Atlas des Parisiens

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Atlas des Parisiens |
| De la Révolution à nos jours |
«À quelque endroit qu’on
l’ouvre, l’Atlas des
Parisiens est une mine d’érudition
et de poésie. Les idées reçues sont confortées :
il y a un dentiste pour 324 habitants dans le
VIIIe arrondissement, et 1
pour 2 000
dans le XXe. Ou
démontées :
les infractions sont plus fréquentes dans les quartiers riches et
déserts que dans la périphérie. Les ouvriers, les familles
nombreuses, les Italiens, les grands magasins, les chevaux
traversent, ou pas, le temps et l’espace. L’Histoire a droit de
cité. Les bombardements versaillais et prussiens ont fait davantage
de dégâts que la Seconde Guerre mondiale. »
Claire
Devarrieux, Libération.
Éditions Parigramme
Jean-Luc Pinol et Maurice Garden
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Lucie Aubrac dernier entretien
SON DERNIER ENTRETIEN EN DVD
Lucie Aubrac nous a quittés le 14 mars 2007. Cette rencontre a été
tournée à son domicile quelques semaines auparavant.

http://www.souvenir-dvd.com/lucie-aubrac/product_info.php/products_id/41
Livre du jour Contes de Noël
Chaque jour un livre en téléchargement
Incipit
Les
sabots du petit Wolff
Il était une fois, – il y a si
longtemps que tout le monde a oublié la date, – dans une ville du
nord de l’Europe, – dont le nom est si difficile à prononcer que
personne ne s’en souvient, – il était une fois un petit garçon de
sept ans, nommé Wolff, orphelin de père et de mère, et resté à la
charge d’une vieille tante, personne dure et avaricieuse, qui
n’embrassait son neveu qu’au Jour de l’An et qui poussait un grand
soupir de regret chaque fois qu’elle lui servait une écuellée de
soupe.
Mais le pauvre petit était d’un si bon naturel, qu’il aimait tout
de même la vieille femme, bien qu’elle lui fit grand peur et qu’il
ne pût regarder sans trembler la grosse verrue, ornée de quatre
poils gris, qu’elle avait au bout du nez.
Comme la tante de Wolff était connue de toute la ville pour avoir
pignon sur rue et de l’or plein (…)
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Livre du jour Gogol Veillées tome 2
Chaque jour, un livre en téléchargement
GOGOL, NIKOLAï VASSILIEVITCH :
Les Veillées du hameau près de Dikanka —
Tome II :
La Nuit de Noël — L’Effroyable vengeance — Ivan Fedorovitch
Schponka et sa tante — Le Terrain ensorcelé — Nouvelles —
Contes
[…] Personne à
Dikanka ne se doutait que le diable avait dérobé la lune. Il y
avait bien le scribe cantonal qui, s’en retournant à quatre pattes
de l’auberge, crut s’apercevoir que la lune s’était mise de but en
blanc à baller dans le ciel, et il l’avait affirmé sous serment à
qui voulait bien lui prêter l’oreille au village ;
mais les gens se bornaient à hocher la tête, et certains se
gaussèrent même de lui. Mais quel motif poussait donc le diable à
commettre un acte si contraire aux lois ?
Eh bien !
voici. Il savait que Tchoub, Cosaque très à l’aise, était invité à
manger le riz aux raisins secs chez le sacristain, et qu’à ce
festin assisteraient le maire de l’endroit, plus un parent de
l’hôte, chantre à la maîtrise diocésaine, un monsieur en redingote
bleu foncé dont la basse-taille donnait la note la plus creuse que
l’on eût jamais ouïe ;
il y aurait encore le Cosaque Svierbygouz, et quelques autres dont
le nom importe peu. Il savait enfin qu’à cette table on servirait,
outre le riz, de la liqueur aux épices et aux fruits, de
l’eau-de-vie au safran, sans compter la mangeaille de toute
espèce. […]
Livre du jour Gogol Veillées tome 1
Chaque jour, un livre en téléchargement
GOGOL, NIKOLAï VASSILIEVITCH :
Les Veillées du hameau près de Dikanka —
Tome I :
La Foire de Sorochinietz — La Veille de la Saint-Jean — La Nuit de
Mai — La Lettre perdue — Nouvelles —
Contes
Ces nouvelles peuvent
apparaître comme les gammes de l’artiste, avant les chefs d’œuvre
qui viendront ensuite — « Le Révizor » et « Les Âmes
mortes ». Un thème semble unifier une majorité de ces
textes :
les superstitions du peuple ukrainien. Mais les tonalités sont très
diverses :
comédie burlesque pour « La Foire de Sorochinietz »,
« La Nuit de Noël », « Le Terrain ensorcelé » —
histoire un peu rêveuse de revenants pour « La Nuit de
mai » — scènes d’horreur dans « La Lettre perdue »,
« L’effroyable vengeance ». Le tout sous-tendu par le
combat du bien et du mal, au milieu des sorciers, sorcières et
diables, sans oublier une pincée d’ironie. « Ivan Fedorovitch
Schonka et sa tante » échappe à cette atmosphère surnaturelle
et pourrait annoncer certaines histoires douces-amères de Tchékhov.
Ces nouvelles sont l’occasion d’un voyage dans les différentes
couches de la société ukrainienne :
Cosaques (Zaporogues ou autres), paysans, commerçants, Tziganes,
Polonais, Tartares, petite noblesse.
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Paul Arène Les mocassins conte de Noël
Chaque jour un livre en téléchargement
« Quand il vit que,
décembre tirant à sa fin, le ciel restait bleu comme un satin
bleu ;
que les feuilles ne jaunissaient pas et que les mêmes énormes
fleurs, couleur de feu, brillaient dans les
arbres ;
quand il vit que les oiseaux-mouches, des diamants sur la queue et
de l’or aux ailes, continuaient à bourdonner autour des fleurs, et
que les grands aras, s’épluchant avec d’aigres cris et semant les
gazons brûlés d’une pluie de plumes jaunes et roses, ne songeaient
pas à émigrer ;
quand il comprit enfin qu’en dépit du calendrier, la grande chaleur
persisterait et que l’hiver ne viendrait pas, alors le petit
Friquet fut pris d’ennui, et, s’étant assis au pied d’un bananier
d’où tombaient les bananes mûres, sans prêter attention, quoique
gourmand, aux larmes de miel roux et parfumé, qui roulaient et se
cristallisaient en route le long des hautes cannes à sucre cassées
la veille par des singes, il s’écria :
« Quel vilain
endroit !
Encore une année sans Noël ! »
[…]
Paul Arène
Les mocassins Conte de
Noël
Bourgeon prépublication dans Libération

