Cinéma

Ariane de Billy Wilder


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J’ai vu et enregistré ce film délicieux, n’ayant rien perdu de mon admiration d’adolescente pour Audrey Hepburn.
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«LE CAHIER» d'Hana Makhmalbaf

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Plus d’une centaine d’écoles de filles incendiées, deux écoles où les filles ont été « gazées » (oui, gazées!) par les talibans en Afghanistan. On en pleure des larmes de sang.
Justement, sur une chaîne de cinéma, passe en ce moment
« LE CAHIER » d’Hana Makhmalbaf, dont le titre original est « Bouddha s’est écroulé de honte ».
Hana Makhmalbah est une jeune cinéaste iranienne.

« LE CAHIER » est un film bouleversant à plus d’un titre car il est filmé à hauteur d’enfant pour traiter à la fois de leur nécessaire éducation, de la terrible condition des femmes dans trop de pays au monde, et de l’obscurantisme galopant qui ne cesse de menacer les civilisations.
On reste sidéré devant l’obstination de cette si gracieuse petite fille, vivant dans une caverne troglodyte de la montagne afghane, non loin des Bouddhas détruits par les talibans, mais résolue à acquérir un cahier pour aller à l’école et apprendre elle aussi à lire des histoires. A travers tous les périls qu’elle va braver dans un incroyable parcours d’obstacles, on perçoit aussi bien la détermination que donnent l’innocence et l’ignorance du danger, et la certitude de défendre son droit à l’apprentissage de la lecture, un droit qu’on voudrait élémentaire pour tous les enfants du monde.

« Le cahier » est un film que la critique devrait soutenir aussi pour ses grandes qualités cinématographiques. Le rythme est lent, mais la simplicité de la narration, les dialogues réduits à l’essentiel, les plans rapprochés sur les visages d’enfants, filmés avec tendresse et discernement, le tragique des situations décrites — la petite fille menacée de lapidation par « un jeu » (?) des enfants talibans — et l’aventure incroyable que représente pour cette petite fille le seul fait de trouver et son cahier et l’école pour les filles, le tout se charge d’une grande intensité dramatique, et donne au film d’Hana Makhmalbaf une allure de manifeste pour l’éducation.

À donner à voir en urgence, aussi bien à tous les ministres et politiques en charge d’éducation nationale qu’à tous les élèves qui considèrent l’enseignement comme un dû et en piétinent les bienfaits.


Un dossier pédagogique est disponible ici et ici
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L'Esprit de la ruche

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Abonnée à toutes les chaînes cinéma du câble et du satellite, je viens de faire une découverte qui m’a secouée. Comment ai-je pu, jusqu’à hier, passer à côté d’un tel chef d’œuvre ?
L’Esprit de la ruche, de Victor Erice, est à la fois bouleversant au plan émotionnel et bluffant au plan cinématographique.

Une analyse ici :
http://www.critikat.com/L-Esprit-de-la-ruche.html

Il reste quelques jours de projection sur CinéClub, ne le manquez pas !
Tout le monde reconnaîtra, sur l’image, la merveilleuse petite Ana Torrent du
Cria Cuervos de Carlos Saura, découverte trois ans plus tôt dans L’Esprit de la ruche
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Revue universitaire de cinéma

De nombreuses fiches d’études sur le site de la première revue universitaire de cinéma :

http://www.cadrage.net/films/analyses.html

Par ailleurs :


CADRAGE SUR LES ONDES
Emissions de cinéma: "Le Cercle des Cinéphiles" (chaque mardi 19h-20h)
Parallèlement à sa présence sur Internet (sa revue en ligne et ses 12 sites thématiques), ses activités éducatives dans les salles (projections-débats, conférences) et ses contenus analytiques dans les bonus DVDs (commentaires audio, analyses de séquence), Cadrage est désormais actif sur les ondes radiophoniques pour proposer un contenu d'analyse cinématographique, à travers une émission hebdomadaire de cinéma intitulée "Le Cercle des Cinéphiles", en direct pendant 60 minutes et présentée par A.Tylski, directeur de la rédaction.

