R. Darnton Le Diable dans un bénitier
Robert Darnton,
Le Diable dans un bénitier. L’art de la calomnie
en France,
1650-1800, Paris, Gallimard, 2010.

L'historien américain Robert Darnton, directeur de la bibliothèque de Harvard, passionné par le devenir de l'Internet autant que par la France du XVIIIe siècle, explore avec distance et fulgurance un genre qui fit trembler la cour : le libelle.
Une étude de cet ouvrage par Antoine Lilti sur le site de La Vie des idées : téléchargeable ici en pdf
Le dernier journal «à l'ancienne» : Le Démocrate

L’Aisne Nouvelle : Article : Le Démocrate : un journal de caractère
«Ils sont trois, trois caractères passionnés de lettres, de textes et de mots. Sur le terrain, Laure la journaliste, à la linotype Dominique Picard plus de trente-cinq ans de maison et son camarade Serge Dussart le typographe-imprimeur. À eux trois, ils font tourner la « boutique » du dernier journal français qui a du plomb dans les pages : Le Démocrate de l’Aisne.
Véritable lien avec le territoire, cet hebdomadaire est tout un symbole de fabrication à l’ancienne. Créé en 1906, par Pascal Ceccaldi il est le dernier journal français composé et imprimé au plomb sur des machines du début du siècle. À l’époque, la composition se fait lettre par lettre avec des caractères mobiles. Aujourd’hui, le travail continue sur des lignes entières de plomb et cela depuis 1936. Installée dans les anciennes écuries de la gendarmerie, l’imprimerie est le site touristique le plus visité de la ville. Plusieurs générations de lecteurs Eh oui, les visiteurs, Le Démocrate, il connaît. Tout au long de l’année, ils arrivent de partout afin d’observer la passion de tout un métier en disparition. Dans le cadre de l’opération Savoir-Faire en Thiérache l’atelier reçoit les anciens exploitants de l’Union Syndicaliste Agricole de l’Aisne du canton de Vervins. Lors des différentes interventions Laure précise que 90 % des lecteurs sont des abonnés sur plusieurs générations. Laure : « Certains de nos lecteurs ont quitté la ville pour se retrouver à l’autre bout du monde comme l’Australie ou le Chili. Leur seul lien avec le territoire c’est le Démocrate. » De jolis moments aux odeurs d’encre et couleurs de plomb. […]»
Le lazaret d'Effry
Une page importante sur le «lazaret» d'Effry, premier camp d'extermination, bien avant le nazisme.
Extrait de la conclusion :
« Que s’est-il passé à Effry ? Effry nous gêne – parce qu’Effry étend le concept de barbarie. Nous avons pris pour habitude de considérer que la monstruosité du XXe siècle a été le fait de certains régimes, identifiés, répertoriés. Nous croyons nous souvenir – mais nous refusons de faire de ces charniers, de ces crématoires, de ces machettes, des faits historiques. Effry appartient à la mémoire des habitants d’Effry – non à l’histoire. Sans cesse est invoqué le « devoir de mémoire » - notion molle et confortable, consensuelle : tel se souviendra, mais tel autre oubliera, tout est affaire de décors…Or Effry signifie le contraire : la barbarie européenne ne commence pas en 1933 pour expirer en 1945. Soyons très nets : l’armée allemande en 1917 est déjà attachée à nier l’humain. Effry reçoit des malades – mais à Effry, on ne soigne pas. On ne nourrit pas. Au contraire, on établit délibérément un dispositif visant à étendre les épidémies. On pratique des amputations sur des membres sains. On viole. On tue. Plus encore : ces pratiques sont rationnalisées, conceptualisées. La barbarie du XXe siècle n’est pas de l’ordre d’une folie meurtrière et passagère. Michelsohn n’est pas un barbare, un amok. Il y a une ostentation délibérée de la puissance aveugle – Michelsohn faisant coucher son chien sur les couvertures des prisonniers bleus de froid… On voit bien – si l’on veut seulement regarder – qu’Effry est un camp d’extermination. Nulle part dans le texte « officiel » je n’ai employé le terme. Sans quoi le texte n’aurait pu paraître. Le IIIe Reich n’a pas inventé l’extermination. Le IIIe Reich a, au contraire, constitué une modalité de l’idéologie antihumaniste qui déjà s’exprimait à Effry. La source de cette idéologie est connue. Elle porte un nom – le Sonderweg, l’autre voie. Elle est une œuvre commune, globale, de certains intellectuels et hommes politiques allemands. Après la débâcle napoléonienne, après le reflux des armées française, après l’immense déception parmi les démocrates européens, la caste nobiliaire allemande va se constituer en mouvement réactionnaire, articulant théorie et activisme. Le point essentiel est que la philosophie des Lumières est une œuvre française, latine – incompatible