Langue

La rhétorique des sites racistes




À télécharger, une étude universitaire très intéressante de François Rastier sur la rhétorique utilisée dans les sites racistes auxquels les adolescents sont confrontés, en faisant des recherches sur l’internet.

En tapant “holocauste” sur un moteur de recherche, que faire quand on tombe sur une page de Faurisson ou de Garaudy ?


Sémiotique des sites racistes (François Rastier, 2006)
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Livre du jour Alain Rey L'Amour du français

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Un ouvrage indispensable, à télécharger ici.

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Livre du jour Le Bar du subjonctif

Alain Bouissière

Quelle idée! Publier au XXIe siècle, à l’heure où le langage SMS règne en roi, un livre consacré à la beauté de l’imparfait du subjonctif…

Son auteur a fondé, il y a une dizaine d’années, l’association CO.R.U.P.S.I.S.
: Comité pour la Réhabilitation et l’Usage (dans le langage parlé) du Passé Simple et de l’Imparfait du Subjonctif (d’où son surnom: Alain-Parfait du Subjonctif).
C’est l’histoire de cette aventure qui est relatée dans
Le bar du subjonctif. Cet ouvrage, vivant et original, rassemble pêle-mêle des anecdotes, des extraits d’articles parus dans la presse régionale et nationale, une sélection de lettres d’adhérents et même des jeux, et, dans toutes ces pages, le subjonctif est roi, nous rappelant la beauté d’une langue qui a tendance à disparaître.
Ce livre est un bain de fraîcheur intellectuel et humain car le message délivré dépasse largement la seule question du subjonctif et nous offre une vision de la société qui n’est pas pour me déplaire. Nous offrons ce livre à tous les amoureux de la langue française, en les invitant à laisser nombreux leur commentaires et à le faire connaître partout… Subjonctivement vôtre.

Téléchargement ici.

Mais je crains que cela ne soit pas toujours convenable… « Certes, vous le pûtes, mais pour que je le reçusse, encore eût-il fallu que vous le conçussiez. »

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Féminisation des insultes et des gros mots

Caroline Caudron et Julie Populaire ont publié un article de 25 pages sur la féminisation des insultes et des gros mots, dans le cadre de l’Université libre de Bruxelles.

«
Le Bon Usage de Grevisse n’est pas adapté aux insultes et aux gros mots, bien qu’ils soient des adjectifs et des noms communs. Nous vous proposons d’apporter votre contribution dans notre étude en répondant aux questions ci-dessous.»

Cet article est
téléchargeable ici.
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Émile Littré Pathologie verbale

Émile Littré, auteur d'un célèbre dictionnaire, et également médecin, a écrit un curieux ouvrage : «LA PATHOLOGIE VERBALE ou lésions de certains mots dans le cours de l'usage», inclus dans Études et Glanures éditions Didier, 1880.

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Dans La Pathologie verbale ou lésions de certains mots dans le cours de l'usage il présente par ordre alphabétique un certain nombre de mots dont il n'a pas pu, dans les limites des articles de son dictionnaire, commenter l'évolution, selon lui hors normes.

 Le titre même de
Pathologie verbale révèle que Littré, qui fut médecin et éditeur d'Hippocrate avant d'être lexicographe, a un point de vue normatif ; il ne se contente pas de constater, il juge du bien et du mal en matière de lexique. Et il en juge d'un point de vue essentiellement étymologique. Les cas qu'il relève sont des cas de contradiction entre l'usage, qu'il est bien obligé d'accepter, et l'histoire.

« Les mots ne nous appartiennent pas ; ils proviennent non de notre fonds, mais d'une tradition. Nous ne pouvons en faire sans réserve ce que nous voulons, ni les séparer de leur nature propre pour les transformer en purs signes de convention. On est donc toujours en droit de rechercher, dans les remaniements que l'usage leur inflige, ce qui reste, si peu que ce soit, de leur acception primordiale et organique. ».

