérance - 1763 - monographies
Pétrarque

8 avril 1341 : le laurier couronne Pétrarque
www.herodote.net
8 avril 1341 : le laurier couronne Pétrarque - Le poète est à l'origine de la Renaissance et de l'humanisme. Il a jeté les bases de la langue italienne moderne.
Rocambole
Fans de Rocambole, des téléchargements gratuits !

Ponson du Terrail
C'est en 1857 que Ponson
du Terrail entame la rédaction du premier roman du
cycle Rocambole (cycle parfois connu sous le
titre Les Drames de
Paris). Rocambole devient un
grand succès populaire, procurant à Ponson du Terrail
une source de revenus importante et durable. Au total
il rédigera neuf romans mettant en vedette Rocambole.
Revue Le Crachoir de Flaubert
Lancement
officiel de la revue Le Crachoir de Flaubert le 12
avril 2011
Le
Crachoir de Flaubert est une
revue en ligne consacrée à la création et à la
réflexion sur la création en milieu universitaire. Il
s'agit de la première revue à s'intéresser à la
notion encore mal définie de recherche-création en
proposant un lieu d'échange où les deux volets de ce
concept sont abordés de front et dans un même
mouvement.
Le
Crachoir de Flaubert publie des
textes de création inédits, qu'un support audio ou
visuel peut parfois venir appuyer. La revue présente
aussi des textes consacrés à la réflexion sur la
création en milieu universitaire en l'abordant par
différents chemins : l'enseignement, le mémoire
et la thèse en création, la méthodologie, les
réalisations, le type de savoir engendré,
etc.
Bref, l'objectif principal du Crachoir
de Flaubert est de se
positionner au carrefour de la recherche et de la
création, à la croisée des différentes formes
d'expression artistique, débordant ainsi du cadre
strictement littéraire pour embrasser tous les champs
de la création à l'université.
Plus encore, la revue souhaite converser avec ses
collaborateurs en mettant à leur disposition un
« crachoir » (métaphorique, bien sûr) pour
qu'ils soient plus à l'aise de s'exprimer
librement. Le
Crachoir de Flaubert comme un
porte-voix, donc, à la manière du gueuloir où
l'écrivain éprouvait le style de chacune de ses
phrases. C'est sous cette égide que nous nous
plaçons.
Pour de plus amples renseignements concernant les
publications, consultez la section
«Appel
de textes» du
site www.lecrachoirdeflaubert.org.
Pour nous joindre : contact@lecrachoirdeflaubert.org.
Vous pouvez aussi nous trouver sur
Facebook et
sur Twitter.
Le
Crachoir de Flaubert est une
initiative du Département des
littératures de la Faculté des lettres de
l'Université Laval (Québec).
J. Gracq, Manuscrits de guerre

éditions José Corti, 7 avril 2011.
Ce livre est constitué de deux textes qui s’éclairent mutuellement. Les deux manuscrits figuraient sur deux cahiers différents, parmi le fonds important de textes dont, pour certains, Julien Gracq n’avait pas souhaité qu’ils soient publiés avant longtemps.
Le premier texte est un Journal, qui commence le 10 mai et se termine le 2 juin 1940, écrit à la première personne. C’est un moment crucial de la guerre puisque, après la fameuse « drôle de guerre » et l’inaction qui a commencé à éprouver le moral des Français, l’offensive éclate, brutale.
Le lieutenant Poirier (Julien Gracq) a été affecté sur le front et, avec ses hommes, se retrouvent d’abord le long de la frontière belge puis, soumis à des mouvements et des ordres contradictoires et souvent incohérents.
Site des éditions Corti
Livre du jour L. Laloy Miroir de la Chine
Chaque jour, un livre en téléchargement
"Le ciel factice du vitrage enfumé s'ouvrait jadis sur la riante perspective des bois et des prairies, de la rivière entre ses buissons, des champs héréditaires ; maison sévère et tendre comme une aïeule, église avec son cortège de tombes, cantiques des jeunes filles, source très fraîche à l'ombre de l'été. Aujourd'hui ce qui m'attend, ce seuil franchi, ce sont les ténèbres de l'avenir. Les globes électriques jettent une clarté blafarde sur des voyageurs soucieux, qui (...)."
Miroir de la Chine, de Louis Laloy.
Théophile de Viau
la cellule de l’écrivain
Steve Corbeil, Université de Montréal
«Dans son Apologie, qu’il rédige en 1624, Théophile de Viau
écrit :
Maudit sois-tu Théophile, maudit soit l’esprit qui t’a dicté tes pensées, maudite soit la main qui les a écrites, malheureux le libraire qui les a imprimées, malheureux ceux qui les ont lues, malheureux ceux qui t’ont jamais connu ; et bénit soit M. le premier président, et bénit soit M. le procureur général, qui ont purgé Paris de cette peste. C’est toi qui es cause que la peste est dans Paris. Je dirai après le Révérend Père Garassus que tu es un bélître, que tu es un veau ; que dis-je un veau ? d’un veau la chair en est bonne bouillie, la chair en est bonne rôtie, de sa peau on en couvre des livres ; mais la tienne méchant n’est bonne qu’à être grillée, aussi le seras-tu demain ; tu t’es moqué
des moines et les moines se moqueront de toi.
Ce sermon résume assez bien les principales accusations portées
contre Théophile : il serait coupable d’avoir un comportement immoral
et impie, c’est-à-dire libertin, et surtout de diffuser des
idées subversives dans sa poésie. (…) »
article complet ici
Livre du jour C. de Bergerac Etats et empires de la Lune
Chaque jour, un livre en téléchargement
"La lune était en son plein, le ciel était découvert, et neuf heures du soir étaient sonnées lorsque nous revenions d'une maison proche de Paris, quatre de mes amis et moi. Les diverses pensées que nous donna la vue de cette boule de safran nous défrayèrent sur le chemin. Les yeux noyés dans ce grand astre, tantôt l'un le prenait pour une lucarne du ciel par où l'on entrevoyait la gloire des bienheureux; tantôt l'autre protestait (...)"
L'Autre Monde ou les états et empires de la Lune, de Cyrano de Bergerac.
La Ville est un roman
Le MOTif vient de lancer en première approche un
nouveau service basé sur la géolocalisation de Google
Maps, qui sera l'un des éléments phares de la
manifestation Paris en toutes lettres.
Paris a
servi de décor à bon nombre d'ouvrages par le passé
et bien d'autres encore contemporains s'écrivent et
s'inscrivent dans les murs d'aujourd'hui, d'hier
voire de demain. Sur le site, après une inscription,
il est possible de mettre en relation directe des
extraits d'un livre évoquant telle rue, tel quartier
et de le géolocaliser directement.
Livre du jour K. Mansfield La garden party
Chaque jour un livre en téléchargement
I
Au matin,
très tôt. Le soleil n’était pas encore levé et la
baie tout entière était cachée par un brouillard
blanc venu de la mer. Les grandes collines
recouvertes de brousse, au fond, étaient submergées.
On ne pouvait voir où elles finissaient, où
commençaient les prairies et les bungalows.
La route sablonneuse avait disparu, avec les
bungalows
et les
pâturages de l’autre côté ; par-delà, il n’y avait
plus de dunes blanches revêtues d’une herbe rougeâtre
; rien n’indiquait ce qui était la grève, ni où se
trouvait la mer. Une rosée abondante était tombée.
L’herbe était bleue.
De grosses
gouttes se suspendaient aux buissons, prêtes à tomber
sans tomber pourtant ; le toï-toï
argenté et
floconneux pendait mollement à ses longues tiges ;
l’humidité inclinait jusqu’à terre toutes les
renoncules et les oeillets des jardins.
Les froids fuchsias étaient trempés ; de rondes
perles de rosée reposaient sur les feuilles plates(…)
Katherine Mansfield,
La Garden-party et autres
nouvelles
Apollinaire blessé au Bois des Buttes

C’est au
Bois des Buttes, près de Berry au Bac, au Chemin des
Dames, à l’extrémité du plateau de Craonne.
Un journal à télécharger ici
Si je mourais là-bas...
Si je mourais là-bas sur le front de l'armée
Tu pleurerais un jour ô Lou ma bien-aimée
Et puis mon souvenir s'éteindrait comme meurt
Un obus éclatant sur le front de l'armée
Un bel obus semblable aux mimosas en fleur
Et puis ce souvenir éclaté dans l'espace
Couvrirait de mon sang le monde tout entier
La mer les monts les vals et l'étoile qui passe
Les soleils merveilleux mûrissant dans l'espace
Comme font les fruits d'or autour de Baratier (…)
Poème dit ici par Jacques
Duby
Théophile Gautier, Histoire du romantisme

Préface
d'Olivier Schefer
Paris :
Éditions du Félin, coll. "Les marches du temps",
2011.
EAN 9782866457440
304 p.
Prix 25 €
Présentation de l'éditeur :
Dans L'Histoire
du romantisme, son
dernier livre inachevé, Théophile Gautier revient sur
ses enthousiasmes littéraires, sa fascination pour
l'œuvre de Victor Hugo, son amitié avec Gérard de
Nerval et les compagnons du « Petit
Cénacle ». L'auteur du Capitaine
Fracasse et
du Roman
de la momie signe avec
ce texte le portrait d'une génération de flamboyants,
dont il fut l'un des plus éminents représentants,
prêts à en découdre avec les grisâtres du
classicisme, comme il le rappelle ici avec l'épisode
célèbre de la bataille d'Hernani.
À la fois étude littéraire et mémoires de son
auteur, L'Histoire
du romantisme démontre
brillamment que ce mouvement fut l'une des plus
intenses aventures de la création littéraire et
artistique. « Tout germait, écrit Gautier, tout
bourgeonnait, tout éclatait à la fois. Des parfums
vertigineux se dégageaient des fleurs ; l'air
grisait, on était fou de lyrisme et d'art. »
Olivier Schefer est maître de conférence d'Esthétique
et de Philosophie de l'art à l'Université Paris I
(Panthéon Sorbonne).
lien éditeur ici
Livre du jour Haïkaï de Bashô
Un livre en téléchargement gratuit
Le haïku,
terme créé par le poète et théoricien Shiki Masaoka
(1867-1902), est une forme poétique très codifiée
d'origine japonaise, à forte composante symbolique,
et dont la paternité, dans son esprit actuel, est
attribuée au poète Bashô Matsuo (1644-1694).
Bashö, Haïkaï
Rétif de La Bretonne et la crise des genres

Paris :
Honoré Champion, collection "Les Dix-huitièmes
siècles, n° 153", 2011.
EAN :
9782745321305
560 p.
Prix :
90 €
Présentation
de l'éditeur :
Par sa singularité même, l'œuvre abondante,
polymorphe et narcissique de Rétif de La Bretonne
apparaît comme révélatrice de la crise des genres
littéraires qui aboutit, à la fin de l'Ancien Régime
et sous la Révolution, à une véritable rupture avec
les principes fondateurs de l'esthétique classique.
Éclatement et hybridation des formes, revendication
d'originalité et émergence de la composante
autobiographique sont les manifestations les plus
visibles d'une approche nouvelle de la création
littéraire, qui, dans une perspective empiriste,
récuse la tradition et les normes poétiques pour
faire valoir la puissance démiurgique d'un génie mû
par la violence de ses passions et l'intégrité de son
engagement moral. Cette posture auctoriale n'est pas
propre à Rétif de La Bretonne mais elle s'est
affirmée de façon particulièrement spectaculaire chez
ce fils de laboureur, qui, venu à l'écriture par
l'imprimerie et tirant presque exclusivement ses
revenus de la vente de ses livres, ne s'est pas cru
obligé de donner des gages aux institutions garantes
de la pérennité de l'héritage classique.
Ancienne élève de l'École Normale Supérieure de
Fontenay-Saint-Cloud, Françoise Le Borgne est maître
de conférences à l'Université Blaise Pascal
(Clermont-Ferrand II) où elle dirige l'équipe
« Lumières et Romantismes » du CELIS.
Nouvelle édition des «Liaisons dangereuses»

