Tout sur Lautréamont
30/08/2008 23:46 Classé dans : Litterature
Une page
qui récapitule tous les documents internet
disponibles sur Lautréamont :
http://www.cavi.univ-paris3.fr/phalese/MaldororHtml/documents/Lautr%E9amont%20sur%20le%20Web.htm
http://www.cavi.univ-paris3.fr/phalese/MaldororHtml/documents/Lautr%E9amont%20sur%20le%20Web.htm
Comments
Livre du jour M. Bashkirtseff Lettres
30/08/2008 16:42 Classé dans : Litterature
INCIPIT
Chaque jour, un livre en téléchargement
Extrait :
« Nous sommes allées à la galerie Degli uffici qui communique avec le Palais Pitti et que j’ai vue hier autant qu’on peut voir en passant.
Aujourd’hui, c’est autre chose ; j’y suis restée une heure et demie. Les statues et les bustes grecs me retiennent longtemps.
Je suis désappointée à la vue de la tête d’Alcibiade ; jamais je ne me le figurais avec le front charnu, cette petite bouche montrant les dents, cette
petite barbe.
Cicéron est assez (je ne le prends pas pour un Grec, soyez tranquille) bien, mais ce pauvre Socrate ! Oh ! Il a bien fait de faire de la philosophie et de
causer avec son génie, il ne pouvait pas faire autre chose ! Quelle laideur ridicule !
Enfin me voilà devant la fameuse Venera Medica ! Cette petite poupée est une déception nouvelle. Ces chevilles ressortantes n’excitent pas mon
admiration, et la tête et les traits communs à toutes les statues grecques !
Non ce n’est pas là Vénus, la déesse charmante, la mère de l’amour. La bouche est froide, les yeux sans expression ; certes les proportions sont
admirablement gardées, mais que lui resterait-il donc, si les proportions étaient moins parfaites ! Qu’on me nomme barbare, ignorante, arrogante,
stupide, mais c’est mon avis. La Vénus de Milo est beaucoup plus Vénus.
Je passe aux peintures et trouve enfin une chose digne du nom de Raphaël, pas une image plate et effacée comme ces madones, pas un Christ enfant
comme en papier mâché, mais une tête vivante, belle, fraîche. »
[…]
Lettres de Marie Bashkirtseff
http://www.inlibroveritas.net/telecharger/pdf_domaine_public/oeuvre11825.html
Chaque jour, un livre en téléchargement
Extrait :
« Nous sommes allées à la galerie Degli uffici qui communique avec le Palais Pitti et que j’ai vue hier autant qu’on peut voir en passant.
Aujourd’hui, c’est autre chose ; j’y suis restée une heure et demie. Les statues et les bustes grecs me retiennent longtemps.
Je suis désappointée à la vue de la tête d’Alcibiade ; jamais je ne me le figurais avec le front charnu, cette petite bouche montrant les dents, cette
petite barbe.
Cicéron est assez (je ne le prends pas pour un Grec, soyez tranquille) bien, mais ce pauvre Socrate ! Oh ! Il a bien fait de faire de la philosophie et de
causer avec son génie, il ne pouvait pas faire autre chose ! Quelle laideur ridicule !
Enfin me voilà devant la fameuse Venera Medica ! Cette petite poupée est une déception nouvelle. Ces chevilles ressortantes n’excitent pas mon
admiration, et la tête et les traits communs à toutes les statues grecques !
Non ce n’est pas là Vénus, la déesse charmante, la mère de l’amour. La bouche est froide, les yeux sans expression ; certes les proportions sont
admirablement gardées, mais que lui resterait-il donc, si les proportions étaient moins parfaites ! Qu’on me nomme barbare, ignorante, arrogante,
stupide, mais c’est mon avis. La Vénus de Milo est beaucoup plus Vénus.
Je passe aux peintures et trouve enfin une chose digne du nom de Raphaël, pas une image plate et effacée comme ces madones, pas un Christ enfant
comme en papier mâché, mais une tête vivante, belle, fraîche. »
[…]
Lettres de Marie Bashkirtseff
http://www.inlibroveritas.net/telecharger/pdf_domaine_public/oeuvre11825.html
Les espaces de la controverse
29/08/2008 18:41 Classé dans : Litterature
Dans son
dernier numéro, la revue Mille
neuf cent étudie «
Comment on se dispute, les espaces de la controverse
».
L’historien Christophe Prochasson y étudie la fameuse querelle Barthes-Picard à propos de Racine, prélude à Mai 68.
http://www.revue1900.org/revue/dossiers/dossiers.php?id_dossier=463&PHPSESSID=9e3956d8fec795f86275a4c9c93a9911
L’historien Christophe Prochasson y étudie la fameuse querelle Barthes-Picard à propos de Racine, prélude à Mai 68.
http://www.revue1900.org/revue/dossiers/dossiers.php?id_dossier=463&PHPSESSID=9e3956d8fec795f86275a4c9c93a9911
Tout sur l'Encyclopédie
29/08/2008 17:39 Classé dans : Litterature
Afin de
tout savoir sur la fabrique de l’Encyclopédie :
1. Chronologie
2. Sources proches, sources lointaines
3. Les rédacteurs
4. L’emblème des Lumières (les objectifs d’Alembert et Diderot)
http://classes.bnf.fr/dossitsm/fabrency.htm
1. Chronologie
2. Sources proches, sources lointaines
3. Les rédacteurs
4. L’emblème des Lumières (les objectifs d’Alembert et Diderot)
http://classes.bnf.fr/dossitsm/fabrency.htm
Livre du jour L. Bloy le Désespéré
29/08/2008 09:30 Classé dans : Litterature
INCIPIT
Chaque jour, un livre en téléchargement
«- Quand vous recevrez cette lettre, mon cher ami, j’aurai achevé de tuer mon père. Le pauvre homme agonise, et mourra, dit-on, avant le jour.
Il est deux heures du matin. Je suis seul dans une chambre voisine, la vieille femme qui le garde m’ayant fait entendre qu’il valait mieux que les yeux du moribond ne me rencontrassent pas et qu’on m’avertirait quand il en serait temps.
- Je ne sens actuellement aucune douleur ni aucune impression morale nettement distincte d’une confuse mélancolie, d’une indécise peur de ce qui va venir. J’ai déjà vu mourir et je sais que, demain, ce sera terrible. Mais, en ce moment, rien ; les vagues de mon cœur sont immobiles. J’ai l’anesthésie d’un assommé. Impossible de prier, impossible de pleurer, impossible de lire. Je vous écris donc, puisqu’une âme livrée à son propre néant n’a d’autre ressource que l’imbécile gymnastique littéraire de le formuler.
Je suis parricide, pourtant, telle est l’unique vision de mon esprit ! J’entends d’ici l’intolérable hoquet de cette agonie qui est véritablement mon œuvre, -- œuvre de damné qui s’est imposée à moi avec le despotisme du destin !
Ah ! le couteau eût mieux valu, sans doute, le rudimentaire couteau du chourineur filial ! La mort, du moins, eût été, pour mon père, sans préalables années de tortures, sans le renaissant espoir toujours déçu de mon retour à l’auge à cochons d’une sagesse bourgeoise ; je serais fixé sur la nature légalement ignominieuse d’une probable expiation ; enfin, je ne resterais pas avec cette hideuse incertitude d’avoir eu raison de passer sur le cœur du malheureux homme pour me jeter aux réprobations et aux avanies démoniaques de la vie d’artiste. »
Léon Bloy, le Désespéré
http://abu.cnam.fr/cgi-bin/donner_html ? desespere1
Chaque jour, un livre en téléchargement
«- Quand vous recevrez cette lettre, mon cher ami, j’aurai achevé de tuer mon père. Le pauvre homme agonise, et mourra, dit-on, avant le jour.
Il est deux heures du matin. Je suis seul dans une chambre voisine, la vieille femme qui le garde m’ayant fait entendre qu’il valait mieux que les yeux du moribond ne me rencontrassent pas et qu’on m’avertirait quand il en serait temps.
- Je ne sens actuellement aucune douleur ni aucune impression morale nettement distincte d’une confuse mélancolie, d’une indécise peur de ce qui va venir. J’ai déjà vu mourir et je sais que, demain, ce sera terrible. Mais, en ce moment, rien ; les vagues de mon cœur sont immobiles. J’ai l’anesthésie d’un assommé. Impossible de prier, impossible de pleurer, impossible de lire. Je vous écris donc, puisqu’une âme livrée à son propre néant n’a d’autre ressource que l’imbécile gymnastique littéraire de le formuler.
Je suis parricide, pourtant, telle est l’unique vision de mon esprit ! J’entends d’ici l’intolérable hoquet de cette agonie qui est véritablement mon œuvre, -- œuvre de damné qui s’est imposée à moi avec le despotisme du destin !
Ah ! le couteau eût mieux valu, sans doute, le rudimentaire couteau du chourineur filial ! La mort, du moins, eût été, pour mon père, sans préalables années de tortures, sans le renaissant espoir toujours déçu de mon retour à l’auge à cochons d’une sagesse bourgeoise ; je serais fixé sur la nature légalement ignominieuse d’une probable expiation ; enfin, je ne resterais pas avec cette hideuse incertitude d’avoir eu raison de passer sur le cœur du malheureux homme pour me jeter aux réprobations et aux avanies démoniaques de la vie d’artiste. »
Léon Bloy, le Désespéré
http://abu.cnam.fr/cgi-bin/donner_html ? desespere1
Faulkner Trilogie des snopes
28/08/2008 16:27 Classé dans : Litterature
Après la
parution récente en Pléiade du tome IV des
œuvres romanesques de
William Faulkner (1897-1962),
les éditions Gallimard publient, le 22 novembre
prochain, sa fameuse « trilogie
des Snopes ».
Le volume de la collection Quarto réunit pour la première fois en français les trois volets de cette « chronique », achevée en 1959.
Surtout, il propose un dictionnaire inédit de tous ses personnages et permet de les suivre dans l’œuvre du grand écrivain américain, de Tandis que j’agonise à Sanctuaire, en passant par Lumière d’août.
Le volume de la collection Quarto réunit pour la première fois en français les trois volets de cette « chronique », achevée en 1959.
Surtout, il propose un dictionnaire inédit de tous ses personnages et permet de les suivre dans l’œuvre du grand écrivain américain, de Tandis que j’agonise à Sanctuaire, en passant par Lumière d’août.