Un mardi sur deux de 19h-20h (rediffusion chaque vendredi de 11h à 12h), l'émission propose un contenu universitaire mené par des chercheurs francophones autour de thèmes de cinéma variés (films, théorie, etc.). Et un mardi sur deux, Le Cercle des Cinéphiles reçoit journalistes, enseignants et autres acteurs de la vie du cinéma pour partager et étudier l'histoire et l'actualité des films (avec C.Authier (L'Opinion/Stock), Patrice Chambon (Radio Campus), R.Djoumi (Excessif), J-M Lucas (TLT/Ramdam), F.Thibaut (Cinémathèque/Crossroads) & J.Zeid (Radio France)


Chaque Mardi de 19h à 20 en direct / Rediffusion chaque vendredi de 11h à 12h


Emission disponible en direct depuis partout:
http://tv-radio.com/espace_client/radio/index.html?ID2=mon_pais

ARCHIVES : En ecoute libre ici
URL:
http://www.esav-castres.fr/?page=_page_radio_cadrage.php


http://www.cadrage.net/radio.html
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La femme résistante au cinéma

À l’adresse suivante, vous trouverez un mémoire, écrit par une étudiante de Laurent Douzou, à l’IEP de Lyon :
De l’ombre à l’écran, images de la femme résistante au cinéma.

Le mémoire contient, entre autres, des études des films
l’Armée des ombres et Boule de Suif.

http://doc-iep.univ-lyon2.fr/Ressources/Documents/Etudiants/Memoires/MFE2001/marionneta/these.html
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La censure cinématographique en France

Parmi les nombreuses thèses d’étudiants que met en ligne L’IEP de Lyon, j’ai trouvé celle-ci fort intéressante :

Lionel TRELIS
Institut d’Études Politiques de Lyon
LA CENSURE CINÉMATOGRAPHIQUE EN FRANCE

Résumé

De et sous toutes obédiences politiques, la censure cinématographique s’est manifestée, passant d’une ostentation forte et institutionnalisée à une loi de l’interdit et du politiquement correct. À chaque époque sa censure. Elle consiste en tout contrôle d’une autorité publique ou privée disposant d’un pouvoir direct/indirect et discrétionnaire d’interdiction sans aucun contrôle démocratique de sa décision. La censure peut revêtir une forme larvée ou insidieuse sous l’apparence d’un contrôle anodin.
Les spécificités du cinématographe, qui est un médium « chaud » impliquent une évolution originale des notions d’interdit à l’écran et de protection du spectateur. Aussi constate-t-on le déclin progressif mais tardif et relatif de la légitimation de la censure
: on passe de la peur de l' « obscurité malsaine » à l’émergence d’une certaine liberté d’expression cinématographique. C’est l’acheminement vers la mort de la censure « archaïque ».
Les thèmes à risque, la censure militaire etc. rendent le lien infime entre censure et propagande, qui sont les deux faces d’une même médaille consistant à violer les foules, ce qui dénote une tendance à l’abrutissement et à l’instrumentalisation de la censure contre la réflexion.
L’évolution récente confirme la mutation en une censure qui ne dit pas son nom et laisse poindre une conclusion pathétique à notre démonstration.
De la censure politique à la censure économique, et de la censure économique à une pseudo-libéralisation, le Salut passe par une responsabilisation tant du spectateur que du créateur.

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Sa Majesté des Mouches

J'ai vu hier soir à la télévision, sur une chaine cinéma du câble, le film de Peter Brooks (1963) : un chef d'œuvre terrifiant, époustouflant de subtilité, dont il est difficile de se remettre.

Une version toute noire des robinsonnades.

Les derniers plans - montrant que les enfants redeviennent enfants face aux marins - sont bouleversants.

Je m'étonne toujours que le roman de William Golding, si dérangeant, si fort, soit étudié au niveau du collège.

J'ai enregistré ce film qui sortira en dvd le 22 octobre 2008 avec un cédérom pédagogique.