(Photo : « La petite fille Bois-Caïman » de François Bourgeon © 12bis)
Le quotidien publie quatre planches par jour du dernier tome de la série de François Bourgeon pendant toute la durée des vacances scolaires.
En attendant la publication par 12 bis, le 7 janvier, du deuxième tome de La petite fille Bois-Caïman, dernier volume de la mythique série Les passagers du vent, de François Bourgeon, Libération prépublie chaque jour à partir du 19 décembre, en fin de journal, quatre pages de l’album. Établie pendant toute la durée des vacances scolaires de Noël, l’opération durera jusqu’au 2 janvier 2010. Après 25 ans d’interruption, « Les passagers du vent » ont repris en septembre avec la première partie, tirée à 250 000 exemplaires, de La petite fille Bois-Caïman, un diptyque qui fait écho aux aventures d’Isa dans les tomes I à V de la série.
Livre du jour Zola L'Inondation
Chaque jour, un livre en téléchargement
«Je m’appelle Louis Roubieu. J’ai soixante-dix ans, et je suis né au village de Saint-Jory, à quelques lieues de Toulouse, en amont de la Garonne. Pendant quatorze ans, je me suis battu avec la terre, pour manger du pain. Enfin, l’aisance est venue, et le mois dernier, j’étais encore le plus riche fermier de la commune. Notre maison semblait bénie. Le bonheur y poussait ; le soleil était notre frère, et je ne me souviens pas d’une récolte mauvaise. Nous étions près d’une douzaine à la ferme…»
L’Inondation et autres nouvelles, d’Émile Zola
Édition illustrée de l'Énéide

