L'amour dans l'Antiquité
http://www.mediterranees.net/civilisation/amour/index.html
La Thaîs d’Anatole France :
http://www.ebooksgratuits.com/pdf/france_thais.pdf
Et le livret de Massenet :
http://www.teatrolafenice.it/public/libretti/35_1407thais_jm.pdf
L’amour à Rome :
http://www.mediterranees.net/civilisation/amour/catulle/mendes.html
Et la fin sur les Chansons de Bilitis :
http://www.ebooksgratuits.com/pdf/louys_chansons_bilitis.pdf
Livre du jour P. Louys Aphrodite
Chaque jour, un livre en téléchargement
Couchée sur la poitrine, les coudes en avant, les jambes écartées et la joue dans la main, elle piquait de petits trous symétriques dans un oreiller de lin vert, avec une longue épingle d'or.
Depuis qu'elle s'était éveillée, deux heures après le milieu du jour, et toute lasse d'avoir trop dormi, elle était restée seule sur le lit en désordre, couverte seulement d'un côté par un vaste flot de cheveux.
Cette chevelure était éclatante et profonde, douce comme une fourrure, plus longue qu'une aile, souple, innombrable, animée, pleine de chaleur. Elle couvrait la moitié du dos, s'étendait sous le ventre nu, brillait encore auprès des genoux, en boucle épaisse et arrondie. La jeune femme gisait enroulée dans cette toison précieuse, dont les reflets mordorés étaient presque métalliques et l'avaient fait nommer Chrysis par les courtisanes d'Alexandrie.
Pierre Louys, Aphrodite, mœurs antiques
Maurice Blanchot
http://www.laviedesidees.fr/Archeologie-d-un-geste-critique.html
Livre du jour Deulin la Marmite du diable
Chaque jour, un livre en téléchargement
« En ce temps-là vivait à Escaupont un marissiau, ou maréchal ferrant, qui avait nom Jean Hullos, mais qu'on appelait communément le Cacheux, ce qui, selon les uns, veut dire le chasseur, à cause qu'il aimait beaucoup à braconner, et, selon d'autres, le chercheur, parce qu'il avait toujours l'air de chercher quelque chose. Or, un soir d'hiver que le Cacheux rôdait par la forêt, sur le mont d'Anzin, il avisa, au loin, une lumière (...). »
La Marmite du diable, de Charles Deulin.
Le Paris de Zola
Henri MITTERAND nous
offre encore un magnifique travail sur le Paris d’Emile
Zola.Les Rougon-Macquart mais aussi un grand nombre de romans, écrits et salons de Zola ont immortalisé un portrait de Paris entre 1850 et 1895 que cet ouvrage se propose d'illustrer grâce à une riche iconographie, peinture, gravures, caricatures, de la même période, en regard des passages les plus parlants de l'oeuvre du romancier naturaliste, et des commentaires éblouissants du maître.
- Paru le : 17 Septembre 2008
- Thématique : Beaux-Arts - Ecrits sur l'art - Histoire de la peinture
- Éditeur : Hazan, Paris
- Reliure : Relié sous jaquette
- Description : 280 pages; (24 x 22 cm);
- ISBN : 978-2-7541-0281-0
- EAN13 : 9782754102810.
Livre du jour G. Leroux Balaoo
Chaque jour, un livre en téléchargement
LEROUX, GASTON : Balaoo
Ce roman
commence comme un policier classique. Une série de meurtres
terrorise un village d’Auvergne et une enquête commence, au cours
de laquelle les principaux personnages se mettent en place: un
vieux savant bizarre, sa fille - ravissante, bien sûr - son fiancé,
un grand benêt de clerc de notaire, le domestique du savant et une
famille de repris de justice, cachée dans les bois, composée de
trois frères - les méchants de l’histoire et les suspects évidents,
ainsi que de leur soeur, une sauvageonne. Puis le roman oblique
vers le thème du savant fou, dont les créations échappent à son
contrôle et sont à l’origine de désastres... De plus nous
découvrons que M. Noël s’appelle en réalité Baloo et est amoureux
fou, sans espoir, de la jolie fille...Un roman éclectique, qui
part un peu dans tous les sens, comme cela arrivait parfois avec
les feuilletons écrits au jour le jour, mais qui nous offre un
certain nombre d'épisode complètement délirants qui valent la peine
d'être lus.
http://www.ebooksgratuits.com/pdf/leroux_balaoo.pdf
Livre du jour J. Austen
Chaque jour, un livre en téléchargement
JANE AUSTEN, Catherine
Morland Écrit en 1803,
Catherine
Morland (Northanger
Abbey) est le premier roman
de Jane Austen, même s'il n'a été publié qu'en 1818, un an après sa
mort.La jeune et naïve
Catherine Morland est invitée par des voisins de ses parents à
passer quelques semaines à Bath. Là, elle se lie d'amitié avec la
jeune et inconstante Isabelle Thorpe et son frère, le présomptuteux
John qui se pose rapidement en prétendant de Catherine. Elle y
rencontre également Henry Tilney et sa charmante soeur Eléonore.