Un diaporama sur le roman ici :

www.ac-versailles.fr/etabliss/ clg-juliette-gif/majestemouches2.ppt

Une présentation du film ici:

http://www.critikat.com/Sa-majeste-des-mouches.html
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Les dames du bois de Boulogne

Une étude du film de Bresson :

http://www.cndp.fr/tice/teledoc/Mire/teledoc_damesdubois.pdf
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Hadrien Yourcenar Boorman

Une exposition sur l'empereur Hadrien attire les foules au British Museum.
Le cinéaste britannique John Boorman doit commencer en septembre le tournage d'une superproduction tirée du livre de Marguerite Yourcenar,
Mémoires d'Hadrien. Dans ce péplum, Antonio Banderas interprète l'empereur et Charlie Hunnam son jeune amant. "Il s'agit d'une épopée à la fois intime et épique", souligne le réalisateur de Délivrance et d'Excalibur, qui travaille en étroite collaboration avec le British Museum.
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Charlot par Elie Faure

Quelques pages magnifiques du grand critique d’art Elie Faure sur le personnage de Charlot :

http://classiques.uqac.ca/classiques/Faure_Elie/fonction_cinema/charlot/Faure_Charlot.pdf

«Voici le farfadet narquois qui disparaît en dansant dans l’ombre d’un couloir sordide
ou sur la lisière d’un bois. Voici Watteau, voici Corot, les grands arbres encadrant
la guirlande des farandoles, le crépuscule vert et bleu qui s’enfonce sous
les feuilles, le pauvre emporté par le songe, avec ses souliers éculés, ses gambades
grotesques et charmantes, parmi les nymphes qui l’entraînent dans les
prés ensoleillés. Entouré de divinités éternelles, la sorcière, la sirène, Hercule,
ou bien le Minotaure à forcer dans son antre avec sa petite canne et son
invincible candeur, voici le lutin associant à sa joie humble, à sa souffrance
ridicule, la grande complicité poétique du vent, de la lumière, des murmures
sous les branches, du miroitement des rivières, de la plainte des violons. J’ai
dit ailleurs qu’il me fait penser à Shakespeare. Je suis bien obligé de le redire,
puisque la plupart accueillent mon insistance par des sourires supérieurs et
que pourtant cette impression s’accuse toutes les fois que je le vois. D’une
complexité sans doute moins grandiose – Charlot a trente ans et Shakespeare
s’éloigne, et puis Shakespeare est Shakespeare – il a ce même lyrisme éperdu,
mais lucide. A l’état sans cesse naissant et jaillissant de son coeur, il a, comme
lui, cette fantaisie sans limites qui unit dans le même geste, spontanément,
l’enchantement ingénu que la vie soit si magnifique et la conscience souriante,
c’est-à-dire héroïque, de son inutilité. S’il penche du côté du rire, (...)»
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Sacha Guitry en coffret

Gaumont a sorti un volumineux coffret de huit DVD intitulé « Sacha Guitry cinéaste – L’âge d’or 1936-1938 ».

Il contient les versions restaurées et « repasteurisées » des films suivants :
"Le Nouveau testament" - "Le Roman d'un tricheur" - "Mon père avait raison" - "Faisons un rêve" - "Les Perles de la couronne" - "Le Mot de Cambronne" - "Désiré" - "Quadrille" - "Remontons les Champs-Élysées" ainsi que de très nombreux documents comme les essais de Jacqueline Delubac et... Lucien Guitry se taillant la barbe (! ?)
Il faudra sans doute attendre une suite pour voir
« La poison », « La vie d’un honnête homme » et surtout « Le diable boîteux » et «Debureau ».
L’objet coûte ... 100€.
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Balzac au cinéma La Duchesse de Langeais

Une page sur l’adaptation de La Duchesse de Langeais par Giraudoux et Baroncelli :

http://gvisy.free.fr/article.php3?id_article=31

pages sur l’adaptation de Jacques Rivette, sous le titre, premier chez Balzac,
Ne touchez pas à la hache :

http://www.zerodeconduite.net/blog/index.php?itemid=15459

http://cine-passion.site.voila.fr/film/touchezpas.htm
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