Ce poème épique autour de la guerre de Troie vise à glorifier la grandeur de Rome et du fondateur de l’Empire, Octave-Auguste. Il s’agit d’ailleurs d’une œuvre de commande du pouvoir impérial.
L’auteur, Virgile (Publius Vergilius Maro) est né près de Mantoue en 70 av. J.-C., et mort en 19 av. J.-C. à Brindes. Il fait ses études à Crémone et Milan, puis s’installe en Campanie. Proche de l’homme politique et poète Pollion, il appartient également au cercle de Mécène, protecteur éclairé des arts au service de la propagande augustéenne.
Déjà auteur des Bucoliques (court recueil de dix pièces champêtres) et des Géorgiques (poèmes à la gloire des travaux de la terre), il s’attaque avec l’Enéide, épopée inspirée par la tradition homérique, à un projet plus ambitieux. L’Enéide a cependant failli ne pas être publiée, car Virgile, au seuil de la mort, voulait qu’on brûlât son ouvrage. L’épopée parut à titre posthume selon la volonté de l’empereur Auguste.
L’Enéide de Virgile illustrée par les fresques et les mosaïques antiques
de Virgile
Diane de Selliers 2009 / 180 €- 1179 ffr. / 500 pages/coffret deux volumes.
ISBN : 978-2-903656-58-4
FORMAT : 26 cm x 34,5 cm
Portraits de Victor Hugo
La Maison de Victor Hugo, place des Vosges à Paris, poursuit la présentation de ses collections permanentes à travers 200 portraits photographiques, albums et documents qui constituent un témoignage unique sur l’écrivain et son entourage. Le clan Hugo avait manifesté très tôt son engouement pour cette nouvelle technique et l’écrivain sut exploiter habilement ce médium à des fins de « communication ». L’exposition présente les œuvres de grands noms comme Edmond Bacot, Etienne Carjat, Gustave Le Gray ou bien Pierre Petit. Le parcours est divisé en trois séquences ; de l’exil à Jersey, Guernesey et le retour à Paris, jusqu’au dernier souffle de l’écrivain – « Je vois de la lumière noire… » – et l’ultime cliché, célèbre, de Nadar. lien ici
Livre du jour Joseph Conrad Jeunesse
Chaque jour, un livre en téléchargement
Cela n'aurait pu arriver qu'en Angleterre, où les hommes et les mer se pénètrent, pour ainsi dire, - la mer entrant dans la vie de la plupart des hommes, et les hommes connaissant la mer, peu ou prou, par divertissement, par goût de voyage ou comme gagne-pain. Nous étions accoudés autour d'une table d'acajou qui réfléchissait la bouteille, les verres et nos visages. Il y avait là un administrateur de sociétés (...)
Jeunesse suivi du Cœur des ténèbres, de Joseph Conrad
Livre du jour Molière Don Juan
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«Sganarelle - (tenant une tabatière.) Quoi que puisse dire Aristote, et toute la philosophie, il n'est rien d'égal au tabac ; c'est la passion des honnêtes gens ; et qui vit sans tabac n'est pas digne de vivre. Non seulement il réjouit et purge les cerveaux humains, mais encore il instruit les âmes à la vertu, et l'on apprend avec lui à devenir honnête homme. Ne voyez-vous pas bien, dès qu'on en prend, de quelle manière obligeante on en use avec tout le monde (...)»
Don Juan ou Le Festin de pierre, Molière
Les manuscrits de Stendhal

