Livre du jour Flaubert Bouvart et Pécuchet
Chaque jour, un livre en téléchargement
"Comme il faisait une chaleur de 33 degrés, le boulevard Bourdon se trouvait absolument désert. Plus bas le canal Saint-Martin, fermé par les deux écluses étalait en ligne droite son eau couleur d'encre. Il y avait au milieu un bateau plein de bois, et sur la berge deux rangs de barriques. Au-delà du canal, entre les maisons que séparent des chantiers le grand ciel pur se découpait en plaques d'outremer (...).
Flaubert, Bouvart et Pécuchet
Livre du jour Dumas La Tulipe noire
Chaque jour, un livre en téléchargement
«Le 20
août 1672, la ville de la Haye, si vivante, si
blanche, si coquette que l’on dirait que tous les
jours sont des dimanches, la ville de la Haye, avec
son parc ombreux, avec ses grands arbres inclinés sur
ses maisons gothiques, avec les larges miroirs de ses
canaux dans lesquels se reflètent ses clochers aux
coupoles presque orientales, la ville de la Haye, la
capitale des sept Provinces-Unies, gonflait toutes
ses artères d’un flot noir et rouge de citoyens
pressés, haletants, inquiets, …»
Alexandre Dumas, La Tulipe noire
Jacqueline de Romilly et la langue
Notre
Homène à nous.
Cette fois, au lieu d’en appeler au
sauvetage (indispensable) d’un enseignement des
humanités au bord de l’abîme, elle chante haut et
fort la grandeur de la langue grecque. Aidée de
Monique Trédé, qui dirige le Centre
d’Etudes anciennes de
l’Ecole Normale Supérieure, Jacqueline de Romilly
livre un chant d’amour dans Petites leçons sur le grec
ancien
(176
pages, 15,50 euros, Stock),
Un article de Mme de Romilly le 28-10-2008
dans Le
Monde :
La littérature et le passé
vivant
Who'S Rock ?

Félicitations,
Gaëlle !
http://www.evenement-a-paris.com/default.asp?p=344
Who'S Rock ? -
Gaëlle Ghesquière, Albin
Michel et Canal +
Voici
l'adresse de son site :
www.gaelleghesquiere.com
Livre du jour Contes du Gil Blas
Chaque jour, un livre en téléchargement
Les Contes du Gil Blas
Arène, Maupassant, Mirbeau, Silvestre, Ginestry...
http://jydupuis.apinc.org/vents/contes-gilblas.pdf
Livre du jour Gorki Ma Vie d'enfant
Chaque jour, un livre en téléchargement
"Près de la fenêtre, dans une petite pièce presque obscure, mon père, tout de blanc vêtu et extraordinairement long, est couché sur le sol. Les doigts de ses pieds nus, animés d'un mouvement bizarre, s'écartent l'un de l'autre spasmodiquement, tandis que les phalanges caressantes de ses mains posées avec résignation sur sa poitrine restent obstinément contractées. Le regard joyeux de ses yeux clairs s'est éteint ; le visage si bon […]".
Ma vie d'enfant, de Maxime Gorki.
http://fr.wikisource.org/wiki/Ma_vie_d’enfant_-_I
Un roi sans divertissement
La chanson de Brel qui ouvre et ferme le film est très réussie, elle aussi.
Pourquoi faut-il que les hommes s'ennuient ?
Jacques Brel
Pourtant les hôtesses sont douces
Aux auberges bordées de neige
Pourtant patientent les épouses
Que les enfants ont prises au piège
Pourtant les auberges sont douces
Où le vin fait tourner manège
Pourquoi faut-il que les hommes s'ennuient ?
Pourtant les villes sont paisibles
Où tremblent cloches et clochers
Mais le diable dort-il sous la bible ?
Mais les rois savent-ils prier ?
Pourtant les villes sont paisibles
De blanc matin en blanc coucher
Pourquoi faut-il que les hommes s'ennuient ?
Pourtant il nous reste à rêver
Pourtant il nous reste à savoir
Et tous ces loups qu'il faut tuer
Tous ces printemps qu'il reste à boire
Désespérance ou désespoir
Il nous reste à être étonnés
Pourquoi faut-il que les hommes s'ennuient ?
Pourtant il nous reste à tricher
Être le pique et jouer cœur
Être la peur et rejouer
Être le diable et jouer fleur
Pourtant il reste à patienter
Bon an mal an on ne vit qu'une heure
Pourquoi faut-il que les hommes s'ennuient ?
Livre du jour Jules César La Guerre des Gaules
Chaque jour, un livre en téléchargement
"L'ensemble de la Gaule est divisé en trois parties : l'une est habitée par les Belges, l'autre par les Aquitains, la troisième par le peuple qui, dans sa langue, se nomme Celte, et, dans la nôtre, Gaulois. Tous ces peuples diffèrent entre eux par le langage, les coutumes, les lois. Les Gaulois sont séparés des Aquitains par la Garonne, des Belges par la Marne et la Seine. Les plus braves de ces trois peuples sont les Belges, parce qu'ils sont les plus éloignés de la Province romaine et des (...)".
