Livre du jour Sand Consuelo
Tome 1 :
http://manybooks.net/titles/sandgeor1266612666-8.html
Tome 2 :
http://manybooks.net/titles/sandgeor13251325813258-0.html
Tome 3 :
http://manybooks.net/titles/sandgeor13371337413374-0.html
Par ailleurs, c’est un superbe roman initiatique !
George Sand, Consuelo
Céline Lettres dans La Pléiade
Louis-Ferdinand Céline
LETTRES
BIBLIOTHÈQUE DE LA PLÉIADE

ISBN 9782070116041.
Parution : 13-11-2009. Ce volume propose un large choix de lettres de Céline, ainsi que quelques lettres à lui adressées ou le concernant, présentées dans l'ordre chronologique et couvrant plus de cinquante années : depuis le premier séjour que les parents de Louis Destouches l'envoient faire en Allemagne, jusqu'à sa mort en 1961, au lendemain du jour où il a annoncé à Gaston Gallimard le manuscrit de son dernier roman. Les inédits sont nombreux : de 1907 à 1915 – les séjours à l'étranger, les cuirassiers, la guerre et le combat
Présentation par Pierre Assouline
Présentation par Frédéric Ferney
Livre du jour Paul Eluard
Chaque jour, un livre en téléchargement
«Qu'une force honnête nous revienne. Quelques poètes, quelques constructeurs qui vécurent jeunes nous l'avaient déjà enseigné. Connaissons ce dont nous sommes capables. La beauté ou la laideur ne nous paraissent pas nécessaires. Nous nous sommes toujours autrement souciés de la puissance ou de la grâce, de la douceur ou de la brutalité, de la simplicité ou du nombre. La vanité qui pousse l'homme à déclarer ceci est beau ou laid, et à prendre parti (...).»
Les Hommes et leurs animaux, de Paul Eluard
Avec Claude Allègre contre les sectes vertes

Marre des sectes vertes
et des peurs millénaristes ! Marre de la culpabilité ! Marre des
appels à la régression et aux taxes généralisées…
Je partage totalement les vues de Claude Allègre et salue la
publication de ses derniers livres.
Allègre affirme que si « l’écologie est
incontournable […] cet unanimisme est dangereux lorsque petit à
petit émerge un dogme qui par définition doit être accepté comme
tel, sans contestation possible. » Et de
poursuivre :
« Dans la 'secte
verte', il en est de même. Il n’y a rien à comprendre. La science
n’est présente que lorsqu’elle conforte ce qu’on pense. Dès qu’un
danger est annoncé comme possible, il est considéré comme certain
et le principe de précaution justifie à lui seul l’attitude. C’est
ainsi !
Un point c’est tout. Questionner, c’est déjà être
rebelle !
[…] Tout ce qui est naturel est bon. Donc tout ce qui modifie la
nature est à proscrire, à condamner. L’Homme et la société passent
au second rang.»
Par
ce discours, Allègre vise en particulier trois ténors
écologistes :
« Nicolas
Hulot :
le bon qui cultive
l’angélisme caché derrière ses magnifiques reportages, un discours
aussi mobilisateur qu’imparfait et finalement dangereux
[…].
José Bové :
la brute ;
son mode d’expression c’est d’abord et avant tout la violence
[…]
Al Gore :
le truand, à la tête d’une
gigantesque pompe à fric […].».
Salutaire et réjouissant !
Livre du jour Pierre Loti
Chaque jour, un livre en téléchargement
«Une belle journée de mai, un beau soleil, un ciel pur... Quand les canots étrangers arrivèrent, les bourreaux, sur les quais, mettaient la dernière main à leur œuvre : six pendus exécutaient en présence de la foule l'horrible contorsion finale... Les fenêtres, les toits étaient encombrés de spectateurs ; sur un balcon voisin, les autorités turques souriaient à ce spectacle familier. Le gouvernement du sultan avait fait peu de frais pour l'appareil du supplice (...).»
Aziyadé, de Pierre Loti
Kadaré Le dîner de trop
Gjirokastër – la
« ville de pierre » au sud de l’Albanie – voit déferler
les troupes allemandes qui remontent de la Grèce envahie. À leur
tête, un colonel nazi qui a fait ses études en Allemagne avec un
dignitaire de la ville, le docteur Gurameto. Le colonel von Schwabe
retrouve avec effusion son ex-condisciple qui l’invite à dîner. Or,
des maquisards ouvrent le feu sur l’avant-garde des blindés
allemands . En représailles, les nazis raflent des otages parmi les
habitants de la cité. Le docteur Gurameto se sent contraint durant
le souper avec l’état-major allemand de convaincre le colonel de
les libérer - y compris un pharmacien juif- sous peine de passer
pour traître aux yeux de la population. Il obtient gain de cause.
Une fois la guerre terminée et le communisme instauré, cette
affaire revient sur le tapis. Au moment où dans tout le bloc
communiste la paranoïa stalinienne atteint des sommets, la
libération du pharmacien juif par le colonel nazi désigne
Gjirokastër comme un noyau du grand complot planétaire visant à
décapiter les pays socialistes…Quelle est la clé de
l’énigme du fameux dîner ? Et si l’invité du docteur Gurameto
n’avait été autre qu’un mort ?
Brassant avec une virtuosité encore jamais atteinte balades
balkaniques, chroniques de sa ville natale et charges
tragi-comiques contre les dictatures défuntes (l’ottomane, la
fasciste, la communiste…), Ismail Kadaré donne ici un roman qui le
montre au sommet de son art.
Fayard, 216 p ISBN : 9782213643885
Lire la suite...Livre du jour Peire Raimon de Toulouse
Chaque jour un livre en téléchargement
«I.
Ab son gai plan e car
Fas descort leu et bon,
Avinen per chantar
E de bella razon;
E s'eu pogues trobar
A leis, cui Dieus bes don!
Chausimen, ges no·m par
Agues ren si ben non.
I. - Avec une mélodie gaie, facile et rare, je fais un descort léger et bon, avenant pour chanter et sur un beau thème ; et si je pouvais trouver pitié auprès de ma dame (- puisse Dieu la combler de faveurs! -), il me semble que je n'en obtiendrais que du bien. II. - Car celle-là m'a conquis, dont toutes les actions sont si distinguées ; et jamais n'exista si bel objet où que je me tourne ni où que j'aille; car son noble mérite et sa courtoisie montent, croissent et se répandent (...).»
Poésies du troubadour Peire Raimon de Toulouse, de Joseph Anglade
Åke Edwardson

