Laurent Mauvignier Prix des Libraires
Laurent Mauvignier reçoit le prix des Libraires
Après
avoir été nommé sur la plupart des listes des prix
automnaux sans jamais l’emporter, Laurent Mauvignier
gagne le 56e prix des Libraires. Par 289 voix sur
413, la Fédération française syndicale de la
librairie (FFSL) distingue son roman
Des
Hommes (éd.
Minuit), l’un des beaux succès, public et critique,
de la rentrée.
Le lauréat était en concurrence avec
Les
sentinelles (éd.
Grasset) de Bruno Tessarech et Miel
et vin (éd.
Buchet-Chastel) de Myriam Chirousse. La remise du
prix 2010 a eu lieu lundi 22 mars, au musée de la Vie
romantique, dans le 9e arrondissement de
Paris.
Dictionnaire des personnages populaires
Des XIXe et du XXe siècles
de Collectif
De Cosette à Tarzan, d’Emma Bovary à San Antonio, du Petit Prince au Grand Meaulnes, de Big Brother à Lolita… tous les grands personnages populaires qui hantent la littérature sont ici restitués par cent auteurs contemporains. Le 'Dictionnaire des personnages populaires de la littérature' est d’abord composé des contributions d’une centaine d’écrivains venus de tous les horizons. Chacun s’attache à faire revivre un personnage romanesque parmi les plus marquants, à rappeler sa genèse et ses aventures, à jauger sa postérité. Ce faisant, chacun exprime sa passion de la littérature dans l’évocation du personnage de son choix. Certains 'couples 'ainsi formés valent à eux seuls le détour : Cosette par Amélie Nothomb, Lady Chatterley par Catherine Millet, Tarzan par Alain Mabanckou, Fifi Brindacier par Mo Yan, Robin des Bois par Paco Ignacio Taïbo II, Vautrin par Jean Vautrin…
Des articles thématiques (Aventuriers, Bagnards, Femmes fatales, Policiers…) et un double système de renvois complètent l’ensemble.
Dictionnaire Flaubert
Flaubert truculent, persifleur, rancunier, mélancolique, batailleur, gastronome, mélomane, Flaubert misanthrope et mondain, ascète et jouisseur, grave et insouciant : 1500 entrées, un index thématique, une somme encyclopédique pour (re) découvrir l’impérissable romancier, Flaubert l’écrivain, l’esthète, le provocateur, Flaubert et son incompréhension de la politique, sa préoccupation constante de la transcendance, sa haine de la Bêtise et du Bourgeois.
D « admirer » à « virilité », d « Académie française » à « Virgile », de « L’Assommoir » à « Voltaire », voici restitué dans sa totalité l’univers du maître, avec son jusqu’au-boutisme, ses fulgurances, ses coups de gueule et ses coups de cœur.
Avec des dizaines de notices sur ses romans, leur genèse, leur développement et les principaux personnages.
L’auteur Jean-Benoît Guinot a participé à l édition de la correspondance de Flaubert dans la collection de la Pléiade. Préface de Pierre-Marc de Biasi, directeur de l ITEM.
Arguments
Le premier Dictionnaire Flaubert.
La version totale, réinventée, du Dictionnaire des idées reçues.
-
:
2271069289
700 pages, CNRS Éditions (18 février 2010), ISBN-10
Casanova en Pléiade
Antoine Gallimard annonce dans l’émission « Bibliothèque Médicis », diffusée ce vendredi 12 sur Public Sénat, la publication de l’œuvre de Casanova en Pléiade. Cette publication offre la possibilité d’une nouvelle exégèse de l’Histoire de ma vie. Les lecteurs vont enfin découvrir le texte original du vénitien. En effet, l’histoire du manuscrit est aussi romanesque que la vie de son auteur. Casanova finit ses jours en Bohême et laissa à sa disparition, en 1798, 3700 feuillets rédigés en français, qui furent publiés en 1821 par un éditeur allemand, Brockhaus. Mais ce dernier propose une version censurée et épurée : le Casanova libertin, financier, diplomate, joueur et escroc aurait été jugé trop immoral pour l’époque. La première édition française vit le jour en 1838, mais cette version fut également retouchée. L’édition réalisée par Jean Laforgue fait de Casanova un partisan de la Révolution française, lui qui y était plutôt hostile. Sauvé des bombardements pendant la Seconde Guerre mondiale, le manuscrit était resté dans un coffre en Allemagne. Il a été acquis récemment par la BnF.