L’innovation tient surtout à l'important dossier qui en occupe la moitié. Entre l'abbé Royou, qui signe le premier compte rendu, et Hervé Le Tellier, qui s'est amusé à scander les principales lettres en brèves "cartes postales", toute la "fortune" des Liaisons dangereuses défile, aussi étendue que polymorphe, de 1782 à 2005. Composé pour partie d'articles critiques, de notes et d'exégèses ; traversé d'illustrations de tous styles et talents confondus, de photos noir et blanc et couleur ; il englobe aussi des extraits d'adaptations théâtrales (Christopher Hampton, Quartett, d'Heiner Müller), de scripts (ceux des films de Roger Vadim et Stephen Frears), de romans récents fonctionnant sur le mode du pastiche ou inspirés par une suite possible des Liaisons (Hella Hasse ou Pascal Quignard).
LES LIAISONS DANGEREUSES de Pierre-Ambroise Choderlos de Laclos.
Édition établie, présentée et annotée par Catriona Seth.
Gallimard, "La Pléiade", 970 p.,
prix de lancement : 42 € ; à partir du 1er juillet : 49,50 €.
Livre du jour London, Le Peuple de l'abîme
Chaque jour un livre en téléchargement
I
La descente
« Ce que vous désirez est impossible » – telle fut la réponse péremptoire qui me fut donnée par des amis auxquels je demandais conseil, avant de m’en aller plonger, corps et âme, dans l’East End de Londres. Ils ajoutèrent que je ferais mieux de m’adresser à la police, qui me procurerait un guide. Il était visible que je n’étais pour eux qu’un simple fou, venu les trouver avec plus de lettres de recommandation que de bon sens, et dont ils flattaient poliment la manie.
Je protestai :
« Mais je n’ai rien à faire avec la police ! Ce que je veux, c’est pénétrer tout seul dans l’East End, et constater par moi-même ce qui s’y passe. Je veux savoir comment les gens vivent là-bas, pourquoi ils y vivent et ce qu’ils y font.
Jack London, Le Peuple de l’abîme
Édition originale de «Jacques le Fataliste»
Livre du jour L. Tailhade, Verlaine
Chaque jour un livre en téléchargement
«Le 29 janvier 1896, dans le morne quartier de la Montagne- Sainte-Geneviève, entre les jardins qui subsistent et les murs glacés du Panthéon, mourait un homme encore jeune, ignoré de ses voisins et méconnu de son portier. Un logis de hasard, hôtel meublé en proie à la vermine, repaire de chemineaux ou de malfaiteurs, avait accueilli l'heure suprême du vagabond, espèce de Juif errant dont la silhouette picaresque illustrait, depuis quelques années (...).»
Verlaine, de Laurent Tailhade
Robert Darnton Apologie du livre

Darnton
nous montre comment se faire une opinion en étudiant
l’histoire du livre, dont il est un des spécialistes
mondiaux depuis qu’il s’est plongé dans les Archives
de la Société typographique de Neuchâtel, pour
étudier comment on fabriquait les livres au XVIIIe
siècle, comment ils circulaient, comment on les
lisait. (…)
ROBERT DARNTON, APOLOGIE DU LIVRE Demain,
aujourd’hui, hier
trad. de l’anglais par Jean-François Sené
Gallimard, coll. « NRF essais », 240 p.
Les cimetières de la famille Hugo
La famille Hugo vue à travers ses tombes
Au Panthéon pour le maître, puis au Père-Lachaise et à Villequier, les tombeaux des proches de Victor Hugo et de ceux qui leur furent liés. Une page d’histoire littéraire très émouvante.
Je regrette que la tombe de Juliette Drouet ne figure pas dans cette page.
«La Pensée de Midi» en danger

Le site de la revue, à soutenir, tant nous savons fragiles les revues littéraires.
La Pensée de Midi
Livre du jour René Crevel
Chaque jour un livre en téléchargement
«Engels a dénoncé les méfaits de l'analyse, lorsque, des sciences dont elle avait permis les immenses progrès, elle fut passée à la philosophie. Ainsi par la faute d'une méthode féconde à l'origine, les objets et les idées qui en naissent chez l'homme furent considérés non dans leurs rapports mais dans leur isolement, non dans leur mouvement mais dans leur repos. D'où l'étroitesse métaphysique avec, entre autres formes et formules, la théorie nouménale de l'art pour l'art.»
L'Art dans l'ombre de la maison brune, de René Crevel
Les Vraies richesses. Giono dans la mêlée
Jean Giono,
9 :
"Les
Vraies richesses.
Giono dans la mêlée"
Sous
la direction de Laurent Fourcault
Caen :
Lettres modernes Minard, 2010.
Table
des matières :
avant-propos,
par Laurent Fourcaut
I. LES
VRAIES RICHESSES
1. Les
Vraies richesses. Réception de
l'oeuvre, par Michel Gramain.
2. Vision politique et vision poétique.
Grammaire du discours argumentatif dans
Les
Vraies richesses, par Sophie
Milcent-Lawson.
3. De la guerre à la terre. Les idées politiques
de Giono au temps des “Vraies
richesses”
(1929–1939), par
Mireille Sacotte.
4. Les
Vraies richesses comme
apax :
de l'ogre capitaliste aux noces avec la terre, par
Laurent Fourcaut.
II. Bibliographie
Les
Vraies richesses, bibliographie
de la critique, par Laurent Fourcaut.
III. Carnet
critique
J. Giono, J'ai
ce que j'ai donné (par A.
Castiglione). – D. Grosse, Jean
Giono. Violence et création (par J.-P.
Pilorget). – J.-P. Pilorget, Le
Compagnonnage souverain de Jean Giono.
Intertextualité et art
romanesque ;
J. Giono, Colline,
édition critique
et édition diplomatique du manuscrit ms A 9811
établies par Michel Gramain ;
J. Giono–H. Pourrat, Correspondance
(1929–1940) (par L.
Fourcaut). – H. Godard, Giono.
Le Roman, un divertissement de
roi ;
A. Stevenson,
Blanche
Meyer et Jean Giono (par J. Le
Gall).
Livre du jour Duhamel, Vie des Martyrs
Chaque jour un livre en téléchargement
«Les campagnes défigurées où le canon règne jusqu'aux montagnes du Sud, jusqu'à l'Océan, jusqu'au rivage étincelant de la mer intérieure, le cri des hommes blessés retentit à travers le territoire et, de par le monde, un immense cri semblable s'élève et lui répond. Il n'est pas une ville française jusqu'où ne viennent saigner les blessures ouvertes sur le champ de bataille. Pas une ville française qui n'ait assumé le devoir de soulager une part de cette souffrance, comme elle porte sa part du deuil commun.
Pas une ville qui ne puisse entendre, dans ses propres murs, (...).»
Vie des martyrs, de Georges Duhamel
Livre du jour Les Contes d'Hoffmann
Chaque jour un livre en téléchargement
«Intérieur d'une taverne allemande. Au fond, à droite, en pan coupé, grande porte donnant sur la rue. À gauche, en pan coupé, une fenêtre à petits vitraux. Dans le milieu un large enfoncement de petits tonneaux symétriquement rangés autour d'un tonneau colossal surmonté d'un petit Bacchus tenant une banderole qui porte en exergue : « AU TONNEAU DE NUREMBERG. »
- Au-dessus des tonneaux s'étagent des rayons garnis de flacons de toutes formes. Devant le grand tonneau un petit comptoir. Portes latérales. Sur le premier plan à gauche un grand poêle ; à droite, (...).»
Les Contes d'Hoffmann, de Jacques Offenbach.
2011 : année Vialatte
À l’occasion des quarante ans de la mort d’Alexandre Vialatte (1901-1971), le groupe Centre France (La Montagne, Le Berry républicain, Le Journal du centre, La République du centre, Le Populaire du centre et L’Yonne républicaine) organise une « année Vialatte », hommage à l’écrivain connu pour son œil acéré et son humour désopilant. Les six quotidiens reprendront 13 de ses chroniques dans leurs colonnes à partir du 16 janvier.
Ces textes seront publiés par la suite en un volume coédité par Julliard et Centre France, augmenté de documents relatifs à la présence de Vialatte à La Montagne. Un prix littéraire sera créé et remis, le 7 avril 2011, à un roman de langue française.
Le jury sera composé de deux membres permanents (Pierre Vialatte et Jean-Pierre Caillard, PdG du Groupe Centre France) et de cinq jurés tournants. Le prix Vialatte aura pour président 2011 l’écrivain corrézien Denis Tillinac. Installé dans le Puy de Dôme dès son adolescence, à Ambert, où il se liera d’amitié avec l’écrivain Henri Pourrat, Alexandre Vialatte a entretenu de longue date des liens avec le journal La Montagne, auquel il donnera près de 900 chroniques entre 1952 et 1971. Elles sont éditées en Bouquins Laffont.
http://vialatte.lamontagne.fr/tag/annee-vialatte/
Livre du jour Melançon Analyse de la pensée de Camus

Marcel J.
Mélançon,
Albert Camus. Analyse de sa
pensée.
Suisse: Les Éditions universitaires Fribourg, 1976,
279 pp.
Le livre a aussi été publié à Montréal en 1978 par la
Société des Belles-Lettres Guy Maheu inc., 1978, 279
pp.
Claude Jamain, La Douceur de vivre au XVIIIe siècle

Rennes : Presses Universitaires de Rennes, coll. "Interférences", 2010.
216 p.
Prix : 15 EUR.
EAN : 9782753512924
Présentation
de l'éditeur :
La douceur de vivre au XVIIIe
siècle est
un rapport privilégié au monde, un regard particulier
difficile à imaginer aujourd'hui. Ce livre montre en
quoi consista concrètement cette douceur de vivre et
comment s'est définie l'esthétique de la grâce qui
régna souverainement au XVIIIe
siècle
français. Il y eut en ce siècle des façons de penser
le monde, de conduire son corps, de peindre les
femmes, d'aménager les jardins et d'écrire des livres
– toutes conduites derrière lesquelles se trouve la
grâce – qui constituaient un état du bonheur. Puis
cette grâce s'éloigne lorsque le néoclassicisme
devient à la fin du siècle une esthétique officielle
et qu'on commence à penser la merveille dans un
au-delà insaisissable.
Le fonds Roland Barthes à la BNF

(Photo : Roland Barthes)
Michel Salzedo, le demi-frère et ayant droit de l’auteur décédé en 1980, a décidé de faire don des archives de Roland Barthes au département des Manuscrits de la BNF.
La Bibliothèque nationale de France (BNF) vient de s'enrichir du fonds Roland Barthes, réuni par Michel Salzedo, demi-frère et ayant droit de l’auteur, qui a décidé d'en faire don au département des Manuscrits, a précisé lundi 24 janvier la BNF dans un communiqué.
Le fonds se compose de documents conservés pendant 40 ans par l'écrivain, sémiologue et critique né à Cherbourg en 1915. Il était en dépôt depuis 1996 à l’Institut mémoire de l'édition contemporaine, qui l’a classé et mis en valeur lors de la grande exposition consacrée à Roland Barthes en 2002 au centre Pompidou, rapporte l’AFP.
Ces archives rassemblent à la fois des manuscrits de travail, brouillons d’œuvres, esquisses, plans, documents imprimés, correspondances, articles ainsi que le très important fichier, cœur de l’ensemble de l’activité de Roland Barthes de 1940 à sa mort en 1980, précise l’AFP.
Ce fonds "sera complété grâce à la générosité de Michel Salzedo d’un ensemble important de dessins dont dispose aujourd’hui encore la famille", ajoute la BNF.
Animateur du mouvement structuraliste, l’auteur de Fragments d’un discours amoureux (Le Seuil, 1977; Audiolib, 2011) a contribué au profond renouvellement de la théorie littéraire et artistique.
Si son premier essai, Le Degré zéro de l’écriture (Le Seuil 1953 et 1972), s’impose comme texte fondateur d’une nouvelle critique littéraire, c’est avec ses recherches sur la notion de mythe, développé dans Mythologies (Le Seuil, 1957 et 2010; Thélème, 2010), qu’il s'est fait connaître d’un vaste public.
Début 2011, sont parus Roland Barthes, une biographie de l’écrivain signée de Marie Gil (Flammarion), et Anthologie de Roland Barthes édité par Claude Coste (Points).
Colloque Pascal chez les Jésuites