avec l’esprit spécifique des germains. La démocratie, les droits de l’homme sont étrangers à la nature allemande. Ces positions du Sonderweg restent marginales – mais trouvent écho chez les aristocrates prussiens, les junkers, ou chez certains nationalistes bavarois… L’armée allemande, et non la nation allemande, devient le terreau de cette idéologie. Il n’est pas ici question de discuter ce point de l’histoire des idées. Lentement, l’armée allemande secrète une théorie de la guerre, ainsi chez Clauzewitz apparaît la formalisation d’un projet militaire – qui est à la fois lié à l’écrasement de l’ennemi (et non à la recherche d’une « défaite militaire »), à la notion de guerre totale devant également investir la sphère civile, et à l’idée que « la guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens ». Il n’y a donc pas de soumission du militaire au politique. Il n’y a donc pas de droits civils à opposer aux impératifs militaires – d’extermination de l’adversaire. La conséquence ultime du Sonderweg, c’est que tout est militaire. Tout est ennemi. La guerre est le fondement de la nation. La mort est un maître venu d’Allemagne…(Celan). Effry gêne – car Effry exprime la quintessence de la machine de guerre. La machine de guerre est machine de mort – et rien d’autre. Effry gêne – car Effry porte en germe l’idée que l’extermination massive pratiquée ici et là tout au long du XXe siècle n’est pas le fait de telle idéologie – puisqu’aussi bien nationalisme, stalinisme, nazisme, marxisme polpotien, ethnicisme, que sais-je ? l’ont pratiqué. Aucune idéologie ne semble à l’abri de voir germer en elle un désir de mort absolue. Y a-t-il un point commun à ces barbaries ? La réponse est à Effry : l’existence même d’un corps militaire autonome, non soumis au pouvoir civil, a permis un tel crépuscule de l’humain.»
Service départemental des
Anciens Combattants de l’Aisne
Michel Winock Mme de Staël

Fayard, 577 p.
Circulaire Rafle du Vel'd'Hiv
«Sa source est sure, il provient des archives d’une organisation syndicale policière à présent dissoute, qui disperse ses archives.
Je
vous préviens, il est glaçant.
On a coutume de dire que le crime contre l’humanité
qu’a constitué l’extermination des juifs en Europe au
cours de la Seconde guerre mondiale est unique en ce
qu’il est un crime administratif. Ce n’est pas
l’oeuvre d’un fou, car un fou seul n’aurait pas pu
tuer autant en aussi peu de temps. C’est un crime
commis à l’aide de la machine administrative, froide,
efficace, organisée et insensible.
En voici la démonstration.
Le document est un pdf, c’est une photocopie de
photocopie d’une copie faite au carbone d’un document
vieux de 70 ans, d’où sa piètre qualité. Grâce à la
gentillesse et à la disponibilités de mes lecteurs,
vous trouverez une retranscription de la circulaire
ci-dessous, qui respecte dans la mesure du possible
la mise en page originale. Seule la page 4 a dû être
retranscrite au format pdf, il s’agit d’un tableau,
qui cause des problèmes d’affichage selon la taille
de l’écran du lecteur.
Je n’ai aucun droit de propriété intellectuelle sur
ce document, et vu sa nature et son ancienneté, il
est libre de droit. Vous pouvez copier le fichier, et
en faire ce que vous voulez. La retranscription
suivra ce statut et pourra être librement
recopiée.»
Livre du jour Mémoires d'Artagnan
Chaque jour, un livre en téléchargement
«Je ne m'amuserai point ici à rien rapporter de ma naissance, ni de ma jeunesse, parce que je ne trouve pas que j'en puisse rien dire qui soit digne d'être rapporté. Quand je dirois que je suis né Gentilhomme, de bonne Maison, je n'en tirerois ce me semble que peu d'avantage, puisque la naissance est un pur effet du hasard, ou pour mieux dire de la providence divine. Elle nous fait naître comme il lui plaît, sans que nous ayons de quoi nous en vanter.»
Mémoires de M. d'Artagnan, de Gatien de Courtilz de Sandras
Atlas des Parisiens

|
Atlas des Parisiens
|
| De la Révolution à nos jours |
«À quelque
endroit qu’on l’ouvre, l’Atlas
des Parisiens est une
mine d’érudition et de poésie. Les idées reçues sont
confortées :
il y a un dentiste pour 324 habitants dans le
VIIIe
arrondissement,
et 1 pour 2 000
dans le XXe.
Ou démontées :
les infractions sont plus fréquentes dans les
quartiers riches et déserts que dans la périphérie.
Les ouvriers, les familles nombreuses, les Italiens,
les grands magasins, les chevaux traversent, ou pas,
le temps et l’espace. L’Histoire a droit de cité. Les
bombardements versaillais et prussiens ont fait
davantage de dégâts que la Seconde Guerre
mondiale. » Claire
Devarrieux, Libération.