Circulaire Rafle du Vel'd'Hiv
« Sa source est sûre, il provient des archives d’une organisation syndicale policière à présent dissoute, qui disperse ses archives.
Je
vous préviens, il est glaçant.
On a coutume de dire que le crime contre l’humanité
qu’a constitué l’extermination des juifs en Europe au
cours de la Seconde guerre mondiale est unique en ce
qu’il est un crime administratif. Ce n’est pas
l’œuvre d’un fou, car un fou seul n’aurait pas pu
tuer autant en aussi peu de temps. C’est un crime
commis à l’aide de la machine administrative, froide,
efficace, organisée et insensible.
En voici la démonstration.
Le document est un pdf, c’est une photocopie de
photocopie d’une copie faite au carbone d’un document
vieux de 70 ans, d’où sa piètre qualité. Grâce à la
gentillesse et à la disponibilité de mes lecteurs,
vous trouverez une retranscription de la circulaire
ci-dessous, qui respecte dans la mesure du possible
la mise en page originale. Seule la page 4 a dû
être retranscrite au format pdf, il s’agit d’un
tableau, qui cause des problèmes d’affichage selon la
taille de l’écran du lecteur.
Je n’ai aucun droit de propriété intellectuelle sur
ce document, et vu sa nature et son ancienneté, il
est libre de droit. Vous pouvez copier le fichier, et
en faire ce que vous voulez. La retranscription
suivra ce statut et pourra être librement
recopiée. »
Patrick Modiano, L'Horizon
L’Horizon,
de Patrick Modiano
Le
nouveau roman de Patrick Modiano est paru le 4 mars
2010. Un grand bonheur de retrouver le plus grand
romancier français après Proust.
| « Il
suivait la Dieffenbachstrasse. Une averse
tombait, une averse d’été dont la violence
s’atténuait à mesure qu’il marchait en s’abritant
sous les arbres. Longtemps, il avait pensé que
Margaret était morte. Il n’y a pas de raison,
non, il n’y a pas de raison. Même l’année de nos
naissances à tous les deux, quand cette ville,
vue du ciel, n’était plus qu’un amas de
décombres, des lilas fleurissaient parmi les
ruines, au fond des
jardins. » |
Crime et châtiment au Musée d'Orsay
© Musée
Fabre de Montpellier Agglomération – photo Frédéric
Jaulmes
Durant
toutes ces années, la littérature a créé
d’innombrables personnages de criminels. Le titre de
l’exposition est lui-même emprunté à Dostoïevski.
Dans la presse, notamment dans les quotidiens
illustrés, le crime de sang décuple par la fiction du
romanesque sa puissance fantasmatique.
Dans le même temps, le thème criminel investit les
arts visuels. Chez les plus grands peintres, Goya,
Géricault, Picasso ou Magritte, les représentations
du crime ou de la peine capitale sont à l’origine
d’œuvres saisissantes. Le cinéma également assimile
sans tarder les charmes troubles d’une violence
extrême, sa représentation la transformant même en
plaisir, voire en volupté.
Voilà donc un beau sujet original pour une
exposition. Au-delà du crime, il s’agit de poser
encore et toujours le problème du Mal, et au-delà de
la circonstance sociale, l’inquiétude métaphysique. À
ces questions, l’art apporte un témoignage
spectaculaire. Esthétique de la violence, violence de
l’esthétique, cette exposition ne saurait que les
réconcilier en rapprochant des images de toutes
sortes, littérature et musique.
