L’Art de la fantasy volume 2
L’Art de la fantasy volume 2Aly Fell

Les dessins sont superbes, qu’ils soient noirs et blancs ou en couleurs, dessinés à la main ou à la palette graphique, chacun mérite que l’on s’y arrête pour apprécier le travail effectué et lire les commentaires toujours intéressants. Et la différence de style d’un dessin à l’autre fait la richesse de l’ouvrage.
Collection : Le Pré Aux Clerc Nombre de pages : 192 Prix de vente : 29€ Date de sortie : 11 avril 2010 EAN : 978-2842283896
Chaucer Contes de Cantorbury
Les Contes de Cantorbury

Outre ces pièces clés, sont exhumés dans l’édition érudite, dirigée par André Crépin, maints poèmes, traités et autres écrits en prose – dont certains en version bilingue – qui permettent de redécouvrir la plume humaniste, moderne et gourmande d’un grand penseur du Moyen Âge.
« Les Contes de Canterbury et autres œuvres », Robert Laffont, 1 696 p., 35 €.
George Orwell De la dèche à l'hommage
Saviez-vous que dans les années 30, l’auteur de 1984 a partagé la vie des clochards et s’est engagé dans la guerre d’Espagne ?
George
Orwell :
pourquoi en parler aujourd’hui ?
En quoi ses écrits, dont le dernier a été publié il y
a soixante ans, peuvent-ils nous aider à comprendre
la complexité du monde ?
Tout d’abord parce que pour la plupart, Orwell est
l’auteur de 1984,
dont la formule Big
Brother is watching you est
devenue un slogan tout-terrain dès qu’il s’agit de
dénoncer la surveillance généralisée des citoyens, à
qui Internet et le téléphone mobile ont donné une
nouvelle jeunesse.
Ensuite, parce que ses premiers livres, qu’ils
racontent la vie des clochards parisiens et
londoniens, les combats des milices républicaines en
Espagne ou la condition des mineurs gallois, méritent
d’être redécouverts.
Enfin, parce que les éditions marseillaises Agone
viennent de publier ses Écrits
politiques, après un
recueil de ses chroniques et une biographie
passionnante. Et Agone mérite qu’on s’intéresse à
elle. Cet article est donc le premier d’une série de
trois. Le deuxième évoquera le Orwell rendu célèbre
par La
ferme des animaux (1945)
et 1984
(1949),
commentateur de l’actualité dans sa chronique de
l’hebdomadaire Tribune.
Le dernier vous présentera un des éditeurs d’Agone,
qui nous parlera de la nécessité de publier Orwell et
de la manière, très originale, dont la maison est
gérée.
suite de l’article ici
Livre du jour Rilke Lettres à un jeune poète
Chaque jour, un livre en téléchargement
« Paris,
le 17 février 1903.
Cher
Monsieur,
Votre
lettre vient à peine de me parvenir. Je tiens à vous
en remercier pour sa précieuse et large confiance. Je
ne peux guère plus. Je n’entrerai pas dans la manière
de vos vers, toute préoccupation critique m’étant
étrangère. D’ailleurs, pour saisir une œuvre d’art,
rien n’est pire que les mots de la critique. Ils
n’aboutissent qu’à des malentendus plus ou moins
heureux. Les choses ne sont pas toutes à prendre ou à
dire, comme on voudrait nous le faire croire. Presque
tout ce qui arrive est inexprimable et s’accomplit
dans une région que jamais parole n’a foulée. Et plus
inexprimables que tout sont les œuvres d’art, ces
êtres secrets dont la vie ne finit pas et que côtoie
la nôtre qui passe.
Ceci dit, je ne puis qu’ajouter que vos vers ne
[…] »
Rainer Maria Rilke,
Lettres à un jeune
poète
Livre du jour Stefan Zweig 24 H de la vie d'une femme
Chaque jour, un livre en téléchargement
« Dans
la petite pension de la Riviera où je me trouvais
alors (dix ans avant la guerre1),
avait éclaté à notre table une violente discussion
qui brusquement menaça de tourner en altercation
furieuse et fut même accompagnée de paroles haineuses
et injurieuses. La plupart des gens n’ont qu’une
imagination émoussée. Ce qui ne les touche pas
directement, en leur enfonçant comme un coin aigu en
plein cerveau, n’arrive guère à les
émouvoir ;
mais si devant leurs yeux, à portée immédiate de leur
sensibilité, se produit quelque chose, même de peu
d’importance, aussitôt bouillonne en eux une passion
démesurée. Alors ils compensent, dans une certaine
mesure, leur indifférence coutumière par une
véhémence déplacée et exagérée.
Ainsi en fut-il cette fois-là dans notre société de
commensaux tout à fait bourgeois, qui […] »
(1)
Il s’agit
ici, bien sûr, de la première guerre mondiale, et
nous sommes donc aux environs de
1904.
Stefan Zweig, Vingt-Quatre heures de la vie d’une
femme
Michel Arrivé Verbes sages et verbes fous