La Guerre des Gaules, de Jules César.
http://www.ebooksgratuits.com/pdf/cesar_guerre_des_gaules.pdf
avec les cartes :
http://www.ebooksgratuits.com/pdf/cesar_guerre_des_gaules_im.pdf
Valéry Larbaud
Un article
universitaire :
Valéry
Larbaud ou l'écriture de la
transgression
de María Isabel Corbí Sáez, de l'université
d'Alicante
et une
émission de Canal Universités :
L’écrivain Valery Larbaud s’est éteint le 2 février
1957. Pour la commémoration du cinquantième
anniversaire de sa mort, Michel Déon, de l’Académie
française, évoquait ici les qualités littéraires de
cet écrivain sensible à la beauté et au plaisir,
grand traducteur d’auteurs anglais, américains,
espagnols et italiens.
http://www.canalacademie.com/Michel-Deon-raconte-Valery-Larbaud.html
Livre du jour Daudet La Doulou
Chaque jour, un livre en téléchargement
La Doulou d'Alphonse Daudet
« Qu’est-ce que vous faites en ce moment ? - Je souffre. »
Alphonse Daudet contracta la syphilis très jeune, à l’âge de 18 ou 20 ans. Tout le monde en souffrait alors plus ou moins, selon le mot de Flaubert, en particulier les jeunes bourgeois et artistes comme Maupassant ou Jules de Goncourt. Ce qui nous vaut un extraordinaire et terrifiant témoignage de l’auteur du Petit Chose et des Lettres de mon moulin sur l'atroce maladie qu’on appelle à l’époque tabes dorsalis ou tabès, littéralement consomption dorsale. Ses principales manifestations sont l’ataxie locomotrice (inaptitude à contrôler ses mouvements) puis la paralysie. Avant la pénicilline, on essaie de nombreux remèdes, exercices et palliatifs : laudanum, étirements de la colonne vertébrale, suspendu à la mâchoire, mercure. Daudet usa de toutes sortes de remèdes et cures, en particulier la morphine.
L’écriture fut une autre manière de réagir. Il envisage très vite un livre qui s’appellera La Doulou, la douleur en provençal. Il s’agit d’une cinquantaine de pages sur les angoisses, les symptômes, et la vie sociale dans les établissements de cure: «En haut de la maladie nerveuse, son échelon suprême, son couronnement: la rage.» Dans ce texte rédigé de 1885 à 1895, resté longtemps secret – il ne fut publié qu’en 1930, alors que Daudet était mort en 1897 – l’écrivain décrit la progression du mal et note nombre de scènes tragi-comiques notées dans les stations dictante dolore, sous la dictée de la douleur. "Le drôle de petit vieux que je suis tout à coup devenu. Sauté de 45 ans à 65. Vingt ans que je n'ai pas vécus".
Texte intégral :
http://www.hs-augsburg.de/~Harsch/gallica/Chronologie/19siecle/Daudet/dau_dou0.html
Par amour pour les poupées
Cet
ouvrage, documentaire et intime à la fois, dévoile
plus de 700 pièces de la collection Odin présentées
au Musée de la Poupée-Paris. Chacun des six chapitres
analyse une catégorie différente de poupées, des
parisiennes aux poupées en tissu, en passant par les
bébés, les bébés de caractère et les mignonnettes
L'exposition présente les plus belles poupées de la collection Odin : 14 octobre 2008 - 15 mars 2009
Fondé par deux collectionneurs passionnés, Guido et Samy Odin, père et fils, le musée de la Poupée a ouvert ses portes en 1994. Il présente une collection de poupées datant de 1800 à nos jours dans ses salles permanentes ainsi que des expositions thématiques.
A l’occasion de cette exposition, toutes les salles sont remaniées pour présenter les plus belles poupées de la collection Odin. 1.000 poupées abordent l’histoire de la poupée en France et évoquent par une présentation sous forme de scènes de vie d’antan avec mobilier et accessoires, la vie, les usages et la mode vestimentaire au temps de ces poupées-jouets.
Musée de la Poupée-Paris. Impasse Berthaud
(vers le
22 rue Beaubourg), 75003 Paris. Tel :
01.42.72.73.11.
http://www.museedelapoupeeparis.com/
Un
livre et une exposition qui m’ont
enchantée
Lecture en cours Chateaubriand
«
Ai-je tout dit, dans L'Itinéraire,
sur ce voyage commencé au port de Desdemona et
d'Othello ? Allais-je au tombeau du Christ dans les
dispositions du repentir ? Une seule pensée
m'absorbait ; je comptais avec impatience les
moments. Au bord de mon navire, les regards attachés
sur l'étoile du soir, je lui demandais des vents pour
cingler plus vite, de la gloire pour me faire aimer.
J'espérais en trouver à Sparte, à Sion, à Memphis, à
Carthage, et l'apporter à l'Alhambra. Comme le cœur
me battait en abordant les côtes d'Espagne !
Aurait-on gardé mon souvenir ainsi que j'avais
traversé mes épreuves ? Que de malheurs ont suivi ce
mystère ! Le soleil les éclaire encore ; la raison
que je conserve me les rappelle. Si je cueille à la
dérobée un instant de bonheur, il est troublé par la
mémoire de ces jours de séduction, d'enchantement et
de délire. »
Poètes de la Grande Guerre
Il a été publié au Cherche Midi en 1992 par Jacques Béal, par ailleurs biographe du maréchal Leclerc.