Livre du jour Diderot Bréviaire jeunes mariées
28/08/2008 09:24 Classé dans : Litterature
INCIPIT
Chaque jour, un livre en téléchargement
Ma fille,
Vous allez quitter la maison de votre père et de votre mère pour entrer dans celle de votre époux et la vôtre. En vous accordant à…., je lui ai résigné toute mon autorité, il ne m’en reste plus. Il n’y a qu’un moment que je vous commandais, et votre devoir était de m’obéir ; à présent, je n’ai plus que le droit de conseil. Je vais en user.
Votre bonheur est inséparable de celui de votre époux ; il faut absolument que vous soyez heureux ou malheureux l’un par l’autre : ne perdez jamais de vue cette idée, et tremblez au premier désagrément réciproque que vous vous donnerez, car il peut être suivi de beaucoup d’autres.
Ayez pour votre époux toute la condescendance imaginable, conformez-vous à ses goûts raisonnables, tâchez de ne rien penser que vous ne puissiez lui dire, qu’il soit sans cesse comme au fond de votre âme ; ne faites rien dont il ne puisse être témoin. Soyez en tout et toujours comme sous ses yeux.
Songez qu’une fille qui a le maintien d’une femme est indécente, et que, par conséquent, la femme qui sait garder le maintien décent d’une fille se respecte et se fait respecter.
Le bréviaire des jeunes mariées
Lettre inédite de Diderot à sa fille
http://www.miscellanees.com/d/didero01.htm
Chaque jour, un livre en téléchargement
Ma fille,
Vous allez quitter la maison de votre père et de votre mère pour entrer dans celle de votre époux et la vôtre. En vous accordant à…., je lui ai résigné toute mon autorité, il ne m’en reste plus. Il n’y a qu’un moment que je vous commandais, et votre devoir était de m’obéir ; à présent, je n’ai plus que le droit de conseil. Je vais en user.
Votre bonheur est inséparable de celui de votre époux ; il faut absolument que vous soyez heureux ou malheureux l’un par l’autre : ne perdez jamais de vue cette idée, et tremblez au premier désagrément réciproque que vous vous donnerez, car il peut être suivi de beaucoup d’autres.
Ayez pour votre époux toute la condescendance imaginable, conformez-vous à ses goûts raisonnables, tâchez de ne rien penser que vous ne puissiez lui dire, qu’il soit sans cesse comme au fond de votre âme ; ne faites rien dont il ne puisse être témoin. Soyez en tout et toujours comme sous ses yeux.
Songez qu’une fille qui a le maintien d’une femme est indécente, et que, par conséquent, la femme qui sait garder le maintien décent d’une fille se respecte et se fait respecter.
Le bréviaire des jeunes mariées
Lettre inédite de Diderot à sa fille
http://www.miscellanees.com/d/didero01.htm
Livre du jour Mme de Lafayette
27/08/2008 09:21 Classé dans : Litterature
INCIPIT
Chaque jour, un livre en téléchargement
« La magnificence et la galanterie n’ont jamais paru en France avec tant d’éclat que dans les dernières années du règne de Henri second. Ce prince était galant, bien fait et amoureux ; quoique sa passion pour Diane de Poitiers, duchesse de Valentinois, eût commencé il y avait plus de vingt ans, elle n’en était pas moins violente, et il n’en donnait pas des témoignages moins éclatants.
Comme il réussissait admirablement dans tous les exercices du corps, il en faisait une de ses plus grandes occupations. C’étaient tous les jours des parties de chasse et de paume, des ballets, des courses de bagues, ou de semblables divertissements ; les couleurs et les chiffres de Mme de Valentinois paraissaient partout, et elle paraissait elle-même avec tous les ajustements que pouvait avoir Mlle de la Marck, sa petite-fille, qui était alors à marier.
La présence de la reine autorisait la sienne. Cette princesse était belle, quoiqu’elle eût passé la première jeunesse ; elle aimait la grandeur, la magnificence et les plaisirs. Le roi l’avait épousée lorsqu’il était encore duc d’Orléans, et qu’il avait pour aîné le dauphin, qui mourut à Tournon, prince que sa naissance et ses grandes qualités destinaient à remplir dignement la place du roi François premier, son père. » […]
Madame de Lafayette, La Princesse de Clèves
http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/actions-france_830/livre-ecrit_1036/collection-textes_5281/foire-aux-textes_5283/marquise-fayette_16460.html
Chaque jour, un livre en téléchargement
« La magnificence et la galanterie n’ont jamais paru en France avec tant d’éclat que dans les dernières années du règne de Henri second. Ce prince était galant, bien fait et amoureux ; quoique sa passion pour Diane de Poitiers, duchesse de Valentinois, eût commencé il y avait plus de vingt ans, elle n’en était pas moins violente, et il n’en donnait pas des témoignages moins éclatants.
Comme il réussissait admirablement dans tous les exercices du corps, il en faisait une de ses plus grandes occupations. C’étaient tous les jours des parties de chasse et de paume, des ballets, des courses de bagues, ou de semblables divertissements ; les couleurs et les chiffres de Mme de Valentinois paraissaient partout, et elle paraissait elle-même avec tous les ajustements que pouvait avoir Mlle de la Marck, sa petite-fille, qui était alors à marier.
La présence de la reine autorisait la sienne. Cette princesse était belle, quoiqu’elle eût passé la première jeunesse ; elle aimait la grandeur, la magnificence et les plaisirs. Le roi l’avait épousée lorsqu’il était encore duc d’Orléans, et qu’il avait pour aîné le dauphin, qui mourut à Tournon, prince que sa naissance et ses grandes qualités destinaient à remplir dignement la place du roi François premier, son père. » […]
Madame de Lafayette, La Princesse de Clèves
http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/actions-france_830/livre-ecrit_1036/collection-textes_5281/foire-aux-textes_5283/marquise-fayette_16460.html
L.F. Céline double dvd
27/08/2008 09:19 Classé dans : Litterature
Entre 1957
et 1961, Louis-Ferdinand Céline a accordé trois
interviews hallucinées. Un double DVD restitue ce
grand de télévision.
Montparnasse Multimédia
Une présentation ici :
http://livres.lexpress.fr/critique.asp/idC=13146/idR=12/idG=8
Vous trouverez ci-dessous une interview donnée par Céline à L’Express en 1957, lors de la publication D’un château l’autre :
http://livres.lexpress.fr/entretien.asp/idC=12168/idTC=4/idR=5/idG = #
Montparnasse Multimédia
Une présentation ici :
http://livres.lexpress.fr/critique.asp/idC=13146/idR=12/idG=8
Vous trouverez ci-dessous une interview donnée par Céline à L’Express en 1957, lors de la publication D’un château l’autre :
http://livres.lexpress.fr/entretien.asp/idC=12168/idTC=4/idR=5/idG = #
Sa Majesté des Mouches
26/08/2008 23:50 Classé dans : Cinema
J’ai vu
hier soir à la télévision, sur une chaîne cinéma du
câble, le film de Peter Brooks
(1963) :
un chef-d’œuvre terrifiant, époustouflant de
subtilité, dont il est difficile de se remettre.
Une version toute noire des robinsonnades.
Les derniers plans — montrant que les enfants redeviennent enfants face aux marins — sont bouleversants.
Je m’étonne toujours que le roman de William Golding, si dérangeant, si fort, soit étudié au niveau du collège.
J’ai enregistré ce film qui sortira en dvd le 22 octobre 2008 avec un cédérom pédagogique.
Un diaporama sur le roman ici :
www.ac-versailles.fr/etabliss/clg-juliette-gif/majestemouches2.ppt
Une présentation du film ici :
http://www.critikat.com/Sa-majeste-des-mouches.html
Une version toute noire des robinsonnades.
Les derniers plans — montrant que les enfants redeviennent enfants face aux marins — sont bouleversants.
Je m’étonne toujours que le roman de William Golding, si dérangeant, si fort, soit étudié au niveau du collège.
J’ai enregistré ce film qui sortira en dvd le 22 octobre 2008 avec un cédérom pédagogique.
Un diaporama sur le roman ici :
www.ac-versailles.fr/etabliss/clg-juliette-gif/majestemouches2.ppt
Une présentation du film ici :
http://www.critikat.com/Sa-majeste-des-mouches.html
Vivant Denon Point de lendemain
26/08/2008 23:39 Classé dans : Litterature
INCIPIT
« J’aimais éperdument la comtesse de… ; j’avais vingt ans, et j’étais ingénu ; elle me trompa, je me fâchai, elle me quitta. J’étais ingénu, je la regrettai ; j’avais vingt ans, elle me pardonna : et comme j’avais vingt ans, que j’étais ingénu, toujours trompé, mais plus quitté, je me croyais l’amant le mieux aimé, partant le plus heureux des hommes. »
Vivant Denon, Point de lendemain
Je mentionne ce pur chef-d’œuvre de récit libertin, tout d’abord parce que je l’aime infiniment, et surtout parce que le fichier que vous pouvez télécharger contient :
— la version de 1777
— la version de 1812 (avec ce célèbre et délicieux incipit)
— une édition comparée des versions de 1777 & 1812 dans laquelle sont reportées par un jeu de couleurs les principales modifications apportées par Dominique Vivant Denon à son texte d’origine.
Afin de repérer plus facilement ses corrections, il est signalé :
— l’édition de 1777 en gris = texte barré
— celle de 1812 en rouge = texte souligné
— & le texte commun aux deux versions en noir.
http://www.leboucher.com/pdf/denon/b_den_pl.pdf
« J’aimais éperdument la comtesse de… ; j’avais vingt ans, et j’étais ingénu ; elle me trompa, je me fâchai, elle me quitta. J’étais ingénu, je la regrettai ; j’avais vingt ans, elle me pardonna : et comme j’avais vingt ans, que j’étais ingénu, toujours trompé, mais plus quitté, je me croyais l’amant le mieux aimé, partant le plus heureux des hommes. »
Vivant Denon, Point de lendemain
Je mentionne ce pur chef-d’œuvre de récit libertin, tout d’abord parce que je l’aime infiniment, et surtout parce que le fichier que vous pouvez télécharger contient :
— la version de 1777
— la version de 1812 (avec ce célèbre et délicieux incipit)
— une édition comparée des versions de 1777 & 1812 dans laquelle sont reportées par un jeu de couleurs les principales modifications apportées par Dominique Vivant Denon à son texte d’origine.