Le français d’aujourd’hui évolue sous nos yeux à un rythme stupéfiant. Il conserve une bonne part de ses caractères de jadis et il s’enrichit des innombrables innovations lexicales que lui apportent les mutations de la société et de ses mœurs.
Les verbes sont les témoins privilégiés de cette évolution de la langue, parce qu’ils désignent des activités qui, il y a peu encore, n’étaient pas nommées, pour la meilleure des raisons : elles n’existaient pas : boboïser, bossnapper, candidater, se casser, chatter, coocooner, débloguer, fragnoler, génocider, marrainer, paparazzer, sankariser, sarkozyser, sécuriser, titriser, twitter, verdir (au sens écolo), yourser, zipper, etc
En évitant de se crasher ou de se scratcher. Ce qui ne les empêche pas de continuer, parfois sous des formes nouvelles, à brader, cafter et chiner (sans chinoiser ?), à consommer et, hélas, à consumer, à (se) chambrer ou (se) cuisiner et (s) engueuler, parfois à flipper, gaffer ou tilter.
C’est l’univers de ces verbes, sages ou fous, souvent sages et fous, anciens, et, surtout récents, parfois tout récents, qui révèlent les modes de vie des Français et des Francophones dans les premières années du XXIe siècle, que révèle l’auteur de façon savante et drôle.
Paru le 20 mars 2010 chez Belin, dans la collection Le Français Retrouvé.
Exposition manuscrits de Proust

L’exposition
« Proust du temps perdu au temps retrouvé »
au musée des lettres et manuscrits propose la
dernière collection de documents inédits autour de
l’auteur de La
Recherche. Jusqu’au
29 août.
Dans les tout nouveaux locaux de cette institution
sont présentés 160 documents, dont beaucoup de
lettres inédites – qui illustrent en avant-première
notre dossier. Certaines ne figurent pas en effet
dans la Correspondance
de Proust réunie par
l’Américain Philip Kolb – entreprise gigantesque en
21 volumes et 10000 pages rassemblant 5000 lettres de
l’écrivain (éditée en France chez Plon). Proust
pouvait envoyer jusqu’à 18 missives par
jour !
Au-delà des extraits de cette correspondance, l’on
pourra aussi découvrir les manuscrits et dessins de
l’auteur, mais aussi des photos rares. Accrochées sur
des « petits pans de mur
jaune » ?
Du moins dans une scénographie aux couleurs de
La
Recherche,
reprenant les étapes de la création de ce
« roman plein de malédictions ».
Beckett Oh les beaux jours - article
Un article
intéressant
Perturbations énonciatives et crise du personnage
dans
Oh les beaux jours
de Samuel Beckett
Johannes
Landis
Université de Paris Ouest-Nanterre-La Défense
Résumé :
Oh les
beaux jours présente
de nombreuses perturbations énonciatives. Désireuse
de maintenir à tout prix un dialogue avec son
compagnon Willie, Winnie n’y parvient pas.
L’utilisation répétée de la fonction phatique
n’empêche pas sa parole de se réduire à un monologue
qui multiplie les adresses interne et externe.
L’incertitude du repérage et les injonctions de
Winnie à elle-même la font dériver vers le soliloque.
Cet isolement n’est pas rompu par l’enlisement
thématique dont témoigne l’organisation textuelle,
qui offre un terrain favorable à la dissolution de
tout référent stable. Sans cesse interrompu, gorgé
d’éléments exogènes, le discours des sujets parlants
de la pièce est le signe même de leur éclatement. Ce
phénomène s’inscrit dans une crise de la notion de
personnage, ce dernier s’évanouissant pour laisser
place à une simple « figure ».
Meurtre dans un jardin anglais : étude

Par Gilles VISY
de l’Université de Limoges
en ligne ici
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Livre du jour Michel Zévaco, Les Pardaillan
Chaque jour un livre en téléchargement
« La maison était basse, toute en rez-de-chaussée, avec un humble visage. Près d’une fenêtre ouverte, dans un fauteuil armorié, un homme, un grand vieillard à tête blanche ; une de ces rudes physionomies comme en portaient les capitaines qui avaient survécu aux épopées guerrières du temps du roi François Ier.
Il fixait un morne regard sur la masse grise du manoir féodal des Montmorency, qui dressait au loin dans l’azur l’orgueil de ses tours menaçantes. Puis ses yeux se détournèrent. »
Les Pardaillan, de Michel Zévaco
Livre du Jour Tourgueniev Claire Militch
Chaque jour un livre en téléchargement
« Au printemps 1978, un jeune homme âgé de vingt-cinq ans, du nom de Jacques Aratov, vivait à Moscou, à Chabalovska, dans une maisonnette de bois, en compagnie de sa tante Platonida Ivanovna, vieille fille sœur de son défunt père, qui avait largement passé la cinquantaine. Elle s’occupait de son ménage et veillait à ses dépenses, ce dont Aratov aurait bien été incapable. Il n’avait pas d’autres parents. Quelques années plus tôt, son père, […]. »
Claire Militch, d’Ivan Sergueïevitch Tourgueniev