Catherine n'est pas insensible au charme de Henry. Aussi, quand le
père d'Henry invite Catherine à passer quelques jours dans sa
maison, elle est au comble du bonheur. D'autant plus que Catherine,
très imprégnée par ses lectures de romans gothiques alors très à la
mode, apprend que la demeure de M. Tilney est une ancienne abbaye:
Northanger Abbey...
Catherine Morland
Livre du jour Maupassant Une Vie
Chaque jour, un livre en téléchargement
MAUPASSANT, GUY DE : Une
vie - Édition illustrée - Roman
Sortie du
couvent où vient de s'achever son éducation, Jeanne, fille unique
du baron Le Perthuis des Vauds, convainc ses parents de s'installer
dans leur château des Peuples, sur la falaise d'Yport : une vie
charmante et libre commence jusqu'au mariage avec Julien de
Lamare.
Après une décevante nuit de noces, Jeanne connaît pourtant le
plaisir lors d'une excursion pendant leur lune de miel en Corse.
Après le retour aux Peuples, la vie devient mélancolique: Julien et
Jeanne font chambre à part. Puis l'ennui s'installe, rompu par
l'accouchement inattendu de la fille de chambre, Rosalie, la soeur
de lait de Jeanne que celle-ci trouve, une nuit, dans le lit de
Julien. Jeanne s'enfuit, s'évanouit, puis après une brève
convalescence, apprend qu'elle est enceinte. Pendant que sa
grossesse se déroule douloureusement, Julien fréquente des
hobereaux du voisinage, les Fourville. Enfin Jeanne est délivrée
prématurément d'un fils : Paul...
http://www.ebooksgratuits.com/pdf/maupassant_une_vie_source_illustre.pdf
La pantoufle de Cendrillon : verre ou vair ?
C’est une question qui appelle généralement des réponses bizarres.
En fait, il existe environ 342 versions recensées de Cendrillon par Marian Cox. On a parfois écrit que l’histoire avait pour origine un conte chinois (à cause du thème des petits pieds, signe de beauté et de distinction), mais Bruno Bettelheim lui dénie cette origine. Les différentes versions couvrent le monde entier.
Certaines envoient l’héroïne au bal (versions populaires allemandes), d’autres à la messe (versions populaires françaises) : deux endroits, moins opposés qu’il y paraît, qui ont en commun le fait que l’on revêt de beaux habits pour s’y rendre.
Si on lit simplement la version des frères Grimm, on comprendra l’explication du « mystère » de la pantoufle de verre.
Les frères Grimm ont fait un vrai travail de folkloristes, et ils ont transcrit les contes qu’ils avaient entendus, pratiquement sans y toucher. Ils sont donc bien plus proches, malgré les dates de publication, des traditions populaires, que Perrault, qui a fait une véritable œuvre littéraire en retravaillant très sensiblement les données du folklore.
Chez Grimm, la pantoufle est de fourrure.
Mais…
La mère des deux sœurs incite ces dernières à tricher : à l’aînée des filles, elle conseille de se couper le bout du pied : « Quand tu seras reine, tu n’auras plus besoin de marcher ».
La jeune fille met la pantoufle, le prince ne s’aperçoit de rien. Mais les oiseaux volètent autour de lui et lui chantent :
« Il y a du sang dans la pantoufle
Celle que tu emmènes n’est pas la vraie fiancée ».
Demi-tour du prince, retour à la ferme.
La cadette des méchantes sœurs se coupe le talon, à l’instigation de la marâtre, et pour la même raison : « Quand tu seras reine, tu n’auras plus besoin de marcher ».
Même scénario, même intervention des oiseaux.
C’est alors que la pantoufle sanglante est essayée à Cendrillon. Les oiseaux chantent :
« Il n’y a plus de sang dans la pantoufle
Tu as trouvé la vraie fiancée ».
On imagine bien que Perrault, pétri de bienséances classiques, a éliminé cet horrible détail des pieds coupés et, en inventant la « pantoufle de verre », d’une pierre trois coups : il crée un motif très poétique et merveilleux, il évite à ce benêt de prince charmant de se faire tromper de façon grossière, et il évite l’évanouissement des dames de la Cour.
De même il a transformé le nom de son héroïne, « Cucendron », celle qui a le cul dans les cendres de l’âtre, en « Cendrillon ». Et les sœurs ont des chambres « parquetées », comme des dames.
La correction bien connue de « verre » en « vair » a été commise par deux « réalistes » : Balzac et Littré. Elle est cependant tout à fait incohérente au plan narratif : nobody’s perfect !
Livre du jour Shakespeare Cymbeline
Chaque jour, un livre en téléchargement
EXTRAIT
CYMBELINE — Fille déloyale, toi qui devrais rajeunir ma vieillesse, tu accumules un siècle sur ma tête.
IMOGÈNE — Seigneur, je vous en conjure, ne vous faites point de mal par ces emportements ; car je suis insensible à votre courroux : un sentiment plus rare étouffe en moi toute peine, toute crainte.
CYMBELINE — Au-delà de toute grâce ! de toute obéissance !
IMOGÈNE — Au-delà de l’espérance ! au désespoir !… Dans ce sens, au-delà de toute grâce !
CYMBELINE — Tu pouvais épouser le fils unique de la reine.