Parmi les entrées de la table des matières (4 pages), je sélectionne ici les poètes les plus connus (enfin, de moi...).
L’anthologie se présente sous les thèmes suivants :
•La guerre
Paul Fort, Henry Bataille, Pierre Albert Birot; Edmond Rostand, Pierre Paraf
• les soldats
Paul Claudel + la chanson de Craonne recueillie par Paul Vaillant Couturier.
• Attente
Cocteau , Apollinaire, Dorgelès, Henry Poulaille, Charles Vidrac
• L’attaque
Mac Orlan, Linais, Paul Dermée, et un général que je ne connais pas...
• Tranchée
Apollinaire, Bernouard, Calloch et d’autres
• Machines de guerre
Verhaeren, Drieu la Rochelle, Pierre-Albert Birot, Apollinaire, Costel, Paul Dermée, Maurice Gauchez
• Couleurs de sang
Ossip Zadkine (le sculpteur) Benjamin Péret, Charles Vildrac
• Mourir
Cocteau (2 textes) Georges Duhamel, André Lafont, Montherlant, René Dalize (l’ami d’Apollinaire), Péguy, Claudel
• Vivre
Louis Chadourne, Fourtier, Cocteau, Chennevière
• Aimer
Apollimaire, Chennevière; Eluard, Bernouard, Jeanne Perdriel-Vaissière (La complainte des jeunes filles qui ne seront pas épousées), Desnos, Maurice de Vlaminck (le peintre), Eluard
• Bruits de ville
Drieu la Rochelle, Pierre-Albert Birot, Philippe Soupault, Cendrars
• Victoire
Cendrars, De Vlaminck, Robert de Montesquiou (l’ami du petit Marcel), André Salmon, Charles Vidrac.
BD La Fièvre d'Urbicande
Fantastique et bande dessinée : le domaine de l’invisible. Une
lecture de La fièvre d’Urbicande, de Schuiten et Peeters
Séminaire d’Art et Lettres :
Les Phantasmes et les Icônes du fantastique
Alejo G. Steimberg
Universidad de Extremadura
http://www.rilune.org/dese/tesinepdf/Steinberg/Steinberg_Artfantastique.pdf
Livre du jour Xénophon Anabase
Chaque jour, un livre en téléchargement
Livre premier
De l'hymen de Darius et de Parysatis naquirent deux princes. L'aîné se nomma Artaxerxès, le plus jeune, Cyrus. Darius, lorsqu'il fut devenu infirme et qu'il soupçonna que la fin de sa vie n'était pas éloignée, voulut avoir près de lui ses deux fils. L'aîné se trouvait à la cour de son père. Le roi manda Cyrus des provinces dont il l'avait fait satrape, dignité à laquelle il avait joint le commandement de toutes les troupes, dont la plaine du Castole était le quartier d'assemblée. Cyrus partit donc pour la haute Asie, ayant pris avec lui Tissapherne, qui le suivit en qualité d'ami, et escorté de trois cents hoplites grecs, commandés par Xénias de Parrhasie.
Darius étant mort, et Artaxerxès étant monté sur le trône, Tissapherne calomnie Cyrus auprès de son frère, et l'accuse de tramer une conspiration contre lui. Le roi croit le délateur, et fait arrêter Cyrus pour le punir de mort. Mais Parysatis leur mère, sollicite, obtient la grâce de son fils, et le renvoie dans son gouvernement. Cyrus ayant couru risque de la vie et reçu un affront, ne s'occupe plus, dès qu'il est parti, que des moyens de se soustraire au pouvoir de son frère, et de s'emparer lui?même du trône, s'il lui est possible.
http://www.histoire-fr.com/Bibliographie_xenophon_anabase_1.htm
Livre du jour Molière M. de Pourceaugnac
Chaque jour, un livre en téléchargement
JULIE. Mon dieu ! Éraste, gardons d' être surpris ; je tremble qu'on ne nous voye ensemble, et tout seroit perdu, après la défense que l'on m'a faite.
ÉRASTE. Je regarde de tous côtés, et je n'aperçois rien.
JULIE. Aye aussi l'œil au guet, Nérine, et prends bien garde qu'il ne vienne personne.
NÉRINE. Reposez-vous sur moi, et dites hardiment ce que vous avez à vous dire. JULIE. Avez-vous imaginé pour notre affaire quelque chose de favorable ? Et (...)
Monsieur de Pourceaugnac, de Molière.