C’est
peut-être parce qu’en son temps Pascal s’était
ouvertement opposé à la casuistique des Jésuites, que
les Facultés Jésuites de Paris organisent une journée
d’études le 5 février autour de l’énigme qu’il
représente.
Avec
Alain CUGNO, Michel FEDOU, Jean-Christophe de NADAÏ,
Gérard FERREYROLLES, Hélène MICHON et Bernard SEVE et
Laurence DEVILLAIRS.
Chateaubriand
qualifiait à juste titre ce philosophe, théologue et
mathématicien, d’«effrayant génie». De nombreux
spécialistes croiseront les disciplines pascaliennes
pour tenter de décrypter les mystères de ses pensées.
La matinée, de 9h30 à 12 heures, questionnera le
pessimisme pascalien tandis que la deuxième
demi-journée, de 14 heures à17 heures, sera consacrée
aux moteurs de l’écriture pascalienne.
L'orphelinat d'Oliver Twist
Ruth Richardson, historienne britannique spécialisée dans la médecine, auteur d’une histoire des sévices corporels, prétend avoir identifié l’orphelinat qui aurait inspiré Charles Dickens pour écrire Oliver Twist.
De nombreuses recherches universitaires rendaient déjà compte des difficultés économiques des Dickens, de leurs fréquents déménagements et de l’emploi que le jeune Charles dut prendre dès ses onze ans dans un entrepôt de cirage. Ce substrat biographique peut alimenter la légende d’Oliver Twist. Mais Richardson est la première à faire une connexion, somme toute hypothétique, entre l’orphelinat décrit dans le roman et le Stand Union Workhouse de Cleveland, situé à quelques portes de la maison de la famille Dickens. Le bâtiment ne présentant qu’un intérêt architectural limité, fait actuellement l’objet d’une demande de démolition dans le cadre d’un projet d’urbanisme de la ville. Mais l'historienne a entrepris une campagne de préservation de ce lieu qui fait dès lors, selon elle, partie intégrante du patrimoine culturel de la région.
(source : Le Magazine Littéraire)
télécharger gratuitement Oliver Twist ici
Revue Europe Bernard Noël
![image[3]](image005b3005d.png)
Par ses poèmes, ses récits, ses pièces de théâtre, ses livres historiques ou politiques, ses textes sur la peinture, Bernard Noël est un écrivain de première importance dont le nombre de lecteurs, en France mais aussi à l’étranger, ne cesse de croître.
ÉTUDES ET TEXTES DE
Chantal Colomb-Guillaume, Bernard Noël, Adonis, Claude Margat, François Bon, Michel Collot, Paul Otchakovsky-Laurens, Georges Perros, André Pieyre de Mandiargues, Jacques Derrida, Henri Meschonnic, Christian Prigent, Hervé Carn, Jean-Luc Bayard, Françoise Le Roux, Luc Grand-Didier, Alice Roland, Christian Hubin, Jacques Ancet,
Anne Malaprade, François Dominique, Kraxi, Leslie Kaplan, Laura Legros, Jan Voss, Daniel Nadaud, Jacques Roman, Charles Tordjman, Michel Mathieu, Stéphane Baquey, Angela Sanmann, Jack Ralite.
Aki Taguchi Nerval. Recherche de l'autre et conquête de soi
Nerval. Recherche de l'autre et conquête de soi
Contribution au suivi d'une genèse du Voyage en Orient
Présentation
Le lecteur des huit cents pages du Voyage en Orient de Gérard de Nerval peut difficilement concevoir les étapes de la constitution de ce riche et long récit. Initialement publié dans divers périodiques entre 1840 et 1850, puis « reconstruit » en 1851, l'ouvrage comporte nombre de variantes.
Dans les publications antérieures à 1850, Nerval n'a pas donné immédiatement à ses chroniques tout le sens de la version finale. La critique nervalienne a donc souvent pu souligner la nécessité d'une recherche approfondie sur ces variantes. Cette étude tente de combler cette lacune en proposant au lecteur de scruter pas à pas l'élaboration d'une des plus belles invitations au voyage qui soit. En mettant à jour les étapes de la transformation du Voyage en Orient de feuilletons en livre, des variantes des premiers jets aux recompositions ultérieures, l'auteur de cette étude décèle et déploie, sur les traces du voyageur, la naissance progressive de l'écrivain, tout en dégageant la logique interne qui a déterminé son texte définitif.
Contenu
Nerval voyageur - Le travail d'écrivain - Voyage dans la mythologie - Nouvelles expériences du moi en Orient - L'« Introduction. Vers l'Orient » : Feuilletoniste en voyage - Trajets d'Europe - « Avant-Goût de l'Orient » : Vienne - Cythère et Syra - « En Orient » : « Les femmes du Caire » - « Druses et Maronites » - Réécriture et création - « Les nuits du Ramazan ».
Bern, Berlin, Bruxelles, Frankfurt am Main, New York,
Oxford, Wien, Peter Lang, collection "Publications
Universitaires Européennes", 2010, XII-326 p.
-
ISBN 978-3-0343-0460-3
-
Commander en ligne : www.peterlang.com
P. Jourde C'est la culture qu'on assassine

Pierre Jourde
préface Jérôme Garcin
Éditeur : Esprit des péninsules, Paris
Description : 256 pages; EAN13 : 9782353150984
Présentation de l'éditeur
Le barbu sur l'image de la couverture. c'est la culture qu'on assassine. Mais on peut y voir aussi l'inverse : celles et ceux dont on a entrepris d'asservir l'esprit, et qui se révoltent contre l'empire de la crétinisation. Les pouvoirs économique. politique. médiatique se conjuguent pour nous plonger dans une nouvelle barbarie : abandon de l'école publique, transformation des universités en monstres bureaucratiques. télévision avilissante, ruine des instituts culturels français. mépris affiché pour la littérature, journalistes usinant du cliché. promotion de faiseurs au rang de grands écrivains. mort de la culture populaire, disparition de l'esprit critique. Face à cette agression. tous les coups sont permis. notamment ceux de l'ironie. Contre les fausses valeurs et la déréalisation propagées par les médias, la littérature est une résistance.
Biographie de l'auteur
Pierre Jourde est l'auteur d'une trentaine d'ouvrages - critiques, essais, romans.
La Littérature sans estomac a obtenu en 2002 le Prix de la critique de l'Académie française et Festins secrets le Prix Renaudot des Lycéens, le Grand Prix de la S.C.D.L. et le Prix Valéry Larbaud 2oo6. " (France Inter).
Livre du jour Dostoievski Krotkaïa
Chaque jour, un livre en téléchargement
«Maintenant qu'elle est ici, cela va encore : je m'approche et je la regarde à chaque instant ; mais demain ? on me la prendra, que ferai-je alors tout seul ? Elle est à présent dans cette chambre, étendue sur ces deux tables ; demain la bière sera prête, une bière blanche... ; blanche.... en gros de Naples..... du reste il ne s'agit pas de cela... Je marche, je marche toujours.... je veux comprendre.Voilà déjà six heures que je le veux et je ne puis parvenir à concentrer mes pensées sur un seul point.»
Krotkaïa, de Dostoïevski.
Marc Vaillancourt L'Honneur manque de bras
« Anecdote drue Alors qu'il se trouvait à la cour de Russie, une dame de compagnie de l'impératrice demanda à Denis Diderot ce que signifiait, dans certains romans libres, la lettre « f » suivie de cinq points. L'écrivain répondit: "Madame, lisez f… et passez… outre !" »
L'Honneur manque de bras , Obsidiane, Les placets invectifs, Diffusion Les Belles Lettres, 2010, p. 41-42
Les Fleurs du Mal, épreuves corrigées

Au fil des pages de ce document exceptionnel, on découvre un dialogue – parfois mordant – entre Baudelaire et son éditeur : signalez vos passages préférés sur le site de Gallica…
L. Dantin sur Emile Nelligan
Collection numérique - Bibliothèque du Nouveau Monde - Navigation
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La Bibliothèque du Nouveau Monde comprend 51 éditions critiques reconnues pour leur qualité et leur rigueur.
Livre du jour About La Mère de la marquise
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«Ceci est une vieille histoire qui datera tantôt de dix ans. Le 15 avril 1846, on lisait dans tous les grands journaux de Paris l'annonce suivante : 'Un jeune homme de bonne famille, ancien élève d'une école du gouvernement, ayant étudié dix ans les mines, la fonte, la forge, la comptabilité et l'exploitation des coupes de bois, désirerait trouver dans sa spécialité un emploi honorable. Ecrire à Paris, poste restante, à M. L. M. D. O. La propriétaire des belles forges (...) »
La Mère de la marquise, d'Edmond About.
Livre du jour Ramuz Aline
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«Julien Damon rentrait de faucher. Il faisait une grande chaleur. Le ciel était comme de la tôle peinte, l'air ne bougeait pas. On voyait, l'un à côté de l'autre, les carrés blanchissants de l'avoine et les carrés blonds du froment ; plus loin, les vergers entouraient le village avec ses toits rouges et ses toits bruns ; et puis des bourdons passaient. Il était midi. C'est l'heure où les petites-grenouilles souffrent au creux des mottes, à cause du soleil qui a bu la rosée, et leur gorge lisse saute vite.»
Aline, de Charles-Ferdinand Ramuz
Livre du jour Erckman-Chatrian Histoire d'un conscrit de 1813
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«Ceux qui n'ont pas vu la gloire de l'Empereur Napoléon dans les années 1810, 1811 et 1812 ne sauront jamais à quel degré de puissance peut monter un homme. Quand il traversait la Champagne, la Lorraine ou l'Alsace, les gens, au milieu de la moisson ou des vendanges, abandonnaient tout pour courir à sa rencontre ; il en arrivait de huit et dix lieues ; les femmes, les enfants, les vieillards se précipitaient sur sa route en levant les mains (...).»
Histoire d'un conscrit de 1813 d'Erckmann-Chatrian
Livre du jour Dumas Napoléon Bonaparte
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«SCÈNE I : des soldats sont couchés par terre. Une sentinelle monte la garde au lever du rideau, trois hommes viennent la relever. Un réquisitionnaire prend sa place.
Le réquisitionnaire : La consigne ?
La sentinelle : Ne laissez traverser les travaux à personne. Surveillez la route de Toulon à Marseille.
Le réquisitionnaire : Le mot d'ordre ?
La sentinelle : Toulon et liberté.
Le réquisitionnaire : Bon.»
Napoléon Bonaparte, ou Trente Ans de l'histoire de France, d'Alexandre Dumas
Livre du jour Les aventures de Sherlock Holmes
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«Le surlendemain de Noël, je passai dans la matinée chez mon ami Sherlock Holmes pour lui souhaiter la bonne année. Il était en veston d'intérieur, paresseusement étendu sur un sofa ; à portée de sa main une pipe et une pile de journaux qu'il avait dû lire et relire tant ils étaient froissés ; un peu plus loin, sur le dossier d'une chaise de paille, un vieux chapeau de feutre dur très râpé et bossué. Un microscope et une forme à chapeau, posés sur la chaise elle-même attestaient (...).»
Les Aventures de Sherlock Holmes, de Conan Doyle
Balzac et l'Orient à Saché
Balzac connaît peu de choses de l’Orient. Il ne fait ni voyages, ni recherches, ni lectures personnelles. Il s’agit avant tout d’un Orient rêvé, commun à de nombreux artistes et écrivains romantiques, tout droit sorti des Mille et Une Nuits et qui recoupe largement l’Asie.
Si on ne trouve pas d’allusions directes à l’Orient dans l’œuvre de Balzac, on peut néanmoins répertorier des fragments qui constituent un orientalisme balzacien dialoguant volontiers avec les peintures de Delacroix. Plusieurs constantes définissent cet Orient mythique : le calme de ses « peuplades » (par opposition au tumulte parisien), le fantasme du harem, la toute-puissance des hommes, la volupté des femmes orientales ou encore le danger des passions.
Décembre 2010 et janvier 2011 au Musée Balzac ici
Livre du jour Le Robinson de douze ans
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«Louis Francœur avait servi trente ans son pays avec honneur ; sa bravoure et sa bonne conduite lui avaient acquis l'estime de ses chefs ; sa franchise et sa gaieté l'avaient fait chérir de tous ses camarades. Couvert de blessures et âgé de quarante-six ans, il sentait le besoin de se reposer et de se faire une famille. Louis revint au lieu de sa naissance avec le grade de sergent. Il jouissait d'une pension de quatre cents francs, et d'un revenu de huit cents que lui avaient laissé ses (...).»
Le Robinson de douze ans, de Jeanne Sylvie Mallès de Beaulieu
Balzac, manuscrit des «Illusions perdues»