Né de la collaboration entre l’Université Grenoble-3 et la bibliothèque de la ville, le site http://stendhal.msh-alpes.fr/manuscrits/ propose de découvrir des versions numérisées des manuscrits de Stendhal. Le projet mûrissait depuis trois ans. La bibliothèque de Grenoble abrite plus des trois quarts des manuscrits de Stendhal conservés dans le monde. Au total, 40 000 pages rédigées à la plume, avec son lot de ratures. Pour l’instant, les internautes ne peuvent accéder qu’à 500 pages, avec retranscriptions dactylographiées et notices descriptives.
Les documents proviennent des journaux intimes de l’auteur et des manuscrits de Lucien Leuwen et de la Vie de Henry Brulard
Sans doute pas les premières oeuvres qui viennent à l’esprit quand on évoque Stendhal. Où est Le Rouge et le Noir ? Et La Chartreuse de Parme ? Inutile d’user l’option de recherche, ils n’y sont pas. Et pour cause : les brouillons des deux livres ont été brûlés après leur publication, comme le voulait la coutume au XIXe siècle.
Isabelle Rimbaud «Rimbaud mourant»

Édition présentée et annotée par Éric
Marty.
Présentation
de l’éditeurLorsque
le 20 mai 1891, Arthur Rimbaud débarque à Marseille, et est admis à
l’hôpital de la Conception où il va être amputé de la jambe droite
à cause du cancer qui ronge son genou, Isabelle Rimbaud a 31 ans.
Elle n’a pas revu son frère depuis le départ de ce dernier au
printemps 1880 pour Alexandrie, et qui l’a mené à ce long séjour –
onze ans – loin des siens, pour une carrière de négociant en
Abyssinie. C’est ainsi, aux alentours de ce 20 mai, que commence la
vocation d’Isabelle Rimbaud (1860-1917) dont ce livre, publié de
manière posthume en 1921 aux éditions du Mercure de France, et
jamais réédité depuis, retrace les épisodes fondamentaux : le
séjour de Rimbaud dans la maison familiale de Roche l’été 1891
après l’amputation (« Mon frère Arthur »), le retour de
Rimbaud en train, le 23 août, à Marseille où il va mourir
(« Le dernier voyage de Rimbaud »), l’agonie du poète
(« Rimbaud mourant »), puis, le dernier chapitre, la
découverte et la lecture de l’œuvre (« Rimbaud
catholique »).
Éditeur : Manucius
Parution : novembre 2009
Diffusion : Presses Universitaires de
France/Distribution : Union Distribution
ISBN 13 : 978-2845781047
130 pages, 10€
Baudelaire à l'encan
Exposé en 1957 à la Bibliothèque
nationale, puis en 1968 au Petit Palais, le fond
« Aupick-Ancelle » a été transmis de génération en
génération de Baudelaire lui-même à sa mère, puis à l’ami et
conseiller du poète Narcisse Ancelle et à ses
héritiers.

Les pièces mises en vente peuvent être
regroupées en trois catégories.
- Trente
lettres autographes signées Baudelaire et celles qu’il a
reçues de Victor Hugo, Delacroix, Flaubert, Manet, ou de son
éditeur Poulet-Malassis.
- Des
documents administratifs et comptables, tels l’extrait de baptême et l’acte
de décès de Baudelaire ou l’inventaire de ses biens après sa
mort.
- Des
photographies et livres provenant des bibliothèques de
Baudelaire, de sa mère et de Narcisse Ancelle.
Également mis en vente, le dictionnaire utilisé par le poète pour
traduire Edgar Poe est estimé de 30 000
à 40 000 euros.
Baudelaire est mort le 31 août 1867 sans avoir fait de testament.
L’inventaire de ses biens montre l’extrême dénuement dans lequel il
vivait :
quelques objets, des lettres et livres annotés ou signés de sa
main, qui n’ont jamais été vendus depuis et seront dispersés ce 1er
décembre.