Injuste.
C’est un auteur de romans policiers qui met en scène un commissaire fort attachant, Erik Winter, jeune dandy amateur de jazz.
J’ai lu cinq de ses romans et me réjouis d’une part de la parution en grand format de son neuvième et avant-dernier roman, Presque mort, et d’autre part de la réédition par les éditions 10/18 de la suite de romans qui a commencé avec Danse avec L’ange.
Il faut les lire dans l’ordre d’écriture, afin de goûter l’évolution des personnages autant que la peinture d’une société suédoise en proie à la violence, à la drogue et au racisme.
Livre du jour Nietzsche Zarathoustra
Chaque jour, un livre en téléchargement
«Lorsque Zarathoustra eut atteint sa trentième année, il quitta sa patrie et le lac de sa patrie et s'en alla dans la montagne. Là il jouit de son esprit et de sa solitude et ne s'en lassa point durant dix années. Mais enfin son coeur se transforma, - et un matin, se levant avec l'aurore, il s'avança devant le soleil et lui parla ainsi : 'O grand astre! Quel serait ton bonheur, si tu n'avais pas ceux que tu éclaires ? Depuis dix ans que tu viens vers ma caverne : tu te serais lassé de ta lumière'."»
Ainsi parlait Zarathoustra, de Nietzsche.
Apollinaire Une biographie de guerre

Chacun sait que le poète est mort à 38 ans l’avant-veille de l’armistice, le 9 novembre 1918. Foudroyé par la grippe espagnole, affaibli par une blessure reçue au front, le « Poète assassiné » — titre prémonitoire — s’était porté volontaire pour combattre, dans l’espoir de recevoir enfin la nationalité française…
Un éclat d’obus le touche le 17 mars 1916. J’ai vu, à deux reprises, lors d’expositions dont la dernière se situait à l’Historial de la Grande Guerre de Péronne, le casque d’Apollinaire troué au front et le Mercure de France qu’il lisait, taché de son sang. Une émotion qui foudroie…
Annette Becker, se fondant sur sa correspondance, retrace la vie du poète lors de ses dernières années et, entre autres, tord le cou à tous les contresens faits autour du fameux vers : « Ah Dieu ! que la guerre est jolie ».
L’historienne rétablit le sens véritable de ce vers de 1915, inscrit en fait, à l’origine, dans une lettre amoureuse où le poète fantasme la femme aimée en soldate !
Livre du jour Hugo le Roi s'amuse
Chaque jour, un livre en téléchargement
«LE ROI.
Comte, je veux mener à fin cette aventure.
Une femme bourgeoise, et de naissance obscure
Sans doute, mais charmante !
MONSIEUR DE LA TOUR-LANDRY.
Et vous la rencontrez le dimanche à l'église ?
LE ROI.
À Saint-Germain-des- Prés. J'y vais chaque dimanche.
MONSIEUR DE LA TOUR-LANDRY.
Et voilà tout à l'heure deux mois que cela dure ?
LE ROI.
Oui.
MONSIEUR DE LA TOUR-LANDRY.
La(...)».
Le roi s'amuse, de Victor Hugo.
Arlette Farge Essai pour une histoire des voix
Une présentation de son dernier livre :