Au cœur de la Comédie humaine, Illusions perdues est, selon la formule de son auteur, « l’œuvre capitale dans l’œuvre ». Le fac-similé ici présenté, celui des deux Poètes, a porté à lui seul le titre Illusions perdues.
Illusions perdues est le titre général de l’un des principaux romans d’Honoré de Balzac, dans lequel se retrouvent un grand nombre de caractères de la Comédie humaine. Composé de 1835 à 1843, il appartient aux « Scènes de la vie de province » et comprend trois récits qui se suivent : Deux poètes (1837), Un grand homme de province à Paris(1839) et Eve et David (1843).
Le fac-similé qui est ici présenté est celui des Deux poètes – dont l’action se déroule à Angoulême, sous la Restauration. Le manuscrit, qui comprend quatre-vingt-dix-sept feuillets et porte les traces du travail opéré à l’imprimerie, est exemplaire des habitudes de travail et des méthodes de composition de l’écrivain. « Le manuscrit d’Illusions perdues est certainement l’un des plus beaux et l’un des plus spectaculaires de tous les manuscrits balzaciens qui sont parvenus jusqu’à nous », peut-on lire sous la plume de Stéphane Vachon. « Balzac le conserva dans sa bibliothèque personnelle, signe de l’importance qu’il attachait au roman des Illusions perdues. […] Il se dégage du manuscrit une formidable impression de vitesse, malgré ou à cause des corrections qu’il comporte. Balzac raye presque toujours le mot, ou les premières lettres du mot qu’il vient d’écrire lorsqu’il apporte une précision, quitte à devoir réécrire le mot après l’ajout qu’il ne place pas en interligne […]. » D’une reproduction et d’une présentation admirables, ce fac-similé passionnant à plus d’un titre se déguste comme le meilleur des romans.
Le vrai nom de Chérubin
« Un
certain Léon d’Astorga, qui fut jadis mon page, et
que l’on nommait Chérubin… » Quoi de si
émouvant que ces simples paroles ? Il n’avait
donc pas seulement un prénom, ou un surnom, un nom de
guerre et un nom d’amour. Il était comme tout le
monde. Il avait un nom de famille […] Il était donc
situé, ce Chérubin. Il avait un état civil. Il était
donc esclave. Il était donc lié. Il était donc
saisissable au vieillissement » […] J’avais
peut-être raison de vous dire que pour bien saisir
dans toute sa mélancolie cette romance de Chérubin,
pour en savourer toute la mélancolie, l’unique
mélancolie, il fallait lire cette Mère
Coupable.
Sur la romance de Chérubin, (air de
Malbrough),
Beaumarchais a fait une danse et une ronde, non pas
une marche, il en a fait un cortège et toute une
cérémonie de peine. Une sorte de ronde de grâce, de
tristesse et de peine.
Charles Péguy,
Clio,
Dialogue de l’histoire et de l’âme
païenne
Œuvres en prose, 1909-1914, Pléiade
Livre du jour Les Derniers jours de Pompéi
Chaque jour, un livre en téléchargement
« “Hé ! Diomède bonne rencontre ! Soupez-vous chez Glaucus cette nuit ?”
Ainsi parlait un jeune homme de petite taille vêtu d'une tunique aux plis lâches et efféminés dont l'ampleur témoignait de sa noblesse non moins que sa fatuité.
“Hélas ! non cher Claudius : il ne m'a pas invité, répondit Diomède, homme d'une stature avantageuse et d'un âge déjà mûr. Par Pollux, c'est un mauvais tour qu'il me joue. On dit que ses (...).»
Les Derniers Jours de Pompéi, de Sir Bulwer-Lytton
Romain Rolland Vie de Tolstoï

Saluons,
parmi eux, la réédition par Albin Michel de la
Vie de
Tolstoï par Romain
Rolland.
«Jamais
voix pareille à celle de Tolstoï n'avait encore
retenti en Europe. Comment expliquer autrement le
frémissement d'émotion que nous éprouvions alors à
entendre cette musique de l'âme, que nous attendions
depuis si longtemps et dont nous avions besoin ? Mais
c'était trop peu pour nous d'admirer l'oeuvre : nous
la vivions, elle était nôtre.» La
découverte des grandes œuvres de Tolstoï en France
entre 1885 et 1887 a été une révélation pour la jeune
génération des intellectuels français. Parmi eux,
Romain Rolland, futur prix Nobel de littérature, qui
fut, avec Gandhi, un des disciples de l';écrivain
russe. D'un même mouvement, Romain Rolland raconte,
dans ce portrait publié en 1928, la vie mouvementée
et les grandes fresques de celui qui fut pour lui
autant un "Titan des lettres" qu'un messager
spirituel. Il montre en quoi sa vie fut une épopée :
enfance aristocratique, guerre de Crimée, fuite dans
l'inconnu et mort dans la petite gare d'Astopovo ; ou
encore comment Tolstoï fut un mystique et un
prédicateur, un prophète de génie et, dès lors,
l'ennemi de l'Eglise orthodoxe et des religieux.
Cette biographie est à la fois le récit d'une oeuvre
et le roman d'un homme en quête d'absolu. À
l'occasion du centenaire de la mort du grand écrivain
russe, un classique à découvrir pour comprendre un
mouvement de pensée qui allait révolutionner la
littérature.
Trois manuscrits de Dickens à sauver
Trois manuscrits de Dickens à restaurer d'urgence

Le Victoria and Albert Museum explique que sa trésorerie personnelle ne lui permettra pas de sauvegarder les livres, qui sont hébergés depuis 1876, lorsque John Forster, proche de Dickens, confia à l'établissement sa bibliothèque personnelle, contenant les trois pièces.
Les manuscrits sont annotés, les phrases soulignées, et commentées, et alors que le bicentenaire de la naissance de Dickens approche - en 2012 - le conservateur explique qu'en dépit de la conservation minutieuse, le papier originel fragile rend les livres plus sensibles encore. Certaines pages collées les unes aux autres rendent même des passages entiers illisibles.
Plus d'informations sur le site du Museum.
Des contes de Noël

À donner sans réserve aux enfants, donc.
François Coppée, Les sabots du petit Wolff
Camille Lemonnier, La Noël du petit
joueur de violon
Guy
de Maupassant, Conte de
Noël
Alphonse
Daudet, Les trois messes
basses
Nathaniel
Hawthorne, Le banquet de
Noël
Charles
Dickens, L’arbre de
Noël
Anatole
Le Braz, La Noël de
Marthe et L’aventure du
pilote
Tolstoï et les «Modernes»
Cette thèse de doctorat présentée à la Faculté des Lettres de l’Université de Fribourg (Suisse) peut être téléchargée ici.
http://ethesis.unifr.ch/theses/downloads.php?file=StoilovaA.pdf
Livre du jour M. Leblanc Arsène Lupin
INCIPIT
Chaque jour, un livre en téléchargement
"MARCELINE, essoufflée. - Tu n'as vu personne dans l'escalier ?
DIMBLEVAL, tout en barricadant la porte du vestibule, chaîne et verrous. - Eh non, personne.
MARCELINE. - En tout cas, nous avons été suivis. (Elle allume.)
DIMBLEVAL. - Mais par qui, mon Dieu !
MARCELINE. - Quelqu'un nous épiait à la porte de Mme Valton-Trémor.
DIMBLEVAL. - Marceline, tu es absurde avec tes frayeurs. (...)"
Une aventure d'Arsène Lupin, de M. Leblanc.
Livre du jour Victor Hugo L'Âne
Chaque jour, un livre en téléchargement
«Mais tu brûles ! Prends garde, esprit ! Parmi les hommes,
Pour nous guider, ingrats ténébreux que nous sommes,
Ta flamme te dévore, et l'on peut mesurer
Combien de temps tu vas sur la terre durer.
La vie en notre nuit n'est pas inépuisable.
Quand nos mains plusieurs fois ont retourné le sable
Et remonté l'horloge, et que devant nos yeux
L'ombre et l'aurore ont pris possession des cieux
Tour à tour, et pendant un certain nombre d'heures
Il faut finir. Prends garde (...)»
L'Âne, de Victor Hugo
Anniversaire de Voltaire
« Profondeur, génie, imagination, goût, raison, sensibilité, philosophie, élévation, originalité, naturel, esprit, bel esprit, bon esprit, facilité, flexibilité, justesse, finesse, abondance, variété, fécondité, chaleur, magie, charme, grâce, force, coup d'œil d'aigle, vaste entendement, riche instruction, excellent ton, urbanité, vivacité, délicatesse, correction, pureté, clarté, élégance, harmonie, éclat, rapidité, pathétique, sublimité, universalité, perfection enfin…, voilà Voltaire ! »
Goethe, Des hommes célèbres de France au XVIIIe siècle, et de l'état de la littérature et des arts à la même époque, traduit de l'allemand par MM. de Saur et de Saint-Geniès, Paris, A.-A. Renouard, 1823.
Livre du jour Diderot Supplément au voyage de Bougainville
Chaque jour un livre en téléchargement
«A. Cette superbe voûte étoilée, sous laquelle nous revînmes hier, et qui semblait nous garantir un beau jour, ne nous a pas tenu parole.
B. Qu'en savez-vous ?
A. Le brouillard est si épais qu'il nous dérobe la vue des arbres voisins.
B. Il est vrai ; mais si ce brouillard, qui ne reste dans la partie inférieure de l'atmosphère que parce qu'elle est suffisamment chargée d'humidité, retombe sur la terre ?
A. Mais si au contraire il traverse l'éponge, s'élève et gagne la région (...).»
Denis Diderot, Supplément au voyage de Bougainville
Livre du jour G. Sand Melle La Quintinie
Chaque jour, un livre en téléchargement
«À M. Honoré Lemontier, à Paris. Aix en Savoie, 1er juin 1861. Eh bien, oui, père, j'ai du chagrin, tu l'as deviné, tu l'as senti. Elle ne m'aime pas ! Qui, elle ?… Tu voyais bien, tu comprenais bien, au désordre de mes lettres, et tu sais bien qu'à mon âge, et de l'humeur dont tu m'as fait, il n'y a qu'un rêve : être aimé, et qu'une souffrance : aimer sans espoir. Surtout ne t'afflige pas : je ne suis pas faible, ni lâche, ni fou, ni ingrat. Je sais que, si je me laissais abattre, je te briserais le cœur.»
Mademoiselle La Quintinie, de G. Sand.
Houellebecq prix Goncourt : pour rire
Voici plusieurs pages hilarantes, écrites par Jean-Louis Kuffer, journaliste de 24H Suisse, à ne pas manquer !
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Houellebecq comme si vous l'aviez lu
Pour ceux qui n'ont pas lu l'Houellebecq mais voudraient faire croire dans les salons qu'ils savent ce qu'il s'y passe à la page 348...
Ceux qui manquent d'humour belge
Celui qui estime que le Prix Goncourt 2010 est si nul qu’il ne le lira pas, voilà / Celle qui estime qu’avec une telle gueule de furet névrosé ce type ferait mieux de se cacher point barre / Ceux qui souffrent pour la France exception culturelle humiliée par l’Académie Goncourt qu’est plu..
La revanche de Michel Houellebecq
Prix Goncourt 2010 sans surprise pour La Carte et le territoire, roman déjà plébiscité par le public. À l...
Livre du jour Paul Féval les Errants de la nuit
Chaque jour un livre en téléchargement
« Ce sont des paysages magnifiques et variés à l’infini : de grandes forêts, des rivières, des montagnes. Cela s’appelle les Ardennes ; c’est plein de souvenirs. Et nul ne saurait dire pourquoi la poésie s’est retirée de ces admirables campagnes. Est-ce l’odeur des moulins à foulons, ou la fumée noire des cheminées de la fabrique ? Cette charmante rivière, la Meuse, coule tout doucement et sans jamais faire de folies parmi les belles prairies un peu fades. On voit bien déjà […]. »
Les Errants de nuit, de Paul Féval
Hommage à Jean Genet : colloque