Éditions
Parigramme
Jean-Luc Pinol et Maurice Garden
|
|
Lucie Aubrac dernier entretien
SON DERNIER ENTRETIEN EN DVD
Lucie Aubrac nous a quittés le 14 mars 2007. Cette
rencontre a été tournée à son domicile quelques
semaines auparavant.

http://www.souvenir-dvd.com/lucie-aubrac/product_info.php/products_id/41
Arlette Farge Essai pour une histoire des voix
Une présentation de son dernier livre :

La rue,
les salons résonnent des conversations, badinages,
disputes, annonces royales sur jeu de trompettes,
paroles du pouvoir et de L’Église, chansons à un sol,
musiques jouées à tout va. Ils contiennent aussi tes
cris, les gémissements, les voix du désarroi, de la
folie, celles qui s’échappent des immeubles, des
prisons et des hôpitaux. La société populaire est un
immense champ sonore et vocal. Toutes ces voix se
sont enfuies à jamais pourtant elles sont la matrice
de communautés n’ayant guère accès à l’écrit.
Arlette Farge les recherche à travers les archives
dans lesquelles ont été notés parfois les timbres de
voix et les intonations des uns et des autres. Elle
trace une ligne fragile, aux confins de la
linguistique et de la musique, et parvient à nous
faire entendre « ces voix démultipliées sans
lesquelles nous ne sommes rien ».
Le vendredi 6 novembre, a été projeté à la Scam,
à Paris,
l’Échappée belle, un documentaire de
Frédéric Biamonti (Hunstville, la
colonie pénitentiaire ;
Destin des Halles…), consacré à
l’historienne Arlette
Farge, spécialiste des
archives de police du XVIIIe siècle,
intellectuelle atypique, à la curiosité gourmande. En
présence d’Arlette
Farge
et du
réalisateur.
deux liens : entretiens à la revue VACARME
ici et ici
Tardi «Putain de guerre !» t.2

Avec le second volume de Putain de guerre !, Tardi met un point final à son grand œuvre sur la Première Guerre mondiale. Un travail colossal, d’une puissance inégalée.
Castermag’: Vous venez d’achever le second volume de Putain de guerre ! Que ressentez-vous, maintenant que ce travail est terminé ?
JACQUES TARDI : À chaque fois que je termine un album, il y a toujours un moment de déprime. Un livre, c’est en gros un an de boulot. Mais dans le cas de celui-ci, si on élargit à l’ensemble des travaux que j’ai consacrés à la Première Guerre mondiale, voilà près de trente ans que ça m’occupe ! Alors oui, il y a une certaine mélancolie à ranger les dessins, à trier la documentation, les photos… (…)
suite de l’interview ici
Vous êtes enseignant ?
Vous pouvez télécharger ici le dossier pédagogique consacré à l'album, réalisé par La Nouvelle Revue Pédagogique.
Un dvd est annoncé : sortie imminente
Revue Europe Jean-Pierre Vernant

Anthropologue du monde
grec, Jean-Pierre Vernant (1914-2007) est l’un des
grands esprits de notre temps. Renommé pour la
rigueur de ses analyses à la clarté quasi
géométrique, il était également doté d’un
extraordinaire talent de conteur qui lui a permis de
transmettre sa passion pour les cultures classiques
bien au-delà du cercle des antiquisants.
Ce numéro
d’Europe
s’ouvre sur
un grand entretien inédit avec Jean-Pierre Vernant.
Ce document constitue sans nul doute une voie royale
pour découvrir le paysage intellectuel dans lequel le
chercheur a évolué, plusieurs décennies durant. On y
perçoit en effet les étapes d’un parcours
scientifique et humain, les influences qui l’ont
formé, les inflexions d’une pensée sensible aux
critiques et aux apports nouveaux, jamais figée, et
néanmoins profondément fidèle à elle-même.
Au témoignage
direct de l’entretien s’ajoutent des contributions
internationales qui illustrent l’impact de l’œuvre de
Vernant dans différents domaines et abordent des
thématiques fondamentales : la tragédie, le
politique, le mythe, le féminin, l’image, les
représentations de l’altérité… Nous allons ainsi à la
rencontre l’homme et du savant, du chercheur et du
militant, du résistant et de l’helléniste — sans que
ces facettes, reliées entre elles par un dense réseau
de correspondances, puissent jamais être dissociées
les unes des autres. On pourra également lire dans
cette livraison d’Europe
un ensemble
d’études sur le travail dans l’Antiquité. Cette
section montre en acte comment la pensée de Vernant
demeure vivante et efficace : en autorisant des
questionnements nouveaux et en permettant de formuler
des hypothèses inouïes. Où l’on voit que l’œuvre de
Jean-Pierre Vernant est une œuvre vivante, et
qu’au-delà de la disparition de son auteur, elle
continue à travailler et à faire travailler.