Afin de repérer plus facilement ses corrections, il est signalé :
— l’édition de 1777 en gris = texte barré
— celle de 1812 en rouge = texte souligné
— & le texte commun aux deux versions en noir.
http://www.leboucher.com/pdf/denon/b_den_pl.pdf
Littérature et mathématiques
26/08/2008 23:32 Classé dans : Litterature
Littérature
et mathématiques :
jalons pour une approche perpendiculaire
Richard Saint-Gelais, Université Laval
Les entreprises interdisciplinaires se font souvent sous le signe de l’ambiguïté et les tentatives de rapprochement entre littérature et mathématiques ne font pas exception. Cet article essaie de baliser les difficultés et les possibilités d’une telle rencontre à partir d’un cas précis, celui du bouleversement des isomorphies temporelles dans le récit. On tente ensuite de dépasser le stade de l’application pour envisager, à travers l’axiomatique, les enjeux d’un regard mathématique sur la chose littéraire.
L’article est ici :
http://www.erudit.org/revue/tce/2002/v/n68/008244ar.pdf
Richard Saint-Gelais, Université Laval
Les entreprises interdisciplinaires se font souvent sous le signe de l’ambiguïté et les tentatives de rapprochement entre littérature et mathématiques ne font pas exception. Cet article essaie de baliser les difficultés et les possibilités d’une telle rencontre à partir d’un cas précis, celui du bouleversement des isomorphies temporelles dans le récit. On tente ensuite de dépasser le stade de l’application pour envisager, à travers l’axiomatique, les enjeux d’un regard mathématique sur la chose littéraire.
L’article est ici :
http://www.erudit.org/revue/tce/2002/v/n68/008244ar.pdf
André Gide liens
26/08/2008 23:07 Classé dans : Litterature
UN mémoire
de DEA :
L’image
dérobée :
une esthétique du regard chez André Gide
http://palissy.humana.univ-nantes.fr/cete/tvx/ID/cadre.html
Le dossier de l’adpt :
http://www.culturesfrance.com/adpf-publi/folio/gide/
Le dossier de l’émission Un siècle d’écrivains :
http://web.archive.org/web/20010223134645/
http ://193.252.81.175/emissions/ecrivain/auteurs/gide.html
Un site pédagogique spécialisé en critique génétique :
http://www.andre-gide.fr/plansite.htm
http://www.andre-gide.fr/gideetluniversite.htm#hautsommaire
Un site contenant des dossiers sur l’œuvre :
http://www.andre-gide.fr/gideetluniversite.htm#hautsommaire
Surtout cette page :
http://www.gidiana.net/TABLE_DOSSIERS_CRITIQUES. htm
On a beaucoup ri d’un télégramme que Mauriac a reçu peu de jours après la mort de Gide et ainsi rédigé : « Il n’y a pas d’enfer. Tu peux te dissiper. Préviens Claudel. Signé André Gide »
Julien Green, Journal 28 février 1951
http://palissy.humana.univ-nantes.fr/cete/tvx/ID/cadre.html
Le dossier de l’adpt :
http://www.culturesfrance.com/adpf-publi/folio/gide/
Le dossier de l’émission Un siècle d’écrivains :
http://web.archive.org/web/20010223134645/
http ://193.252.81.175/emissions/ecrivain/auteurs/gide.html
Un site pédagogique spécialisé en critique génétique :
http://www.andre-gide.fr/plansite.htm
http://www.andre-gide.fr/gideetluniversite.htm#hautsommaire
Un site contenant des dossiers sur l’œuvre :
http://www.andre-gide.fr/gideetluniversite.htm#hautsommaire
Surtout cette page :
http://www.gidiana.net/TABLE_DOSSIERS_CRITIQUES. htm
On a beaucoup ri d’un télégramme que Mauriac a reçu peu de jours après la mort de Gide et ainsi rédigé : « Il n’y a pas d’enfer. Tu peux te dissiper. Préviens Claudel. Signé André Gide »
Julien Green, Journal 28 février 1951
Livre du jour Eekhoud La Nouvelle Carthage
26/08/2008 22:01 Classé dans : Litterature
INCIPIT
Chaque jour, un livre en téléchargement
« Georges Eekhoud est surtout connu pour ses romans au naturalisme sombre et cependant curieusement baroque. Il peint les paysages de Campine, le port d’Anvers et ses quartiers douteux hantés par des personnages en dehors des normes sociales, religieuses ou sexuelles, révoltés au grand cœur qui s’opposent par leur noblesse d’âme aux bourgeois étriqués et égoïstes. Il reste fidèle à la définition qu’en donne Gustave Flaubert : « J’appelle bourgeoisie tout ce qui est de bas. »
Romans aux relents pervers — d’une immoralité qui écœure — se roulant voluptueusement dans la fange — récits malsains d’adultères — Eekhoud communie de façon sacrilège avec toutes ces âmes de dévoyés, rebuts ou martyrs d’une société athée et matérialiste — épopée de vagabonds, anarchisme érotique de gueux et de crève-misère qui se démènent comme des bêtes dans une atmosphère sensuelle, relevée par la cruauté des descriptions.
Son œuvre est d’une sincérité bouleversante. Son style est rude, raboteux. Tous ses livres produisent une impression de brutalité, même là où à sa manière, l’auteur exprime sa tendresse pour l’humanité.
L’intrigue du roman suit l’itinéraire de Laurent, en rupture avec sa classe d’origine — la bourgeoisie — qui va se tourner vers le prolétariat, puis vers le sous-prolétariat, pour essayer de trouver une alternative à cette société bourgeoise à laquelle il veut échapper. »
Georges Eekhoud, La Nouvelle Carthage
Chaque jour, un livre en téléchargement
« Georges Eekhoud est surtout connu pour ses romans au naturalisme sombre et cependant curieusement baroque. Il peint les paysages de Campine, le port d’Anvers et ses quartiers douteux hantés par des personnages en dehors des normes sociales, religieuses ou sexuelles, révoltés au grand cœur qui s’opposent par leur noblesse d’âme aux bourgeois étriqués et égoïstes. Il reste fidèle à la définition qu’en donne Gustave Flaubert : « J’appelle bourgeoisie tout ce qui est de bas. »
Romans aux relents pervers — d’une immoralité qui écœure — se roulant voluptueusement dans la fange — récits malsains d’adultères — Eekhoud communie de façon sacrilège avec toutes ces âmes de dévoyés, rebuts ou martyrs d’une société athée et matérialiste — épopée de vagabonds, anarchisme érotique de gueux et de crève-misère qui se démènent comme des bêtes dans une atmosphère sensuelle, relevée par la cruauté des descriptions.
Son œuvre est d’une sincérité bouleversante. Son style est rude, raboteux. Tous ses livres produisent une impression de brutalité, même là où à sa manière, l’auteur exprime sa tendresse pour l’humanité.
L’intrigue du roman suit l’itinéraire de Laurent, en rupture avec sa classe d’origine — la bourgeoisie — qui va se tourner vers le prolétariat, puis vers le sous-prolétariat, pour essayer de trouver une alternative à cette société bourgeoise à laquelle il veut échapper. »
Georges Eekhoud, La Nouvelle Carthage
Étude sur Verlaine
25/08/2008 23:58 Classé dans : Litterature
Une rareté
aujourd’hui :
FERNAND CLERGET, Paul Verlaine et ses contemporains par un témoin impartial — Documents — Essais
Document PDF en mode image, indexé
Paris, Bibliothèque de l’Association, 1897. Édition originale.
Une étude sur Verlaine, intéressante et rare.
http://www.ebooksgratuits.org/pdf/clerget_paul_verlaine_et_ses_contemporains_ocr.pdf
FERNAND CLERGET, Paul Verlaine et ses contemporains par un témoin impartial — Documents — Essais
Document PDF en mode image, indexé
Paris, Bibliothèque de l’Association, 1897. Édition originale.
Une étude sur Verlaine, intéressante et rare.
http://www.ebooksgratuits.org/pdf/clerget_paul_verlaine_et_ses_contemporains_ocr.pdf
Les dames du bois de Boulogne
25/08/2008 22:55 Classé dans : Cinema
Une étude
du film de Robert Bresson :
http://www.cndp.fr/tice/teledoc/Mire/teledoc_damesdubois.pdf
http://www.cndp.fr/tice/teledoc/Mire/teledoc_damesdubois.pdf
Livre du jour H.G. Wells L'Homme invisible
24/08/2008 23:05 Classé dans : Litterature
Chaque jour, un livre en téléchargement
EXTRAIT :
Son hôte – elle le vit en entrant – était assis dans le fauteuil devant le feu, assoupi à ce qu'il semblait ; sa tête emmaillotée s'inclinait de côté. Pour toute lumière dans la chambre, la lueur rougeâtre qui venait du foyer. Tout était ou violemment éclairé ou tout à fait sombre. Elle avait d'autant plus de peine à rien distinguer qu'elle venait précisément d'allumer la lampe du bar et que ses yeux étaient encore éblouis. Mais, pendant une seconde, il lui parut que l'homme qu'elle regardait avait une bouche énorme, béante, une bouche invraisemblable, qui « mangeait » tout le bas de sa figure. Ce fut une image instantanée : une tête enveloppée de blanc, de gros yeux à fleur de front, et, au-dessous, un large four.