Les terres
de Jean Genet sont non maternelles. Genet demeure une
figure de cet « homme en lutte contre
lui-même » qu’évoque Érasme
l’hérétique ;
de ce « voyou » ou de « cet
animal » que donc est l’homme, ou la femme, dont
parle Jacques Derrida. Ou bien encore, de l’homme
orphelin de son humanité, en quoi je le reconnais.
Avec des historiens, des philosophes, des écrivains,
des chercheurs, des traducteurs et des critiques,
français ou étrangers, et le public, nous voudrions
durant ces journées soulever la moisson formidable
d’interrogations et d’inquiétudes que nous lèguent la
liberté et le style de Jean Genet. Les interventions
sur l’œuvre poétique, romanesque, théâtrale et
critique de Jean Genet, se feront du point de vue des
catégories politique, esthétique et éthique, du haut
desquelles l’écrivain voulut être jugé.
Ces deux jours de rencontres, de dialogues entre les
invités et de débats avec le public seront prolongés
par une publication bilingue des actes du colloque.
Audition en ligne des principales communications du colloque
ici
M. Zink, Livres anciens, lectures vivantes

Contributions
de G. Angeli, A. M. Babbi, Y. Bonnefoy, J.
Cerquiglini-Toulet, A. Compagnon, C. Galderisi, D.
Heller-Roazen, P. Labarthe, M. Mancini, E.
Mochonkina, P. Oster-Stierle, K. Stierle, H. Tétrel,
J.-C. Vegliante, H. Weinrich, M.
Zink.
« Lire
un texte vieilli, c'est ce que fait tout lecteur dès
lors qu'il lit autre chose que le journal du jour ou
un roman de l'année. Dans tous les cas, la distance
ainsi créée suffit à elle seule à en faire, quel
qu'il soit, de la littérature. Cette distance est la
première cause qui fait de la littérature une
expérience du temps et un arrachement à soi-même.
Pour mieux se retrouver. Plus le texte est ancien,
plus le lecteur s'étonne et se réjouit d'être touché
par lui, d'être en harmonie avec lui, de se
reconnaître en lui.
Il
n'existe pas au monde de civilisation dont la
littérature ne s'enracine dans des poèmes, des
légendes, des récits, des mythes supposés issus du
passé le plus reculé. Partout, la littérature se
fonde sur des classiques et un canon qui ne retient
par définition que des textes déjà vieux. Autrement
dit, ce qui la définit, c'est la distance créée par
le vieillissement du texte. Distance subie, car le
texte ancien est difficile, mais aussi goûtée. »
(M. Zink)
Michel
Zink (dir.), Livres
anciens, lectures vivantes
Paris, Odile Jacob, coll. "Travaux du Collège de
France"
ISBN : 978-2-7381-2491-3
352 pages - 22.9 €
Centenaire Jean Genet «Le Condamné à mort»
Avec les voix de Jeanne Moreau et d’Étienne Daho.
Je possède l’enregistrement de Marc Ogeret (musique d’Hélène Martin) en vinyle (années 70), qui existe désormais en cd.

2 — Ô la douceur du bagne
3 — Tristesse dans ma bouche !
4 — Voler, voler ton ciel
5 — La chanson qui traverse
6 — Rocher de granit noir
7 — « série 3 »
8 — Le condamné à mort
9 — « basso solo
10 — Les assassins du mur un clope mouillé suffit
11 — T’enveloppent si fin
12 — Élève-toi dans l’air
13 — Pardonnez-moi, mon dieu
Centenaire : le «Saint Genet» de Sartre

Quatrième de couverture :
« Notre-Dame-des-Fleurs fait ici son entrée solennelle par la porte du crime, porte dérobée, qui donne sur un escalier noir mais somptueux. Notre-Dame monte l’escalier, comme l’ont monté bien des assassins, n’importe lequel. Il a seize ans quand il arrive au palier. Il frappe à la porte, puis il attend. Son cœur bat, car il est résolu. Il sait que son destin s’accomplit… »
Profondément perturbé par le livre de Sartre, Genet fut ensuite, selon ses dires, définitivement incapable d’écrire des romans.
Boris Vian dans la Pléiade

« La bibliothèque de la Pléiade » aux éditions Gallimard.
Très beau cadeau de Noël : le coffret des 2 tomes coûte 100 € jusqu’au 31 janvier 2011.
Vous y trouverez toutes les œuvres romanesques de l’auteur :
J’irai cracher sur vos tombes, L’Arrache-cœur, L’Herbe rouge, L’Écume des jours…
Et puis des nouvelles, des scénarios, chroniques etc...
avec comme toujours à la Pléiade, un appareil critique de très haute tenue par Marc Lapprand en collaboration avec Christelle Gonzalo et François Roulmann.
Il aura fallu de longues années pour arriver à ces « œuvres romanesques complètes », compte tenu des relations qui furent difficiles entre Vian et Gallimard.
Pierre Magnan Élégie pour Laviolette

Laissé pour mort, dans un précédent roman, le nez dans une touffe de thym, et baignant dans une mare de sang, le Commissaire Laviolette, guéri de ses sept impacts de chevrotine dans le dos, est à nouveau chargé d’une enquête : la routine, soi-disant, comme l’affirme le conseiller Honnoraty. Presque rien, en somme : un homme vient de mourir à l’hôpital de Gap, et les neveux spoliés portent plainte pour captation d’héritage. Le coup classique, quoi ! Pas de quoi fouetter un chat. On a même demandé une autopsie et ça n’a rien donné : la mort est naturelle. Deux détails pourtant : la veuve avait célébré ses noces avec le mourant quatre jours auparavant en évinçant la maîtresse en titre, et on avait trouvé sur les mains de la victime d’abondantes traces de talc…
Je suis très heureuse du retour de Laviolette, mais inquiète pour la santé du cher Pierre Magnan, qui, d’après son site personnel, semble avoir quelques problèmes de santé. Nous vous aimons et vous admirons, cher Maître !
http://www.lemda.com.fr/
Livre du jour Paul Claudel
Chaque jour un livre en téléchargement
« Tout arbre chez nous se tient debout comme un homme, mais immobile ; enfonçant ses racines dans la terre, il demeure les bras étendus. Ici, le sacré banyan ne s’exhausse point unique : des fils en pendent par où il retourne chercher le sein de la terre, semblable à un temple qui s’engendre lui-même. Mais c’est du cocotier seulement que je veux parler. Il n’a point de branches ; au sommet de sa tige, il érige une touffe de palmes. La palme est l’insigne du triomphe, elle qui, aérienne, amplification […]. »
Connaissance de l’Est, de Paul Claudel
Romain Gary, un picaro métaphysique
« Une œuvre littéraire comme celle de Romain Gary constitue une somme considérable d’idées, de thèmes et de motifs. Cette masse peut en outre être envisagée sous différents angles : on peut analyser la narration, le temps, l’espace, les personnages, les forces de l’univers romanesque, etc.. Et dès qu’on se propose d’analyser tous ces éléments ensemble, on est confronté à une situation qui n’est pas sans ressembler au jardin des sentiers qui bifurquent du conte de Borges : l’analyse se perd dans des directions de plus en plus multiples et de plus en plus diversifiées. Cela a souvent pour conséquence une regrettable confusion au lieu d’une prise de conscience féconde.
Pour éviter cet écueil et pour saisir l’unité et la spécificité de l’œuvre en question, nous avons besoin d’un outil en mesure de décrire comment les différents romans et les différents moyens mis en œuvre surgissent des interrogations fondamentales. »
Fichier ici :
Un Picaro Met a Physique_ Romain Gary Et l’Art Du Roman — Jorn Boisen
Chansons galantes
À
télécharger, un délicieux recueil pour amateurs
éclairés, avec des textes (de grands auteurs)
absents du Lag' Mich'…
Chansons Galantes
Georges Darien
À
télécharger, un roman de Georges Darien qui
critique
durement la bourgeoisie de province après les
massacres de la commune de Paris en
1871 :
Bas les
cœurs
Georges
Darien, un véritable anarchiste, mérite d’être lu ou
relu, en particulier Le Voleur, antithèse d’Arsène
Lupin (« Je
fais un métier sale, mais j’ai une
excuse :
je le fais salement »),
porté au cinéma par Louis Malle et incarné par
Belmondo en 1967.
Télécharger Le Voleur ici
N’oublions pas La
Belle France, le
meilleur de ses pamphlets… téléchargeable ici
sur le site de
Gallica :
Et L’épaulette ici
Dernier ouvrage dont la lecture est
recommandée :
Biribi — Discipline
militaire Georges
Darien transpose, dans ce roman résolument
antimilitariste, une expérience qu’il a lui-même
vécue dans un bataillon disciplinaire en Tunisie.
Ce fut pour lui un enfer dont il est sorti la rage
au cœur, avec la volonté de se venger de ses
tortionnaires en racontant tout. Froissard, le
personnage principal, est un révolté qui refuse
les contraintes, les brimades, l’injustice. Ce
livre fit un tel effet qu’il amena la Chambre des
députés à réformer les bataillons disciplinaires.
Puissance d’une littérature qui prend toujours aux
tripes aujourd’hui.
La neurasthénie de l'écrivain, de Byron à Styron

« La neurasthénie de l’écrivain. De Byron à Styron »
« La neurasthénie de l’écrivain. De Byron à Styron », in La maladie mentale en mutation, Psychiatrie et société, dir. A. Ehrenberg et A. Lovell, éd. O. Jacob, 2001.
http://pierrepachet.blogspot.com/
Pascal : un manuscrit inédit

Mais, jusqu’à présent, personne n’avait eu l’idée
saugrenue d’aller regarder ce qui se trouvait au dos
dudit fragment. Qu’y découvre-t-on ?
Des lettres mais aussi des chiffres. Il s’agit de la
première pièce connue de mathématique rédigée de la
main du philosophe.
Si l’on connaissait bien ses talents en tant que
mathématicien, nous ne disposions pas encore de
documents de première main relatifs aux sciences
dites exactes. Ce manuscrit, écrit au recto comme au
verso, était conservé à la Bibliothèque nationale de
France (BNF).
C’est un professeur d’université, Dominique Descotes,
qui a révélé sa double valeur alors qu’il travaillait
à la numérisation de ce document. Il faut tout
simplement penser que, comme n’importe quel brillant
mathématicien, Pascal n’hésitait pas à poser quelques
équations sur tous les papiers qu’il trouvait à sa
disposition…
lien le Figaro ici
Livre du jour Marivaux Le Jeu de l'amour et du hasard
Chaque jour un livre en téléchargement
« SILVIA
Mais encore une fois, de quoi vous mêlez-vous, pourquoi répondre de mes sentiments ?
LISETTE
C’est que j’ai cru que dans cette occasion-ci, vos sentiments ressembleraient à ceux de tout le monde ; Monsieur votre père me demande si vous êtes bien aise qu’il vous marie, si vous en avez quelque joie ; moi je lui réponds qu’oui ; cela va tout de suite ; et il n’y a peut-être que vous de fille au monde, pour qui ce oui-là ne soit pas vrai, le non n’est pas naturel.
SILVIA
Le non n’est pas […] »
Le Jeu de l’amour et du hasard, Marivaux
J. Peignot, Du Calligramme