IMOGÈNE — Oh?! bienheureuse de ne pas le pouvoir : j’ai choisi un aigle, et j’ai évité un faucon dégénéré.
CYMBELINE — Tu as choisi un misérable ; tu voulais asseoir l’ignominie sur mon trône.
IMOGÈNE — Dites que j’en ai relevé l’éclat.
CYMBELINE — O âme vile !
William Shakespeare, Cymbeline
http://manybooks.net/titles/shakespe1920119201-8.html
Michel Butor
Petite Histoire de la littérature française
Michel Butor
Carnets Nord
avec 6 CD et 1 DVD.
144 pages.
Prix : 35 € / 229,58 FF.
Portrait dans le magazine Lire :
http://www.lire.fr/portrait.asp/idC=52209/idR=201/idG=8
Paul-Louis Courier film
Paul-Louis Courier,
pamphlétaire célèbre, est mort mystérieusement
assassiné, tué d’un coup de fusil dans les bois de Véretz, à
quelques lieues de chez moi.
Cet assassinat a inspiré
La ferme des sept péchés, film de Jean Devaivre
(N.B. - 1949) où Jacques Dumesnil interprète le rôle de Paul-Louis
Courier.
Je possède un exemplaire de ce film, repiqué en dvd d’une cassette
vhs.
Paul-Louis Courier une écriture du défi
http://www.fabula.org/revue/document3871.php
http://www.etudes-romantiques.org/comptes_rendus/courier1.htm
Une émission :
Pour bien faire, le pamphlet doit être bref, comme son nom l’indique. A condition de faire un peu d’étymologie. Le pamphlet vient de « palme-feuillet », c’est-à-dire la feuille qui se tient dans la paume de la main. Si bref doit-il être ce petit texte est par définition incisif. Il pique comme une pointe et cela doit faire mal. C’est une arme de combat. Ils furent nombreux à la manier cette arme, davantage en politique.
Emission proposée par : Bertrand Galimard Flavigny
http://www.canalacademie.com/Des-confessions-tres-suspectes.html
« Les gens laborieux, écrivait Paul-Louis Courier de Méré (1772-1825), n’ont pas le loisir de feuilleter une centaine de pages ». Courier savait de quoi il parlait ; il fut l’auteur du Pamphlet des pamphlets publié en 1824 qui donna son nom à ce genre littéraire, car à l’origine le mot servait à désigner les brochures. Cet auteur s’adressant à un interlocuteur anonyme qui lui demandait ce que c’était qu’un pamphlet, et le sens de ce mot qui, sans lui être nouveau, avait besoin pour lui de quelque explication : c’est, répondit-il, un écrit de peu de pages, d’une feuille ou deux seulement. Le Dictionnaire de l’Académie, dans sa 5° édition daté de 1798, le définissait comme étant un « Mot Anglois, qui s’emploie quelquefois dans notre langue, et qui signifie Brochure ». L’édition suivante parue en 1832, ajouta à cette définition : « Il se prend souvent en mauvaise part. » Il reste que la devise de Courier était « Peu de matière et beaucoup d’art ».
Livre du jour P.L. Courier Pétition
Chaque jour, un livre en téléchargement
PÉTITION
A LA CHAMBRE DES DÉPUTÉS POUR LES VILLAGEOIS QUE L'ON EMPECHE DE DANSER
Paul-Louis Courier
(1822)
L'objet de ma demande est plus important qu'il ne semble ; car bien qu'il ne s'agisse, au vrai, que de danse et d'amusements, comme d'une part ces amusements sont ceux du peuple, et que rien de ce qui le touche ne vous peut être indifférent ; que d'autre part, la religion s'y trouve intéressée ou compromise, pour mieux dire, par un zèle mal entendu, je pense, quelque peu d'accord qu'il puisse y avoir entre vous, que tous vous jugerez ma requête digne de votre attention.
Je demande qu'il soit permis, comme par le passé, aux habitants d'Azai de danser le dimanche sur la place de leur commune, et que toutes défenses faites, à cet égard, par le préfet, soient annulées.
Nous y sommes intéressés, nous gens de Véretz, qui allons aux fêtes d'Azai, comme ceux d'Azai viennent aux nôtres. la distance des deux clochers n'est que d'une demi-lieue environ?: nous n'avons point de plus proches ni de meilleurs voisins. Eux ici, nous chez eux, on se traite tour à tour, on se divertit le dimanche, on danse sur la place, après midi, les jours d'été. Après midi viennent les violons et les gendarmes en même temps?; sur quoi j'ai deux remarques à faire. […]
http://membres.lycos.fr/jpmarat/plcif.html
Hugo, l'exil, par J.M. Hovasse
On peut lire une interview du biographe ici sur le site de L’Express
Pourquoi le grand écrivain du XIXe siècle a-t-il failli ne jamais achever Les Misérables?
Les tables tournantes ont-elles inspiré son oeuvre?
Pourquoi s'adonnait-il à la photo? Réponses de Jean-Marc Hovasse, qui signe la biographie hugolienne de référence.