Alors, il bougea, il se redressa sur son siège, il leva la main…
H.G. Wells, L’Homme invisible
Violette Leduc
24/08/2008 22:52 Classé dans : Litterature
Trésors
à prendre, revue de
recherche littéraire, créée par Élisabeth Seys, est
entièrement consacrée à Violette Leduc.
http://www.revue-violette-leduc.net/
Toutes les archives sont lisibles et téléchargeables en ligne :
http://www.revue-violette-leduc.net/archives.php?acces=1
Une présentation de Thérèse et Isabelle :
http://www.buzz-litteraire.com/index.php?2008/07/31/1055-therese-et-isabelle-de-violette-leduc
http://www.revue-violette-leduc.net/
Toutes les archives sont lisibles et téléchargeables en ligne :
http://www.revue-violette-leduc.net/archives.php?acces=1
Une présentation de Thérèse et Isabelle :
http://www.buzz-litteraire.com/index.php?2008/07/31/1055-therese-et-isabelle-de-violette-leduc
La Princesse de Clèves
24/08/2008 14:51 Classé dans : Litterature
Quelques
ressources :
1. Une émission en ligne :
Dans quelle catégorie classer la Princesse de Clèves, de Madame de La Fayette ? Est-ce un roman historique ? Un roman psychologique ? Un roman d’amour galant ? Réponse avec un lecteur averti, Jean Mauduit, dans sa chronique, « Les femmes écrivains».
http://www.canalacademie.com/La-Princesse-de-Cleves-de-Madame.html
2. Bibliographie sommaire :
http://fis.ucalgary.ca/Maher/631/PrdClBib.htm
3. Terre des écrivains :
http://www.terresdecrivains.com/spip.php?article708
4. Articles universitaires
Madame de Lafayette et l’histoire :
http://users.drew.edu/mpierett/Student/rmills.html
Plusieurs études, par un auteur haut en couleurs :
http://rene.pommier.free.fr/Princesse.htm
5. Un site rien que pour elle :
http://madamedelafayette.free.fr/accueil.htm
Sans oublier cette page :
http://culturecritique.wordpress.com/2007/01/04/la-princesse-de-cleves-femme-de-lannee-grace-a-nicolas-sarkozy/
1. Une émission en ligne :
Dans quelle catégorie classer la Princesse de Clèves, de Madame de La Fayette ? Est-ce un roman historique ? Un roman psychologique ? Un roman d’amour galant ? Réponse avec un lecteur averti, Jean Mauduit, dans sa chronique, « Les femmes écrivains».
http://www.canalacademie.com/La-Princesse-de-Cleves-de-Madame.html
2. Bibliographie sommaire :
http://fis.ucalgary.ca/Maher/631/PrdClBib.htm
3. Terre des écrivains :
http://www.terresdecrivains.com/spip.php?article708
4. Articles universitaires
Madame de Lafayette et l’histoire :
http://users.drew.edu/mpierett/Student/rmills.html
Plusieurs études, par un auteur haut en couleurs :
http://rene.pommier.free.fr/Princesse.htm
5. Un site rien que pour elle :
http://madamedelafayette.free.fr/accueil.htm
Sans oublier cette page :
http://culturecritique.wordpress.com/2007/01/04/la-princesse-de-cleves-femme-de-lannee-grace-a-nicolas-sarkozy/
Livre du jour Jarry Ubu
23/08/2008 11:47 Classé dans : Litterature
Chaque jour un livre en téléchargement
De par ma chandelle verte, merdre, madame, certes oui, je suis content. On le serait à moins : capitaine de dragons, officier
de confiance du roi Venceslas, décoré de l’ordre de l’Aigle Rouge de Pologne et ancien roi d’Aragon, que voulez-vous de mieux ?
MÈRE UBU
Comment ! après avoir été roi d’Aragon vous vous contentez de mener aux revues une cinquantaine d’estafiers armés de
coupe-choux, quand vous pourriez faire succéder sur votre fiole la couronne de Pologne à celle d’Aragon ?
PÈRE UBU
Ah ! Mère Ubu, je ne comprends rien de ce que tu dis.
MÈRE UBU
Tu es si bête !
PÈRE UBU
De par ma chandelle verte, le roi Venceslas est encore bien vivant ; et même en admettant qu’il meure, n’a-t-il pas des légions d’enfants ?
MÈRE UBU
Qui t’empêche de massacrer toute la famille et de te mettre à leur place ?
Alfred Jarry, Ubu
http://www.ebooksgratuits.com/pdf/jarry_ubu_roi.pdf
De par ma chandelle verte, merdre, madame, certes oui, je suis content. On le serait à moins : capitaine de dragons, officier
de confiance du roi Venceslas, décoré de l’ordre de l’Aigle Rouge de Pologne et ancien roi d’Aragon, que voulez-vous de mieux ?
MÈRE UBU
Comment ! après avoir été roi d’Aragon vous vous contentez de mener aux revues une cinquantaine d’estafiers armés de
coupe-choux, quand vous pourriez faire succéder sur votre fiole la couronne de Pologne à celle d’Aragon ?
PÈRE UBU
Ah ! Mère Ubu, je ne comprends rien de ce que tu dis.
MÈRE UBU
Tu es si bête !
PÈRE UBU
De par ma chandelle verte, le roi Venceslas est encore bien vivant ; et même en admettant qu’il meure, n’a-t-il pas des légions d’enfants ?
MÈRE UBU
Qui t’empêche de massacrer toute la famille et de te mettre à leur place ?
Alfred Jarry, Ubu
http://www.ebooksgratuits.com/pdf/jarry_ubu_roi.pdf
Roger Chartier au Collège de France
23/08/2008 11:41 Classé dans : Histoire
Leçons de Roger Chartier au Collège de France
Le Collège de France a mis en ligne les enregistrements des dix premières leçons de Roger Chartier : Écrit et culture dans l’Europe moderne
Circulations textuelles et pratiques culturelles dans l’Europe moderne (XVIe-XVIIIe siècles)
Dix heures d’histoire pour mieux comprendre les mutations de la lecture :
http://podcast.college-de-france.fr/histoirecdf.xml
(descendre en bas de page)
Le Collège de France a mis en ligne les enregistrements des dix premières leçons de Roger Chartier : Écrit et culture dans l’Europe moderne
Circulations textuelles et pratiques culturelles dans l’Europe moderne (XVIe-XVIIIe siècles)
Dix heures d’histoire pour mieux comprendre les mutations de la lecture :
http://podcast.college-de-france.fr/histoirecdf.xml
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Radio Proust
22/08/2008 14:50 Classé dans : Litterature
Le
croirez-vous ?
Une radio entièrement consacrée à Marcel Proust voit
le jour… en Californie !
Bard College Center
Son créateur est Larry Bensky, un journaliste politique talentueux de San Francisco.
L’émission pilote qui comporte outre des lectures de « Du côté de chez Swann » par Jean-Louis Trintignant, des interwiews d’universitaires dont Elyane Dezon Jones, et un entretien autour de Madame Proust, de la musique etc.
http://www.radioproust.org/
Son créateur est Larry Bensky, un journaliste politique talentueux de San Francisco.
L’émission pilote qui comporte outre des lectures de « Du côté de chez Swann » par Jean-Louis Trintignant, des interwiews d’universitaires dont Elyane Dezon Jones, et un entretien autour de Madame Proust, de la musique etc.
http://www.radioproust.org/
Ionesco
22/08/2008 14:47 Classé dans : Litterature
Julien Gracq
21/08/2008 14:30 Classé dans : Litterature
Une très
belle page sur Julien Gracq :
http://www.jose-corti.fr/auteursfrancais/gracq.html
Pour ceux qui ne connaissent pas du tout cet écrivain, une page assez généraliste mais bien documentée :
http://www.liberation.fr/culture/livre/300039.FR.php
Voici le sommaire du dossier que le site du Nouvel Observateur a consacré à Julien Gracq (articles en ligne) :
- une sélection d’extraits de l’œuvre de Julien Gracq [1]
- l’hommage que rend l’écrivain Joseph Vebret, dans son blog [2], à celui auquel il se souvient d’avoir rendu visite, à Saint-Florent, en octobre 2006.
- les deux articles parus dans l’Obs du 3 janvier 2008 : l’hommage de Jérôme Garcin au « roi des Mauges » [3], et l’article de Didier Jacob sur Gracq « l’anti-moderne » [4].
- l’entretien qu’il avait accordé à Guy Dumur en 1967, suivi d’un extrait de « Lettrines » : « Personne n’écrit pour la postérité » [5]
- une chronique de Bernard Frank : « Le crime de Gracq » [6] (parue en 1992)
- Un article de Frédéric Ferney sur « la Forme d’une ville » [7] (1985)
- Un grand portrait de Gracq signé Daniel Rondeau [8] (1987)
- Un grand reportage de Jean-Louis Ezine [9], publié à l’occasion de l’édition de l’œuvre de Gracq dans la collection de la Pléiade (1989)
- Julien Gracq lu par Claude Roy [10] (en 1988).
- Un grand article de Jean Freustié, publié à l’occasion de la parution du numéro spécial des « Cahiers de l’Herne » [11] consacré à Gracq (1973).
Et à écouter : l’un des rares entretiens accordés par Julien Gracq. Au cours de l’émission radiophonique « Tous les plaisirs du jour sont dans la matinée » (1959), l’écrivain, revient notamment sur ses écrits et son enfance.
[1] http://bibliobs.nouvelobs.com/2007/12/24/lire-julien-gracq
[2] http://bibliobs.nouvelobs.com/blog/les-livres-des-livre/louis-poirier-dit-julien-gracq
[3] http://bibliobs.nouvelobs.com/2008/01/02/le-roi-des-mauges-hommage-julien-gracq
[4] http://bibliobs.nouvelobs.com/2008/01/02/lanti-moderne
[5] http://bibliobs.nouvelobs.com/2007/12/26/un-ecrivain-qui-aime-son-epoque
[6] http://bibliobs.nouvelobs.com/2007/12/26/le-crime-de-gracq
[7] http://bibliobs.nouvelobs.com/2007/12/26/un-professeur-de-crepuscule
[8] http://bibliobs.nouvelobs.com/2007/12/26/les-grandes-vacances-de-monsieur-gracq
[9] http://bibliobs.nouvelobs.com/2007/12/26/la-quete-du-gracq
[10] http://bibliobs.nouvelobs.com/2007/12/26/le-touriste-et-le-baroudeur
[11] http://bibliobs.nouvelobs.com/2007/12/26/un-geographe-de-limaginaire
Enfin un bref extrait sonore, Gracq parlant de Breton :
http://www.larevuedesressources.org/article.php3?id_article = 888
http://www.jose-corti.fr/auteursfrancais/gracq.html
Pour ceux qui ne connaissent pas du tout cet écrivain, une page assez généraliste mais bien documentée :
http://www.liberation.fr/culture/livre/300039.FR.php
Voici le sommaire du dossier que le site du Nouvel Observateur a consacré à Julien Gracq (articles en ligne) :
- une sélection d’extraits de l’œuvre de Julien Gracq [1]
- l’hommage que rend l’écrivain Joseph Vebret, dans son blog [2], à celui auquel il se souvient d’avoir rendu visite, à Saint-Florent, en octobre 2006.
- les deux articles parus dans l’Obs du 3 janvier 2008 : l’hommage de Jérôme Garcin au « roi des Mauges » [3], et l’article de Didier Jacob sur Gracq « l’anti-moderne » [4].
- l’entretien qu’il avait accordé à Guy Dumur en 1967, suivi d’un extrait de « Lettrines » : « Personne n’écrit pour la postérité » [5]
- une chronique de Bernard Frank : « Le crime de Gracq » [6] (parue en 1992)
- Un article de Frédéric Ferney sur « la Forme d’une ville » [7] (1985)
- Un grand portrait de Gracq signé Daniel Rondeau [8] (1987)
- Un grand reportage de Jean-Louis Ezine [9], publié à l’occasion de l’édition de l’œuvre de Gracq dans la collection de la Pléiade (1989)
- Julien Gracq lu par Claude Roy [10] (en 1988).