Jérôme Peignot, héritier d’une longue dynastie d’imprimeurs, et neveu de la Laure de Georges Bataille, qu’il appelait « ma mère en diagonale », livre ici un ouvrage aussi magnifique qu’érudit sur le calligramme.
Possédant de longue date cet ouvrage dans ma bibliothèque, j’apprécie tout particulièrement les lunettes en grec et en latin…
Livre du jour Pirandello Henri IV
Chaque jour, un livre en téléchargement
Les deux tableaux représentent l’un, un homme, l’autre, une femme, jeunes, chacun revêtu d’un travesti de carnaval : l’homme est déguisé en Henri IV, la femme en Mathilde de Toscane. Portes à droite et à gauche.
téléchargeable ici
Bohémiens en voyage
• Le thème des Bohémiens en voyage dans la peinture et la poésie, de Cervantès à Baudelaire.
conférence à télécharger ici
• On y ajoutera, naturellement, le cher Apollinaire : Saltimbanques, dit par François Périer ici ;
• Louis Aragon, « L’Étrangère », in Le Roman inachevé ici

Études réunies par Pascale Auraix-Jonchière Gérard
Loubinoux, Presses universitaires de
Clermont-Ferrand
présentation et extrait
ici
• Victor HUGO,
Notre-Dame de Paris, pour
Esméralda :
téléchargeable
ici
• Prosper Mérimée,
Carmen :
téléchargeable
ici
« Comme
c’est beau, la vie errante !
Pour pays l’univers, et pour loi sa volonté. Et
surtout la chose enivrante, La
liberté !
La liberté ! ».
BIZET, Carmen, fin de l’Acte II.
Maupassant : les prostituées dans les Contes et nouvelles

Une étude de Boule de Suif sera prochainement mise en ligne sur ce site, avec un lien sur les figures de femmes résistantes…
Lien ici :
LES PROSTITUÉES DANS LE MONDE MAUPASSANTIEN : Une étude typologique
Le film de cape de d'épée

Détails et sommaire ici : http://www.revue-positif.net/
La cape, le sabre et l’épée
Toutes les lames de la terre
Adrien
Gombeaud
Rex
Ingram
Scaramouche,
chef-d’œuvre de biais
Fabien Baumann
De
Lagardère à Monte-Cristo
L’art de
tuer en France
Yannick Lemarié
Entretien
avec Claude et Michel Carliez,
maîtres d’armes
Adrien
Gombeaud
[…]
Une
épée de substitution
Michel
Cieutat
L’heroic
fantasy à la croisée des genres
Évolution
ou régression ?
Pascal Binétruy
Les
Chevaliers de la Table ronde
ou le film
d’armure et d’épée
Sandra Gorgievski
Souvenirs
d’Excalibur
John
Boorman
Lames
et fourreaux japonais
Hubert
Niogret
[…]
Cahier de l'Herne Yves Bonnefoy

Sous la direction de Odile Bombarde et Jean-Paul Avice.Avec les contributions de Daniel Acke, Adonis, Stefano Agosti, Pierre Alechinsky, Nasser Assar, Stéphane Barsacq, Bernard Blatter, Simon Bouquet, Jean-Louis Chrétien, Dominique Combe, Michael Edwards, Michèle Finck, Joseph Frank, Marc Fumaroli, Alexandre Hollan, John E. Jackson, Laurence Kahn, Naïm Kattan, Patrick Labarthe, François Lallier, Daniel Lançon, Bertrand Marchal, Jean-Yves Masson, Jean-Claude Mathieu, Henriette Michaud, Jean-Paul Michel, Roger Munier, Roberto Mussapi, John Naughton, Patrick Née, Farhad Ostovani, Jean-Claude Pinson, Antonio Prete, Jean-Pierre Richard, Jacqueline Risset, Charles Rosen, Anthony Rudolf, Henri Scepi, Fabio Scotto, Sigeru Simizu, Jean-Marc Sourdillon, Jean Starobinski, Chouchanik Thamrazian, Jérôme Thélot, Gérard Titus-Carmel, Alain Veinstein, Bernard Vouilloux, Michel Zink, Serge Bourjea, François Lallier et Didier Laroque.
Livre du jour A. Dumas Ascanio
Chaque jour, un livre en téléchargement
« C’était le 10 juillet de l’an de grâce 1540, à quatre heures de relevée, à Paris, dans l’enceinte de l’Université, à l’entrée de l’église des Grands- Augustins, près du bénitier, auprès de la porte. Un grand et beau jeune homme au teint brun, aux longs cheveux et aux grands yeux noirs, vêtu avec une simplicité pleine d’élégance, et portant pour toute arme un petit poignard au manche merveilleusement ciselé, était là debout, et, par pieuse humilité sans doute, n’avait […]. »
Ascanio, d’Alexandre Dumas (tome I et tome II)
Livre du jour Huysmans Un Dilemme
Chaque jour un livre en téléchargement
« Dans la salle à manger meublée d’un poêle en faïence, de chaises cannées à pieds tors, d’un buffet en vieux chêne, fabriqué à Paris, rue du Faubourg- Saint-Antoine, et contenant, derrière les vitres de ses panneaux, des réchauds en ruolz, des flûtes à champagne, tout un service de porcelaine blanche, liseré d’or, dont on ne se servait du reste jamais ; sous une photographie de Monsieur Thiers, mal éclairée par une suspension qui rabattait la clarté sur la nappe, Maître […] »
Un dilemme, Joris-Karl Huysmans
4e Concours de nouvelles Sky Prods/Edilivre

Sky
Prods et la société d’édition Édilivre organisent
pour la 4ème année consécutive leur Concours de
Nouvelles pour découvrir de nouveaux talents.
Non au piston, oui au talent !
Après le succès des trois premières éditions, Sky
Prods et Édilivre organisent la 4ème édition de leur
Concours de Nouvelles pour découvrir de nouveaux
talents. Les participants doivent écrire une nouvelle
de 10 000
caractères maximum sur le thème de « La
volonté ».
Ce concours est ouvert à tous, aussi bien aux
amateurs qu’aux professionnels, quelque soit votre
âge, expérience ou nationalité. Participez en
envoyant votre nouvelle du 1er septembre au 13
novembre 2010.
Plus de 3 000 €
de lots à gagner :
un atelier d’écriture à Venise, 380 € cash, un
stylo Mont-Blanc, l’édition de votre propre livre,
200 € de chèques cadeaux, des ouvrages, des
livres audibles…
Ce concours est organisé en partenariat
avec :
Franckl.com, Autrement, Livrenpoche.com, Audible.fr,
Les Ateliers d’écriture de Virginie Lou et Negocia.
Renseignements et inscriptions sur :
www.skyprods.fr
L.F. Céline Hommage à Zola
Louis-Ferdinand
Céline
Hommage à Zola
Cédant aux
instances d’un ami très cher, L. F. Céline fit
en 1933 un discours public, le seul de sa carrière
littéraire. C’était à Médan, un jour d’été. On
demandait à l’auteur du Voyage
au bout de la nuit de rendre
hommage à Zola. L.-F. Céline, en définissant l’œuvre
de l’écrivain naturaliste, dépeignait l’époque où
elle fut écrite, et cela l’amena à parler de la
condition de l’écrivain d’après guerre. Ces pages, en
quelque sorte un commentaire avant la lettre de Mort
à crédit furent publiées en 1936 par Robert Denoël
dans sa plaquette « Apologie de
Mort à
crédit. »
« Les
hommes sont des mystiques de la mort dont il faut se
méfier.
En pensant à Zola nous demeurons un peu gêné devant
son œuvre, il est trop près de nous encore pour que
nous le jugions bien, je veux dire dans ses
intentions. Il nous parle de choses qui nous sont
familières… Il nous serait bien agréable qu’elles
aient un peu changé. […] »
Téléchargement ici
Jean Genet ou le miracle du nom

|
L’opération magnifiante de la
nomination Par
FABRIZIO IMPELLIZZERI
|
[…]
de l’enfant truqué nous avons fait un
poète ;
il est hanté par un mot, un seul mot qu’il
contemple à l’envers et qui contient son âme.
Il cherche à s’y mirer comme en une glace sans
tain, il passera sa vie à méditer sur un
mot1. |
Livre du jour P. Hazard, La Crise de la conscience européenne

« Quel
contraste !
quel brusque passage !
La hiérarchie, la discipline, l’ordre que l’autorité
se charge d’assurer, les dogmes qui règlent fermement
la vie :
voilà ce qu’aimaient les hommes du dix-septième
siècle. Les contraintes, l’autorité, les dogmes,
voilà ce que détestent les hommes du dix-huitième
siècle, leurs successeurs immédiats. Les premiers
sont chrétiens, et les autres
antichrétiens ;
les premiers croient au droit divin, et les autres au
droit naturel ;
les premiers vivent à l’aise dans une société qui se
divise en classes inégales, les seconds ne rêvent
qu’égalité. Certes, les fils chicanent volontiers les
pères, s’imaginant qu’ils vont refaire un monde qui
n’attendait qu’eux pour devenir
meilleur :
mais les remous qui agitent les générations
successives ne suffisent pas à expliquer un
changement si rapide et si décisif. La majorité des
Français pensait comme
Bossuet ;
tout d’un coup, les Français pensent comme
Voltaire :
c’est une révolution.
Pour savoir comment elle s’est opérée, nous nous
sommes engagés dans des terres mal connues. On
étudiait beaucoup le dix-septième siècle,
autrefois ;
on étudie beaucoup le dix-huitième siècle,
aujourd’hui. À leurs confins s’étend une zone
incertaine, malaisée, où l’on peut espérer encore
découvertes et aventures. Nous l’avons parcourue,
choisissant pour la borner deux dates non
rigoureuses :
d’une part, les environs de 1680, et d’autre part,
1715.
Nous y
avons rencontré Spinoza, dont l’influence commençait
de s’y faire sentir ;
Malebranche, Fontenelle, Locke, Leibniz, Bossuet,
Fénelon, Bayle, pour ne citer que les plus grands, et
sans parler de l’ombre de Descartes qui l’habitait
encore. […] «
Téléchargement ici.
Livre du jour Colette Julie de Carneillan
Chaque jour un livre en téléchargement
« Madame de Carneilhan coupa le gaz, laissa la casserole de porcelaine sur le réchaud. À côté du réchaud elle disposa la tasse Empire, la cuiller suédoise, un pain de seigle roulé dans la serviette turque brodée de soie floche. L’odeur du chocolat chaud lui donna des bâillements nerveux. Aussi bien elle n’avait déjeuné que modérément — une côtelette de porc froid et une tartine beurrée, une demi-livre de groseilles et une tasse de très bon café — sans quitter la confection d’un coussin […] »
Julie de Carneilhan, Colette
Malcolm Lowry et la kabbale
Yvonne revient à Quauhnahuac, une ville mexicaine, pour retrouver son mari, Geoffrey Firmin, ex-consul d’Angleterre, après une séparation d’une année. Elle le retrouve au matin dans une cantina, complètement ivre après une nuit passée au bal de la Croix-Rouge. C’est le jour des morts. On suit jusqu’au soir ces personnages, à qui se joint Hugh, le demi-frère de Geoffrey, amoureux d’Yvonne. Promenades, course de taureau, errance alcoolisée, jusqu’à la mort ignominieuse du consul, tué par des para-militaires fascistes et jeté dans un ravin avec le cadavre d’un chien, alors qu’Yvonne, un peu plus loin, est foudroyée par l’orage. Mais là-dessous courent d’autres récits, surgissent des allusions, apparaissent des symboles, de sorte que le roman est comme une vaste forêt parcourue de sentiers qu’on peut prendre ou non, avec aux embranchements des panneaux signalétiques pointant vers différentes directions. Il n’est pas indifférent que le consul tente d’écrire un livre magistral sur l’ésotérisme. La réalité est une apparence, la vérité est cachée, accessible aux initiés, foisonnante, seule porteuse de sens. Quelques pistes sont données : le paradis perdu (le jardin), l’Adam primitif et androgyne de la Kabbale coupé en deux, le péché originel, la culpabilité, le mythe du bon Samaritain, le Jour des Morts mexicain, les cercles de l’enfer, la roue de la vie, la forêt primitive, etc.
Un lien vers une étude intéressante sur la kabbale dans Au-dessous du volcan : La voie la plus humide
No se puede vivir sin amar
No se puede…
[…] Depuis Joyce, depuis les grands Faulkner, rien d’aussi important, rien qui aille plus loin et plus profond ne nous a été offert par la littérature étrangère. Au-dessous du Volcan est l’un des rares livres que notre temps imposera à l’avenir, quand le tri s’effectuera des fausses et des vraies valeurs, quand la balle sera séparée de l’épi. Je plains ceux qui ne sauront pas le reconnaître. Ici se fait le point de la critique.
Dans ce livre, non plus que dans Ulysse
ou
le
Bruit et la Fureur, on
n’entre aisément, il est vrai. Les amateurs de
non-résistance doivent demeurer sur la berge.
D’ailleurs, l’œuvre confie sa garde à un premier
chapitre cerbériforme !
Quarante pages sans fissures, sans complaisance, sans
appeau, sans attrape-lecteur, où se déploie toute la
thématique de l’auteur. Premier chapitre qui est, au
demeurant, le dernier. Là se résume, dans la
conscience d’un personnage, avec des écarta divers,
un drame accompli dont la marche noua sera révélée
par la suite.
Nous voici dans une tragédie encore bouillante, et
noua ignorons son développement. […]
http://dh3rm3.aikotoba.org/index.php?id=59
Paru dans le volume « Les Lettres Nouvelles — Malcolm Lowry », aux Éditions Julliard au deuxième trimestre juillet-août 1960.
Livre du jour Lovecraft La petite bouteille de verre
Chaque jour un livre en téléchargement
« Mettez à la cape, il y a quelque chose qui flotte sous le vent » celui qui parlait était un petit homme trapu du nom de William Jones. c’était le capitaine d’un petit misainier sur lequel lui et une partie de ses hommes naviguaient au moment où commence cette histoire.
« Oui, capitaine ! » répondit John Towers et le bateau fut mis en panne Le capitaine tendit la main vers l’objet qu’il reconnaissait maintenant être une bouteille de verre « Rien qu’une flasque de rhum que les hommes d’un bateau de passage ont jeté par-dessus bord » dit-il, mais pris d’un accès de curiosité il tendit le bras et la saisit […]. »
La Petite Bouteille de verre de Howard Phillips Lovecraft.
Yourcenar sur L'Œuvre au Noir