Donc, selon Littré, sont bons et sains les mots dont les divers sens peuvent sans trop de peine être rattachés à celui de leur étymon réel ou supposé, et malades lorsque un usage « inconsistant » s'est « mépris », a entériné de « fâcheuses déviations ».

Vision désormais obsolète, mais révélatrice d’un grand penseur du XIXe siècle.
OUVRAGE LISIBLE ICI
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Michel Arrivé Verbes sages et verbes fous

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Le français d’aujourd’hui évolue sous nos yeux à un rythme stupéfiant. Il conserve une bonne part de ses caractères de jadis et il s’enrichit des innombrables innovations lexicales que lui apportent les mutations de la société et de ses mœurs.
Les verbes sont les témoins privilégiés de cette évolution de la langue, parce qu’ils désignent des activités qui, il y a peu encore, n’étaient pas nommées, pour la meilleure des raisons
: elles n’existaient pas: boboïser, bossnapper, candidater, se casser, chatter, coocooner, débloguer, fragnoler, génocider, marrainer, paparazzer, sankariser, sarkozyser, sécuriser, titriser, twitter, verdir (au sens écolo), yourser, zipper, etc
En évitant de se crasher ou de se scratcher. Ce qui ne les empêche pas de continuer, parfois sous des formes nouvelles, à brader, cafter et chiner (sans chinoiser
?), à consommer et, hélas, à consumer, à (se) chambrer ou (se) cuisiner et (s) engueuler, parfois à flipper, gaffer ou tilter.
C’est l’univers de ces verbes, sages ou fous, souvent sages et fous, anciens, et, surtout récents, parfois tout récents, qui révèlent les modes de vie des Français et des Francophones dans les premières années du XXIe siècle, que révèle l’auteur de façon savante et drôle.

Paru le 20 mars 2010 chez Belin, dans la collection
Le Français Retrouvé.
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99 expressions à f… à la poubelle

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Jean-Loup Chiflet publie un livre « qui va impacter grave au niveau de l’optimisation », soit un choix de 99 mots et expressions à foutre à la poubelle, ces tics de langage qui agacent et que l’on entend partout: « que du bonheur », « impacter », « c’est clair », « décryptage ».
Après Sky, my husband! un nouvel opus indispensable, dans la collection Points au Seuil, Le goût des mots, dirigée par Philippe Delerm
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Langue des bourreaux langue des victimes

Sur le site La vie des idées, Saül Friedlander et Pierre-Emmanuel Dauzat:

extrait
:


« Klemperer est le premier et, pendant longtemps, le seul à avoir analysé dans la langue du Troisième Reich des formules, des mots typiques, une certaine utilisation de verbes, une syntaxe véritablement spécifique. Oui, il y avait un langage du Troisième Reich et, très souvent, quand vous lisez des ouvrages un peu spécialisés, vous avez à la fin une sorte de glossaire qui vous indique ce que voulaient dire toutes ces expressions. C’est vrai que la propagande – je pense bien sûr à Goebbels mais aussi à des organisations comme la SS – se créaient une langue qui était leur essence même. Même les grades avaient une espèce de consonance, qui donnait par exemple une identité aux SS. Goebbels utilisait certaines formules qu’il répétait, de même que Hitler bien sûr. Klemperer notait tout cela très précisément. Dans son journal de la guerre, il travaille sans cesse sur la langue. Tout de suite après la guerre, il a publié la LTI [« Lingua Tertii Imperii », titre de l’ouvrage de Klemperer paru en 1947, NDR]. »

http://www.laviedesidees.fr/Langue-des-bourreaux-langue-des.html
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L'orthographe publique

Sur un site consacré au Paris pittoresque, voici un texte extrait du Tableau de Louis-Sébastien Mercier, que je trouve tout à fait charmant :

http://www.paris-pittoresque.com/vie/34.htm
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La Professeure Jacqueline a réformé son orthographe

