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Baudelaire à l'encan

Une collection exceptionnelle d’objets personnels — documents administratifs, lettres et livres, qui ont appartenu ou ont ponctué la vie de Charles Baudelaire, dont une édition originale des Fleurs du mal — dispersée à l’Hôtel Drouot à Paris.

Exposé en 1957 à la Bibliothèque nationale, puis en 1968 au Petit Palais, le fond « Aupick-Ancelle » a été transmis de génération en génération de Baudelaire lui-même à sa mère, puis à l’ami et conseiller du poète Narcisse Ancelle et à ses héritiers.
Parmi les pièces mises aux enchères: une édition originale des « Fleurs du mal » (1857) adressée par Baudelaire à Ancelle, estimée 120000/150000 euros. La lettre dite « du suicide » écrite par Baudelaire après une tentative de suicide le 30 juin 1845 — « Je me tue parce que je ne peux plus vivre… » — est quant à elle estimée entre 50000 et 75000 euros.






Les pièces mises en vente peuvent être regroupées en trois catégories.
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Trente lettres autographes signées Baudelaire et celles qu’il a reçues de Victor Hugo, Delacroix, Flaubert, Manet, ou de son éditeur Poulet-Malassis.
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Des documents administratifs et comptables, tels l’extrait de baptême et l’acte de décès de Baudelaire ou l’inventaire de ses biens après sa mort.
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Des photographies et livres provenant des bibliothèques de Baudelaire, de sa mère et de Narcisse Ancelle.
Également mis en vente, le dictionnaire utilisé par le poète pour traduire Edgar Poe est estimé de 30
000 à 40000 euros.
Baudelaire est mort le 31 août 1867 sans avoir fait de testament. L’inventaire de ses biens montre l’extrême dénuement dans lequel il vivait
: quelques objets, des lettres et livres annotés ou signés de sa main, qui n’ont jamais été vendus depuis et seront dispersés ce 1er décembre.

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