ÉTUDES ET
TEXTES DE
Bernard Mezzadri, Jesper Svenbro, Jean-Pierre
Vernant, Riccardo Di Donato, Diego Lanza, Pietro
Pucci, Claude Mossé, Pauline Schmitt Pantel, Froma
Zeitlin, Françoise Frontisi-Ducroux, François
Lissarrague, John Scheid, Raymond Descat, Yan Thomas,
Charles Malamoud, Gabriella
Pironti.
Jean-Pierre
Vernant :: sommaire
Michelle Perrot Histoires de chambres

Michelle Perrot, Histoire de chambres, Seuil, coll. « Librairie du XXIe siècle », 2009. 444
p., 530 g., 22 euros.
Alain Corbin, autre éminent historien, analyse cet ouvrage dans un article paru sur le site La Vie des idées : Toute l’intimité du monde
http://www.laviedesidees.fr/IMG/pdf/20090917_corbin.pdf
Livre du jour Victor du Bled
Chaque jour, un livre en téléchargement
«La science de gueule, qui n'est pas aussi dégénérée que l'affirment certains pessimistes, qui n'a pas de plus cruel ennemi que le féminisme, et demeure la science sociale par excellence, fut consacrée par les religions de l'Antiquité, et garda même dans les temps modernes un caractère presque hiératique, par la gravité solennelle des rites et du cérémonial qui l'entourait notamment à la Cour. Faut-il voir un (...)».
Dîneurs et Dîners d'autrefois, de Victor Du Bled.
Le 31 du mois d'août
Une chanson de marins qui rappelle la prise du « Kent » par Surcouf à bord de « La Confiance» le 31 Août 1800 :
Le 31 du mois d’août
Nous aperçûmes sous l’vent à nous
Une frégate d’Angleterre
Qui fendait la mer et les flots
C’était pour aller à Bordeaux
Refrain :
Buvons un coup, buvons en deux
A la santé des amoureux
A la santé du roi de France
Et merde pour le roi d’Angleterre
Qui nous a déclaré la guerre (…)
À écouter ici
Partition ici
UNESCO : Le Journal d'Anne Frank
Parmi les 35 nouveaux biens du patrimoine documentaire mondial, l’Unesco a aussi classé la Bibliothèque de l’Abbaye cistercienne de Clairvaux.
Trente cinq éléments du patrimoine documentaire d’une exceptionnelle valeur ont été ajoutés au Registre UNESCO de la Mémoire du Monde. On dénombre désormais 193 biens patrimoniaux classés depuis 1997. Selon le communiqué de l’institution, « le Directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, a annoncé l’inscription de ces éléments sur recommandation des experts réunis à Bridgetown (La Barbade) depuis le 28 juillet dans le cadre du Comité consultatif international (CCI) du Programme de l’UNESCO Mémoire du Monde ».
Parmi ces trente-cinq éléments, il y a le Journal d’Anne Frank qui raconte la vie quotidienne pendant la Seconde Guerre mondiale à travers le regard d’une adolescente juive qui se cachait avec sa famille de la persécution nazie. « Son journal est l’un des dix livres les plus lus dans le monde. »
Il y a aussi les Archives des Radziwill et la Bibliothèque de Nesvizh (Lituanie), la Collection de manuscrits scandinaves d’Árni Magnússon, les Archives Csoma de la bibliothèque de l’Académie hongroise des sciences, la Collection du Centre de documentation et d’enquête de la Communauté ashkénaze au Mexique.
Pour la France, on retrouve les Archives de l’Institut littéraire polonais à Paris et surtout le classement de la Bibliothèque de l’Abbaye cistercienne de Clairvaux à l’époque de Pierre de Virey (1472). Ils rejoignent la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, les Films des Frères Lumières, l’instauration du système métrique décimal et les tapisseries de Bayeux.
Naissance de Calvin 500e anniversaire
En Picardie, au nord de Paris, sa ville natale lui rend un hommage discret. Une visite à Noyon permet d'imaginer l'enfance du futur réformateur, au pied d'une puissante cathédrale.
Calvin à Noyon
Sur les pas de Calvin
Paris en train, départ de Gare du Nord.

Le site du jubilé Calvin 2009
Une magnifique brochure : Jean Calvin le Noyonnais
Enfin,des regards plus critiques :
L’affaire Michel Servet, une émission de Canal académie
Stefan Zweig, 1936, Conscience contre violence ou Castellion contre Calvin
Michelet La Femme
http://www.romanpopulaire.com/livres/michelet/michelet_femme.shtml
Daniel Cordier, Mémoires 1940-1943

Daniel Cordier est né à Bordeaux en 1920. Maurassien, il milite à l’Action française. Révolté par l’armistice, il embarque le 21 juin 1940 pour l’Angleterre et s’engage dans les Forces françaises libres le 28 juin. Parachuté en métropole le 1er août 1942, il entre au service de Jean Moulin. Après la guerre, il s’oriente vers une brillante carrière de marchand d’art contemporain. Depuis la fin des années 1970, choqué par les mises en cause de Jean Moulin, il a entamé une carrière d’historien-témoin pour défendre sa mémoire. De lui, les Éditions Gallimard ont publié Jean Moulin. La République des catacombes (La Suite des Temps, 1999).