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k89122c
Biographie de Victor Hugo
La plus exhaustive biographie jamais consacrée à Hugo : érudition, précision, appareil critique, tout y est incomparable. C'est une somme indispensable pour tous les hugoliens auxquels elle apporte énormément. En outre, elle est admirablement écrite.
les temps verbaux : retour à la tradition
Elle réduit de façon excessive la dimension sémantique du système. L’un des échecs de l’analyse linguistique moderne du temps dans la langue est liée à la réduction extrême de la sémantique des temps verbaux, la fonction principale des temps verbaux, en pédagogie actuelle, étant de signaler un type de texte : la description montre alors sa pauvreté conceptuelle.
http://www.unige.ch/lettres/linguistique/moeschler/publication_pdf/temps_langue.pdf
Livre du jour Rodenbach L'Arbre
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« Les feuilles avaient un remuement de lèvres, comme si elles étaient les bouches des millions d'amants venus là. Elles balbutiaient ; elles frémissaient comme d'un baiser ; on aurait dit qu'elles cherchaient, ces lèvres vertes, à baiser encore, sur le vieux tronc, le nom survécu qui fut leur amour en d'autres âges. L'amour & la mort ont des analogies étranges, des attirances énigmatiques ; & ils communiquent par des corridors dont on ne trouve la clé que dans l'Éternité. Le chêne des rendez-vous d'amour était devenu le chêne de la mort... »
Georges Rodenbach, L'Arbre
http://www.leboucher.com/pdf/rodenbach/arbre.pdf
Ode à George Sand
De
Théodore de Banville,
Ode à George Sand, tirée du
recueil Les
Exilés (1867)
Ode dite par M. Talien pour la reprise de « Claudie »
au Théâtre Cluny le 17 septembre 1879
George Sand ! ô beauté, coeur, âme, esprit, génie,
Rien n'a troublé jamais ton effort valeureux,
Et ta pensée, en pleurs comme une Iphigénie,
Combattait pour le pauvre et pour le malheureux.
Car tu les as chéris comme une douce mère.
Femme, tu partageas leur deuil et leur émoi;
Et, le coeur déchiré par son angoisse amère,
Pitié, labeur, amour, tout était peuple en toi !
Bien d'autres, détournant leurs yeux du sombre
gouffre,
Savent goûter la joie en fleur, les longs repas,
Cependant qu'à leurs pieds l'esclave prie et souffre:
Toi, tu ne voulais pas, et tu ne savais pas !
Non, tu plaignais les noirs sanglots, les funérailles
Des êtres pour lesquels le pain est toujours cher ;
Et la Faim, qui déchire et qui tord leurs entrailles,
Plantait en même temps ses ongles dans ta chair.
Mais tu chantas surtout la fatigue essuyée
Par ton frère au front noir, le rude paysan,
Et souvent, t'enfuyant de la ville ennuyée,
Tu disais à l'oisif, au riche: Viens-nous-en !
Alors tu l'emmenais dans la grande nature
Qui se livre éperdue au soleil, ce doreur,
Et là, tu lui montrais, dans l'atmosphère pure,
Le saint, le glorieux travail du laboureur.
Suivant toujours la terre à ses pieds disparue,
Marchant et poursuivant son but essentiel,
Il tient les oreillons de l'austère charrue
Et travaille, applaudi par les oiseaux du ciel !
Puis il sème le grain avec un geste auguste,
Et plus tard, quand flamboie et brûle Messidor,
Sous les rayons de feu courbant son flanc robuste,
De sa faucille ardente il coupe les blés d'or !
Il est pauvre, il n'a pas son chêne ou son érable.
Il est en butte aux maux obstinés et troublants,
Et quand l'âge a neigé sur son front vénérable,
Il lutte et peine encor sous ses longs cheveux blancs
!
O femme! en ton églogue avec amour écrite
Jasent le ruisseau clair et le vent querelleur,
Et dans tes prés, pareils à ceux de Théocrite,
Le gai chevreau lascif mord le cytise en fleur ;
Et tandis que murmure une plainte étouffée,
Dans le doux flot d'argent frais et délicieux,
Passe, la jambe nue, une petite fée
Riante et folle, avec ses cheveux dans ses yeux.
La belle Poésie est comme la lumière:
Elle aime à déployer la pourpre sous nos pas.
Donc, toi qui te donnais même à l'humble chaumière,
Poëte au coeur divin, ne nous dédaigne pas !
Car nous sommes tous là pour payer notre dette,
Peuple ému qui jadis de ton front s'envola :
Ton Rémy, Bois-Doré, la petite Fadette,
Les Villemer, Edmée et maître Favilla,
Et le Champi, qui songe auprès de Madeleine ;
Frissonnants et pensifs, nous tous qui t'adorons,
Comme si le zéphyr à la tremblante haleine
Nous touchait de son aile et courait sur nos fronts.
Mais c'est toi qu'on entend parler par notre bouche !
Ton oeuvre, harmonieuse et fière comme un lys,
Donne un parfum suave à tout ce qui la touche,
Et tu ne voudras pas abandonner tes fils !
Toi dont la chevelure éblouissait le pâtre
Enchanté par ta lèvre où la rose fleurit,
Tu seras avec nous sur ce petit théâtre,
Si nous avons en nous ton souffle et ton esprit.
La masure est palais si la Muse y respire,
Les Dieux viennent toujours où les nomme la foi :
Puisqu'un humble tréteau suffisait pour Shakspere,
Le nôtre, si tu veux, sera digne de toi !
Ah! permets que ton nom, belle âme, y retentisse !
Toi par qui le funeste orgueil fut châtié,
Poëte qui tournais tes yeux vers la Justice,
Et qui tendais tes mains, femme, vers la Pitié
!