La rue, les salons
résonnent des conversations, badinages, disputes, annonces royales
sur jeu de trompettes, paroles du pouvoir et de L’Église, chansons
à un sol, musiques jouées à tout va. Ils contiennent aussi tes
cris, les gémissements, les voix du désarroi, de la folie, celles
qui s’échappent des immeubles, des prisons et des hôpitaux. La
société populaire est un immense champ sonore et vocal. Toutes ces
voix se sont enfuies à jamais pourtant elles sont la matrice de
communautés n’ayant guère accès à l’écrit.
Arlette Farge les recherche à travers les archives dans lesquelles
ont été notés parfois les timbres de voix et les intonations des
uns et des autres. Elle trace une ligne fragile, aux confins de la
linguistique et de la musique, et parvient à nous faire entendre
« ces voix démultipliées sans lesquelles nous ne sommes rien
».
Le vendredi 6 novembre, a été projeté à la Scam, à
Paris,
l’Échappée belle, un documentaire de Frédéric Biamonti
(Hunstville, la
colonie pénitentiaire ;
Destin des Halles…), consacré à l’historienne
Arlette Farge, spécialiste des archives de police du
XVIIIe siècle, intellectuelle atypique, à la curiosité
gourmande. En présence d’Arlette Farge et du réalisateur.
deux liens : entretiens à la revue VACARME ici
et ici
Livre du jour Giraudoux Contes d'un matin
Chaque jour, un livre en téléchargement
«Le vingt et unième jour, Ulysse et ses compagnons s'aperçurent que les vivres finissaient par manquer. Quelques matelots africains s'étaient même attaqués aux fourrages, ce qui enlevait jusqu'à la ressource suprême de tirer à la courte paille. Par bonheur, le plus favorable des vents poussa le navire sur une île où ils se repurent de coquillages, qu'ils arrosèrent d'une succulente eau de source. Ils fumaient du varech à la (...).»
Les Contes d'un matin, de Jean Giraudoux
Tardi «Putain de guerre !» t.2

Avec le second volume de Putain de guerre !, Tardi met un point final à son grand œuvre sur la Première Guerre mondiale. Un travail colossal, d’une puissance inégalée.
Castermag’: Vous venez d’achever le second volume de Putain de guerre ! Que ressentez-vous, maintenant que ce travail est terminé ?
JACQUES TARDI : À chaque fois que je termine un album, il y a toujours un moment de déprime. Un livre, c’est en gros un an de boulot. Mais dans le cas de celui-ci, si on élargit à l’ensemble des travaux que j’ai consacrés à la Première Guerre mondiale, voilà près de trente ans que ça m’occupe ! Alors oui, il y a une certaine mélancolie à ranger les dessins, à trier la documentation, les photos… (…)
suite de l’interview ici
Vous êtes enseignant ?
Vous pouvez télécharger ici le dossier pédagogique consacré à l'album, réalisé par La Nouvelle Revue Pédagogique.
Un dvd est annoncé : sortie imminente
Livre du jour Baronne Orczy le rire du Mouron rouge
Chaque jour, un livre en téléchargement
«- Tyran ! Tyran ! Ah ! les tyrans !
C'était Pierre Adet qui avait parlé, d'une voix à peine plus forte qu'un chuchotement. Son visage exprimait une passion intense et ses mains crispées semblaient vouloir étrangler un ennemi imaginaire ; ces quelques mots simplement murmurés contenaient tant de haine, tant de force, une détermination si impérative, qu'un silence total s'abattit sur tous les garçons du village de Vertou, assis avec lui (...).»
Le Rire du mouron rouge, par la baronne Emmuska Orczy.
Livre du jour Büchner La Mort de Danton
Chaque jour, un livre en téléchargement
»SCÈNE 1 - Hérault-Séchelles, quelques dames (à la table du jeu). Danton, Julie (un peu à l'écart, Danton sur un escabeau aux pieds de Julie).
Danton : Vois la jolie dame, comme elle tourne gentiment les cartes ! Oui, vraiment, elle s'y entend, on dit qu'elle donne à son homme toujours le cœur et aux autres le carreau. Vous seriez encore capable de nous rendre amoureux du mensonge.
Julie : Tu crois en moi ?
Danton : Qu'est-ce que j'en sais ? Nous savons peu l'un de l'autre.»
La Mort de Danton, par Georg Büchner