Extrait:
Voici donc, au jour le jour, trois années de cette vie singulière qui commença pour moi le 17 juin 1940, avec le refus du discours de Pétain puis l’embarquement à Bayonne sur le Léopold II. J’avais 19 ans. Après deux années de formation en Angleterre dans les Forces françaises libres du général de Gaulle, j’ai été parachuté à Montluçon le 25 juillet 1942. Destiné à être le radio de Georges Bidault, je fus choisi par Jean Moulin pour devenir son secrétaire. J’ai travaillé avec lui jusqu’à son arrestation, le 21 juin 1943. Ces années, je les raconte telles que je les ai vécues, dans l’ignorance du lendemain et la solitude de l’exil. J’ai choisi pour cela la forme d’un « journal », qui oblige à déplier le temps et à fouiller dans les souvenirs. Les conversations que je relate ont pris spontanément la forme de dialogues. Qu’en penser après tant d’années ? J’ai trop critiqué les souvenirs des autres pour être dupe de mes certitudes : là où finissent les documents, commence le no man’s land du passé, aux repères incertains. Mais s’il est dans la nature d’un témoignage d’être limité, il n’en est pas moins incomparable?: instantané du passé, il permet de faire revivre les passions disparues. J’ai consacré beaucoup de temps et de soins à traquer la vérité – elle seule donne un sens à une telle entreprise – pour évoquer le parcours du jeune garçon d’extrême droite que j’étais, qui, sous l’étreinte des circonstances, devient un homme de gauche. La vérité est parfois atroce.
Pétra et les Nabatéens

Marie-Jeanne Roche
Pétra et les Nabatéens
Pétra, la cité rose de Jordanie, fait rêver de caravanes d'encens et d'architecture fabuleuse. Mais qu'en est-il réellement de la capitale d'un royaume des sables et de ses habitants, entreprenants caravaniers arabes qui ont résisté aux Grecs, puis aux Romains ? La civilisation nabatéenne, tombée dans l'oubli jusqu'au début du XIXe siècle, retrouve la lumière grâce au développement intensif de la recherche archéologique et épigraphique. Dans ce guide, le lecteur découvrira combien les Nabatéens, courageux et aventureux, étaient aussi amoureux de la vie.
Les Belles Lettres
| Éditeur |
L'Histoire est un sport de combat
L'historien Joseph Morsel contribue à cet effort salutaire avec un essai passionnant (pour public averti).
Intitulé avec humour : L’Histoire (du Moyen Âge) est un sport de combat..., il n'est pas vendu en librairie mais disponible en ligne !
télécharger l'essai de Joseph Morsel :
http://lamop.univ-paris1.fr/W3/JosephMorsel/Sportdecombatmac.pdf
Livre du jour Beccaria
• Traité des délits et des peines. Traduction de l'italien par M. Chaillou de Lisy, bibliothécaire, publiée à Paris en 1773 par J. Fr. Bastien. Paris: Librairie de la Bibliothèque nationale, 1877, 192 pp. Collection: Bibliothèque nationale. Collection des meilleurs auteurs anciens et modernes.
Texte téléchargeable.
• “Présentation de l'oeuvre de Cesare Beccaria”. Les Éditions Le Boucher.
• Voltaire (1766), “Commentaire sur le livre des Délits et des peines par un autre avocat de province”. François Perroud, Athena. Texte intégral.
• Michel Poiret, historien (Université de Genève), “Pour une abolition universelle de la peine capitale: la voix de Beccaria”. Article paru le 23 janvier 2001 dans Le Courrier, L'essentiel, Autrement.
• Sénat français, “Les grandes pages de l'histoire de l'abolition de la peine de mort en France”.
http://classiques.uqac.ca/classiques/beccaria/beccaria.html
Livre du jour Louise Michel
Chaque jour, un livre en téléchargement
« La
Commune à l’heure actuelle est au point pour
l’histoire.
Les
faits, à cette distance de vingt-cinq années, se
dessinent, se groupent sous leur véritable
aspect.
Dans
les lointains de l’horizon, les événements
s’amoncellent de la même manière aujourd’hui avec
cette différence, qu’alors, surtout la France
s’éveillait, et qu’aujourd’hui c’est le
monde. »
Louise Michel, La Commune.
Caricatures
Dans ce site, vous trouverez des analyses qui focalisent sur des caricatures avec des notices plus ou moins longues, parfois rédigées par des enseignants eux-mêmes.
Pour les trouver, il faut cliquer sur la rubrique « Arrêt sur image ».