Études sur George Sand
http://sakti.culture.fr:8080/sdx/sand/documents/medias/attach/parcoursetudesandiennes.pdf
Livre du jour Sand la Petite Fadette
Chaque jour, un livre en téléchargement
"Le père Barbeau de la Cosse n'était pas mal dans ses affaires, à preuve qu'il était du conseil municipal de sa commune. Il avait deux champs qui lui donnaient la nourriture de sa famille et du profit par-dessus le marché. Il cueillait dans ses prés du foin à pleins charrois, et, sauf celui qui était au bord du ruisseau, et qui était un peu ennuyé par le jonc, c'était du fourrage connu dans l'endroit pour être de première qualité. La maison du père Barbeau de la Cosse n'était (...)".
La Petite Fadette, de George Sand.
http://www.ebooksgratuits.com/pdf/sand_petite_fadette.pdf
Livre du jour Thomas More L'Utopie
Chaque jour, un livre en téléchargement
L’utopie ou Le Traité de la meilleure forme de gouvernement (1516)
Thomas More (1478-1535) s'est inspiré de la République de Platon pour écrire son Utopie. Dans une première partie, il critique sévèrement l'Angleterre et les autres pays européens, puis, dans la seconde partie, il donne la description idéale
d'un État soumis à un régime démocratique.
“En 1516, Thomas More, chancelier d'Angleterre, lance avec L'Utopie un appel pathétique pour sauver l'humanité en perdition. Si l'ouvrage est assurément un réquisitoire contre la misère et le mal, il n'est pas pour autant l'épure d'un « socialisme vivant », n'en déplaise à certains commentateurs.
Dans un extraordinaire élan métaphysique, More cisèle pour les Utopiens une constitution qui, bien au-delà d'un réformisme politique pragmatique et plat, est destinée à opérer la rédemption de l'humanité et à recréer la substance du monde.
La force de l'œuvre se trouve dans le dynamisme spirituel qui la porte. C'est en lui que réside la fonction utopique elle-même, qui est de transcender le temps.”
(Texte de la présentation du livre au verso de la page couverture de l'édition de Garnier-Flammarion)
http://classiques.uqac.ca/classiques/More_thomas/more_thomas.html
Antigone et la démesure
http://agora.qc.ca/thematiques/mort.nsf/Documents/Antigone
De nombreuses études dont celle-ci :
Antigone sous le signe de la démesure :
http://agora.qc.ca/thematiques/mort.nsf/Documents/Antigone--Antigone___sous_le_signe_de_la_demesure_par_Eric_Volant
“L'histoire biblique de Caïn* et d'Abel* nous raconte les démêlés du couple fraternel originel en quête d'espace se terminant dans le meurtre fratricide. L'Èpopée de Gilgamesh* est un grand récit mésopotamien du combat de deux amis en quête de gloire éternelle. Ces deux monuments de la littérature universelle reflètent les divers visages de l'amour et de la haine sur fond de mort et de soif d'immortalité, de solidarité dans le bien et dans le mal, de démesure, À son tour, sous le signe de la démesure, Antigone* est une tragédie grecque qui chante la piété familiale et les lois sacrées de la sépulture.”
Livre du jour Edgar Poe Derniers contes
Edgar Poe, Derniers contes
En conséquence, et quoique ce ne fût pas une année bissextile (ce qui rend le sacrifice plus méritoire), elle députa son père, grand vizir, au roi, pour lui faire l'offre de sa main. Le roi l'accepta avec empressement: (il se proposait bien d'y venir tôt ou tard, et il ne remettait de jour en jour que par crainte du vizir) mais tout en l'acceptant, il eut soin de faire bien comprendre aux intéressés, que, pour grand vizir ou non, il n'avait pas la moindre intention de renoncer à un iota de son voeu ou de ses privilèges. Lors donc que la belle Schéhérazade insista pour épouser le roi, et l'épousa réellement en dépit des excellents avis de son père, quand, dis-je, elle l'épousa bon gré mal gré, ce fut avec ses beaux yeux noirs aussi ouverts que le permettait la nature des circonstances.
Mais, paraît-il, cette astucieuse demoiselle (sans aucun doute elle avait lu Machiavel) avait conçu un petit plan fort ingénieux.
La nuit du mariage, je ne sais plus sous quel spécieux prétexte, elle (...)
http://manybooks.net/titles/poeedgar12561256212562-8.html
Le Journal de Stendhal
L’ensemble du Journal de Stendhal peut désormais être feuilleté sur Internet, sur le site de la bibliothèque municipale de Grenoble.
La bibliothèque, qui possédait déjà la plus grande partie du Journal de l’écrivain, avait acquis en juin 2006 ces cahiers manquants, écrits par l’écrivain entre 1805 et 1814.