Marguerite
Yourcenar parle de
L’Œuvre au Noir :
http://www.ina.fr/art-et-culture/litterature/video/I00005238/marguerite-yourcenar-parle-de-l-oeuvre-au-noir.fr.html
Bibliographie
d’ouvrages explicatifs sur
L’Œuvre au Noir, de Marguerite
Yourcenar.
•
BERTHELOT A, spécialiste du moyen âge et du
XVIe siècle, propose un commentaire de l’œuvre,
ed. Nathan, coll. Balises, 1993 (l’ouvrage présente
une étude des personnages, s’interroge sur le style,
pose la question du roman historique, travaille le
discours réflexif et la narrativité, apporte des
précisions sur la typologie de la Renaissance, les
enjeux politiques et métaphysiques,
l’imago
mundi. Il est
complété d’un lexique, d’un index thématique, de
jugements critiques et de sujets d’essais et
d’exposés, selon les principes de la collection).
• BORGOMANO
L., André
Delvaux, L’Œuvre au noir, ed.
Labor, coll. Un film, une œuvre, 1988 (analyse de
l’œuvre de Delvaux ;
on y trouve les lettres entre Delvaux et
M. Yourcenar et une 3e partie qui analyse le
passage du roman au film, dont le scénario a été
publié en son temps dans L’Avant-scène
cinéma — ce qui
permettrait de travailler sur la comparaison de
l’œuvre et du film).
• GALEY
M., Les
Yeux ouverts, ed.
Folio (un excellent ouvrage d’analyse mais le plus
intéressant reste les entretiens de Yourcenar avec
M. Galley, où elle raconte la fin douloureuse de
l’écriture du roman ;
voir à partir de la page 157 qui commence par la
question « Comment est né le projet de
l’Œuvre
au Noir ? »).
•
Exposition Léopoldine Hugo

Léopoldine, ou la jeunesse volée
11 mars – début septembre 2010
|
Lieu
|
Maison de Victor Hugo 6 Place des Vosges 75004 Paris France |
Contact
|
Site
Internet :
http://www.musee-hugo.paris.fr Courriel : florence.claval@paris.fr Téléphone : 01 42 72 10 16 Fax : 01 42 72 06 64 |
La Maison de Victor Hugo propose pour quelques mois dans l’antichambre de l’appartement un accrochage exceptionnel dédié à Léopoldine, la fille aînée et adorée de Victor Hugo. La jeune femme périt noyée à l’âge de dix-neuf ans, avec son mari Charles Vacquerie, quelques mois à peine après leur mariage, au cours d’une promenade en barque sur les bords de la Seine, le 4 septembre 1843. Ils furent inhumés dans un même cercueil à Villequier, où les rejoignit Madame Hugo selon ses dernières volontés, décédée à Bruxelles, le 27 août 1868.
C’est à Rochefort, où le poète faisait escale avec sa bien-aimée Juliette Drouet, qu’il apprit la terrible nouvelle, cinq jours plus tard. Rongé par la souffrance et miné par la culpabilité, il cessera d’écrire pendant trois ans.
Sont ici réunis des portraits de Léopoldine, des lettres échangées avec ses proches, des dessins que Victor Hugo lui avait dédiés lors de ses voyages ou plus tard, évoquant son souvenir, mais aussi des croquis et caricatures du poète repris par elle, des bulletins scolaires, son cahier de retraite, son faire-part de mariage et des factures de son trousseau. Quelques vêtements et accessoires de la jeune fille, reliques inestimables, sont également exceptionnellement présentés telle sa robe de mariée ou ce fragment d’étoffe rouge de la robe avec laquelle elle est représentée dans le tableau de Châtillon Léopoldine au Livre d’Heures et dont le poète a cousu un échantillon sur le montage du portrait de Léopoldine lisant exécuté par Madame Hugo.
Objet vénéré entre tous, la robe portée le jour de sa noyade fut précieusement conservée dans une housse à gants de la jeune fille, avec cette mention de la main de Madame Hugo : « Costume avec lequel ma fille est morte — relique sacrée ».
Ces œuvres esquissent les deux profils de Léopoldine : la jeune fille romantique de la première moitié du XIXe siècle et la figure mythique de l’enfant chérie, qui inspira à Victor Hugo certains des plus beaux poèmes des Contemplations, ces « mémoires d’une âme », à qui le recueil poétique fut dédié et dont le souvenir fut omniprésent dans la vie comme dans l’œuvre du poète.
C’est à Léopoldine que Victor Hugo adresse ces vers poignants qui expriment l’abîme de douleur devant lequel le laisse sa disparition :
Demain,
dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus
longtemps.
Les Contemplations, IV, XIV
Maisons d'écrivains 1
http://www.terresdecrivains.com/TE2001/
Présentation générale de l’association « Terre d’écrivains ». Nombreux liens vers des sites d’établissements scolaires qui ont consacré des pages à certains écrivains.
http://www.litterature-lieux.com/
La Fédération des maisons d’écrivains recense des maisons d’écrivains non seulement en France mais aussi en Belgique (M. Carême, M. de Ghelderode), en Suisse (Voltaire, Mme de Staël),∑ On peut s’orienter grâce à une carte et à une liste de lieux.
http://www.litterature-lieux.com/ecoles/index.htm
Cette page du même site accueille des réalisations scolaires ou des propositions d’animations pédagogiques.
http://chateau-monte-cristo.com/
Présentation détaillée du Château de Monte Cristo sur le site consacré à Dumas. Il faut passer par la rubrique « Les amis de Dumas ».
http://www.paris.fr/portail/loisirs/Portal.lut?page_id = 5852
On y trouvera une brève présentation des maisons de Hugo, place des Vosges à Paris et Hauteville House à Guernesey.
http://www.victorhugo.education.fr/ressources/cp.htm < http://www.victorhugo.education.fr/ressources/cp.htm >
Cartes postales de Hauteville House.
http://www.paris.fr/portail/loisirs/Portal.lut?page_id = 6837
La maison de Balzac à Paris, rue Raynouard. Présentation des collections, dont une série d’illustrations commentées de La Comédie humaine.
http://www.arsene-lupin.com/
Le « clos Arsène Lupin », la maison de Maurice Leblanc à Étretat, a été aménagé en musée par la petite-fille de l’auteur. Sur son site, elle présente son grand-père, son illustre personnage et l’Aiguille creuse
http://www.maison-de-chateaubriand.fr/web/chateaubriand/
Chateaubriand et la Vallée aux loups à Chatenay-Malabry : présentation du lieu et de son histoire, illustrations nombreuses, extraits d'˛œuvres.
http://www.ville-montmorency.fr/heading/heading6594.html
Jean-Jacques Rousseau à Montmorency : de nombreuses photos et citations illustrent ce site consacré à l’Ermitage où Rousseau passa des moments fondamentaux pour l’évolution de son œuvre.
http://tecfa.unige.ch/proj/rousseau/
Sur ce site consacré à Rousseau, on trouvera notamment la présentation des divers lieux qui ont joué un rôle dans sa vie et son ˛œuvre ainsi que de nombreuses explications et des extraits de textes.
http://www.chez.com/museeyourcenar/
La Villa du Mont Noir où Marguerite Yourcenar passa des vacances ; présentation du lieu, de l’auteur et de son œuvre, documentation pédagogique.
http://perso.wanadoo.fr/ecole.comtesse/page2.html
La Comtesse de Ségur et les Nouettes par une classe de primaire de l’école « Comtesse de Ségur «
Lacan Hommage à Marguerite Duras
HOMMAGE FAIT À MARGUERITE DURAS, DU RAVISSEMENT DE LOL
V. STEIN.
Paru dans les Cahiers Renaud-Barrault, Paris, Gallimard,
1965, n° 52, pp. 7-15.
« (7) Du ravissement, – ce mot nous fait énigme. Est-il objectif
ou subjectif à ce que Lol V. Stein le détermine ?
Ravie. On évoque l’âme, et c’est la beauté qui opère. De
ce sens à portée de main, on se dépêtrera comme on peut,
avec du symbole.
Ravisseuse est bien aussi l’image que va nous imposer
cette figure de blessée, exilée des choses, qu’on n’ose pas
toucher, mais qui vous fait sa proie.
Les deux mouvements pourtant se nouent dans un
chiffre qui se révèle de ce nom savamment formé, au
contour de l’écrire : Lol V. Stein.
Lol V. Stein : ailes de papier, V ciseaux, Stein, la pierre,
au jeu de la mourre tu te perds.
On répond : Ô, bouche ouverte, que veux-je à faire trois
bonds sur l’eau, hors-jeu de l’amour, où plongé-je ?
Cet art suggère que la ravisseuse est Marguerite Duras,
nous les ravis. »
Téléchargement ici
Théophile Gautier nouveau site