La rubrique « Célébrités historiques... » offre également un tour d'horizon de telle ou telle célébrité vue au travers de l'image satirique.
Enfin, dans la rubrique « Caricaturothèque », l'enseignant pourra trouver des séries de caricatures des XVe au XXIe siècle. Ces images peuvent être utilisées pour illustrer des cours.
Les enseignants pourront utiliser l'INDEX des noms et des sujets, index qui permet de balayer l'ensemble des données disponibles sur le site : auteurs, personnages, thèmes, journaux, dessinateurs, etc...
Ceux d'entre vous qui seraient désireux d'obtenir telle ou telle image présente sur le site, mais de meilleure définition peuvent écrire aux responsables du site.
http://www.caricaturesetcaricature.com/article-11259812.html
Un dossier sur La Feuille et l’affaire Dreyfuss :
http://www.caricaturesetcaricature.com/article-13290992.html
Une page intéressante sur les femmes dans la caricature allemande vers 1900 :
http://www.caricaturesetcaricature.com/article-13150395.html
Quelques numéros de L’Humanité (époque Jaurès) à télécharger.
Abécédaire du XVe siècle
Les animations de cet abécédaire "ont été conçues à partir des lettrines et des enluminures du Missel de Rouen", un manuscrit du XVe siècle. 26 petites saynettes à butiner, de A comme ange à Z comme zoo.
Attendre quelques secondes pour que les images montent.
http://bibliotheque.rouen.fr/creaplus/abcd/
La Chanson de Craonne
Quand au bout d'huit jours le r'pos terminé
On va reprendre les tranchées,
Notre place est si utile
Que sans nous on prend la pile
Mais c'est bien fini, on en a assez
Personne ne veut plus marcher
Et le cœur bien gros, comm' dans un sanglot
On dit adieu aux civ'lots
Même sans tambours et sans trompettes
On s'en va là-bas en baissant la tête
- Refrain :
Adieu la vie, adieu l'amour,
Adieu toutes les femmes
C'est bien fini, c'est pour toujours
De cette guerre infâme
C'est à Craonne sur le plateau
Qu'on doit laisser sa peau
Car nous sommes tous des condamnés
Nous sommes les sacrifiés
Huit jours de tranchée, huit jours de souffrance
Pourtant on a l'espérance
Que ce soir viendra la r'lève
Que nous attendons sans trêve
Soudain dans la nuit et dans le silence
On voit quelqu'un qui s'avance
C'est un officier de chasseurs à pied
Qui vient pour nous remplacer
Doucement dans l'ombre sous la pluie qui tombe
Nos pauvr' remplaçants vont chercher leurs tombes
- Refrain -
C'est malheureux d'voir sur les grands boulevards
Tous ces gros qui font la foire
Si pour eux la vie est rose
Pour nous c'est pas la même chose
Au lieu d'se cacher tous ces embusqués
F'raient mieux d'monter aux tranchées
Pour défendre leurs biens, car nous n'avons rien
Nous autres les pauv' purotins
Et les camarades sont étendus là
Pour défendr' les biens de ces messieurs là
- Refrain :
Ceux qu'ont le pognon, ceux-là reviendront
Car c'est pour eux qu'on crève
Mais c'est fini, nous, les trouffions
On va se mettre en grève
Ce sera vot' tour messieurs les gros
De monter sur l'plateau
Si vous voulez faire la guerre
Payez-la de votre peau
Livre du jour Jules César La Guerre des Gaules
Chaque jour, un livre en téléchargement
"L'ensemble de la Gaule est divisé en trois parties : l'une est habitée par les Belges, l'autre par les Aquitains, la troisième par le peuple qui, dans sa langue, se nomme Celte, et, dans la nôtre, Gaulois. Tous ces peuples diffèrent entre eux par le langage, les coutumes, les lois. Les Gaulois sont séparés des Aquitains par la Garonne, des Belges par la Marne et la Seine. Les plus braves de ces trois peuples sont les Belges, parce qu'ils sont les plus éloignés de la Province romaine et des (...)".
La Guerre des Gaules, de Jules César.
http://www.ebooksgratuits.com/pdf/cesar_guerre_des_gaules.pdf
avec les cartes :
http://www.ebooksgratuits.com/pdf/cesar_guerre_des_gaules_im.pdf
Livre du jour Xénophon Anabase
Chaque jour, un livre en téléchargement
Livre premier
De l'hymen de Darius et de Parysatis naquirent deux princes. L'aîné se nomma Artaxerxès, le plus jeune, Cyrus. Darius, lorsqu'il fut devenu infirme et qu'il soupçonna que la fin de sa vie n'était pas éloignée, voulut avoir près de lui ses deux fils. L'aîné se trouvait à la cour de son père. Le roi manda Cyrus des provinces dont il l'avait fait satrape, dignité à laquelle il avait joint le commandement de toutes les troupes, dont la plaine du Castole était le quartier d'assemblée. Cyrus partit donc pour la haute Asie, ayant pris avec lui Tissapherne, qui le suivit en qualité d'ami, et escorté de trois cents hoplites grecs, commandés par Xénias de Parrhasie.