Livre du jour Radcliffe L'Italien
Chaque jour, un livre en téléchargement
RADCLIFFE, ANN, L’Italien - Le Confessionnal des pénitents noirs
Dans une église de Naples, le jeune comte Vincenzo de Vivaldi voit pour la première fois la jeune Elena Rosalba. Son attention est attirée, et très vite il devient amoureux. Mais dans cette Italie de la fin du XVIIIe siècle, les parents de Vincenzo voient d'un mauvais oeil ce début d'idylle, Elena n'étant pas l'héritière d'une grande famille. La mère de Vincenzo complote contre cette liaison avec l'aide de Schedoni, son confesseur. Un soir, tandis que Vincenzo va sous les fenêtres de la maison d'Elena, un mystérieux moine l'avertit des terribles conséquences qui suivront s'il continue à vouloir Elena. L'avertissement se révèle juste, Elena est enlevée et emportée dans un couvent...
Quand paraît L'Italien ou le confessionnal des Pénitents noirs, Ann Radcliffe est déjà célèbre, suite à la publication d'un précédent roman gothique, Les mystères du château d'Udolphe. Elle est encensée par des auteurs comme Byron, «monk» Lewis, Walter Scott. Elle influencera les soeurs Bronte et Dickens.
http://www.ebooksgratuits.com/pdf/radcliffe_italien.pdf
Abécédaire du XVe siècle
Les animations de cet abécédaire "ont été conçues à partir des lettrines et des enluminures du Missel de Rouen", un manuscrit du XVe siècle. 26 petites saynettes à butiner, de A comme ange à Z comme zoo.
Attendre quelques secondes pour que les images montent.
http://bibliotheque.rouen.fr/creaplus/abcd/
Livre du Jour Conan Doyle
Chaque jour, un livre en téléchargement
"Me voici, moi, Jock Calder, de West Inch, arrivé à peine au milieu du dix-neuvième siècle, et à l'âge de cinquante-cinq ans. Ma femme ne me découvre guère qu'une fois par semaine derrière l'oreille un petit poil gris qu'elle tient à m'arracher. Et pourtant quel étrange effet cela me fait que ma vie se soit écoulée en une époque où les façons de penser et d'agir des hommes différaient autant de celles d'aujourd'hui (...) "
La Grande Ombre, d'Arthur Conan Doyle.
http://jydupuis.apinc.org/vents/doyle-ombre.pdf
Franz Kafka liens
Un riche dossier sur le site de Radio Prague :
Sur les traces de Franz Kafka
http://www.radio.cz/fr/article/101357
Alexandre Vialatte : mon Kafka :
http://www.radio.cz/fr/article/58582/limit
Kafka, par monts et par vaux :
http://www.radio.cz/fr/article/99529
Milena Jesenska :
http://www.radio.cz/fr/article/97579
Kafka et Brentano :
http://www.erudit.org/revue/philoso/1999/v26/n2/004986ar.html
Kafka dessinateur :
http://www.imageandnarrative.be/gender/janbaetens.htm
Lectures par Jacques Drillon :
http://bibliobs.nouvelobs.com/kafka
Livre du jour Hémon Maria Chapdelaine
Chaque jour, un livre en téléchargement
«Ite missa est. » La porte de l'église de Péribonka s'ouvrit et les hommes commencèrent à sortir. Un instant plus tôt elle avait paru désolée, cette église, juchée au bord du chemin sur la berge haute au-dessus de la rivière Péribonka, dont la nappe glacée et couverte de neige était toute pareille à une plaine. La neige gisait épaisse sur le chemin aussi, et sur les champs, car le soleil d'avril n'envoyait entre les nuages gris que quelques rayons (...)."
Maria Chapdelaine, de Louis Hémon.
http://jydupuis.apinc.org/pdf/Hemon-Maria.pdf
Livre du jour Jaurès Poèmes
Chaque jour, un livre en téléchargement
Pour encourager Ségolène …
Jean Jaurès, Poèmes
Éditions L’Œuvre, juin 1921.
Correspondance Juliette-Victor
Florence Naugrette : Les lettres de Juliette Drouet à Victor Hugo à l'époque de la publication des Misérables (septembre 1861 - juillet 1862)
Communication au Groupe Hugo du 19 janvier 2008.
http://groupugo.div.jussieu.fr/Groupugo/doc/08-01-19Naugrette.pdf
Flaubert L'Education sentimentale
UNE LONGUE MECHE DE CHEVEUX BLANCS
OU
L'AMBIGUÏTE DU SENS DANS L'AVANT-DERNIER CHAPITRE DE L'ÉDUCATION SENTIMENTALE
Luce CZYBA
http://alufc.univ-fcomte.fr/pdfs/667/pdf_9.pdf
Origines de la presse parisienne
Aux origines de la presse littéraire française :
Résumé
La mauvaise réputation de la presse et des journalistes ne date pas du XIXe siècle. Si un Balzac et un Maupassant ont peint ce milieu de l’intérieur, les siècles précédents eurent leur lot de caricatures et de portraits au vitriol. Qu’on se souvienne de Voltaire et de son portrait charge de Fréron. Un Renaudot ou un Donneau de Visé ne furent pas épargnés, le second ayant eu la malencontreuse idée de se quereller avec Molière, de ne pas aimer Racine et d’irriter La Bruyère. Journaux et journalistes français de l’Ancien Régime pâtissent dans l’imaginaire collectif de cette image de serviteurs zélés du pouvoir et de la convention sociale : le théâtre du temps ne fit pas faute de le souligner, avec plus ou moins de discrétion selon les scènes. Dans ses « Conseils à un journaliste », Voltaire leur faisait la leçon et leur indiquait, sans trop d’illusion, comment il fallait faire « pour qu’un tel journal plaise à notre siècle et à la postérité » ? : belle illusion sur la pérennité d’une écriture dont, précisément, la volatilité faisait le prix relatif. Seule la presse du Refuge, hollandaise, ou des marches — Avignon, Liège, Clèves -, avait cet air de liberté que nos contemporains aiment trouver dans le passé, avec le parfum d’opposition qui l’embellit encore. Les travaux enfin entrepris depuis quelques décennies permettent de nuancer fortement ce jugement.