- Un grand article de Jean Freustié, publié à l’occasion de la parution du numéro spécial des « Cahiers de l’Herne » [11] consacré à Gracq (1973).
Et à écouter : l’un des rares entretiens accordés par Julien Gracq. Au cours de l’émission radiophonique « Tous les plaisirs du jour sont dans la matinée » (1959), l’écrivain, revient notamment sur ses écrits et son enfance.
[1] http://bibliobs.nouvelobs.com/2007/12/24/lire-julien-gracq
[2] http://bibliobs.nouvelobs.com/blog/les-livres-des-livre/louis-poirier-dit-julien-gracq
[3] http://bibliobs.nouvelobs.com/2008/01/02/le-roi-des-mauges-hommage-julien-gracq
[4] http://bibliobs.nouvelobs.com/2008/01/02/lanti-moderne
[5] http://bibliobs.nouvelobs.com/2007/12/26/un-ecrivain-qui-aime-son-epoque
[6] http://bibliobs.nouvelobs.com/2007/12/26/le-crime-de-gracq
[7] http://bibliobs.nouvelobs.com/2007/12/26/un-professeur-de-crepuscule
[8] http://bibliobs.nouvelobs.com/2007/12/26/les-grandes-vacances-de-monsieur-gracq
[9] http://bibliobs.nouvelobs.com/2007/12/26/la-quete-du-gracq
[10] http://bibliobs.nouvelobs.com/2007/12/26/le-touriste-et-le-baroudeur
[11] http://bibliobs.nouvelobs.com/2007/12/26/un-geographe-de-limaginaire
Enfin un bref extrait sonore, Gracq parlant de Breton :
http://www.larevuedesressources.org/article.php3?id_article = 888
Livre du jour Hoffmann le Pot d'or
21/08/2008 14:10 Classé dans : Litterature
INCIPIT
Chaque jour, un livre en téléchargement
« Au jour de l’Ascension, à deux heures après midi, un jeune homme à Dresde passait en courant la porte Noire, et vint donner juste contre une corbeille remplie de pommes et de gâteaux qu’une vieille femme laide offrait à bas prix, de sorte que tout ce qui était heureusement échappé à la meurtrissure de la secousse, fut lancé au dehors du panier à la grande joie des polissons de la rue qui se partagèrent le butin que le hâtif jeune […] ».
Le Pot d’or, d’E.T.A. Hoffmann.
http://fr.wikisource.org/wiki/Le_Pot_d’or
Chaque jour, un livre en téléchargement
« Au jour de l’Ascension, à deux heures après midi, un jeune homme à Dresde passait en courant la porte Noire, et vint donner juste contre une corbeille remplie de pommes et de gâteaux qu’une vieille femme laide offrait à bas prix, de sorte que tout ce qui était heureusement échappé à la meurtrissure de la secousse, fut lancé au dehors du panier à la grande joie des polissons de la rue qui se partagèrent le butin que le hâtif jeune […] ».
Le Pot d’or, d’E.T.A. Hoffmann.
http://fr.wikisource.org/wiki/Le_Pot_d’or
Livre du jour Ramayana
20/08/2008 14:30 Classé dans : Litterature
INCIPIT
Chaque jour, un livre en téléchargement
LE RAMAYANA
POÈME SANSCRIT DE VALMIKY
TRADUIT EN FRANÇAIS PAR HIPPOLYTE FAUCHE
Traducteur des œuvres complètes de Kâlidâsa et du Mahâ-Bhârata
TOME PREMIER
PARIS
LIBRAIRIE INTERNATIONALE
13, RUE DE GRAMMONT, 13
A. LACROIX, VERBOECKHOVEN & Ce, ÉDITEURS
À Bruxelles, à Leipzig et à Livourne
1864
Il est une vaste contrée, grasse, souriante, abondante en richesses de toute sorte, en grains comme en troupeaux, assise au bord de la Çarayoû et nommée Koçala. Là, était une ville, célèbre dans tout l’univers et fondée jadis par Manou, le chef du genre humain. Elle avait nom Ayodhyâ.
Heureuse et belle cité, large de trois yodjanas, elle étendait sur douze yodjanas de longueur son enceinte resplendissante de constructions nouvelles. Munie de portes a des intervalles bien distribués, elle était percée de grandes rues, largement développées, entre lesquelles brillait aux yeux la rue Royale, où des arrosements d’eau abattaient le vol de la poussière. De nombreux marchands fréquentaient ses bazars, et de nombreux joyaux paraient ses boutiques. Imprenable, de grandes maisons en couvraient le sol, embelli par des bocages et des jardins publics. Des fossés profonds, impossibles à franchir, l’environnaient ; ses arsenaux étaient pleins d’armes variées ; et des arcades ornementées couronnaient ses portes, où veillaient continuellement des archers.
ftp://opensource.nchc.org.tw/gutenberg/2/0/4/7/20479/20479-h/20479-h.htm
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LE RAMAYANA
POÈME SANSCRIT DE VALMIKY
TRADUIT EN FRANÇAIS PAR HIPPOLYTE FAUCHE
Traducteur des œuvres complètes de Kâlidâsa et du Mahâ-Bhârata
TOME PREMIER
PARIS
LIBRAIRIE INTERNATIONALE
13, RUE DE GRAMMONT, 13
A. LACROIX, VERBOECKHOVEN & Ce, ÉDITEURS
À Bruxelles, à Leipzig et à Livourne
1864
Il est une vaste contrée, grasse, souriante, abondante en richesses de toute sorte, en grains comme en troupeaux, assise au bord de la Çarayoû et nommée Koçala. Là, était une ville, célèbre dans tout l’univers et fondée jadis par Manou, le chef du genre humain. Elle avait nom Ayodhyâ.
Heureuse et belle cité, large de trois yodjanas, elle étendait sur douze yodjanas de longueur son enceinte resplendissante de constructions nouvelles. Munie de portes a des intervalles bien distribués, elle était percée de grandes rues, largement développées, entre lesquelles brillait aux yeux la rue Royale, où des arrosements d’eau abattaient le vol de la poussière. De nombreux marchands fréquentaient ses bazars, et de nombreux joyaux paraient ses boutiques. Imprenable, de grandes maisons en couvraient le sol, embelli par des bocages et des jardins publics. Des fossés profonds, impossibles à franchir, l’environnaient ; ses arsenaux étaient pleins d’armes variées ; et des arcades ornementées couronnaient ses portes, où veillaient continuellement des archers.
ftp://opensource.nchc.org.tw/gutenberg/2/0/4/7/20479/20479-h/20479-h.htm
Livre du jour Rodenbach Les Vies encloses
19/08/2008 09:28 Classé dans : Litterature
INCIPIT
Chaque jour, un livre en téléchargement
RODENBACH, GEORGES, Les Vies Encloses - Poésie
Émule de Léon Dierx, à qui il doit peut-être sa froideur, sa solennité et sa rigueur dans la construction du poème et du recueil, Rodenbach est un Flamand écrivant en langue française une poésie d'inspiration symboliste. À la méditation mallarméenne, l'auteur de Bruges-la-Morte marie les notes brumeuses que lui inspirent les paysages de sa patrie d'origine, où les beffrois se reflètent dans les canaux, au milieu des cygnes voguant dans une lumière incertaine, où la vie demeure confinée à l'intérieur de hautes demeures, derrière des vitres aux rideaux de tulle.
http://www.ebooksgratuits.com/pdf/rodenbach_les_vies_encloses.pdf
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RODENBACH, GEORGES, Les Vies Encloses - Poésie
Émule de Léon Dierx, à qui il doit peut-être sa froideur, sa solennité et sa rigueur dans la construction du poème et du recueil, Rodenbach est un Flamand écrivant en langue française une poésie d'inspiration symboliste. À la méditation mallarméenne, l'auteur de Bruges-la-Morte marie les notes brumeuses que lui inspirent les paysages de sa patrie d'origine, où les beffrois se reflètent dans les canaux, au milieu des cygnes voguant dans une lumière incertaine, où la vie demeure confinée à l'intérieur de hautes demeures, derrière des vitres aux rideaux de tulle.
http://www.ebooksgratuits.com/pdf/rodenbach_les_vies_encloses.pdf
Yourcenar l'Œuvre au noir
17/08/2008 23:26 Classé dans : Litterature
Un site
très précieux élucide toutes les références
culturelles du roman, chapitre après chapitre.
Son objectif est de « clarifier toutes les allusions explicites ou implicites à un contexte historique, géographique, intellectuel, métaphysique, mythique, artistique, etc., susceptibles d’enrichir les enjeux proprement romanesques de ce chef-d’œuvre de Marguerite Yourcenar ».
http://www2.unil.ch/gybn/Matieres/yourcenar/frame.htm
Son objectif est de « clarifier toutes les allusions explicites ou implicites à un contexte historique, géographique, intellectuel, métaphysique, mythique, artistique, etc., susceptibles d’enrichir les enjeux proprement romanesques de ce chef-d’œuvre de Marguerite Yourcenar ».
http://www2.unil.ch/gybn/Matieres/yourcenar/frame.htm
Contes Perrault Grimm Mme d'Aulnoy
17/08/2008 23:17 Classé dans : Litterature
Voici de
précieuses ressources en ligne :
1. Le discours représenté dans les contes de Perrault et des Grimm
François, Cyrille, Université de Lausanne
http://www.ruc.dk/cuid/publikationer/publikationer/XVI-SRK-Pub/MOL/MOL04-CF/
2. L'imaginaire des Contes de Perrault. Leur rapport à la raison
Caroline Portalès- Auriol
http://auriol.free.fr/psychanalyse/imaginaire-raison-conte.htm#_Toc153550977
3. Un mémoire (université de Nantes) : l’art de la répétition dans les contes de Perrault et 3 contes de Mme d’Aulnoy :
http://lescontesdefees.free.fr/Memoires/0524.pdf
4. Les enjeux du frontispice : Catherine Velay-Valentin (recherches en sciences humaines et sociales)
http://semioweb.msh-paris.fr/AAR/FR/video.asp?id=360&ress=1215&video=8210&format=22#3215
1. Le discours représenté dans les contes de Perrault et des Grimm
François, Cyrille, Université de Lausanne
http://www.ruc.dk/cuid/publikationer/publikationer/XVI-SRK-Pub/MOL/MOL04-CF/
2. L'imaginaire des Contes de Perrault. Leur rapport à la raison
Caroline Portalès- Auriol
http://auriol.free.fr/psychanalyse/imaginaire-raison-conte.htm#_Toc153550977
3. Un mémoire (université de Nantes) : l’art de la répétition dans les contes de Perrault et 3 contes de Mme d’Aulnoy :
http://lescontesdefees.free.fr/Memoires/0524.pdf
4. Les enjeux du frontispice : Catherine Velay-Valentin (recherches en sciences humaines et sociales)
http://semioweb.msh-paris.fr/AAR/FR/video.asp?id=360&ress=1215&video=8210&format=22#3215
La nouvelle, genre littéraire
17/08/2008 23:15 Classé dans : Litterature
René
Godenne, universitaire belge, est très connu pour ses
travaux sur la nouvelle.