Darius étant mort, et Artaxerxès étant monté sur le trône, Tissapherne calomnie Cyrus auprès de son frère, et l'accuse de tramer une conspiration contre lui. Le roi croit le délateur, et fait arrêter Cyrus pour le punir de mort. Mais Parysatis leur mère, sollicite, obtient la grâce de son fils, et le renvoie dans son gouvernement. Cyrus ayant couru risque de la vie et reçu un affront, ne s'occupe plus, dès qu'il est parti, que des moyens de se soustraire au pouvoir de son frère, et de s'emparer lui?même du trône, s'il lui est possible.
http://www.histoire-fr.com/Bibliographie_xenophon_anabase_1.htm
Blagues antiques
http://www.1001nuits.com/livre/1001-nuits-297803-Va-te-marrer-chez-les-Grecs-Philogelos-hachette.html
Et en grec, c’est ici :
http://www2.fh-augsburg.de/~harsch/graeca/Chronologia/S_post05/Philogelos/phg_text.html
Mounier Lendemains d'une trahison
L'occasion de rappeler la publication de l'article d'Emmanuel Mounier :
Emmanuel Mounier, « Lendemains d’une trahison », Esprit, no 73, octobre 1938, p. 14.
Michel Winock publie La Trahison de Munich, Emmanuel Mounier et la grande débâcle des intellectuels, présenté par Michel Winock, CNRS Editions, 2008, 184 p., 20 €
Septembre
1938. Hitler revendique le rattachement au Reich du
territoire des Sudètes, région tchécoslovaque où vit
une minorité germanophone. Après avoir remilitarisé
son pays et réalisé l’Anschluss,
il sait que sa menace d’utiliser la force pour
parvenir à ses fins est suffisamment crédible pour
faire plier les Démocraties européennes. Pour «
préserver la paix », le premier ministre britannique,
Chamberlain, d’accord avec la France, contraint la
Tchécoslovaquie à céder aux exigences nazies, le 21
septembre.
Aux « Lendemains d’une trahison », Emmanuel Mounier,
fondateur de la revue Esprit,
rédige l’éditorial du numéro d’octobre en rompant
avec la tradition « pacifiste » et « apolitique » de
la revue, dénonçant « le déshonneur » d’une France
sans parole, sacrifiant son alliée au chantage du
fascisme.
Publié aux lendemains des accords de Munich
entérinant la cession sans concession des Sudètes à
l’Allemagne, l’article de Mounier résonne dans les
débats intellectuels, entre ceux prônant la
sauvegarde de la paix par tous les moyens, et ceux
voulant opposer la force aux exigences des fascistes,
bien vite dénoncés comme « bellicistes » par les «
pacifistes ».
Les abonnés d’Esprit
–
appartenant aux deux bords – réagissent à cet
éditorial dans des lettres adressées à Mounier,
confiées sous l’occupation à son collaborateur Edmond
Humeau, dont l’un des descendants a rendu possible la
publication de cet échange épistolaire
(La
Trahison de Munich, Emmanuel Mounier et la grande
débâcle des intellectuels, présenté
par Michel Winock, CNRS Editions, 2008, 184 p., 20
euros.
À la lecture de l’éditorial, on voit bien que Mounier
n’est pas « belliciste ». S’il méprise les hommes «
résolus à ne pas se battre », il défend la force de
résistance de ceux « résolus à ne pas tuer » en
prônant … le désarmement.
Le texte d'Emmanuel Mounier est reproduit
intégralement dans le livre de Michel Winock, ou en
vente en ligne sur le site de la revue
Esprit
:
http://www.esprit.presse.fr/review/article.php?code=5005
Livre du jour Marc Bloch L'Étrange défaite
Chaque jour, un livre en téléchargement
L'Étrange défaite. Témoignage écrit en 1940. Paris: Société des Éditions Franc-Tireur, 1946.
[Historien français, spécialiste du Moyen âge, co-fondateur avec Lucien Febvre, de la revue Annales d'histoire économique et sociale. Patriote ardent, il est un résistant actif durant l’occupation allemande de la France. Arrêté, torturé, il est exécuté en juin 1944.
http://classiques.uqac.ca/classiques/bloch_marc/etrange_defaite/etrange_defaite.html
Livre du jour Voltaire Essai sur les mœurs
Chaque jour, un livre en téléchargement
Voltaire, 1694-1778
Essai sur les moeurs et l'esprit des nations (1756)
Une édition électronique réalisée à partir du livre de Voltaire (1756), Essai sur les mœurs et l'esprit des nations.
Paris : Éditions sociales, 1962, 304 pages. Collection : Les classiques du peuple.