http://revel.unice.fr/loxias/document.html?id=42
Livre du jour Balzac Les Journalistes
Chaque jour, un livre en téléchargement
Balzac, Monographie de la presse parisienne, titré parfois Les Journalistes
Mode image :
http://www.balzac-etudes.paris4.sorbonne.fr/balzac/oeuvresIllustrees/pdfs/presse.pdf
Mode texte :
http://www.leboucher.com/pdf/balzac/b_bal_j.pdf
Livre du jour Gautier Albertus
Chaque jour, un livre en téléchargement
«Sur le bord d' un canal profond dont les eaux vertes dorment, de nénufars et de bateaux couvertes, avec ses toits aigus, ses immenses greniers, ses tours au front d'ardoise où nichent les cigognes, ses cabarets bruyants qui regorgent d'ivrognes, est un vieux bourg flamand tel que les peint Teniers.
- Vous reconnaissez-vous ?
Tenez, voilà le saule, de ses cheveux blafards inondant son épaule (...)»
Albertus ou l'âme et le péché de Théophile Gautier.
Marcel Proust publication
L'œuvre avait pourtant failli rester dans un tiroir : les unes après les autres, les maisons d'édition avaient refusé le manuscrit, à l'exemple de Fasquelle dont le rapport de lecture est resté célèbre : «Au bout de sept cent douze pages de ce manuscrit [...] on n'a aucune, aucune notion de ce dont il s'agit. Qu'est-ce que tout cela vient faire ? Qu'est-ce que tout cela signifie ? Où tout cela veut-il mener ? Impossible d'en savoir ! Impossible d'en pouvoir rien dire !»
L’auteur a contacté Gallimard dans le même temps. Mais là aussi, les réactions sont loin d'être enthousiastes : André Gide, à la tête du comité de lecture, rejette l'ouvrage «pour son énormité et pour la réputation de snob qu'a Proust».
Certes, l'aspirant écrivain passe pour un mondain plutôt futile, mais il a surtout livré un manuscrit indéchiffrable, sans chapitre ni alinéa, couvert de ratures et totalement démesuré. Comment une petite maison d'édition aurait-elle pu venir à bout d'une telle publication ?
Finalement, Proust parvient à publier son texte chez Bernard Grasset grâce à sa fortune personnelle. Sans cet argent, fruit d'un héritage récent, il est probable que La Recherche aurait été à jamais perdue...
http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=19131114
Céline et Paulhan
Une journée d’étude “Céline et Paulhan : questions sur la responsabilité de l’écrivain au sortir de la Deuxième Guerre mondiale”, organisée par la Société d’études céliniennes et la Société des lecteurs de Jean Paulhan.
20 novembre au Centre Pompidou
Renseignements par courriel ici :
etudes.celiniennes@gmail.cm
Correspondances proustiennes chez Céline
Quelle tristesse de ne pas le trouver en France, à un prix abordable :
Pascal Ifri, Céline et Proust : correspondances proustiennes dans l’œuvre de L.F. Céline, Birmingham, Ala. / Summa Publications, 1996, 272 p.
1-88347-912-6
Pascal Ifri est professeur à Washington University. Son Proust dans la collection Qui suis-je ? Ed. Pardès est très intéressant pour une initiation à la personnalité de l’écrivain et à l’univers de la Recherche.