Le public peut découvrir également sur le site une exposition virtuelle sur l’auteur de La Chartreuse de Parme ainsi qu’un dossier pédagogique à destination des écoles.
http://www.bm-grenoble.fr/
Livre du jour Melville Moby Dick
Chaque jour, un livre en téléchargement
Appelez-moi Ismaël. Voici quelques années – peu importe
combien – le porte-monnaie vide ou presque, rien ne me retenant
à terre, je songeai à naviguer un peu et à voir l’étendue liquide
du globe. C’est une méthode à moi pour secouer la mélancolie
et rajeunir le sang. Quand je sens s’abaisser le coin de mes
lèvres, quand s’installe en mon âme le crachin d’un humide novembre,
quand je me surprends à faire halte devant l’échoppe
du fabricant de cercueils et à emboîter le pas à tout enterrement
que je croise, et, plus particulièrement, lorsque mon hypocondrie
me tient si fortement que je dois faire appel à tout mon
sens moral pour me retenir de me ruer délibérément dans la
rue, afin d’arracher systématiquement à tout un chacun son
chapeau… alors, j’estime qu’il est grand temps pour moi de
prendre la mer. Cela me tient lieu de balle et de pistolet. Caton
se lance contre son épée avec un panache philosophique, moi, je
m’embarque tranquillement. Il n’y a là rien de surprenant. S’ils
en étaient conscients, presque tous les hommes ont, une fois ou
l’autre, nourri, à leur manière, envers l’Océan, des sentiments
pareils aux miens.
http://www.ebooksgratuits.com/pdf/melville_moby_dick.pdf
Livre du jour Villon Le Grand Testament
Chaque jour, un livre en téléchargement
En l'an de mon trentiesme aage,
Que toutes mes hontes j'euz beues,
Ne du tout fol, ne du tout saige
Non obstant maintes peines eues,
Lesquelles j'ay toutes receues
Soubz la main Thibault d'Aucigny ...
S'esvesque il est, signant les rues,
Qu'il soit le mien je le regny.
François Villon, Le Grand Testament
http://www.chez.com/damienbe/testamen.htm
Blagues antiques
http://www.1001nuits.com/livre/1001-nuits-297803-Va-te-marrer-chez-les-Grecs-Philogelos-hachette.html
Et en grec, c’est ici :
http://www2.fh-augsburg.de/~harsch/graeca/Chronologia/S_post05/Philogelos/phg_text.html
Livre du jour Mallarmé Un coup de dés…
Chaque jour, un livre en téléchargement
"Un coup de dés jamais quand bien même lancé dans des circonstances éternelles du fond d'un naufrage. Soit que l'Abîme blanchi étale furieux sous une inclinaison plane désespérément d'aile la sienne par avance retombée d'un mal à dresser le vol et couvrant les jaillissements coupant au ras les bonds très à l'intérieur résume l'ombre enfouie dans la profondeur par cette voile alternative jusqu'adapter à (...)."
Un coup de dés jamais n'abolira le hasard, de Stéphane Mallarmé
http://mozambook.free.fr/coupdedes.htm
Le Voyageur lu par Apollinaire
Guillaume Apollinaire dit et enregistre trois de ses poèmes : Le Voyageur, Le Pont Mirabeau et enfin Marie.
http://www.larevuedesressources.org/article.php3?id_article=365
Livre du jour Hoffmann le Chat Murr
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HOFFMANN, ERNST THEODOR WILHELM : La Chat Murr
Vie et opinions du matou Murr fortuitement entremêlées de placards renfermant la biographie fragmentaire du maître de chapelle Johannès Kreisler. Gallimard, 1943. Traduction par Albert Béguin. Publication originale, en deux volumes, en 1819 et 1821.
La première traduction en français, date approximativement de 1832, par Adolphe Loève-Veimars.
Le roman se présente comme l'autobiographie d'un chat poète qui a appris à écrire. L'éditeur (Hoffmann) prétend que cette autobiographie a été livrée par l'auteur, mélangée à des pages arrachées à la biographie du maître de Murr, Johannès Kreisler, musicien tourmenté et extravagant, et a été imprimée telle quelle. Ce roman, mais peut-on parler de roman? alterne les deux récits, aussi étranges l'un que l'autre. Il demeurera inachevé.
Document PDF en mode image, indexé
http://www.ebooksgratuits.org/pdf/hoffmann_chat_murr_ocr.pdf
Livre du jour Racine Bajazet
EXTRAIT
« Ne m’importune plus de tes raisons forcées.
Je vois combien tes vœux sont loin de mes pensées.
Je ne te presse plus, ingrat, d’y consentir ;
Rentre dans le néant dont je t’ai fait sortir.
Car enfin qui m’arrête ? et quelle autre assurance
Demanderais-je encor de son indifférence ?
L’ingrat est-il touché de mes empressements ?
L’amour même entre-t-il dans ses raisonnements ?
Ah?! je vois tes desseins. Tu crois, quoi que je fasse,
Que mes propres périls t’assurent de ta grâce,
Qu’engagée avec toi par de si forts liens,
Je ne puis séparer tes intérêts des miens.