Le livre en format Word 2001 à télécharger (Un fichier de 131 pages de 536 K)
Le livre en format PDF (Adobe Acrobat Reader) à télécharger (Un fichier de 131 pages de 516 K)
Le livre en format RTF (rich text format) à télécharger (Un fichier de 131 pages de 704 K.)
http://classiques.uqac.ca/classiques/Voltaire/essai_moeurs_esprit_nations/essai_moeurs.html
Roger Chartier au Collège de France
Le Collège de France a mis en ligne les enregistrements des dix premières leçons de Roger Chartier : Écrit et culture dans l’Europe moderne
Circulations textuelles et pratiques culturelles dans l’Europe moderne (XVIe-XVIIIe siècles)
Dix heures d’histoire pour mieux comprendre les mutations de la lecture :
http://podcast.college-de-france.fr/histoirecdf.xml
(descendre en bas de page)
George Orwell
http://www.erudit.org/revue/fr/2006/v19/n1/016643ar.pdf
L’auteur considère que cette guerre est la source des romans Animals farm et 1984.
Hommage à la Catalogne est édité en coll. 10/18.
La plus ancienne Bible du monde
Les intéressés pourront feuilleter virtuellement une centaine de pages de ce manuscrit datant du milieu du IVe siècle. L'ensemble du Codex devrait être mis à disposition des internautes d'ici juillet 2009. Ils auront la possibilité de découvrir ce que les scientifiques considèrent comme le premier grand livre relié de l'histoire.
L’université de Leipzig, qui en possède 43 folios, ouvre ce site en chantier consacré à l’une des plus anciennes bibles du monde. Ce grand manuscrit oncial du IVème siècle, rédigé en majuscules, réunit pour la première fois l’ensemble des livres de la Bible.
Michelet Histoire de France
La
réédition de la majestueuse Histoire
de France de Jules
Michelet (1798-1874) est un événement. Qui rappelle
le talent de ce visionnaire, salué par ses pairs,
hier comme aujourd'hui.
Jules Michelet est de retour. Son imposante
Histoire
de France en 17
volumes, qui fut l'oeuvre de sa vie et l'occupa de
1830 à 1869, est à nouveau disponible. Cette somme
sans équivalent n'avait pas été rééditée dans son
intégralité depuis... 1893.
Cinq des
dix-sept volumes de l’Histoire
de France sont déjà
disponibles. L’édition est présentée par Paul
Viallaneix et Paule Petitier
Un article à lire ici :
http://www.magazine-litteraire.com/content/Homepage/article.html?id=9134
Vie quotidienne dans l'Empire romain
Rome, la gloire et la liberté
Le livre sur le site de l'éditeur :
http://www.lesbelleslettres.com/livre/?GCOI=22510100642720
Femmes entre elles dans l'Antiquité
Sappho était-elle vraiment lesbienne ? Mais que
faisaient donc les femmes entre elles dans la société
romaine à l’époque de Jules César ? ou dans
l’Athènes de Périclès ? Le livre de S.
Boehringer non seulement répond à ces questions, mais
les dépasse de façon définitive en proposant un cadre
de réflexion qui devrait servir de modèle à toute
réflexion future sur les rapports entre la catégorie
moderne de l’homosexualité et l’Antiquité.
article
par
Charles Delattre
à télécharger :
- (PDF - 37.7 ko)
- S. Boehringer, L’homosexualité féminine dans l’Antiquité grecque et romaine, préface de D. Halperin, Collection des Études anciennes, Paris, Belles Lettres, 2007, 400 p., 35€.
Au
croisement de l’enquête historique et des gender
studies, on attendait depuis longtemps une synthèse
sur le thème de l’homoérotisme féminin en Grèce et à
Rome.
La Revue des Deux Mondes en ligne
http://213.251.170.17/prod/r2m/home/index.php
200 ans du Times en ligne
Le quotidien britannique The Times donne un accès gratuit à l'ensemble de ses pages numérisées, depuis sa création, en 1785, jusqu'en 1985.
Depuis ce dimanche, le célèbre quotidien conservateur britannique The Times propose pourtant en accès libre et gratuit dans sa rubrique « archives » l’ensemble de ses parutions depuis sa création en 1785 (sous le nom de London Daily Universal Register) jusqu’en 1985. Soit tout un pan d’histoire disponible à travers le prisme de la couverture journalistique au quotidien.
Déroutant de lire ainsi un article rapportant comme des faits divers les derniers instants de la reine Marie-Antoinette le 23 octobre 1793, la bataille de Waterloo en 1815, ou les dernières exactions de Jack L'Eventreur (1888)...
Mais une expérience au combien exaltante, rendue possible par un développement technique titanesque : toutes les pages du quotidien ont été scannées et enregistrées numériquement pour permettre des recherches précises et rapides, par mots-clés ou par dates.
www.timesonline.co.uk/tol/archive