La Chanson de Craonne
Quand au bout d'huit jours le r'pos terminé
On va reprendre les tranchées,
Notre place est si utile
Que sans nous on prend la pile
Mais c'est bien fini, on en a assez
Personne ne veut plus marcher
Et le cœur bien gros, comm' dans un sanglot
On dit adieu aux civ'lots
Même sans tambours et sans trompettes
On s'en va là-bas en baissant la tête
- Refrain :
Adieu la vie, adieu l'amour,
Adieu toutes les femmes
C'est bien fini, c'est pour toujours
De cette guerre infâme
C'est à Craonne sur le plateau
Qu'on doit laisser sa peau
Car nous sommes tous des condamnés
Nous sommes les sacrifiés
Huit jours de tranchée, huit jours de souffrance
Pourtant on a l'espérance
Que ce soir viendra la r'lève
Que nous attendons sans trêve
Soudain dans la nuit et dans le silence
On voit quelqu'un qui s'avance
C'est un officier de chasseurs à pied
Qui vient pour nous remplacer
Doucement dans l'ombre sous la pluie qui tombe
Nos pauvr' remplaçants vont chercher leurs tombes
- Refrain -
C'est malheureux d'voir sur les grands boulevards
Tous ces gros qui font la foire
Si pour eux la vie est rose
Pour nous c'est pas la même chose
Au lieu d'se cacher tous ces embusqués
F'raient mieux d'monter aux tranchées
Pour défendre leurs biens, car nous n'avons rien
Nous autres les pauv' purotins
Et les camarades sont étendus là
Pour défendr' les biens de ces messieurs là
- Refrain :
Ceux qu'ont le pognon, ceux-là reviendront
Car c'est pour eux qu'on crève
Mais c'est fini, nous, les trouffions
On va se mettre en grève
Ce sera vot' tour messieurs les gros
De monter sur l'plateau
Si vous voulez faire la guerre
Payez-la de votre peau
Livre du jour La Fontaine Fables
Chaque jour, un livre en téléchargement
La Cigale et la Fourmi
La Cigale, ayant
chanté
Tout l’été,
Se trouva fort dépourvue
Quand la bise fut venue :
Pas un seul petit morceau
De mouche ou de vermisseau.
Elle alla crier famine
Chez la Fourmi sa voisine,
La priant de lui prêter
Quelque grain pour subsister
Jusqu’à la saison nouvelle
« Je vous paierai, lui dit-elle …
La Fontaine, Fables, Livres 1-4
Autofiction le site
Nouvelles traductions
Saluons l'édition
des Aventures de
Huckleberry Finn et des
Aventures de Tom
Sawyer de Mark Twain, dans une
nouvelle traduction de Bernard Hoepffner aux éditions Tristram :
enfin une traduction complète, ni édulcorée ni coupée.
Les
Aventures de Tom Sawyer et celles de
Huckleberry
Finn, ont connu pas mal de
mésaventures en langue française. La première traduction française
préparée par William Little Hughes (employé du ministère de
l’Intérieur) et publiée en 1884 est plutôt une adaptation qui
devait permettre d’intégrer les romans de Twain à la liste des prix
remis aux bons élèves. Même chose avec la traduction de Geneviève
Méker (à qui l’on doit aussi des traductions d’Emily Bronte) dans
les années 1960. La dernière traduction intégrale, celle de Jean
Muray, le père de Philippe, datait de 1963. Bernard Hœpffnner, à
qui l’on doit les présentes traductions, a relevé avec bonheur le
défi considérable représenté par l’entrelacement des couches
linguistiques et humoristiques de Twain. Sans censurer le caractère
profondément anar du jeune Huck…


et une nouvelle traduction de Don Quichotte par Jean-Raymond Fanlo, spécialiste de la littérature de la Renaissance à l’université d’Aix-Marseille, à partir de l’édition Juan de la Cuesta (Madrid, 1605 et 1615) -1190 pages, 28 euros, Le Livre de Poche/La Pochothèque. La dernière traduction que j'avais achetée était celle d' Aline Schulman, en 1997 : la plus commentée et la plus diffusée auprès du grand public.
Sœur Marie Thérèse est de retour
Soeur Marie-Thérèse revient !
La nonne la plus
poivrote et la plus lubrique de l'histoire de la BD, qui n'est plus
des Batignolles, réapparaît dans un tome 6, après une trop longue
absence. Un grand bonheur de retrouver cette héroïne mal embouchée,
buvant tout sauf du vin de messe et distribuant généreusement les
torgnoles, dans La Guère
sainte.

Prix Apollinaire

Pour sa 70e édition, le prestigieux prix de poésie a été décerné au poète spécialiste de Rimbaud pour son recueil Icare & I don’t (Seuil, 2007).
Alain Borer a reçu le prix Apollinaire pour son recueil Icare & I don’t publié au Seuil en 2007. Poète, critique d’art, auteur pour le théâtre, essayiste et romancier, Alain Borer, 59 ans, est aussi un des plus grands spécialistes d’Arthur Rimbaud. Fondé en 1941 par Henri de Lescoët, le prix Apollinaire est considéré comme un des prix de référence pour la poésie. Longtemps lié au prix Goncourt, il est présidé par Charles Dobzynski et récompense “un recueil de poésie dont l’originalité et l’exigence d’écriture tranchent sur la production courante”.
Livre du jour Dumas Joseph Balsamo
Chaque jour, un livre en téléchargement
"Sur la rive gauche du Rhin, à quelques lieues de la ville impériale de Worms, vers l'endroit où prend sa source la petite rivière de Selz, commencent les premiers chaînons de plusieurs montagnes dont les croupes hérissées paraissent s'enfuir vers le nord, comme un troupeau de buffles effrayés qui disparaîtrait dans la brume. Ces montagnes qui, dès leur talus, dominent déjà un pays à peu près désert, et qui semblent former un cortège à …"
Joseph Balsamo, d'Alexandre Dumas (tomes I, II, III et IV).
Aimé Césaire
La revue
Cahiers d'études africaines, dans son numéro 191,
offre un article en ligne :
Aimé Césaire
La chair des mots,
une conscience noire du xxe siècle
de Romuald Fonkoua
Institut de littérature
française, Université de Strasbourg.
