Céline Lettres dans La Pléiade
LETTRES
[2009]. Choix de lettres de Céline et de quelques
correspondants (1907-1961). Édition d’Henri Godard et
Jean Paul Louis, préface d’Henri Godard, 2080 pages,
rel. peau, 105 x 170 mm. Collection Bibliothèque
de la Pléiade (No 558), Gallimard -corr.
ISBN
9782070116041.
Parution :
13-11-2009. Ce volume
propose un large choix de lettres de Céline, ainsi
que quelques lettres à lui adressées ou le
concernant, présentées dans l’ordre chronologique et
couvrant plus de cinquante années :
depuis le premier séjour que les parents de Louis
Destouches l’envoient faire en Allemagne, jusqu’à sa
mort en 1961, au lendemain du jour où il a annoncé à
Gaston Gallimard le manuscrit de son dernier roman.
Les inédits sont nombreux :
de 1907 à 1915 – les séjours à l’étranger, les
cuirassiers, la guerre et le combat
Présentation par Pierre
Assouline
Présentation par Frédéric
Ferney
Kadaré Le dîner de trop
Gjirokastër
– la « ville de pierre » au sud de
l’Albanie – voit déferler les troupes allemandes
qui remontent de la Grèce envahie. À leur tête,
un colonel nazi qui a fait ses études en
Allemagne avec un dignitaire de la ville, le
docteur Gurameto. Le colonel von Schwabe
retrouve avec effusion son ex-condisciple qui
l’invite à dîner. Or, des maquisards ouvrent le
feu sur l’avant-garde des blindés allemands . En
représailles, les nazis raflent des otages parmi
les habitants de la cité. Le docteur Gurameto se
sent contraint durant le souper avec
l’état-major allemand de convaincre le colonel
de les libérer - y compris un pharmacien juif-
sous peine de passer pour traître aux yeux de la
population. Il obtient gain de cause. Une fois
la guerre terminée et le communisme instauré,
cette affaire revient sur le tapis. Au moment où
dans tout le bloc communiste la paranoïa
stalinienne atteint des sommets, la libération
du pharmacien juif par le colonel nazi désigne
Gjirokastër comme un noyau du grand complot
planétaire visant à décapiter les pays
socialistes…
Quelle est
la clé de l’énigme du fameux dîner ? Et si
l’invité du docteur Gurameto n’avait été autre qu’un
mort ?
Brassant avec une virtuosité encore jamais atteinte
balades balkaniques, chroniques de sa ville natale et
charges tragi-comiques contre les dictatures défuntes
(l’ottomane, la fasciste, la communiste…), Ismail
Kadaré donne ici un roman qui le montre au sommet de
son art.
Fayard, 216 p ISBN : 9782213643885
Lire la suite...Apollinaire Une biographie de guerre
Chacun sait que le poète est mort à 38 ans l’avant-veille de l’armistice, le 9 novembre 1918. Foudroyé par la grippe espagnole, affaibli par une blessure reçue au front, le « Poète assassiné » — titre prémonitoire — s’était porté volontaire pour combattre, dans l’espoir de recevoir enfin la nationalité française…
Un éclat d’obus le touche le 17 mars 1916. J’ai vu, à deux reprises, lors d’expositions dont la dernière se situait à l’Historial de la Grande Guerre de Péronne, le casque d’Apollinaire troué au front et le Mercure de France qu’il lisait, taché de son sang. Une émotion qui foudroie…
Annette Becker, se fondant sur sa correspondance, retrace la vie du poète lors de ses dernières années et, entre autres, tord le cou à tous les contresens faits autour du fameux vers : « Ah Dieu ! que la guerre est jolie ».
L’historienne rétablit le sens véritable de ce vers de 1915, inscrit en fait, à l’origine, dans une lettre amoureuse où le poète fantasme la femme aimée en soldate !
Arlette Farge Essai pour une histoire des voix
Une présentation de son dernier livre :
Au XVIIIe siècle, l’oralité triomphe ; la voix et son timbre sont les moyens privilégiés de la population pour être au monde.
La rue,
les salons résonnent des conversations, badinages,
disputes, annonces royales sur jeu de trompettes,
paroles du pouvoir et de L’Église, chansons à un sol,
musiques jouées à tout va. Ils contiennent aussi tes
cris, les gémissements, les voix du désarroi, de la
folie, celles qui s’échappent des immeubles, des
prisons et des hôpitaux. La société populaire est un
immense champ sonore et vocal. Toutes ces voix se
sont enfuies à jamais pourtant elles sont la matrice
de communautés n’ayant guère accès à l’écrit.
Arlette Farge les recherche à travers les archives
dans lesquelles ont été notés parfois les timbres de
voix et les intonations des uns et des autres. Elle
trace une ligne fragile, aux confins de la
linguistique et de la musique, et parvient à nous
faire entendre « ces voix démultipliées sans
lesquelles nous ne sommes
rien ».
Le vendredi 6 novembre, a été projeté à la Scam,
à Paris,
l’Échappée belle, un
documentaire de Frédéric Biamonti
(Hunstville,
la colonie pénitentiaire ;
Destin des Halles…),
consacré à l’historienne Arlette
Farge,
spécialiste des archives de police du
XVIIIe siècle, intellectuelle atypique, à la
curiosité gourmande. En présence
d’Arlette
Farge
et du
réalisateur.
deux liens :
entretiens à la revue VACARME ici et
ici
Tardi «Putain de guerre !» t.2
Avec le second volume de Putain de guerre !, Tardi met un point final à son grand œuvre sur la Première Guerre mondiale. Un travail colossal, d’une puissance inégalée.
Castermag’ : Vous venez d’achever le second volume de Putain de guerre ! Que ressentez-vous, maintenant que ce travail est terminé ?
JACQUES TARDI : À chaque fois que je termine un album, il y a toujours un moment de déprime. Un livre, c’est en gros un an de boulot. Mais dans le cas de celui-ci, si on élargit à l’ensemble des travaux que j’ai consacrés à la Première Guerre mondiale, voilà près de trente ans que ça m’occupe ! Alors oui, il y a une certaine mélancolie à ranger les dessins, à trier la documentation, les photos… […]
suite de l’interview ici
Vous êtes enseignant ?
Vous pouvez télécharger ici le dossier pédagogique consacré à l’album, réalisé par La Nouvelle Revue Pédagogique.
Un dvd est annoncé : sortie imminente
