Art

Crime et châtiment au Musée d'Orsay

Exposition Crime et châtiment au Musée d’Orsay du 16 mars au 27 juin 2010

Le titre est assez explicite ; l’exposition montre deux siècles d’art, commençant en 1791 lorsque
Louis-Michel Le Peletier de Saint-Fargeau réclame la suppression de la peine de mort, et s’arrêtant au 30 septembre 1981, date du vote de son abolition en France.
4400859198_f47a3ff744_o

© Musée Fabre de Montpellier Agglomération – photo Frédéric Jaulmes

Durant toutes ces années, la littérature a créé d’innombrables personnages de criminels. Le titre de l’exposition est lui-même emprunté à Dostoïevski. Dans la presse, notamment dans les quotidiens illustrés, le crime de sang décuple par la fiction du romanesque sa puissance fantasmatique.
Dans le même temps, le thème criminel investit les arts visuels. Chez les plus grands peintres, Goya, Géricault, Picasso ou Magritte, les représentations du crime ou de la peine capitale sont à l’origine d’œuvres saisissantes. Le cinéma également assimile sans tarder les charmes troubles d’une violence extrême, sa représentation la transformant même en plaisir, voire en volupté.
Voilà donc un beau sujet original pour un exposition. Au-delà du crime, il s’agit de poser encore et toujours le problème du Mal, et au-delà de la circonstance sociale, l’inquiétude métaphysique. A ces questions, l’art apporte un témoignage spectaculaire. Esthétique de la violence, violence de l’esthétique, cette exposition ne saurait que les réconcilier en rapprochant des images de toutes sortes, littérature et musique.

|

Willy Ronis

Image 5
Saluons avec tristesse la disparition de Willy Ronis. Voici l’une de mes photos préférées de lui : une photo de sa femme intitulée Nu provençal.
|

Art et luxe au XVIIIe siècle

Le Professeur Raymond Trousson, fin connaisseur du Siècle des Lumières, livre ici une étude riche et documentée sur l’Art et le luxe au XVIIIe siècle, dans l’excellente revue en ligne Bon à tirer :

Raymond Trousson: Art et luxe au dix-huitième siècle
|

Mozart La Flûte par Bergman

Après un temps d’attente interminable, voici la réédition de La Flûte enchantée de Mozart filmée par Ingmar Bergman.

Ceux qui ont vu le film à sa sortie n’ont pas oublié, je pense, les visages d’enfants qui ponctuent le déroulement de l’opéra : on se trouve dans l’univers du conte. C’est féérique.

C’est magnifiquement filmé dans un petit théâtre, pas du tout comme dans le
Don Giovanni de Losey : c’est sur une scène, sans lieux multiples, sans paysages.

C’est chanté en suédois, ce qui est un peu dommage, mais tant pis !

Liens commerciaux :

http://www.amazon.fr/Magic-Flute-Mozart-Directed-Bergman/dp/B000057MBZ

Ou
http://www4.fnac.com/Shelf/Article2.aspx?PRID=2040126

Possédant une ancienne version, je ne sais pas du tout ce que vaut le dvd de bonus.
|

Le baroque

Vous trouverez ici un essai bien documenté sur le baroque :

http://www.phil.muni.cz/rom/vyuka/FJIA109/FJIA109_all.htm
|

Debussy Jean-Yves Tadié

Jean-Yves Tadié, pénétrant critique spécialiste de Proust, a écrit, dans la collection L’Un et l’Autre de Gallimard, Le Songe Musical / Claude Debussy « "Je veux écrire mon songe musical", dit Debussy en 1911.On peut rêver en musique, ou de la musique. Y a-t-il une musique onirique ? Celle des fantaisies, des ballades, des rapsodies pour clarinette ou saxophone, celle de Jeux, du Prélude à l’après-midi d’un faune ? Celle qui échappe à l’ordre non plus de la raison verbale, mais de la raison musicale, des développements codifiés ? Celle des alliances inattendues et de la surprise ? Le portamento, le rubato seraient autant de libertés rêveuses dans l’interprétation, tout comme les prolongements de la pédale. Et le silence : ce qui est resté de songe au fond de la flûte du faune.» Jean-Yves Tadié.
|

Livre du jour Élie Faure L'Art antique


Chaque jour, un livre en téléchargement

ÉLIE FAURE, Histoire de l'art - Tome I : L'Art antique Médecin érudit, Élie Faure compose en une vingtaine d'années (1909-1927), dans une langue superbe, une monumentale Histoire de l'art, de la préhistoire au début du XXe siècle. Issu de conférences données à l'université populaire du 3e arrondissement de Paris, ce travail, sans cesse remanié, n'est pas l'oeuvre d'un universitaire mais celle d'un passionné guidé par ses émotions, qui souhaite partager son enthousiasme. Ce premier volume, dont l'auteur s'est souvent déclaré insatisfait, traite de l'art préhistorique, égyptien, oriental (Mésopotamie, Assyrie, Perse), grec et romain. Par son évocation de l'art grec notamment, celui qu'Henry Miller qualifiait de « magicien » rend un vibrant hommage à l'art et, à travers lui, à la vie.


http://www.ebooksgratuits.com/pdf/faure_histoire_art_art_antique.pdf

|

Le secret d'Antoine Watteau

Pour les amateurs de peinture et de fêtes galantes :

http://belcikowski.org/la_dormeuse/watteau.php
|

Les Misérables, roman inconnu

Les Misérables, un roman inconnu - Paris - Jusqu'au 1er février 2009

Rien n’est moins aisé que de traduire graphiquement la narration littéraire.
A l’occasion de son exposition « Les Misérables, un roman inconnu », la Maison Victor Hugo se frotte à cette difficulté au moyens de peintures du XIXe siècle (Boilly, Delacroix, Carrière, Corot, Courbet) et d’oeuvres contemporaines (Matisse, Monory, Picasso, Rouault). Celles-ci s’articuleront autour de quatre thèmes : la rédemption, la misère, l’amour et l’Histoire.

 
Rens. : Les Misérables, un roman inconnu, jusqu’au 1er février 2009. Maison de Victor Hugo ; 6, place des Vosges, 75004 Paris
Tél. : 01 42 72 10 16
Ouvert tous les jours de 10h à 18h
|

Autoportrait de Léonard à Rembrandt

Les Cahiers de la Méditerranée, en ligne, offrent plusieurs numéros intéressants.
Trouvé dans le N°66
L’Autre et l’image de soi :

Christian Loubet
La représentation de l'image de soi dans la peinture occidentale de Léonard à Rembrandt

Résumé
Dans les images de la peinture occidentale, entre les années 1500 et 1700, apparaît une prise de conscience de soi qui se précise par l’affirmation du pouvoir de l’artiste.
L’autoportrait devient alors un élément incontournable dans les diverses ?uvres, qui met à jour l’inquiétude existentielle, le doute et la quête d’identité de l’artiste. Il s’impose tout d’abord comme l’expression d’une connaissance intime pour ensuite manifester la gloire du Peintre-Démiurge.

http://cdlm.revues.org/document108.html
|

Heures du duc de Berry

Vous découvrirez à cette adresse une animation multimédia autour des célèbres miniatures des Très Riches Heures du duc de Berry.
L'animation a été réalisée par Philippe Prieur, étudiant en mastère d'Histoire (Amiens).

http://www.herodote.net/galeries/TRH_05.php

découvrir les Très Riches Heures du duc de Berry :
http://www.herodote.net/galeries/TRH_00.php
|