Plan de l'article
:
Un noir antillais à
l’école de la République.
Le choix des mots
La négritude : mettre un mot sur l’être noir
Réinventer le monde : une politique du mot
La qualité du verbe ou le sens réel du mot adéquat
Livre du jour Beaumarchais Le Mariage de Figaro
Chaque jour, un livre en téléchargement
ACTE PREMIER.
Le théâtre représente une chambre à demi démeublée: un grand fauteuil de malade est au milieu. Figaro,
avec une toise mesure le plancher. Suzanne attache à sa tête, devant une glace, le petit bouquet de fleur
d'orange, appelé chapeau de la mariée.
SCÈNE PREMIÈRE.
FIGARO, SUZANNE.
FIGARO.
Dix-neuf pieds sur vingt-six.
SUZANNE.
Tiens, Figaro, voilà mon petit chapeau: le trouves-tu mieux ainsi?
FIGARO lui prend les mains.
Sans comparaison, ma charmante. Ô! que ce joli bouquet virginal élevé sur la tête d'une belle fille, est doux le
matin des noces à l'oeil amoureux d'un époux!...
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Livre du jour Sand Lélia
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"Qui es-tu ? Et pourquoi ton amour fait-il tant de mal ? Il doit y avoir en toi quelque affreux mystère inconnu aux hommes. A coup sûr tu n'es pas un être pétri du même limon et animé de la même vie que nous ! Tu es un ange ou un démon, mais tu n'es pas une créature humaine. Pourquoi nous cacher ta nature et ton origine ? Pourquoi habiter parmi nous qui ne pouvons te suffire ni te comprendre ? Si tu viens de Dieu, parle et nous t'adorerons. Si tu viens de l'enfer... Toi venir de l'enfer ! (...)"
Lélia de George Sand
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1014949
Livre du jour Rodenbach Bruges la Morte
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GEORGES RODENBACH, Bruges-la-morte
Depuis la mort de sa
femme, Hugues Viane s'est installé à Bruges, une ville qui
correspond à sa morosité, au calme et à la foi fervente auxquels il
aspire. Tous les effets de la morte ont été soigneusement gardés, y
compris sa belle chevelure, conservée comme une relique en châsse
dans le salon. Jusqu'au jour où il rencontre la même chevelure dans
la rue...
http://www.ebooksgratuits.com/pdf/rodenbach_bruges_la_morte.pdf
Livre du jour G. Paris François Villon
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Pendant tout l'été de 1461, le château de Meung sur Loire, qui était alors le chef-lieu d'une châtellenie dépendant de l'évêché d'Orléans, enferma dans une de ses « basses fosses » un prisonnier qu'y détenait l'évêque Thibaud d'Aussigny. C'était un clerc, et la justice ecclésiastique l'avait sans doute réclamé comme tel à la justice laïque.
Quel était son crime ? Une tradition du pays, qui repose peut-être sur quelque ancien document, dit qu'il avait été arrêté pour un vol commis dans l'église de Baccon, tout près de Meung. Interrogé à l'officialité, il avait dit se nommer François Villon, être né à Paris et avoir pris à l'Université le degré de maître ès arts ; il s'était gardé sans doute d'appeler l'attention sur ses autres antécédents. Bien peu de temps avant son arrestation, des méfaits du même genre avaient amené celle d'un sien ami, clerc comme lui, Colin des Cayeux, à Montpipeau, situé à trois lieues de Meung, et Colin, sur lequel pesaient de nombreuses
condamnations, et qu'on avait à cause de cela refusé de rendre à la justice épiscopale, avait été pendu. Villon avait peut-être accompagné son camarade dans cette équipée, et, …
http://www.hibouc.net/lib/gaston-paris-francois-villon.pdf
Claude Lévi-Strauss

Livre du jour Stendhal La Chartreuse de Parme
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Le marquis avait laissé
sa jeune femme à Milan: elle y dirigeait les affaires de la
famille, elle était chargée de faire face aux contributions
imposées à la casa del Dongo, comme on dit dans le pays; elle
cherchait à les faire diminuer, ce qui l'obligeait à voir ceux des
nobles qui avaient accepté des fonctions publiques, et même
quelques non-nobles fort influents. Il survint un grand événement
dans cette famille. Le marquis avait arrangé le mariage de sa jeune
soeur Gina avec un personnage fort riche et de la plus haute
naissance; mais il portait de la poudre: à ce titre, Gina le
recevait …http://manybooks.net/titles/stendhaletext978parm10.html
Livre du jour Hugo Les Misérables I
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VICTOR HUGO, : Les
Misérables - Tome I - Fantine
Oeuvre
immense, joyau du patrimoine littéraire national, riche en figures
assimilées par notre imaginaire ou notre langue, c'est un roman
touffu mais d'une lecture aisée ; populaire mais déroutant ; qu'il
faut avoir lu.Jean Valjean, un ancien
forçat condamné en 1796, trouve asile, après avoir été libéré
du bagne et avoir longtemps erré, chez Mgr Myriel, évêque de Digne.