Mais je m’assure encore aux bontés de ton frère :
Il m’aime, tu le sais ; et malgré sa colère,
Dans ton perfide sang je puis tout expier,
Et ta mort suffira pour me justifier. »
Roxane, Bajazet, II, 1
http://mozambook.free.fr/bajazet.htm
Littérature et folie
Voici en particulier un article fort intéressant sur deux personnages de Mrs Dalloway, de la très chère Virginia Woolf :
http://www.larevuedesressources.org/article.php3?id_article=656
Dictionnaire L.F. Céline
http://members.tripod.com/Duclos/Dictiona.htm
Livre du jour Sorel Réflexions sur la violence
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Mes Réflexions sur la violence ont agacé beaucoup de personnes à cause de la
conception pessimiste sur laquelle repose toute cette étude ; mais je sais aussi que
vous n'avez point partagé cette impression ; vous avez brillamment prouvé, dans
votre Histoire de quatre ans, que vous méprisez les espoirs décevants dans lesquels
se complaisent les âmes faibles. Nous pouvons donc nous entretenir librement du
pessimisme et je suis heureux de trouver en vous un correspondant qui ne soit pas
rebelle à cette doctrine sans laquelle rien de très haut ne s'est fait dans le monde. J'ai
eu, il y a longtemps déjà, le sentiment que si la philosophie grecque n'a pas produit …
Georges Sorel, Réflexions sur la violence
http://classiques.uqac.ca/classiques/sorel_georges/reflexions_violence/Sorel_Reflexions_violence.pdf
Livre du jour Zola Contes à Ninon
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"Ce fut à vingt ans que Simplice devint complètement idiot. Il rencontra une forêt et tomba amoureux. Dans ces temps anciens, on n'embellissait point encore les arbres à coups de ciseaux, et la mode n'était pas de semer le gazon ni de sabler les allées. Les branches poussaient comme elles l'entendaient; Dieu seul se chargeait de modérer les ronces et de ménager les sentiers. La forêt que Simplice rencontra était un immense nid de (...)".
Contes à Ninon, d'Emile Zola.
http://www.ebooksgratuits.com/blackmask/zola_contes_a_ninon.pdf
Livre du jour Colette La Maison de Claudine
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Attention : téléchargement non autorisé en FRANCE
"La maison était grande, coiffée d'un grenier haut. La pente raide de la rue obligeait les écuries et les remises, les poulaillers, la buanderie, la laiterie, à se blottir en contre-bas tout autour d'une cour fermée. Accoudée au mur du jardin, je pouvais gratter du doigt le toit du poulailler. Le Jardin-du-Haut commandait un Jardin-du-Bas, potager resserré et chaud, consacré à l'aubergine et au piment, où l'odeur du feuillage de la tomate se mêlait (...)."
La Maison de Claudine, de Colette
http://www.ebooksgratuits.com/pdf/colette_maison_claudine.pdf
Elizabeth George
Voici l'annonce du dernier, qui sortira le 9-10 :
LE ROUGE DU PÉCHÉ
Chargée de l'enquête, l'inspecteur Bea Hannaford renonce vite à considérer comme suspect le vagabond aux vêtements crasseux qui présente des papiers au nom de Thomas Lynley. En manque d'effectifs, elle le met à contribution : il est certes un témoin, mais, une fois son identité vérifiée, elle ne doute pas que son expérience de commissaire au Yard pourra s'avérer très utile. Car il y a du travail : le matériel d'escalade de Santo Kerne, la victime, a été saboté, et les personnes ayant pu désirer la mort du jeune homme sont légion. Dans ce pays sauvage de falaises et de mer démontée, Lynley participe à contrecoeur aux investigations mais reprend pied peu à peu. Il retrouve son éternelle partenaire, Barbara Havers, que Londres a dépêchée sur place autant pour collaborer à l'enquête que pour mener à bien une mission délicate : récupérer Lynley.
Livre du jour Lewis Le Moine
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LEWIS MATTHEW GREGORY, Le Moine
Voici peut-être le plus fameux des romans gothiques (ou romans noirs), ces romans qui ont tenu un grande place dans la littérature anglaise de la fin du XVIIIe et du début du XIXe siècle et qui étaient conçus pour tenir le lecteur éveillé d'effroi la nuit.
À l'époque de l'Inquisition, Ambrosio, prieur du couvent des Capucins à Madrid, est admiré pour sa vertu et la pureté de sa foi. Les fidèles se bousculent pour assister à ses célébrations de messes et tremblent devant ses sermons. Cet homme rigide et pur ne se sent d'amitié que pour un jeune moine, Rosario. Mais celui-ci va révéler sa véritable identité et la vie du prieur va basculer, entraînant de nombreuses victimes dans les pires infamies...
http://www.ebooksgratuits.com/pdf/lewis_le_moine.pdf
Saint-Exupéry
Et si, l'espace d'un instant, on oubliait Le Petit Prince, son mouton, son renard et sa rose? Et si l'on s'intéressait à Antoine de Saint-Exupéry comme à un romancier «normal»? La parution de quatre petits volumes d'inédits, réunis en un élégant coffret, nous invite justement à jeter un regard décalé sur notre aviateur-écrivain national. Au menu: un inédit (excellent), deux femmes (envoûtantes) et une polémique (littéraire).
http://livres.lexpress.fr/critique.asp/idC=13343/idR=9/idG=3
La correspondance retrouvée a été vendue chez Sotheby. On peut la voir depuis le 11 décembre 2007 au musée des Lettres et Manuscrits (8, rue de Nesle, Paris Vie) qui l’a acquise.
Livre du jour Verne Robur le conquérant
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"'PAN !... PAN !...' Les deux coups de pistolet partirent presque en même temps. Une vache, qui paissait à cinquante pas de là, reçut une des balles dans l'échine. Elle n'était pour rien dans l'affaire, cependant. Ni l'un ni l'autre des deux adversaires n'avait été touché. Quels étaient ces deux gentlemen ? On ne sait, et, cependant, c'eût été là, sans doute, l'occasion de faire parvenir leurs noms à la postérité. Tout ce qu'on peut dire, c'est que le plus âgé était anglais, le plus jeune américain. (...)"