Sur son site, des résumés, des études fort précieuses.
UN TOUR DU MONDE DE LA NOUVELLE EN 80 RECUEILS :
http://www.centrejacquespetit.com/godenne/tour/index.php
UN TOUR DU MONDE DE LA NOUVELLE DU XXe SIÈCLE EN 80 TEXTES :
http://www.centrejacquespetit.com/godenne/tour2/index.php
Et beaucoup d’autres ressources que je vous laisse découvrir.
Sur son site, des résumés, des études fort précieuses.
UN TOUR DU MONDE DE LA NOUVELLE EN 80 RECUEILS :
http://www.centrejacquespetit.com/godenne/tour/index.php
UN TOUR DU MONDE DE LA NOUVELLE DU XXe SIÈCLE EN 80 TEXTES :
http://www.centrejacquespetit.com/godenne/tour2/index.php
Et beaucoup d’autres ressources que je vous laisse découvrir.
Livre du jour Chamisso L'homme qui a perdu son ombre
17/08/2008 23:12 Classé dans : Litterature
INCIPIT
Chaque jour, un livre en téléchargement
« Nous entrâmes au port après une heureuse traversée, qui, cependant, n’avait pas été pour moi sans fatigues. Dès que le canot m’eut mis à terre, je me chargeai moi-même de mon très mince bagage, et, fendant la foule, je gagnai la maison la plus prochaine et la plus modeste de toutes celles où je voyais pendre des enseignes. Je demandai une chambre. Le garçon d’auberge, après m’avoir toisé d’un coup d’oeil, me conduisit sous le toit. Je me fis donner de l’eau fraîche, et m’informai de la demeure de M. Thomas John. « Sa maison de campagne, me dit-il, est la première à main droite, en sortant par la porte du Nord. C’est le palais neuf aux colonnades de marbre. » Il était encore de bonne heure ; j’ouvris ma valise, j’en tirai mon frac noir, récemment retourné, et, m’étant habillé le plus proprement possible, je me mis en chemin, muni de la lettre de recommandation qui devait intéresser à mes modestes espérances le patron chez qui j’allais me présenter.
Après avoir monté la longue rue du Nord et passé la barrière, je vis bientôt briller les colonnes […] »
Adelbert von Chamisso, L’homme qui a perdu son ombre ; Histoire merveilleuse de Pierre Schlémihl
Chaque jour, un livre en téléchargement
« Nous entrâmes au port après une heureuse traversée, qui, cependant, n’avait pas été pour moi sans fatigues. Dès que le canot m’eut mis à terre, je me chargeai moi-même de mon très mince bagage, et, fendant la foule, je gagnai la maison la plus prochaine et la plus modeste de toutes celles où je voyais pendre des enseignes. Je demandai une chambre. Le garçon d’auberge, après m’avoir toisé d’un coup d’oeil, me conduisit sous le toit. Je me fis donner de l’eau fraîche, et m’informai de la demeure de M. Thomas John. « Sa maison de campagne, me dit-il, est la première à main droite, en sortant par la porte du Nord. C’est le palais neuf aux colonnades de marbre. » Il était encore de bonne heure ; j’ouvris ma valise, j’en tirai mon frac noir, récemment retourné, et, m’étant habillé le plus proprement possible, je me mis en chemin, muni de la lettre de recommandation qui devait intéresser à mes modestes espérances le patron chez qui j’allais me présenter.
Après avoir monté la longue rue du Nord et passé la barrière, je vis bientôt briller les colonnes […] »
Adelbert von Chamisso, L’homme qui a perdu son ombre ; Histoire merveilleuse de Pierre Schlémihl
Livre du jour Balzac L'Élixir de longue vie
16/08/2008 23:41 Classé dans : Litterature
INCIPIT
Chaque jour, un livre en téléchargement
«Dans un somptueux palais de Ferrare, par une soirée d’hiver, don Juan Belvidéro régalait un prince de la maison d’Este. À cette époque, une fête était un merveilleux spectacle que de royales richesses ou la puissance d’un seigneur pouvaient seules ordonner. Assises autour d’une table éclairée par des bougies parfumées, sept joyeuses femmes échangeaient de doux propos, parmi d’admirables chefs-d'œuvre dont les marbres […] »
L’Élixir de longue vie, d’Honoré de Balzac.
http://abu.cnam.fr/cgi-bin/go?elixir2
Chaque jour, un livre en téléchargement
«Dans un somptueux palais de Ferrare, par une soirée d’hiver, don Juan Belvidéro régalait un prince de la maison d’Este. À cette époque, une fête était un merveilleux spectacle que de royales richesses ou la puissance d’un seigneur pouvaient seules ordonner. Assises autour d’une table éclairée par des bougies parfumées, sept joyeuses femmes échangeaient de doux propos, parmi d’admirables chefs-d'œuvre dont les marbres […] »
L’Élixir de longue vie, d’Honoré de Balzac.
http://abu.cnam.fr/cgi-bin/go?elixir2
Le roman initiatique
16/08/2008 15:40 Classé dans : Litterature
Dans cet
article de Laurent Déom, des clefs d’analyse du roman
initiatique :
Le roman initiatique : éléments d’analyse sémiologique et symbolique
LAURENT DÉOM
L’initiation fait partie de ces concepts dont tout le monde croit savoir ce qu’ils recouvrent, et que chacun utilise, de ce fait, au gré de sa fantaisie. Le champ littéraire ne fait pas exception à cette pratique, si bien que le roman initiatique, pour ne parler que de lui, constitue une catégorie qui ressemble à un fourre-tout où se côtoient des œuvres dont le seul point commun est tantôt d’évoquer l’apprentissage du héros, tantôt de délivrer un message plus ou moins philosophique sur la condition humaine, tantôt encore (mais cette liste est loin d’être close) d’être irriguées par un symbolisme que, à tort ou à raison, l’on croit proche de celui qui se déploie dans le cadre (référentiel) de l’initiation. Il est donc nécessaire de faire le point sur cette notion, afin d’éviter qu’en continuant d’être propre à tout, elle ne devienne finalement bonne à rien. C’est dans cette perspective que nous proposerons, dans les pages suivantes, un rappel des fondements anthropologiques de l’initiation. Celui-ci sera prolongé par une réflexion sur l’initiation dans la littérature et par quelques propositions théoriques permettant de reconnaître les romans initiatiques. Enfin, nous effectuerons une brève mise en pratique de cette théorie, de façon à en vérifier la validité.
http://grit.fltr.ucl.ac.be/article.php3?id_article = 145 & date = 2006-02
Le roman initiatique : éléments d’analyse sémiologique et symbolique
LAURENT DÉOM
L’initiation fait partie de ces concepts dont tout le monde croit savoir ce qu’ils recouvrent, et que chacun utilise, de ce fait, au gré de sa fantaisie. Le champ littéraire ne fait pas exception à cette pratique, si bien que le roman initiatique, pour ne parler que de lui, constitue une catégorie qui ressemble à un fourre-tout où se côtoient des œuvres dont le seul point commun est tantôt d’évoquer l’apprentissage du héros, tantôt de délivrer un message plus ou moins philosophique sur la condition humaine, tantôt encore (mais cette liste est loin d’être close) d’être irriguées par un symbolisme que, à tort ou à raison, l’on croit proche de celui qui se déploie dans le cadre (référentiel) de l’initiation. Il est donc nécessaire de faire le point sur cette notion, afin d’éviter qu’en continuant d’être propre à tout, elle ne devienne finalement bonne à rien. C’est dans cette perspective que nous proposerons, dans les pages suivantes, un rappel des fondements anthropologiques de l’initiation. Celui-ci sera prolongé par une réflexion sur l’initiation dans la littérature et par quelques propositions théoriques permettant de reconnaître les romans initiatiques. Enfin, nous effectuerons une brève mise en pratique de cette théorie, de façon à en vérifier la validité.
http://grit.fltr.ucl.ac.be/article.php3?id_article = 145 & date = 2006-02
Henri Bauchau
15/08/2008 23:31 Classé dans : Litterature
Si vous
vous intéressez à
Henri Bauchau, dont le
dernier roman Le
boulevard périphérique vient de
paraître chez Actes Sud, voici une adresse
intéressante :
http://bauchau.fltr.ucl.ac.be/
http://bauchau.fltr.ucl.ac.be/
Livre du jour Désaugiers Tableau de Paris
13/08/2008 23:29 Classé dans : Litterature
Chaque jour, un livre en téléchargement
Aujourd’hui, Marc Antoine Désaugiers :
Tableau de Paris à 5 heures du matin
Tableau de Paris à 5 heures du soir
Rousseau par lui-même
13/08/2008 23:28 Classé dans : Litterature
Voici la
biographie de Rousseau par lui-même, reconstituée par
Pierre Perroud.