Il se laisse tenter par les couverts d'argent du prélat et
déguerpit à l'aube. Des gendarmes le capturent, mais l'évêque
témoigne en sa faveur et le sauve. Bouleversé, Jean Valjean cède à
une dernière tentation en détroussant un petit Savoyard puis
devient honnête homme. En 1817 à Paris, Fantine a été séduite
par un étudiant puis abandonnée avec sa petite Cosette, qu'elle a
confiée à un couple de sordides aubergistes de Montfermeil, les
Thénardier. Elle est contrainte de se prostituer...
http://www.ebooksgratuits.com/pdf/hugo_les_miserables_fantine.pdf
Les Misérables, roman pensif
http://www.alalettre.com/Hugo-miser-resume.htm
Contexte historique, jugements de l’époque, etc :
http://www.alalettre.com/Hugo-miserables.htm
D’une manière générale, l’adresse du Groupe Hugo de Jussieu est incontournable :
http://groupugo.div.jussieu.fr/
Et ce livre que je recommande chaleureusement :
Les Misérables, roman pensif
Myriam Roman, Marie-Christine Bellosta, Belin.
En 1862, à l'heure où les romanciers prônent le réalisme, le vraisemblable ou le désengagement de l'artiste, Hugo réaffirme avec Les Misérables son irréductible singularité et la vigueur de son romantisme. Ce roman total, il le compose à partir des codes mélodramatiques du roman populaire, en entrelaçant les intrigues, en multipliant les ruptures de la narration et les réflexions digressives, en convoquant les ressources poétiques de l'imaginaire et du mythe. La réalité est faite de signes et de symboles qu'il s'agit de déchiffrer : l'artiste s'engage délibérément auprès des hommes et auprès de Dieu, face à l'Histoire et à l'infini. Hugo s'adresse à un «lecteur pensif», avide de trouver un sens à la destinée humaine dans un siècle qui n'en finit pas d'être celui des révolutions.
Paul Ricœur
Le dernier numéro de la revue Cités consacre son dossier au philosophe Paul Ricœur (1913 - 2005), sous le titre «Paul Ricœur : interprétation et reconnaissance». La dernière période de son œuvre, celle qui s'ouvre avec Soi-même comme un autre, s'achève avec Parcours de la reconnaissance et fut marquée également par La Mémoire, l'histoire, l'oubli, y est mise plus particulièrement à l'honneur, tout au long des articles qui reprennent le travail d'une «odyssée interminable de soi à soi», selon l'expression employée par Yves Charles Zarka dans son éditorial pour caractériser cette période de la production de Ricœur.
Dans son éditorial, Yves Charles Zarka explique que le trait unifiant de la philosophie de Paul Ricœur est que le sujet n'est pas donné immédiatement, mais qu'il est le fruit d'un long itinéraire de soi à soi, où l'homme se révèle dans sa finitude et ses capacités. L'interprétation et la reconnaissance sont les deux concepts directeurs de ce «parcours de soi à soi" où l'homme se comprend comme «homme capable», ouvert vers les autres hommes, soucieux de l'éthique et de la justice.
On retrouve ainsi au sommaire de ce numéro un inédit de Paul Ricœur, «l'interprétation de soi» , retranscription de l'allocation qu'il a prononcée lors de la remise du prix Karl Jaspers décerné par l'université de Heidelberg, où il reprend pour partie les principales thèses de Soi-même comme un autre : l'identité repose non pas sur une donation immédiate, mais sur une interprétation compréhensive de soi qui suppose détours et médiation, sous des formes narratives qui mettent en jeu le rapport à autrui et aux prescriptions éthiques et morales. Dans le «grand article» du numéro, «Idem et Ipse, remarques arendtiennes sur Soi-même comme un autre» Jacques Taminiaux examine cet ouvrage clef du travail de Ricœur et le met en rapport avec les analyses de Hannah Arendt, plus particulièrement celles déployées dans La Condition de l'homme moderne (ouvrage préfacé par Paul Ricœur), à propos de la conception de l'action.
Les autres articles concernent les questions éthiques (notamment par l'étude de la figure de la promesse) , la compréhension de l'histoire, la politique, l'herméneutique ou encore la pensée de la mort.
http://droitdecites1.free.fr/spip.php?article117
Livre du jour L'Arioste Roland furieux
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ARIOSTE : Roland
furieux Orlando
Furioso, ou Roland
furieux est un poème épique de
quarante six chants, écrit par Ludovico Ariosto, dit en français
l'Arioste, datant du début du XVIe siècle. L'action, extrèmement
complexe et qui passe en revue tous les registres du tragique au
burlesque, se déroule sur fond de lutte entre Chrétiens et
Sarrasins. Roland devenu fou de n'être pas aimé par la belle
Angélique, les armées chrétiennes risquent, par l'absence de leur
champion, de perdre la France, mais la raison perdue par Roland est
retrouvée sur la Lune par Astolphe et rendue à son propriétaire,
lui permettant ainsi de reprendre sa place parmi les chrétiens.
Parallèlement, une autre histoire nous raconte les amours de Roger,
champion du camp sarrasin et de la guerrière chrétienne Bradamante.
Ces deux trames sont entrelacées à l'épopée de la guerre entre
Charlemagne et Agramant roi d'Afrique, au siège de Paris par les
Maures puis à la défaite finale de ces derniers.
Tome I
Tome II
