Publication des lettres de Juliette Drouet

Une très belle initiative : l'équipe universitaire dirigée par Florence Naugrette, du Centre d'études et de recherches Editer/Interpréter (Céred), met progressivement en ligne l'intégralité des lettres de Juliette Drouet à Victor Hugo (1833-1883) au fur et à mesure de leur transcription et de leur annotation. Environ sept cents lettres sont déjà disponibles sur un total de vingt-deux mille.

http://www.juliettedrouet.org/lettres/#.UMr-_t1InnU
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Les amis du subjonctif

Pour les amis du subjonctif, le site de Gallica a mis en ligne l’ouvrage de Bescherelle Jeune, Nouveau traité du subjonctif et de la concordance sur un plan entièrement neuf (1861)

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6367481k
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Le manuscrit autographe des «Misérables»

Le manuscrit autographe des «Misérables» est accessible en ligne sur le site de la Bibliothèque Nationale de France :
Ce manuscrit est de la main de Victor Hugo lui-même (à l’exception de quelques feuillets de la main de Juliette Drouet) : il se présente en deux volumes, avec une préface datée de Hauteville-House, le 1er janvier 1862.
Dans son célèbre codicille testamentaire du 31 août 1881, Victor Hugo avait assigné à la Bibliothèque nationale une place privilégiée : « Je donne à la bibliothèque nationale de Paris qui sera un jour la Bibliothèque nationale des États-Unis d’Europe tout ce qui sera trouvé écrit et dessiné par moi. »

volume 1

volume 2
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Eric Brogniet, poète

Éric Brogniet est directeur de la Maison de la Poésie et de la Langue française et du Festival international de poésie Wallonie-Bruxelles à Namur (Belgique).
Il a publié plus d’une vingtaine de livres, salués par de nombreux prix littéraires.

Troisième volet d’un ensemble commencé avec
Autoportrait au suaire (2001), poursuivi avec Ce fragile aujourd’hui (2007), Ulysse errant dans l’ébloui est un recueil de poèmes qui retrace à la fois le voyage mythique de l’exilé et le naufrage intérieur, le mal être de l’homme contemporain incapable de surmonter ses déchirures intimes et d’adhérer à sa propre vie.

À la table de Sade, également aux Éditions le Taillis Pré (2012) inaugure une collection de textes érotiques dans le sillage de Sade et de Georges Bataille.

De grands orages se préparent
Sur la table du soir
Et les panneaux anciens
Ils diffusent une lumière délicate
Le temps engendre sans coupure
Des intempéries de jardins
Des photophores lui renvoient
Son image blanc sur noir
Là où ils passent ils laissent
Des ennemis invisibles
Et bien qu’ils soient écrits
En d’autres largues
Ils nécessitent d’être brûlés
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Olivier Cousin, poète

Olivier Cousin est né en 1972 dans le Finistère Nord.

La poésie s’immisce toujours dans ses romans (
L’Ombre des tableaux ; Les Enchaînés de Landouzan, Les Muets de Trécorbier, Mort au silo), et des airs de romans s’infiltrent souvent dans sa poésie (Puiser aux mondes, Rêves de pierre, Drôle de bestiaire de la mer).
Sous un ciel sans paupière , publié aux Éditions La Part commune avec des dessins originaux de Jean-Yves André, mêlent les évocations de la Méditerranée et des côtes bretonnes ; les somptueuses Réjouissances d’hiver de A à Z, illustrées par Sylvie de Hulster, enferment en un précieux coffret tous les poèmes qui aident à entrer réjoui dans l’hiver :

Baroque de décembre
Vieille glu sur la branche effeuillée
On le saisit seulement
en se rencognant dans la barque de l’hiver
quand les orgues du ciel jouent gris


Le blog du poète se trouve ici, pour prolonger ce partage
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