extrait du Testament :
« (…) la fosse une fois recouverte, il sera semé dessus des glands, afin que par la suite le terrain de ladite fosse se trouvant regarni, et le taillis se retrouvant fourré, comme il l’atiat auparavant, les traces de ma tombe disparaissent de dessus la surface de la terre, comme je me flatte que ma mémoire s’effacera de l’esprit des hommes. »

Biographie

L'œuvre

Justine

Les trois versions (à venir)

Sade et la tradition littéraire

Dossier à venir

Sade et la Révolution

fiche

Interprétations de l'œuvre

dossier à venir

L'athéisme au XVIIIe siècle

La condition des écrivains au XVIIIe siècle

Les persécutions contre les écrivains au XVIIIe siècle

Bibliographie



Prisonnier toute sa vie, Sade a été également prisonnier de sa légende.
Au XIXe siècle, son nom indique un crime, une folie, au point de devenir un nom commun
: le « sadisme » est introduit par Krafft-Ebing en 1886 dans sa Psychopathia sexualis, avant d’être travaillé par Freud.
Cependant, tout au long du XIXe siècle, l’œuvre de Sade, lue sous le manteau, ne cesse de hanter l’Europe lettrée, de Borel à Flaubert, de Baudelaire à Huysmans.
Il faudra, au XXe siècle, l’intuition des poètes (Apollinaire, Breton, Éluard, Char), la ténacité de critiques érudits (Maurice Heine, Gilbert Lély) et de nombreux travaux critiques (Bataille, Klossowski, Blanchot, Barthes, et les critiques universitaires) pour que Sade redevienne, selon son vœu, « philosophe et homme de lettres ».