Vous y trouverez la liste des œuvres de Gautier, presque toutes accessibles en ligne, mais également une biographie complète de l’auteur, ainsi que des informations sur sa famille et ses contemporains.
Ce site contient également une bibliographie critique et régulièrement mise à jour de plus de mille références, des archives des événements consacrés à Gautier par le passé, des informations sur l’état des collections d’œuvres et de documents relatifs à Gautier, et bien d’autres choses encore…
Sur ce site, vous découvrirez également deux associations vouées à la promotion de Gautier et de son œuvre : la Société Théophile Gautier, créée en 1979, qui publie chaque année un Bulletin ; et l’Association du Bicentenaire Théophile Gautier 1811-2011, créée en 2009, et dont le rôle spécifique est d’organiser et de coordonner les célébrations de la naissance de l’auteur, en 2011.
http://www.theophilegautier.fr/
Livre du jour Leroux Le roi Mystère
GASTON
LEROUX,
Le Roi Mystère
Chaque jour un livre en téléchargement
Ce roman
débute par le long récit des opérations montées par
le Roi des Catacombes, autrement dit roi Mystère,
pour faire échapper à la guillotine un condamné à
mort innocent.
Commandant
à l’ensemble de la pègre parisienne, ce personnage
est tout puissant. Il dispose de moyens financiers
illimités et de complices dans tous les rouages de
l’État. Il s’offre le luxe, en outre, d’inviter à
dîner quelques représentants de la bonne société,
dont le procureur impérial Sinnamari, le directeur de
l’Assistance publique Eustache Grimm et le colonel
Régine, afin de leur faire assister en direct à
l’évasion du condamné, qu’ils ne peuvent empêcher.
Le récit voit ensuite le roi Mystère prendre toute
son ampleur. L’homme dispose de trois
identités :
Robert Pascal, un jeune peintre de Montmartre — le
comte de Teramo-Girgenti, vieillard aussi richissime
que mystérieux — et roi Mystère auprès de ses
troupes. Il apparaît petit à petit que cet individu
tout puissant poursuit un objectif très
personnel :
se venger des trois hommes — Sinnamari, Grimm, Régine
— qui, dans leur jeunesse, ont séquestré, violé et
provoqué la mort de sa mère et envoyé son père à
l’échafaud…
Leroux, Le Roi
Mystère
J’en possède une adaptation vidéo en cassette VHS… un
délice !
Ah !,
la Chanson
des Saules…
(feuilleton télévisé franco-belgo-suisse, en 4 épisodes de 90 minutes, créé par Marcel Jullian d’après le roman éponyme de Gaston Leroux et réalisé par Paul Planchon et diffusé du 23 avril au 14 mai 1991 sur FR3.)
Livre du jour Corneille Mélite
Chaque jour un livre en téléchargement
« Je te l’avoue, ami, mon mal est incurable ;
Je n’y sais qu’un remède, et j’en suis incapable :
Le change seroit juste, après tant de rigueur ;
Mais malgré ses dédains, Mélite a tout mon cœur ;
Elle a sur tous mes sens une entière puissance ;
Si j’ose en murmurer, ce n’est qu’en son absence,
Et je ménage en vain dans un éloignement
Un peu de liberté pour mon ressentiment :
D’un seul de ses regards l’adorable contrainte
Me rend tous mes liens, en resserre l’étreinte […]. »
Mélite, de Pierre Corneille
Livre du jour W. Benjamin Paris capitale du XIXe s

Le génie de Baudelaire, qui trouve sa nourriture dans la mélancolie, est un génie allégorique. Pour la première fois chez Baudelaire, Paris devient objet de poésie lyrique. Cette poésie locale est à l’encontre de toute poésie de terroir. Le regard que le génie allégorique plonge dans la ville trahit bien plutôt le sentiment d’une profonde aliénation. C’est là le regard d’un flâneur, dont le genre de vie dissimule derrière un mirage bienfaisant la détresse des habitants futurs de nos métropoles. Le flâneur cherche un refuge dans la foule. La foule est le voile à travers lequel la ville familière se meut pour le flâneur en fantasmagorie. […]
Téléchargement ici
Livre du jour Dumas les Mohicans de Paris I
ALEXANDRE DUMAS,
Les Mohicans de Paris —
Volume I
Comment, lors du Mardi Gras de 1827, trois compères
(Jean Robert le poète, Ludovic le médecin et Pétrus
le peintre) font la connaissance de Monsieur
Salvator, de son état commissionnaire rue aux Fers et
bien plus que cela.
Comment ils favorisent les amours du sympathique
musicien Justin, et ne négligent pas les leurs
propres.
Comment nos héros (sans oublier le chien Roland)
découvrent la vérité sur l’horrible assassinat, en
1820, de la famille Tardieu.
Comment, au service de la Charbonnerie, ils mènent la
vie dure aux sbires du roi Charles X, et en
particulier au policier Jackal (qui ressemble fort à
Vidocq, et qui n’a pas tort de répéter en toute
affaire « Cherchez la femme ! »).
Comment Salvator règle de vieux comptes avec
l’exécrable famille des marquis de Valgeneuse.
Comment l’histoire finit par des chansons, et même
par un opéra. Tout cela, et bien plus, s’entremêle et
se tient parfaitement, avec (entre autres), dans
leurs propres rôles, Chateaubriand, La Fayette et
Napoléon II.
Téléchargement du premier volume
ici
Molière : édition numérique et Pléiade
Alliant le
papier bible et les liens hypertexte, l’édition
des Œuvres
complètes de Molière
proposée par Georges Forestier et Claude Bourqui dans
La Pléiade est la première grande entreprise
éditoriale de l’ère numérique.
Les
maîtres d’œuvre de ces deux tomes entièrement
rénovés mettent en ligne les notes et documents
qu’ils n’ont pu reproduire dans l’appareil critique
de la version papier.
Le site du projet
Molière 21, hébergé
par le centre d’édition électronique « Corpus
électroniques de la première modernité » de
l’université Paris-Sorbonne (http://www.moliere.paris-sorbonne.fr/,
ouverture le 17 mai, le jour de la sortie du volume
papier), accompagne la parution de La Pléiade, en
fournissant des éléments complémentaires hors de
portée d’une édition papier :
un outil permettant de comparer mot à mot les
versions de plusieurs pièces essentielles, notamment
du Dom
Juan, et de
comprendre dans toute sa complexité le travail de
genèse de l’œuvre, une gigantesque chronologie de
l’âge classique, et surtout une immense base de
données de textes de référence sur l’ensemble des
pièces éditées dans La Pléiade.
Défense des Mille et Une Nuits

(Photo : Illustration pour les « Mille et une nuits » ©DR)
Des avocats avaient engagé une procédure demandant l’interdiction de l’ouvrage considéré par les milieux islamistes comme obscène.
Le Syndicat des écrivains égyptiens va porter plainte pour « destruction de patrimoine », contre un groupe d’avocats, influencé par les milieux islamistes, qui demandent l’interdiction de la réédition du conte des Mille et une nuits, annonce l’Agence de presse internationale catholique. Ce texte appartenant à l’histoire de la littérature arabe aurait, selon le groupe d’avocats demandant l’interdiction de la publication, un caractère trop marqué par la sexualité. Le texte ferait trop de références au sexe qui « encouragent au vice et au péché ». Les avocats demandent la confiscation de l’ouvrage et la poursuite de ses éditeurs. Selon eux, l’ouvrage viole un article du Code pénal égyptien punissant de deux ans de prison les « offenses à la décence publique ». Chaque édition est soumise à discussion et une version des Mille et une nuits avait déjà été interdite en Égypte en 1980.
Livre du jour G. Leroux Le Parfum de la Dame en noir
Chaque jour, un livre en téléchargement
« Le mariage de M. Robert Darzac et de Mlle Mathilde Stangerson eut lieu à Paris, à Saint-Nicolas-du-Chardonnet, le 6 avril 1895, dans la plus stricte intimité. Un peu plus de deux années s’étaient donc écoulées depuis les événements que j’ai rapportés dans un précédent ouvrage, événements si sensationnels qu’il n’est point téméraire d’affirmer ici qu’un aussi court laps de temps n’avait pu faire oublier le fameux Mystère de la Chambre Jaune… »
Le Parfum de la dame en noir, de Gaston Leroux.
L’Art de la fantasy volume 2
L’Art de la fantasy volume 2Aly Fell

Les dessins sont superbes, qu’ils soient noirs et blancs ou en couleurs, dessinés à la main ou à la palette graphique, chacun mérite que l’on s’y arrête pour apprécier le travail effectué et lire les commentaires toujours intéressants. Et la différence de style d’un dessin à l’autre fait la richesse de l’ouvrage.
Collection : Le Pré Aux Clerc Nombre de pages : 192 Prix de vente : 29€ Date de sortie : 11 avril 2010 EAN : 978-2842283896
Chaucer Contes de Cantorbury
Les Contes de Cantorbury

Outre ces pièces clés, sont exhumés dans l’édition érudite, dirigée par André Crépin, maints poèmes, traités et autres écrits en prose – dont certains en version bilingue – qui permettent de redécouvrir la plume humaniste, moderne et gourmande d’un grand penseur du Moyen Âge.
« Les Contes de Canterbury et autres œuvres », Robert Laffont, 1 696 p., 35 €.
George Orwell De la dèche à l'hommage
Saviez-vous que dans les années 30, l’auteur de 1984 a partagé la vie des clochards et s’est engagé dans la guerre d’Espagne ?
George
Orwell :
pourquoi en parler aujourd’hui ?
En quoi ses écrits, dont le dernier a été publié il y
a soixante ans, peuvent-ils nous aider à comprendre
la complexité du monde ?
Tout d’abord parce que pour la plupart, Orwell est
l’auteur de 1984,
dont la formule Big
Brother is watching you est
devenue un slogan tout-terrain dès qu’il s’agit de
dénoncer la surveillance généralisée des citoyens, à
qui Internet et le téléphone mobile ont donné une
nouvelle jeunesse.
Ensuite, parce que ses premiers livres, qu’ils
racontent la vie des clochards parisiens et
londoniens, les combats des milices républicaines en
Espagne ou la condition des mineurs gallois, méritent
d’être redécouverts.
Enfin, parce que les éditions marseillaises Agone
viennent de publier ses Écrits
politiques, après un
recueil de ses chroniques et une biographie
passionnante. Et Agone mérite qu’on s’intéresse à
elle. Cet article est donc le premier d’une série de
trois. Le deuxième évoquera le Orwell rendu célèbre
par La
ferme des animaux (1945)
et 1984
(1949),
commentateur de l’actualité dans sa chronique de
l’hebdomadaire Tribune.
Le dernier vous présentera un des éditeurs d’Agone,
qui nous parlera de la nécessité de publier Orwell et
de la manière, très originale, dont la maison est
gérée.
suite de l’article ici
Livre du jour Rilke Lettres à un jeune poète
Chaque jour, un livre en téléchargement
« Paris,
le 17 février 1903.
Cher
Monsieur,
Votre
lettre vient à peine de me parvenir. Je tiens à vous
en remercier pour sa précieuse et large confiance. Je
ne peux guère plus. Je n’entrerai pas dans la manière
de vos vers, toute préoccupation critique m’étant
étrangère. D’ailleurs, pour saisir une œuvre d’art,
rien n’est pire que les mots de la critique. Ils
n’aboutissent qu’à des malentendus plus ou moins
heureux. Les choses ne sont pas toutes à prendre ou à
dire, comme on voudrait nous le faire croire. Presque
tout ce qui arrive est inexprimable et s’accomplit
dans une région que jamais parole n’a foulée. Et plus
inexprimables que tout sont les œuvres d’art, ces
êtres secrets dont la vie ne finit pas et que côtoie
la nôtre qui passe.
Ceci dit, je ne puis qu’ajouter que vos vers ne
[…] »
Rainer Maria Rilke,
Lettres à un jeune
poète
Livre du jour Stefan Zweig 24 H de la vie d'une femme
Chaque jour, un livre en téléchargement
« Dans
la petite pension de la Riviera où je me trouvais
alors (dix ans avant la guerre1),
avait éclaté à notre table une violente discussion
qui brusquement menaça de tourner en altercation
furieuse et fut même accompagnée de paroles haineuses
et injurieuses. La plupart des gens n’ont qu’une
imagination émoussée. Ce qui ne les touche pas
directement, en leur enfonçant comme un coin aigu en
plein cerveau, n’arrive guère à les
émouvoir ;
mais si devant leurs yeux, à portée immédiate de leur
sensibilité, se produit quelque chose, même de peu
d’importance, aussitôt bouillonne e