Robur le conquérant, de Jules Verne
http://abu.cnam.fr/cgi-bin/go?robur1
Livre du jour Meyrink le Golem
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MEYRINK, GUSTAV, Le Golem - Romans : Fantastique & SF
Tous les trente-trois ans le Golem, créature d'argile que certains rabbins doués de pouvoirs magiques savent transformer en sinistre automate, apparaît dans le ghetto de Prague afin d'y hanter ses habitants dans un but mystérieux. Lors d'une nuit tourmentée, le narrateur plonge dans un rêve qui va le faire vivre des événements qui se sont passés, il y a plus de trente ans, dans le vieux ghetto de Prague. Dans la peau d'un certain tailleur, Athanasius Pernath, il va errer dans le labyrinthe du ghetto, et va ainsi accéder à son propre passé...
Le Golem est l'un des grands classiques de la littérature fantastique, l'un des chefs-d'oeuvre de la littérature germanophone. Cet étrange roman, si mystérieux qu'on n'en devine pas toutes les richesses à la première lecture, marie la cabale et le folklore des ghettos, le fantastique et le policier, le psychologique et l'amour, alliant le rêve, la folie, les théories freudiennes, les fantômes, les brumes romantiques, les mystères égyptiens, la franc-maçonnerie et l'occultisme...
http://www.ebooksgratuits.com/pdf/meyrink_le_golem.pdf
Mounier Lendemains d'une trahison
L'occasion de rappeler la publication de l'article d'Emmanuel Mounier :
Emmanuel Mounier, « Lendemains d’une trahison », Esprit, no 73, octobre 1938, p. 14.
Michel Winock publie La Trahison de Munich, Emmanuel Mounier et la grande débâcle des intellectuels, présenté par Michel Winock, CNRS Editions, 2008, 184 p., 20 €
Septembre
1938. Hitler revendique le rattachement au Reich du
territoire des Sudètes, région tchécoslovaque où vit
une minorité germanophone. Après avoir remilitarisé
son pays et réalisé l’Anschluss,
il sait que sa menace d’utiliser la force pour
parvenir à ses fins est suffisamment crédible pour
faire plier les Démocraties européennes. Pour «
préserver la paix », le premier ministre britannique,
Chamberlain, d’accord avec la France, contraint la
Tchécoslovaquie à céder aux exigences nazies, le 21
septembre.
Aux « Lendemains d’une trahison », Emmanuel Mounier,
fondateur de la revue Esprit,
rédige l’éditorial du numéro d’octobre en rompant
avec la tradition « pacifiste » et « apolitique » de
la revue, dénonçant « le déshonneur » d’une France
sans parole, sacrifiant son alliée au chantage du
fascisme.
Publié aux lendemains des accords de Munich
entérinant la cession sans concession des Sudètes à
l’Allemagne, l’article de Mounier résonne dans les
débats intellectuels, entre ceux prônant la
sauvegarde de la paix par tous les moyens, et ceux
voulant opposer la force aux exigences des fascistes,
bien vite dénoncés comme « bellicistes » par les «
pacifistes ».
Les abonnés d’Esprit
–
appartenant aux deux bords – réagissent à cet
éditorial dans des lettres adressées à Mounier,
confiées sous l’occupation à son collaborateur Edmond
Humeau, dont l’un des descendants a rendu possible la
publication de cet échange épistolaire
(La
Trahison de Munich, Emmanuel Mounier et la grande
débâcle des intellectuels, présenté
par Michel Winock, CNRS Editions, 2008, 184 p., 20
euros.
À la lecture de l’éditorial, on voit bien que Mounier
n’est pas « belliciste ». S’il méprise les hommes «
résolus à ne pas se battre », il défend la force de
résistance de ceux « résolus à ne pas tuer » en
prônant … le désarmement.
Le texte d'Emmanuel Mounier est reproduit
intégralement dans le livre de Michel Winock, ou en
vente en ligne sur le site de la revue
Esprit
:
http://www.esprit.presse.fr/review/article.php?code=5005
Livre du jour Marc Bloch L'Étrange défaite
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L'Étrange défaite. Témoignage écrit en 1940. Paris: Société des Éditions Franc-Tireur, 1946.
[Historien français, spécialiste du Moyen âge, co-fondateur avec Lucien Febvre, de la revue Annales d'histoire économique et sociale. Patriote ardent, il est un résistant actif durant l’occupation allemande de la France. Arrêté, torturé, il est exécuté en juin 1944.
http://classiques.uqac.ca/classiques/bloch_marc/etrange_defaite/etrange_defaite.html
Flaubert correspondance
«C’est, en effet, dans ses lettres que le véritable Flaubert nous apparaît avec ses enthousiasmes et ses découragements, ses touchantes délicatesses et ses superbes violences, son exquise sensibilité et sa terrible clairvoyance. Par elles nous sont révélées toute l’intime noblesse, toute la naïve bonhomie de ce pur martyr des lettres. Elles nous font assister enfin à la genèse douloureuse de tant de chefs-d’œuvre; elles en sont le commentaire vivant, indispensable.» -- extrait de la préface de 1926.
http://flaubert.univ-rouen.fr/03corres/conard/accueil.html