La présentation en est intéressante :
http://un2sg1.unige.ch/athena/rousseau/rousseau_chronolo.html
La présentation en est intéressante :
http://un2sg1.unige.ch/athena/rousseau/rousseau_chronolo.html
Diderot Jacques le Fataliste
12/08/2008 23:27 Classé dans : Litterature
Quelques
pages internet sur Jacques
le Fataliste de Diderot
:
L’ensemble de l’étude :
http://yz2dkenn.club.fr/diderotjacques.htm
La structure du roman :
http://yz2dkenn.club.fr/structure_de_jacques_le_fatalist.htm
Une page intéressante :
http://lettraugranier.centerblog.net/3043639-Engagement-de-Jacques-le-fataliste
Le roman à télécharger en version audio intégrale :
http://www.litteratureaudio.com/index.php/2008/04/24/diderot-denis-jacques-le-fataliste-et-son-maitre/
La Revue d’Etudes Françaises de l’université de Budapest recèle des trésors :
Un article sur Le lecteur dans Jacques le Fataliste de Diderot :
http://cief.elte.hu/Espace_recherche/Budapest/REF7_articles/14VINAVER_KOVIC.PDF
L’ensemble de l’étude :
http://yz2dkenn.club.fr/diderotjacques.htm
La structure du roman :
http://yz2dkenn.club.fr/structure_de_jacques_le_fatalist.htm
Une page intéressante :
http://lettraugranier.centerblog.net/3043639-Engagement-de-Jacques-le-fataliste
Le roman à télécharger en version audio intégrale :
http://www.litteratureaudio.com/index.php/2008/04/24/diderot-denis-jacques-le-fataliste-et-son-maitre/
La Revue d’Etudes Françaises de l’université de Budapest recèle des trésors :
Un article sur Le lecteur dans Jacques le Fataliste de Diderot :
http://cief.elte.hu/Espace_recherche/Budapest/REF7_articles/14VINAVER_KOVIC.PDF
Livre du jour Voltaire le Taureau blanc
12/08/2008 23:26 Classé dans : Litterature
INCIPIT
Chaque jour, un livre en téléchargement
Chap. Ier. — Comment la princesse Amaside rencontre un boeuf.
La jeune princesse Amaside, fille d’Amasis, roi de Tanis en Égypte, se promenait sur le chemin de Péluse avec les dames de sa suite. Elle était plongée dans une tristesse profonde ; les larmes coulaient de ses beaux yeux. On sait quel était le sujet de sa douleur, et combien elle craignait de déplaire au roi son père par sa douleur même. Le vieillard Mambrès, ancien mage et eunuque des pharaons, était auprès d’elle, et ne la quittait presque jamais. Il la vit naître, il l’éleva, il lui enseigna tout ce qu’il est permis à une belle princesse de savoir des sciences de l’Égypte. L’esprit d’Amaside égalait sa beauté ; elle était aussi sensible, aussi tendre que charmante ; et c’était cette sensibilité qui lui coûtait tant de pleurs.
La princesse était âgée de vingt-quatre ans ; le mage Mambrès en avait environ treize cents. C’était lui, comme on sait, qui avait eu avec le grand Moïse cette dispute fameuse dans laquelle la victoire fut longtemps balancée entre ces deux profonds philosophes. Si Mambrès succomba, ce ne fut que par la protection visible des puissances célestes qui favorisèrent son rival ;
http://www.voltaire-integral.com/Html/21/10Taureau_blanc.html
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Chap. Ier. — Comment la princesse Amaside rencontre un boeuf.
La jeune princesse Amaside, fille d’Amasis, roi de Tanis en Égypte, se promenait sur le chemin de Péluse avec les dames de sa suite. Elle était plongée dans une tristesse profonde ; les larmes coulaient de ses beaux yeux. On sait quel était le sujet de sa douleur, et combien elle craignait de déplaire au roi son père par sa douleur même. Le vieillard Mambrès, ancien mage et eunuque des pharaons, était auprès d’elle, et ne la quittait presque jamais. Il la vit naître, il l’éleva, il lui enseigna tout ce qu’il est permis à une belle princesse de savoir des sciences de l’Égypte. L’esprit d’Amaside égalait sa beauté ; elle était aussi sensible, aussi tendre que charmante ; et c’était cette sensibilité qui lui coûtait tant de pleurs.
La princesse était âgée de vingt-quatre ans ; le mage Mambrès en avait environ treize cents. C’était lui, comme on sait, qui avait eu avec le grand Moïse cette dispute fameuse dans laquelle la victoire fut longtemps balancée entre ces deux profonds philosophes. Si Mambrès succomba, ce ne fut que par la protection visible des puissances célestes qui favorisèrent son rival ;
http://www.voltaire-integral.com/Html/21/10Taureau_blanc.html
Voltaire Le Taureau blanc
11/08/2008 23:25 Classé dans : Litterature
Vous
pouvez trouver ici un article de revue de
Marie-Hélène Cotoni
« Intertextualité et humour dans Le Taureau blanc de Voltaire »,
Cahiers de Narratologie N° 13 Nouvelles approches de l’intertextualité
Résumé :
Jugeant que l’intertextualité et l’humour impliquent l’un et l’autre une hétérogénéité discursive, nous avons choisi de les analyser dans un conte où Voltaire a emprunté à l’Ancien Testament son bestiaire et une partie de ses personnages pour suggérer, en jouant avec le merveilleux, que la Bible n’est qu’une fable parmi d’autres.
Mais à côté de l’intention satirique et polémique, de la désacralisation par le travestissement burlesque, il y a place pour le dérèglement ludique et la féerie. À côté du message explicite de l’énoncé se fait jour le charme discret de l’énonciation.
La fantaisie du conteur s’exerce sur des réminiscences bibliques en produisant de constants décalages qui, pour un lecteur complice, sont source d’humour : situations inattendues, comportements surprenants, dérapages chronologiques, pastiches insolites, paralogismes, disparates stylistiques, jeu entre le dit et le non dit.
Quand le conteur brode sur le canevas d’un imaginaire ancien des aventures cocasses, quand il tient avec impassibilité un discours incongru, en mimant le plus grand naturel malgré la présence d’incompatibilités arbitraires et de décrochages, il crée, par l’alliance de la virtuosité et de la feinte naïveté dans l’usage des allusions intertextuelles, un univers étrange, d’une poésie surréelle.
http://revel.unice.fr/cnarra/document.html?id=323
« Intertextualité et humour dans Le Taureau blanc de Voltaire »,
Cahiers de Narratologie N° 13 Nouvelles approches de l’intertextualité
Résumé :
Jugeant que l’intertextualité et l’humour impliquent l’un et l’autre une hétérogénéité discursive, nous avons choisi de les analyser dans un conte où Voltaire a emprunté à l’Ancien Testament son bestiaire et une partie de ses personnages pour suggérer, en jouant avec le merveilleux, que la Bible n’est qu’une fable parmi d’autres.
Mais à côté de l’intention satirique et polémique, de la désacralisation par le travestissement burlesque, il y a place pour le dérèglement ludique et la féerie. À côté du message explicite de l’énoncé se fait jour le charme discret de l’énonciation.
La fantaisie du conteur s’exerce sur des réminiscences bibliques en produisant de constants décalages qui, pour un lecteur complice, sont source d’humour : situations inattendues, comportements surprenants, dérapages chronologiques, pastiches insolites, paralogismes, disparates stylistiques, jeu entre le dit et le non dit.
Quand le conteur brode sur le canevas d’un imaginaire ancien des aventures cocasses, quand il tient avec impassibilité un discours incongru, en mimant le plus grand naturel malgré la présence d’incompatibilités arbitraires et de décrochages, il crée, par l’alliance de la virtuosité et de la feinte naïveté dans l’usage des allusions intertextuelles, un univers étrange, d’une poésie surréelle.
http://revel.unice.fr/cnarra/document.html?id=323
Gracq et Beckett
09/08/2008 23:22 Classé dans : Litterature
Le dossier
de la revue Initiales
sur Julien
Gracq est en ligne ici et téléchargeable en
pdf :
http://www.initiales.org/visuels/pdf/Gracq.pdf
Le dossier sur Beckett est encore en cours de numérisation…
Mais un des articles se trouve ici :
http://www.desordre.net/textes/bibliotheque/auteurs/beckett/beckett.html
http://www.initiales.org/visuels/pdf/Gracq.pdf
Le dossier sur Beckett est encore en cours de numérisation…
Mais un des articles se trouve ici :
http://www.desordre.net/textes/bibliotheque/auteurs/beckett/beckett.html
Livre du jour Corneille Andromède
09/08/2008 23:20 Classé dans : Litterature
INCIPIT
Chaque jour, un livre en téléchargement
« Melpomène.
Arrête un peu ta course impétueuse : mon théâtre, Soleil, mérite bien tes yeux ; tu n’en vis jamais en ces lieux la pompe plus majestueuse : j’ai réuni, pour la faire admirer, tout ce qu’ont de plus beau la France et l’Italie ; de tous leurs arts mes sœurs l’ont embellie : prête-moi tes rayons pour la mieux éclairer.
Daigne à tant de beautés, par ta propre lumière, donner un parfait agrément, et rends cette merveille entière en lui servant toi-même d’ornement.
Le Soleil. […] »
Andromède de Pierre Corneille.
Chaque jour, un livre en téléchargement
« Melpomène.
Arrête un peu ta course impétueuse : mon théâtre, Soleil, mérite bien tes yeux ; tu n’en vis jamais en ces lieux la pompe plus majestueuse : j’ai réuni, pour la faire admirer, tout ce qu’ont de plus beau la France et l’Italie ; de tous leurs arts mes sœurs l’ont embellie : prête-moi tes rayons pour la mieux éclairer.
Daigne à tant de beautés, par ta propre lumière, donner un parfait agrément, et rends cette merveille entière en lui servant toi-même d’ornement.
Le Soleil. […] »
Andromède de Pierre Corneille.
Livre du jour Molière L'École des maris
08/08/2008 23:18 Classé dans : Litterature
INCIPIT
Chaque jour, un livre en téléchargement
« Sganarelle : Mon frère, s’il vous plaît, ne discourons point tant, et que chacun de nous vive comme il l’entend. Bien que sur moi des ans vous ayez l’avantage et soyez assez vieux pour devoir être sage, je vous dirai pourtant que mes intentions sont de ne prendre point de vos corrections, que j’ai pour tout conseil ma fantaisie à suivre, et me trouve fort bien de ma façon de vivre.
Ariste : Mais chacun la condamne.
Sganarelle : Oui, des fous comme vous, mon frère. »
L’École des maris, Molière.
Chaque jour, un livre en téléchargement
« Sganarelle : Mon frère, s’il vous plaît, ne discourons point tant, et que chacun de nous vive comme il l’entend. Bien que sur moi des ans vous ayez l’avantage et soyez assez vieux pour devoir être sage, je vous dirai pourtant que mes intentions sont de ne prendre point de vos corrections, que j’ai pour tout conseil ma fantaisie à suivre, et me trouve fort bien de ma façon de vivre.
Ariste : Mais chacun la condamne.
Sganarelle : Oui, des fous comme vous, mon frère. »
L’École des maris, Molière.