Je salue, avec tout le respect et la profonde admiration que je lui voue, Mme Jacqueline Picoche, pour l’article suivant qu’elle a mis en ligne sur son site :

La Professeure Jacqueline a réformé son orthographe

Article publié dans Le point sur la langue française. Hommage à André Goosse édité par Michèle Lenoble-Pinson et Christian Delcourt (Bruxelles : Le Livre Timperman, 2006) [= Revue belge de Philologie et d'Histoire, 84 (2006) 3].pp. 73 à 93
bas de page, colonne de gauche :

http://jpicochelinguistique.free.fr/


Rageant contre mes éditrices, et contre toutes les solennelles âneries lues sur la féminisation des noms, j’avais besoin de cette bouffée d’oxygène !

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Dictionnaire érotique de la francophonie

Le Professeur Georges Lebouc, professeur honoraire à l’Institut supérieur d’études sociales à Bruxelles, nous avait déjà régalés de plusieurs ouvrages de choix (1)

Il vient de publier un
Dictionnaire érotique de la Francophonie, qui permettra d’éviter bien des quiproquos.

« (…)
Les faux amis ne manquent pas ! En québécois, par exemple, se branler signifie s’agiter, et il n’est pas rare d’entendre une mère dire à son enfant : «arrête de te branler». Dans un autre genre, on évitera de demander à un Québécois comment vont ses gosses, ce qui revient à prendre des nouvelles de ses testicules. En Suisse, un patin n’est pas un baiser argotique, mais une couche, un lange, quant à la quéquette, elle désigne un plateau servant à quêter, voire la quête elle-même. (…) »

Il a livré une interview hilarante à Catherine Mallaval (
Libération du 24 janvier 2009, « Dico du cul voyageur »)


(1) Parlez-vous le politiquement correct ? Coll. «Autour des mots», éditions Racine, 128 pp., 15,70 euros.
Dictionnaire de belgicismes, Georges Lebouc, éditions Racine, 2006
Dictionnaire érotique de la francophonie, Ed. Racine, coll. Autour des mots, 2008. 15,70 euros.
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Jacqueline de Romilly et la langue

Notre Homène à nous.
Cette fois, au lieu d’en appeler au sauvetage (indispensable) d’un enseignement des humanités au bord de l’abîme, elle chante haut et fort la grandeur de la langue grecque. Aidée de Monique Trédé, qui dirige le
Centre d’Etudes anciennes de l’Ecole Normale Supérieure, Jacqueline de Romilly livre un chant d’amour dans Petites leçons sur le grec ancien (176 pages, 15,50 euros, Stock),
Un article de Mme de Romilly le 28-10-2008 dans
Le Monde : La littérature et le passé vivant

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les temps verbaux : retour à la tradition

Dans un article très intéressant, Jacques Moeschler, professeur à l'université de Genève, démontre que l’approche «moderne» des temps verbaux, dans sa version structuraliste et textuelle, n’est pas satisfaisante et doit être abandonnée.
Elle réduit de façon excessive la dimension sémantique du système. L’un des échecs de l’analyse linguistique moderne du temps dans la langue est liée à la réduction extrême de la sémantique des temps verbaux, la fonction principale des temps verbaux, en pédagogie actuelle, étant de signaler un type de texte : la description montre alors sa pauvreté conceptuelle.



http://www.unige.ch/lettres/linguistique/moeschler/publication_pdf/temps_langue.pdf
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De la langue de bois au politiquement correct

Vous pourrez trouver ici une étude de Gérald Antoine sur la “langue de bois” et le “politiquement correct” :

http://www.asmp.fr/fiches_academiciens/textacad/antoine/languedebois.pdf
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Fleurs latines


À télécharger en pdf

de Pierre Larousse,
Fleurs latines des dames et des gens du monde, 1894

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k96238h
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