Livre du jour Malot Ida et Carmelita
06/08/2008 23:16 Classé dans : Litterature
INCIPIT
Chaque jour, un livre en téléchargement
« Tout le monde sait que la Suisse est la patrie des hôtels, qui poussent spontanément sur son sol comme les pins et les champignons ; pas de village, pas de hameau, si pauvre qu’il soit, pas de site, pour peu qu’il offre une curiosité quelconque, qui n’ait son auberge, son hôtel ou sa pension. C’est ainsi qu’au hameau du Glion, au-dessus de Montreux, à une altitude de six à sept cents mètres, à la pointe d’une sorte de promontoire qui s’avance vers le lac […] »
Ida et Carmelita par Hector Malot.
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« Tout le monde sait que la Suisse est la patrie des hôtels, qui poussent spontanément sur son sol comme les pins et les champignons ; pas de village, pas de hameau, si pauvre qu’il soit, pas de site, pour peu qu’il offre une curiosité quelconque, qui n’ait son auberge, son hôtel ou sa pension. C’est ainsi qu’au hameau du Glion, au-dessus de Montreux, à une altitude de six à sept cents mètres, à la pointe d’une sorte de promontoire qui s’avance vers le lac […] »
Ida et Carmelita par Hector Malot.
Livre du jour DostoÏevski Mort de Sand
05/08/2008 23:14 Classé dans : Litterature
Chaque jour, un livre en téléchargement
La mort de George Sand
un texte de Fiodor Dostoïevski
… Et pourtant, ce n’est qu’après avoir lu la nouvelle de cette mort, que j’ai compris toute la place que ce nom avait tenu dans ma vie mentale, tout l’enthousiasme que l’écrivain-poète avait jadis excité en moi, toutes les jouissances d’art, tout le bonheur intellectuel dont je lui étais redevable. J’écris chacun de ces mots de propos délibéré, parce que tout cela est de la vérité littérale.
George Sand était une de nos contemporaines (quand je dis nous, j’entends bien à nous), une vraie idéaliste des Années trente et quarante. Dans notre siècle puissant, superbe et cependant si malade, épris de l’idéalité la plus nuageuse, travaillée des désirs les plus irréalisables, c’est un de ces noms qui, venus de là-bas, du pays des « miracles saints », ont fait naître chez nous, dans notre Russie toujours « en mal de devenir », tant de pensées, de rêves, […]
http://jydupuis.apinc.org/dotclear-textes/Sand-mort.pdf
Tout sur Racine
05/08/2008 23:13 Classé dans : Litterature
Des
textes :
http://abu.cnam.fr/BIB/auteurs/racinej.html
La biographie de Racine écrite par Marc Fumaroli :
http://www.culture.gouv.fr/culture/actualites/racine2.htm
Une autre biographie :
http://17emesiecle.free.fr/Racine.php
La notice de l’encyclopédie Hachette :
http://fr.encyclopedia.yahoo.com/articles/ma/ma_2240_p0.html
Racine à Paris :
http://www.terresdecrivains.com/article.php3?id_article = 226
Ue étude de Phèdre :
http://www.espacefrancais.com/topics/phedre.html
Une présentation du livre de G. Forestier (qui renvoie Alain Viala dans les cordes)
http://www.tv5.org/TV5Site/litterature/critique-49-georges_forestierjean_racine.htm
Présentation rapide des actes du colloque du tricentenaire :
http://www.ehess.fr/centres/grihl/CR_Grihl/CRPeureux02.htm
Article universitaire : Britannicus
http://revel.unice.fr/loxias/document.html?id=1015&format=print
Une émission de radio :
La grammaire et Racine
Émission proposée par : Bertrand Galimard Flavigny
Adresse de cet article :
http://www.canalacademie.com/La-grammaire-et-Racine.html
http://abu.cnam.fr/BIB/auteurs/racinej.html
La biographie de Racine écrite par Marc Fumaroli :
http://www.culture.gouv.fr/culture/actualites/racine2.htm
Une autre biographie :
http://17emesiecle.free.fr/Racine.php
La notice de l’encyclopédie Hachette :
http://fr.encyclopedia.yahoo.com/articles/ma/ma_2240_p0.html
Racine à Paris :
http://www.terresdecrivains.com/article.php3?id_article = 226
Ue étude de Phèdre :
http://www.espacefrancais.com/topics/phedre.html
Une présentation du livre de G. Forestier (qui renvoie Alain Viala dans les cordes)
http://www.tv5.org/TV5Site/litterature/critique-49-georges_forestierjean_racine.htm
Présentation rapide des actes du colloque du tricentenaire :
http://www.ehess.fr/centres/grihl/CR_Grihl/CRPeureux02.htm
Article universitaire : Britannicus
http://revel.unice.fr/loxias/document.html?id=1015&format=print
Une émission de radio :
La grammaire et Racine
Émission proposée par : Bertrand Galimard Flavigny
Adresse de cet article :
http://www.canalacademie.com/La-grammaire-et-Racine.html
Livre du jour Tourgueniev Journal
04/08/2008 15:12 Classé dans : Litterature
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Au village d’O… 20 mars 18..
Le médecin me quitte. Je l’ai obligé à s’expliquer enfin. Il a eu beau dissimuler, il lui a fallu me confesser toute la vérité. Je vais mourir : oui, je vais mourir bientôt ; les rivières vont dégeler, et je m’en irai probablement avec les derniers glaçons… Où irai-je ? Dieu le sait ! À la mer aussi ! Eh bien ! quoi ! s’il faut mourir, autant vaut mourir au printemps… Mais n’est-il pas ridicule de commencer un journal peut-être quinze jours seulement avant l’heure de la mort ? Bah ! qu’est-ce que cela fait ? En quoi quinze jours diffèrent-ils de quinze ans, de quinze siècles ? En face de l’éternité, tout est néant, dit-on ; soit ; mais dans ce cas, l’éternité même n’est que néant. Il me semble que je tombe dans la métaphysique, c’est mauvais signe ; aurais-je peur ? Mieux vaut raconter quelque chose. Le temps est humide, le vent souffle avec violence. Il m’est défendu de sortir. Que raconterai-je ? Un homme bien élevé ne parle pas de ses maladies ; écrire un roman n’est pas de mon ressort ; raisonner sur de graves sujets est au-dessus de mes forces ; la description des objets qui m’entourent ne m’offrirait aucun plaisir ; ne rien faire est ennuyeux ; lire me fatigue…
Ivan Tourgueniev, Journal
Livre du jour Joyce Gens de Dublin
03/08/2008 23:10 Classé dans : Litterature
Chaque jour un livre en téléchargement
Il n’y avait plus d’espoir pour lui désormais : c’était la troisième attaque. Chaque soir je passais devant la maison (c’était au temps des vacances) et j’observais le carré de lumière de la fenêtre : chaque soir je le trouvais éclairé, de même, faiblement et uniformément. S’il était mort, pensais-je, je verrais le reflet des cierges sur les stores assombris, car je savais que l’on doit poser deux cierges à la tête du mort. Il me disait souvent : « Je n’ai plus pour longtemps à être de ce monde », et je pensais qu’il ne faisait là que radoter. Maintenant je me rendais à l’évidence.
Chaque soir, en levant les yeux sur la fenêtre, je me répétais doucement à moi-même le mot « paralysie ». Il sonnait, étrange à mes oreilles, comme « Gnomon » dans l’œuvre d’Euclide et
« Simonie » dans le catéchisme. Mais aujourd’hui il sonnait comme le nom d’un malfaisant et diabolique génie. Il me remplissait de terreur, ce mot, et je brûlais cependant de m’approcher du mort et de contempler l’œuvre de la paralysie.
James Joyce, Gens de Dublin
Le secret d'Antoine Watteau
03/08/2008 23:10 Classé dans : Art
Tout sur Balzac
02/08/2008 23:08 Classé dans : Litterature
Tout ce
que vous avez toujours voulu savoir sur
Balzac !
Accès libre aux différents romans de La Comédie humaine (édition Furne, 1842-1855).
Ce dossier comprend quelque 88 textes et 2500 personnages accessibles par titres de romans ou par moteur de recherche.
Le site propose également des gravures représentant les personnages de la Comédie humaine, des notices sur les romans, des dossiers sur Balzac ou sur son œuvre. Ce dossier accessible gratuitement en ligne a été réalisé par le Groupe International de Recherches Balzaciennes, la Mairie de Paris et l’Université de Chicago (États-Unis).
http://www.v1.paris.fr/musees/balzac/furne/aaliste.htm
Accès libre aux différents romans de La Comédie humaine (édition Furne, 1842-1855).
Ce dossier comprend quelque 88 textes et 2500 personnages accessibles par titres de romans ou par moteur de recherche.
Le site propose également des gravures représentant les personnages de la Comédie humaine, des notices sur les romans, des dossiers sur Balzac ou sur son œuvre. Ce dossier accessible gratuitement en ligne a été réalisé par le Groupe International de Recherches Balzaciennes, la Mairie de Paris et l’Université de Chicago (États-Unis).
http://www.v1.paris.fr/musees/balzac/furne/aaliste.htm
Livre du jour Rimbaud Saison en enfer
02/08/2008 23:07 Classé dans : Litterature
Chaque jour, un livre en téléchargement
Jadis, si je me souviens bien, ma vie était un festin où s’ouvraient tous les cœurs, où tous les vins coulaient.
Un soir, j’ai assis la Beauté sur mes genoux. — Et je l’ai trouvée amère. — Et je l’ai injuriée.
Je me suis armé contre la justice.
Je me suis enfui. Ô sorcières, ô misère, ô haine, c’est à vous que mon trésor a été confié !
Je parvins à faire s’évanouir dans mon esprit toute l’espérance humaine. Sur toute joie pour l’étrangler j’ai fait le bond sourd de la bête féroce.
J’ai appelé les bourreaux pour, en périssant, mordre la crosse de leurs fusils. J’ai appelé les fléaux, pour m’étouffer avec le sable, avec le sang. Le malheur a été mon dieu. Je me suis allongé dans la boue. Je me suis séché à l’air du crime. Et j’ai joué de bons tours à la folie.
Et le printemps m’a apporté l’affreux rire de l’idiot.
Arthur Rimbaud, Une Saison en enfer
Livre du jour Conrad Gaspar Ruiz
01/08/2008 23:06 Classé dans : Litterature
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JOSEPH CONRAD, Gaspar Ruiz : Gaspar Ruiz — L’Indicateur — La Brute — Un anarchiste — Le Duel — Il Cone Nouvelles
Traduction de l’anglais par Philippe Neel. Gallimard, 1927.
Titre original du recueil A Set of Six, paru en 1908 chez Methuen et Co. Nouvelles écrites entre 1904 et 1907.
http://www.ebooksgratuits.org/pdf/conrad_gaspar_ruiz_ocr.pdf
